Année 1946, 1re partie (pages 1–339)
RCC 1/1946 · AVS, AI, APG, PC
Sans statut : l’office n’indique pas si ce document est en vigueur.
OFAS · RCC 1/1946 · Français
Les rgimes desLes régimes des allocationsallocations
U
pour perfe de salaire ei de gainpour perte de salaire et de gain
Organe officiel de l'Office fédéral de l'industrie, des arts et métiers et du travailOrgane offlciel de I'Office fedraI de I'ndustrie, des ans ei mflers ei du travail
Rédaction : Office fédéral de l'industrie, des arts et métiers et du travail. Section de l'àssurance-Rdaction Office 16d6ra1 de lindusirle, des ans ei ni6tiers ei du travail. Secflon de I'assurarsce-
chômage et du soutien des militaires.ch6mage ei du soetiee des militaires.
Expédition : Office central fédéral des imprimés et du matériel, Berne.Expedition Office central f6d6ral des impnirn6s ei du mal6riel, Berrse.
Prix d'abonnement : fr. 8.— par an. Le numéro : 80 cts le numéro double ; 1 Ir. 20. le num6ro double 1 In. 20.
Pnix dabonnement In. 8.— pur an. Le num6ro r 80 cts
Parait chaque mois. Compte de chèques postaux III. 520.Parait chaque mois. Connpte de ch6ques postaux III. 520.
BERNE No 1No 1 JANVIER 1946JANVIER 1946 BERNE
SOMMAIRE :SOMMAIRE:
-R6sultals des La législation sur les allocations pour perte de salaire et de gain en 1945 (p. 1). — Résultats desLa I6gislalion sur les allocahons pour perle de salaire ei de gain en 1945 )p. 1).
rapports sur l'activitérapporis sur lactivite des caisses de corvpensation durant les deux premiers Irimestres de lnnn6e des caisses de compensation durant les deux premiers trimestres de l'année 1945 (p. 14). — Décisions de la CSS nos 617-627 (p. 32). — Décisions de la CSG nos 536-542 (p. 46).06sisions de Iv CSS nos 617-627 )p. 32). - D6cisiorss de Iv CSG rsos 536-542 (p. 46). 1945 )p. 14). - ei tailiule
— Décision de l'autorité de surveillance du canton de St-Gall en matière de poursuites et faillite- D6cision de I'au1ori16 de surveillance du canton de St-Golf en matiere de poursuites
- Molions, postulats à propos de la suspension des poursuites en cas de service militaire (p. 59). — Motions, postulatspropos de la Suspension des poursuites en cas de Service rnilitaire )p. 59).
et questions écrites déposés devant les Chambres fédérales (p. 61). — Petites informations (p. 64).- Petites inforniations )p. 64). ei questiovs 6cnites d6pos6s devant Ins Charobres 16d6nu1es )p. 61).
La législation sur les allocationsLa Jgis1ation sur les allocatiotis
pour perte de salaire et de gainpotir perte de salaire et de gain
en 1945.en 1945.
I. Prescriptions concernant le régime (les allocationsre,iiiie (1(S llI0(l1!0!l.S
1. J!((!jphI(tlls ( OH( el110111 1(
pour perle (le salaire.poliv pelle (h? .sihiire
/945 111o(11 1wi 1 le
1. L'arrêté du Conseil fédéral (luIor,c1c' !it ('oiisteil /Q(le!'ol (111 26 murs20 i,ioi. 1945 modifiant le,1 1.
poliv polio (/0 .oi i/O ei Ior(lvll 110/1(0 réeitne des allocations pour perte de salaire el l'ordonnanceillo(-i / 0)/lt
n° >> (lu département fédéral de l'économie publique, (lupllhli(.JtlO. (/11 Ii'' 75 (1(1. (I/hlI1el1IOIl 1 /0(10/0/ (10 IO(ollolllie
24 mars 1945..24 i,ini. 1945
Le régime des allocations pour perle (le salaire prévoyait dèsalloeai oii pour perl e (Ii.' sakure pr0Noxmt (1 .1 I(.!l 110 de
le début déjà que les fondateurs des caisses répondent envers l(r litiidiit'tir't cli» (Illsses lC1)oildelll t'If\l'l' Ii. clt.'hiit (ltjd (p1u
la Confédération (le l'exécution judicieuse et consciencieuse de(10 le\O(Il1i0lI jiidiitit' .i ( ii,(iOIl('ll.'IKC cli. la ( t)iIl((l(Iilii(tll
leurs obligations. ainsi que du dommage qite causent les organes oblipItiow, mitsl dotriiiiag'e (liii., catitent lc' oIg'ahli.i kitist i°' dii
des caisses par manque de diligence dans leur gestion ou par un('0 iSOt par inanqne (l(' (liligence cians 10111 gc't iOn Ott pol 100 (lOS
acte illicite. 011 n'y trouvait cependant pas d'indications sur la illi(il('. On liv tiolivait (epOlfdahlt pas tiv Iii acte
31285pl
laclioii cii ieSl)0lISalJilit et Ja sur-1esponsal)ilii (leS fondaetirs,
de la gcsioii des caisses. Cctte laciinc a co1nI)le par
veillance
It'r(/d (IU (o,isei1 fe(I&fll (1(1 26 nuirs 1945 ioJi/iiif le i'giflie
perle de .slajre ( W) 61, 151). Jtisqii main-(/e.S iIIu(-ilion.s pour
ieiiaiii seiiles les iiisliuctioiis colllpial.)les colit('I)aielit (ICS (1151)0- Sji()l)S siir Ja revision (teS caiSSes et le coiiiiolc aiiprs des 111Cm-
bres. L'ol)ligai 0)11 (liii iiicomhe cc prpos atix 1oiidaieurs (lS
caisses ('St si 110 I)O11111)i C. (jUli etait 1ndiqttc de la d6f1ri1r dans
ii heu (je (list 1nguer
rarrüh foiiduiiiental du rginie j)riIcit(. Ii v
d(eoniaiit d'i liiraet ioiis et les perteS caiises entre les (1010 iiiages
d'i iioh:servat 0)11 i nten tionnelle ((lt P' iitgTigei1ce grave
cli cas
acilolls ('Ii responsain Ii te pour les
(les preserij)i 10115 16gales. 1 es
1 jugles par Je Irihunal lederal cii ins-
in [rad ioiis colnlniseS soli
e. (011 f'oriiitnieii t i iarUeie 110 de la i1 dorgaii isa-
iaiice ttlliqil
judiciaire dii 16 dtceinhre 1915.
