Droit des obligations · SR 220

art. 24 ch. 2 CO

2. Cas d’erreur

1 L’erreur est essentielle, notamment:

1.

lorsque la partie qui se prévaut de son erreur entendait faire un contrat autre que celui auquel elle a déclaré consentir;

2.

lorsqu’elle avait en vue une autre chose que celle qui a fait l’objet du contrat, ou une autre personne et qu’elle s’est engagée principalement en considération de cette personne;

3.

lorsque la prestation promise par celui des contractants qui se prévaut de son erreur est notablement plus étendue, ou lorsque la contre-prestation l’est notablement moins qu’il ne le voulait en réalité;

4.

lorsque l’erreur porte sur des faits que la loyauté commerciale permettait à celui qui se prévaut de son erreur de considérer comme des éléments nécessaires du contrat.

2 L’erreur qui concerne uniquement les motifs du contrat n’est pas essentielle.

3 De simples erreurs de calcul n’infirment pas la validité du contrat; elles doivent être corrigées.

état au 1 octobre 2026 · Dans l’acte entier · Fedlex ↗

Versions antérieures · 1
art. 24 aCO (1881) · état au 1 janvier 1883 · FF 1881 III 37 · scan

La partie qui a été amenée à contracter par le dol de l'autre partie, n'est pas obligée, même quand son erreur n'est pas essentielle.

3 arrêts relatifs à l’art. 24 ch. 2 CO

les plus récents d’abord

Ouvrir dans la recherche
  1. ATF 102 Ib 11525.05.1976Art. 23 ss CO , 47 LBI. Retrait d'une demande de brevet opéré par erreur. Application des art. 23 ss CO à la procédure de délivrance d'un brevet (consid. 2-3). Le déposant qui entend invalider le retrait d'une demande de brevet pour cause d'erreur dans la déclaration doit rendr
  2. ATF 57 II 28419.05.1931Spezieskauf eines bestimmten Kühltisches unter unrichtiger Vorstellung beider Parteien über seine Länge. Bejahung des Zustandekommens des Vertrages und Ablehnung eines Erklärungsirrtums, insbesondere über die Identität der Kaufsache- Wandelung wegen Fehlens zugesicherter Eigensch
  3. ATF 39 I 67210.12.1913Art. 136 bis SchKG: Wenn der Ersteigerer einer Liegenschaft beim Angebot irrtümlich geglaubt hat, diese Liegenschaft werde zusammen mit einer andern ausgeboten, so ist der Zuschlag wegen wesentlichen Irrtums anfechtbar. — Rechts- und Tatfrage beim Irrtum.