tion
1 ile 1)01Er ] es perles, ei! tevune!ie. res-
es od ioiis en iespoiisahil
n.uire ciiic le irihiiiitii 1tdtra1
soriisseiit a une 1iiiidieiion sp(eiale,
les i'iehes solit dj trs ahsorhaii 1es. Cette iiiridiction cons-
(10111
til LEe iiii 1 rihti ial ad nhitistrati F speciil de Ja Coiifedraiion con'-
\ ((0111)1SSII)IIS [edeiaies (Je sllrveil-05( des pitsidenis des dcii
potir perle de salaiie et de gain et lance Co inatd'r'e d'-ihloeii 0115
i.55iOiiS (larhi 1 ruge. [R cas (je peileS,
du !rois j)1(Sidel) ts du (011)1)1
1011 des fonds cciii ran x (Je (0111 pensalioll prend itne l'adnu ii istra
ellarge not!fi&e pur d\ 5 (Je dlhd et rend en
dcjoii (je ioise a
iii(nie temps Je fondaieiir respohlsuI)ie da paieiiieiit. Le loiidateiir
chaige peilt rccourir claus
(TiLl ii'accep! (' pas Ja (ltCiSiO1i (Je in ise a
jotirs l coiiipicr de la iiolifidalioii de celle-ei. la proccles lrente
ejiaige. lorganisation et iii couiipelenee de Ja t'oin-
dii re (Je luiSe ii
Ion t IOl),jet de iii ission i nsi itil(c 1)0111 coiiiattre des reeoitrs
1 /ckra/ (/e iL01i 0111te pitbit-1'ordo,i 'uluce ir *1 (10 (ieporlelneo
maIs 1945 ( R( ) 61, 195). Au paravallt, de tels hitiges qele. du 28
Je juge civil lnen qu'ijs soicnt de devaien1 tre pori s devan 1
(:araci ere (Je (irüit piiJil je.
C'ouisei1 lcderal (JR 26 mars 1913 ont 6ga-
Les delL\ urr&tes (ER
pc/wies des regimes des ahlocaiioiis
lernen t 11111 Ii les (/isJ)0.siliolms de gin n. Ll5q11'iL 1)11111) tenu tut, les (leuX
Imur perte (ic Salai re etJ
detu Iii 11011 des in IradtiollS regi ines ne coli naissaieiut pas Ja iiueuile des reliseignenieuuls et de se soiL1netre au t lohligalioii de Ioitrnir
controle. Ott ti'€kaient pas pU1iiCS (iC Ja ifl&flli' peine Iorsqite les dcl itiitious eoncordaient. [es prescri pfions antrieILres tI'itl1lnraletif quc i'obention frauduleuse d'iiiie aliocntioti ei k' Fait d'litdcr l'OJ)iigation de eonri1)iIer. N'tait pas piliissal)Jc', cii revanciie, i'Cinpiaveu r (Jili ii ddui t du saitiire (l(' sofl Cili1)lOV les coni ri bittions t Ja eharge de c' derii er, mais qui ne las a pas vers6es i la caisse. II tait d'aiitan t plus tuSeessaire de cotuhler cci le iacitne que, selon l'avis du 'Iii 1)0 na1 f&kral. Je p' ii 0
vai 1. claflS liii ras sein hiahle. Ire umdam u6 fan te (Je disposi 1 ions applicables cii In iiiati're. [es leviseurs qui ]uan(IiIeiit it lelirs devoirs sont igaleinent pa.ssi hies (Inne aniell(le. Fit oul re, les fouctiotinaires ei etnl)ioves des caisms de coiiipensatioii sont, au point de VUC (lii (irin t p(fliil, cotisidtris comnie a louction naires
Priiiiitivenient, ä iexceptioii des prestatotis que iefllplO\eUr verse voloutaircinent alEx eiuplov&. toutes les aut res prestations volontaires qui 6iaient octrovtes l)ell(laill Ja du re (Je J'eiigagemciii devaienf live considres (oimline laisan 1 pan je d u salaire de hase. On s'aperut J)ienLt ciitil itait pIati(Ii1eiiIeflt i11lJ)O5Sil)le
1tciI(1re lol)ligatiOn de (Oiitribiier 1 loiites les prestations de
i'ernpioyeur cpu Sajou ten t au salaire convenit. l)'cmuire pan, 011 courait ie nisqtie de voir les eiimployeurs suspendre Je 1)aiejncnt de teiles aliocajioris 1)0111 S' soustraire i lilie « lmnposilion « clu'ils estiinaieiit injuste. [tant donne qit'il s'agit cii J'occnrrencc de prestations qui, en r'gie gtnraie, oiit na carackre social, leim verseinemit ne cIevait pas re emiIrav. i\ ussi, loflice f6drai de Jincliistrie, des aits ei mtiers ei (iii fravail a-t-il W autonis tai)lir la liste des prestations (Je leniploveur exon6res du paiemciii (k Ja contrd)ufiun. L'ordon,uwce n° 53 (1U dcJ)arIdnleii /
fcdrai de /'CSCO,lo,nie puhlique, du 24 mnr.s 1945 (R() 61, 1901 a inirocltijt claus les instruetions obligatoires une disposition seioii laquelle les prestations des emploveurs qiii notit pas pinhpahinent ie caract're ci'une rtributioii du traiaii Journi. en particulier celles qui visent it in prospritt. du personnel ei au inain-
tien de in honne enienle entre employeurs ei travailleurs. 1)eUVeilt
ne pas Ctre coniptes dians je salaire de hase. L'ordonnd!Ue11° ii de 1o/fice fdcrtl. da 12 sep/ernbre 1945, prise cii vcrtu de echte
disposition, niim're les prestations de i'eniployeur qui ne font pas partie du salaire de hase.
Eiifin, Je privilge reconnu aux caisses de compensation en cas de poursuile a W d1imit (je faon prkise. D'autrc part, en accord avec Ja turisprudence de Ja cominission fdra1e de surveillance (perte (Je gain), une nouvelle diS1)oSitiOn prvoit que Je droit du niilitaire au de ses proclies ä l'allocation pour perte de salaire ou de gain ne 1)Ci tre ni iii clollu en gage ; 1'aJlocation ne peiiL ctre saisic que parliellement *)
Ei rapport avec I'arrt du Conseil fdra1 du 26 mars 1945. IC (IJ)arie1nent (Je l'COnomic public1ue a pris l'ordonnancc n' 5 dji cite, modifiant diverses dispositions des insfrucfiuris 01)1!- gatoires. Le chanip (Iapplicalion du rgimc des allocations pour perLe dc salaire -- daiis l'espace cL quant aux persoiines a (ti (Je nouveau dgini. jusqii'alors tous les iravailleurs lis P" liii engagement avec leinpioveur aient aussi assufeitis au rgiJne des allocations pour pertede salaire. mmc s'ils taient cJ0miCiIUS t l'tranger. Cet car± du pri11cpc de Ja terriiorialit des bis a condu i t i des difficul ts d'ordre praticluc, cli particulier cii 6gard aux travailleurs t doinicile du Vorarlberg, aux emplOy(5 Tagences sises i 1'irauger de loffice suisse du fourisme, aux reprsentants ii J'tranger de maisons suisses, etc. La perception des contributions ducs par ces peioniies n'tait praticltienielit P 1 possil)le et ii'(tait pas colnprise de ces deriiires. Les quipages des navires suisses affccts äL Ja navigation maritime et ceiix des l)atcaux suisses affcct€s ä la navigation fluviale n'ont pas souinis non plus au rgimc des allocations pour perte (Je salaire. Seuls sont mainienant assujeilis ä cc rginie les iravailleurs qui exercent leur ad ivif en Suisse ou qui. s'ils travaillent t I'6tranger, sont doiniciJi6s en Suisse. DeJ)uis 1'enirc en vigueur de l'ordonnancc ni 55 (1ei avril 1945) il ne dcvait donc plus tre 1)ertl de cotiiribujions sur les salaires des fravailleurs (}ccupes ä 1'Stranger potir tine maison suiSsc ei €jiui Y sont doinici1its. Divers milieux ayanl deinand de reporter l'cffet de cette disposition pins haut dans Je tciiips, le dparfcment f&Ira1 de 1'konomie publique en a fix6 J'eutre cii vigueur Je 111 fanvier 1945, conform& ment ä 1'ordonnance ii 55 du 50 juillet 1945 (RO, 61,
*) Cr. Inees1hilitt, iniposibi1it d'eiigageinent et saisissabi1it restreiiitt du droit atix aliocations pour perte de salaire et de gain, ainsi que d'autres lroits patrhnoniaux, Revue 1945, p. 3:11 ss.
Les taux des Sdlaires ei, nature qui n'a'vaient pas chang depuis l'cntr(e en vigueur du rgiine des allocations pour I)cite
de salaire ne corresponciatent plus au cocit achtel de la vie et kur
apphcation conduisait ä des ingalits quant au caicul dc la con-1 ributiott et de l'allocaiioii. Ces 1 pourquui les hut x prvu 5 pour
1'entretien cl le logement ont itc ('levcs et u nifis. Alin de parcr t I'acconiphssement (lii service niilitaire volotitaire. lallocation pour perte (je salaire fut liinitie t 100 % du salaire cii especes.
Les nouveau x tau x devajent Ctre appliques d's le 1 avril 1943.
A. cette ()oqlIe. OTt ne J)ouvaii 1)ojr eiuore iiiie fin si rapide
de la guerre. Pcti apres l'entr& cii viglieur de l'onlon tiatice ii 5,
les agriculteiirs. les h(leliers, restatirateurs et cafeliers. ainsi quc
le personnel des i1ahlis.sements sanilaires (lelilanderent (LILI C('S
tau x fussent abaisss. Par son Oi(/OlUUlIl(e 11 ). (III 20 oc/obrc
1945 (R() 61, $95) le d(parteiiIenI kkra1 dc l(OiiOIiiIl' ]) Ill)li(Iit(' a fait (Iroi 1 ä ccite requcte cii Ii Xii 11.1 (les laitx pl us l)U5 ppllcubles ds le 1 avril 1945. Par la iiicmc occasmon, la dvjsoii
rieure cii detix groupes a (t rein piac par iLiie (Ij Visum en 1 roms
groupcs colnj)renant outrc ]es iaux l)1(vtis pmtr 1'agrictlltlire cl
J)i)U r lifl(I ust ne. l'artisanal ei L, des hi mix
POUP le I)eioIIIiel des ]nT)lels. reslaurau Is ei caks et des (tablisseinenis sanitamres assiiiiiks. cii l'occurrence. a (1cM ndnages collectifs .i_cs lau x })Ivt15 p0111 les travailleu rs du sexe fniiiiin sotit aussi applicahles aux jeu nes gens quil nont pas atteint 18 ans rvoIus. La di51)Osit ion Ii ii ta tut l( inoni an 1 de lallocation \ 100 % du salaire en esp'ies a ahroge.
Avant le 1 avril 1945. les (1 SO5ll bus legales ne permnettai'iui jas de teiiir cotnl)te. pour le eulen 1 (le I'alloclttioii, Tun aiim a(,eessoire j)iooennn 1 d'ui,e uiivi/e iiU/(J)eIi(ldil te. Les salarks qul exereent accessoireincnt uuie aciivit iililpeiidanie taienl
Vii qite l'allocation pour pee de salaire quils recevametil en cas de service iiiilitaire n'tait 1)as cii rapport avc: la peri totale de rcvenu qu'ils siibissaient. Pour rcindier äL celle sil na-1 ion. l'ordoniiancc 0 55 a introd nil dans les mnstructjons obliga-
toircs l'article 8 bs qui perniet d'ajouier au salaire de base le gain accessoire provenarit (l'ufle acti'i1 indpciidaiute valuc
dapres certains inoiitants. Par la innie oceasion, lottice fdnal
de 1'industric, des ans et rntiers eI du travail a 1f aufonise ä
Mieter. pour certaines profcssions, des 1)recripons s1)cia1es sur la (lilinhiation entre 1)rofessions principale et accessoire.
Plusicurs caiitoiis avaient cksign6 kur caissc caiiionalc de eonipensaiioii coinnie organe ap1)ck ä 1)roc&ler, sur rqiiisitioii des C01flIfliSSi0115 (iarl)itrage 011 de surveillance et ä kur intcnlion, aux eiiqutes jug&s ncessaires. Les recouraiits pouvaicilt lt l)ofl (lr()it conlestcr ii la caisse SOlI objectivite Iorsqiielle-1fl1'nIC Iait 1)artic claus Ja proct1dure. Dalls des cas de cc genre, les cantons soiit dornavaiit ohligs de confier ä iine aufre aiitorit ic oin de proe6der ii. •:e enquL's (I() art. 59. 2c al.).
2. J?leiuen / des coniliii.ssion.s d'arbi/rage des ca isses syndicales
(Je coinpertsation.
Les rg1enlcnts priinitifs (le cliacttne des dcux conhilliSsiolls kikrales de survei11a11e' cii iiiatkrc d'allocations POUC perte de salaire et de gain oft riinis en lEH seit1 et nouvean rg1etnenf. D'aufre pari, 1'ordon naiice n° 50 a introduit (laus les insfnicfions 01)1 igaioi res les cljsj)osi tions fondanieniales ConCerflan t les C0fl1- Illissiolis (larl)itrage des caisses syjidicales de coml)eflSafiofl (10 an. 59 ter). ii devciiait de cc faif ncessaire de reinpJacer I'ancien rgknient du 7 mai 1940 de ces dernires cominissions. Je notiveati rg1einent T'dick le 25 janvier 1945 par le dpartemeiit kdraI de :1'dconomie publique (RO 61, 74) a cians Ja jitesure du passil)le, adlal)k ä celui du 8 juin 1944 des commissions f&krales de su rveillaiice. La (klirnitation des compttences respectivcs (JR prsident foncfionnant conune juge unique et (Je
*)•
la com mission pkn i're a W rcvise
‚. Ordonnance n° 12 du 14 sep/embre 1945 (Je l'office fdral
de lin(lustrie, (les ans et ‚ittiers et du Iravail concernant Je calc:ul du salaire (Je base claus certaines cakgories professionneues.
L'articic 8, 5ealiiia. i() auiorise 1'office f&kral de 1'industrie; des ans et jnttiers ei (In fravail ii &ablir des rgles spciaJes P°" le caicul (JR salaire de base dans certaines professions dter-
) (2(. Organisation et rg1ement des coirnnissions il'arbitrage des caisses syndicales de compensation, Revue 1945, p. 57 ss.
Ies ()rdoilnances !)5C5 usqtlici en vcrtii de cutte clis-
lfli li(c's.
pusil (iii soit les slliVafltes
()rd. n" 3 (lii 10 fvrier 1945 conetlIlLiiit les oiiv ricis t iloniicik Ord. j0 ) (Iii 6 octohre 1945 COI1(c'lliaIit 1hi)1ti(11 Iln uc'
clii 9 (l(Ceml)re 1945 (on(eriluhll les brod'iirs ä la ina-
01(1. iü 6 *) chiiie ii la maul cl its sous-traitaitts
0rd. il° du 16 miii 1944 coiteeritaiit les chauffeurs du laNis
Ort!. n° 9 dti 5 mais 1945 coiiceriianl les travai heu rs du la colis-
Ii u cli ()Ii.
vtie densenhl)le !)ltls claire de ccs di [f&
Aliii de (Immer ii ne
rt'ntes dtspo,si tiolls. les ordontianees prcit(c's otit dtii londites en
ii 12 du 11 septctiihi'e 1941 (ui collt!elI1 ii in' seule lordonnatice
preseriptions relatives au ealcul (itt salaire (IC hase cgalciueii les
(laus 1 iiidusliie (les iiiaeliiies et (IC la ]iietahlttrgie. Lorclonnanct'
1940 du dipaiieinen1 fdi'ai de !'conolnie pahl iq ii c
(itt 18 inai
oh1 c1. Les r»gles ayant !rai1 an ciiiest main ieiiant dumme salls
cul du salaire jolirlial ier inuveu des (iirvriers t doile cl des
t la mdlii cl sotts-irai ittits omit (td eoinhrnlcll ('5 1 111 III ach ite
**)
j)I(teS
II. PI'c'scriplio,l) c n(Qr/tdn / Je "(Ltinte (iCs diloed /wn.s
pottr p'/c' Lic ga b.
/edei'iii (itt 26 ‚itars 1945 iunili/ia ll( le t'(ifltQ
Lurre/e (IH ()/cseii
perle de gmn ei iordonruince ie 53 du
des ililG(l/iOIl5 J)Oltl' /e(IeI'il (1)? ie(olto,nie J'tthli(/t1(. (itt 24 IItar.s (lcj)ariel;te!tI
Par arrcit da 26 miars 1915 ( R( ) 1, 159). Ic r"gi mnc (lt's ahltt:'a-
de gilt ii ii, (011illit' Ccliii des ailnPdil buS pour perle
liomis poitr perle
partielle. las disposil iOiis de cc (1er-
de salairm simbi mine revision (k'S caisses. le cnn! r)le au pres des 11Cr coiicernammt ha re\isinml
des lomidalt'tirs (iCs caissen lt pri vi k'g('
IliCilihres. In responsl)Ohl
l'imicessihiliti de lalloia!ioml potmr perle de
cmi ins de pollrsitite cl gain (tut galemiieuit sit iuitroiiilites (lfl5 le r gi!1u' des ailoeaiitiiis
R'gislatioii siii I vs allouations POui perle de sitlaire (1 de
*) Cf. la
Ilivuc 1944, ]). 41 ss.
ii' 93 da 29 sipttiiihii 1N5 de 1'oidiee dd(rd Sui le caliiil
) Cd. eirculaile lii salaire de base dans eerl1llue.s cit(igoiiis prudessioni)ellis.
p'" perle de gain (v. ei-haut p. 1 ss). En outre, les allocafions verses aux agriculteurs ont ttc augmeiites ; depuis le 1er fvrier 1945, dIes taient restes les inC'mcs. Le secours d'exploitation des
iiienibres iiiasculius de la familie qui sont cilhl)ata1res a 6t6 port (IC 1 fr. 20 ii 1 fr. 50. 1'indemnit pour enfant de 75 centimes 1 franc et ic montaiit niaxuni um de I'allocation de 9 fr. 50 it 1 francs. A cette occasioii. 011 a l'articic 5 de l'arr(i dii Conseil f&lrai du 14 juin 1940 u.ne nonvelle disposition selon laquelle si i'exploitarit meurt ou se refire par suite d'incapacih permanente de, Iravail, le parcnt du sexe masculin qui dinge
cii
fait I'exploitaiiori lui succ']e dans ses droits et obligations. Ii est ainsi f)ossibie (Faceorder ä un fils (jui reprend I'exploitation de sori pre des indemniks pour enfants P°°' ses fr'res cl sirs (ic 111(jii1S de 15 ans.
Les dj51)osjtjons d'excution de 1arrit du Conseil fdral du 20 mars 1945 sotit contenues dans l'ordonnance no 55 4iä cite du chparleinent de l'conomie publicue. La notion de la profes-
sion principale a reii une nouveIie d6f1nj1jon, identique ä celle
qu'on trouve dans je rgimc des allocations pour perle de salaire (OEG art. ii bis). D'aufre part, ic cercle des mernbres de Ja familie occups dans l'agnicuiturc a 6t6 &endu (OEG art. 7. 5e al.).
Jusqu inainterian 1, 1'exploitant dans 1'agriciilture n'avait pas lt payer de confribuiion personnelle pour ceux des membres de sa familie qui accoinp]issaient lcur cole de recrues, attendu
]es recrues n'avaient pas droit lt l'aIlocation. A partir du noveinbre 1944 cependant, le droit lt l'aliocation a tendu aux rccrues, en sorte qu'ii &ait iiidiqu6 (je soumeftre gaIement i'obligahon de contribuer les memlires de Ja familie prcit& (ord. n° 46, art. lel, 2e al.). Enfin, la disposition de l'article premnier, 2 alina. de i'ordoiinancc n° 48, selon laquelle les personnes (Itil exercent une activit dpendaiile comme profession pnlfldipale ne paient que Ja ]l1oiti( de Ja coritribution personncilc, a ete a1)rogc. TI ne se justiliait plus, en effet, de la maintenir depuis (Tue les agriculteurs de profession prindipale sont fcnus de payer la contribution persoincile entire pour icur activit artisanale ott commerciale acces.soire (OEG art. 40, 5e al., selon 1'ordonnancc n° 50 du 15 novembre 1944).
111. Prescriplions concertuint les rginies des aliocalions pour perle de salaire ei (le gain.
Lirrit (tu Conseil federal du 51 Juwel 1945 (onceiflant le mainlien des rcgiines des allocations pour perle (le salaire ei de gain apres la /in de I(ia 1 die Service actif.
A 1'origine, l'aJ)pliCatiofl (1CM rtgiines (les allocations PU perte de salaire et de gain taif limite it la durie clii service acfif. El ii'ttait cependanl pa.s conceval)le de cesser le paiement des allocations imindiatemeiif aj)rsia fin de 1'tat de Service actif. C'est pourquoi Je Conseil f&l&al dcida, par soii arrh du 51 juillef 1945 (RO 61, 553), de inaintenir 1)ro\isoire1i1e1 les rginies en cause, dans (111115 scraient infruduits par la suite dans la ligisiafion ordinaire. Pour 1'instaiit. Ja hase eoiistitutionnelle fait dfaut qui permetfrait cl'&licter unc loi f&hra1c en la rnatire. Aussi, dans le projet cI'arr't fdial du aofif 1945 portatit revision des articies de la constitufion fdra1e rela-1 fs au domaine konomique, une dispositon rtserve-t-eHe ä la Coiifdration le droit de lgifrcr sur une conipensation appropriie du salaire oti du gain perclu pour causc (le service miiitaire >.
Aux ternies de l'arrt du Conseil f&hiral du 51 juillet 1945. lexpression « service actif » a remp1ace par celle de « service militaire » dans toutes les prescripfions des rgimes des allocations pour perte de salaire et de gain. A 1t( CII ouire a1)rog I'arlicle 42 de l'arrCti du Conseil f&ira1. du 14 juin 1940. qui
*) limitait Ja clure de cet arrCt celle du service actif
Lordonna,u-e ii' 52 du 25 jmwier 1945 roucernani /a inodificalion du d/ai (je preseriplion prvie par /'ordonnance n° 41.
Le Mai de 1)rescriptioll absolu pour exiger Ja restitution d'allocations inclues, Je paiei11e1t de contributions arrhires ef la jeslijution de contrihutions j)ayes ä fort, &ait priiii itivement fix it frois ans (ord. ii 41 art. IZ. 3 Wenen rsuJte que les crances
') Cd. Maintien (los rgilnes des allocations 1)0111 perte de salaire ('t de guin aprs in fin 1e l'taI de Service actif, Iieviie 1945, p. 329 ss.
(lut ont pris naissance avan! Je 1' fvrier 1942 aiiraienf pres-
crites le fvricr 1945. Ce ddiai a fix t frois ans en raison clii fait que les caisses
(Je coinpdnsation d()ivent J)rocder au inoi115 lmis les trois ans
na colltr()le atiprs de eliaeu ii (Je letirs lliellil)res. Or, Je avril
1945, na nonihre (IeV de caiSseS n'avaient pas encore proc&ld nil
eoiiir(lc ii tiprs de buS leurs afFilis. Anssi les caisses caii oiiales et syndicales (1enlandrent-i-cik's que Je (l6lai (Je preseripfion aljSolu Uit jroloiig. Teiiant C0]111)ke de celle reqii Cte. le d&
paiteiiicii 1 de l&onomie pl:l)Iique ii. par ordonnance ii 52 (R() 61, 4). porle i Ciii(1 ans cc *)
di1a
. Lo,'donnn,uc n° 30 du 2 aoti 1 1945 (o//ceinan 1 Ies Su isses l!fl Iles (Je letraier.
[es modifications appories aux instruetions ohligatuires
(v. ei-haut p. 4) OHt rendti neessaie Ja revision dc lordwinance
ii PS du di pai !eiiieiii f&IraI de l'coiioiiiie
1)I1l)li(I1ie (In 1 7 avrii
1941, eonccrnaiit Ja caisse (Je (0111 peiisat 1011 poti r les So isscs reni6s dc. l'tranger *)•
Sons leinpire des u ncicn lies d ispositiolls. il siihsis±ait toll OII rs des doittes sur Ja (111e5! ion de savoir t (UCl
iiioiiiefli an Suisse de J'lranger perdait celle qual i16 ei devait c»!re ratlaeJu i mc aulrc caisse que ceJic potir les Sutisses ren!Nis
de l'traiiger. En (loire, les atiribiitioiis de celle (iernire iilaieiit
pas ciaireineii (16f1 ines : il niaiiqnai1 ('II 1)tt1t1ct1l ier liRe (1l1mitalion formelle enire les tclies (juli Im 1 ncoinhaien 1 cii lant que caisse (Je COliipeflsa!iOfl et edles doiil eile tait cliargc pötir le eoinple (IaultrcS eaissc. C'est pourquoi l'ordonmiance mi' PS a reinplac6e par l'ordounanec n" 56 prc11e (RO 61, (3) qn i ren-
seignc Tu ne ivamid're plus pricise sur Ja perle de la qun!it de Smiisse rei1tr (Je I'c'Imamiger ei sur les (1i 1 frentes al irihntiomis Je
celle caisse spca' '").
) Ci. Pioloneatioii ch's LIMn is (Ic p1e4e1i1(tiOfl absolus de 1'ordoiiiiance u'' 44. Revue 1945. l.53 ss, .
*) (1. Ln ItgiIation Sur les alloeal ions pein perte de sala ire et
de ga iii, Revue 1943, i). 110 s.
er. Xoiivellc's dipositiou5 eoueernant la caisse de compeiisation pour les iiisses rentrts de l'ttranger, Revue 1945, p. 427 ss.
4. iflI(/olillflce n /0 du 10 „wi 1945 de Iof/ice fedcral (Je 1w-
(lU.slrie, des mis ei metiers ei du iriuLlii concernant le droii dUX dlloCiiiiofl.s (les in.s1iuieur.s (JUj ne reoweni leur traueteil que pour la clurce (Je rannte scolaire.
DOJIS les ecoles 1)11 ulaires des caiilons des (.;risons. (in lessin
et clii. \ alais. laiinc scoiai Je n* est cine de si\ ä Ii tut iflois, si hiett
qtuc les insl ituleurs joiuissciit en Oh de quatrc it six iuois de va- (aflecs. IM gtiuia1. i Is ne reoivcnt leur lraild'i1i(iit (hiC poiir la
iure de leur cuseigieiiieii1, cii sorte cituc pendant les iiiois d't ils (101 yen! eiiercher iiiie auIre o(c:upal ion.1 1 en rsuItait iine graiidc di 1fciilt6 p011r (1(il criii iiier le lli()lltaflt de l'allocation 1)0111
perle de salaire, cau il ttait souveiit inalaist de tenir comptc dilt
revenu 1 iit de ...cxcrcice dune acl ivil( Sclon les
dispositiuns conccrnant la profession prinei pi1 (i() art. . 11' al. ()LC art. 11 his). les instituicurs dcvaiciif dire ()nsid1s CU permanzwe suit (omlile sala.ris. soit (om Inc 1)c1sl1Id'5 de conditioii
i ndpencIaiiic. iioTiiie sils excrcaienl siucccssivciiieiil cl de ma-
nirC pr0l0uge des aciivihs, lanlol salarles, fanfot indepcii-
dantes. Lallocatioii Se d(il erini nan1 iuiiiqueniciit sit r la hase de la
profession 1)11 neipalc. celle rcgleincitiation ntai 1 clonc faisaiite cii cas de changeiiieiit datis 1'exercicc de la profession.
Gest 1)001Ces niotifs que lordonnance no, 5 (iii cl()artement
(le i'C0iWuhie pUl)liqUe autotise loftice f6dhal i Mieter des pres-
cr1)tions sI)citI1es, pool ccrtai 11(5 J)1()f cssioils. 51! t la dcli 111 i al ion
entre profession pmcp1(' et acccssoire. Fonch sur celle autori-
sation. ledit oflice a pils. le 10 mai 1945 lordon nance n 10 dji ci 1 ce.
Celle-ei dispose .nolaininent que les iiistilutcturs (liii aecolnl)lis-
sent du service iiiililairc petidatit les fllois d'cieoie (lOivellt tre
€öiisidercs ColnhliC salariis de 1)t0f55jOIl p11 ucipale. Poiir le 5ervice fait cii dehors (lcs fllOis (ieCoic. la profession principale se deteriiiiiic cii raison de 1activit la ])llls iinporfan±e exerce )en-
dan 1 les vaeaiiccs. L'ord onna nec IJrescrit gaIcincnt le mode de
calciii de 1 allocal i011 pendant cl ca d chors cic 1'an nc scola ire, dc iinnic cjn'cile regle le 1)I (11111 r6giiiu dallocalions i
l'autre. Des coiidiiions de Iravail semhlai)lcs a edles des insli-
1 uteurs se reneonlranl (laus d'aii 1 tes professioiis. il est pr\'I1
clu'avcc l'asseniiinent de 1'office fdra1 les dispositions de 1'ordonnance n 10 ieiivei aussi leur tre appliques ).
IV. Le !'gi11Ie des allocutwns aux 1udimi1s.
Jtis(luici, les tudiaiifs des ta1)IisseInents d'insfrucfion stlpricure ne pouvaient pas recevoir cl'allocations pour perle de salaire ott de gain, car ii'tant ni des employs, ni des personnes (Je C011dii()Il iiidpendaiite, ils ne subissent pas une pere iinmt-(LaIe de rcvenu. ii n'en resle pas moins ciue Je service militaire accroit les frais d'fucles cl retarde le momenf oh les tudiants pourraierit se crdcr une situalion : la perle de revena se fait donc sentir plus iard. Celle Jacune dans la ligislalion a coni-1)lC par l'tirrc'f du Conseii fcdcral du 29 mars 1945 reglanf le paiement (l'allocaljofls pour service inililaire aux 1U(lji1fl1s des 5tabIisseinen Is dinsfrucfion sttj)rieUre (R() 61, 183). L'ordonnance d'ex6cution (IC cet arr a pie le 14 mai 1943 par Je dparteinent de Ifcononnc puhlique (11) 61, 313). Ledit arrcl ii'assujeti it pas les etudtauts au rgime des allocations pour peite de salaire on de gaul, mais introduit iiiie rg1emeniation spciale indpenclante de ces deux rginies *)•
V. Alloc-cilions de trans/erl aux personnes af/ectces Tagriculture
11/re extraordinaire.
Les dispositioiis de lordonnance du IZ niai 1940 sur Je service obligatoire du fravail poEvaient jusqu'lt mainfenant sappliquer lt loutes les activits desfines lt mainidnir Ja vic conomique et le fonclionnement des services administratifs cl'ordre vital. Depuis la fin de Ja guerre, on a jtig6 utile de maintenir en vigueur les dispositions prcites uniquement pottr assurer l'approvisionnenmeuf dii pays cii produits de premiere nkessit. L'arrt dii Conseil ftdral clii 1' aofit 1943 a donc iiiodifi cerfaines
*) Cf. circulaiie
ii 83 de lotIjec fdral, dii 14 mai 1945.
) C. Paiement d'allocations pour service inilitaire aux 'tudiants des ta-
blissemerits d'instruction sil[)&ieure, Revue 1945, 1). 143 ss.
prescnpfions de 1'ordonnance en question. Le Service ol)ligatoire
du fravail a mainteriant pour objet de fournir au pays les tra-
vailleurs ciont ii a I)esoin pour assurer S011 al)provision neinent
cii denries aliinenLaircs et en coml)ustibles. L'application en est
liinite aux travaux agricoles, ä ceux dainlioration fonci're, d'exploitaiion de la tourbe et des mines de charbon, ainsi q1I'1 l'industrie forestire. A la suite de cct arr(f6. il a W ncessaire
de modifier certaines prescriptions sur l'affeciation de la mai ii-
cl'uuvre dans los diffirents doinaines oi le Service ohiigatoire trouve encore application. Par la ln&nlc occasion, on a runi
loutes les ariciennes dispositions dans co nouvel nrrii du (onsei1 fc(1ral sur liffecinhon de in mnin-du2uvre serunul 'l anirer iaj)J)rouisionnenien du en de,irce.s nlinien In ires ei en (01!l-
iiys
buslibies. et dans 1'ordonnanee (la d(J)nrlerneIit de i'tcüiioinie pubiique, bus detix du 5 ociobre 1945 (R() 61, S22 et HSO). Ont
abrogs ii cette date, FarrW du Coiiseil f&lral du ii fvrier
1941 stir l'atFeciation de in main-d'uutvre ä l'agriculture, et loi-
donnanec 11° 5 (111 dpartement de i conom e p u hlique du 15 iriars 1945 conceriiant los allocations de transfert. Ceite deinire qti i.
pour tu preini'rc fois. parlait le r&luction de l'allocation cii cas
(Fincapac,tii de fravail partielle, avait a1)rogd l'ordonnance n° 2
du 26 f6vrier 1941 ). Los nouvelies disposilions rgiemeiitant le (hoi 1 i tallocatioii
le fransfert. ic caleul cl je paieindnt de lallocation. ai flsi que le
iapi)ort entre 1'affectatioii de la main-d'wuvrc cl Ic rgi mc des allocatioiis pour perte de salaire). Sont rserves les dispositions
de 1'ordoiinance till 6 du dcjmrierne,il de ieco;iolnie publique, du 24 !nnrs 1945 (1«) 61, 165) sur l'affectation de la niaiii-d'(vuvre aux 1)1aIahons des enireprises industrielles cl d'tif illf6 publique.
*) c. La h"gislation sur les illoeutioiis pour Perle de sulaiie et de guiii,
Revue 1943, p. 118 s.
**) Cf. L'a((ectation de in niain-d'uuvre it 1' agrieniture aprs in (in de Ital
de Service aeti(, Revue 1945, p. 496 ss.
Rsu1tats des rapports sur 1'activit des caisses de compensation durant les deux prerniers trimestres de 1'anne 1945.
Selon 1 arhele des instructions ohuigaoires, les ca isses (lt conipensaiion sont t enties de pr6senier JMriodiquement liii rapport S1IF leur achvi t. 1,a cileula ire n 6 du 10 mars 1945. de
I 'officc fdral de. l'industrie, des ars et mticrs et du fravail,
presCri t quc ces rapporfs, fimestriels et annuels. doiyent Cfrc a(lrcsSts lt la sous-djvisioii Souheii des milifaires » et Ii 1'adniinistration des fonds centraux de eoiiipensation.
tEiS qu e lesd i ts rapporis Sollt tal)Iis (l'apr's le plan tahli
dans la Circulaire prtcitit. ii est imssible de les cotuparer entre etixi et den tirer eertaines coneltisions. Nous noerons ei-dessous les r6sultats tircs des ral)ports concernant les deiix premiers Iniiiestrcs de I'anii6e 1945, cii faisant remar(Iuer qiic floHs avoiis 511 rtout tenii conipte des doniues statisfiques. L'activit des coin-Inissions (larbi trage et des In hunatix pnaux des caiitoiis nut
bit ]'0l)e (1 aiitres ex I)° 1) 2)• 1 es i ndicafions
(1111 su vcnt n'on 1 pas la !)rtc1l1ioI1 (l('tre tOfll1)l('ttS. II n'aurait t' possil)le (lt iiitihioii iien mutes les conlnhiliilcal ioiis ei propositions in teres-
santes [altes par les caisses. II est uhle toittefois (je relever ciue
[nE Fice f&lral et l'adnii uiisfralion des fonds centraitx de coun-J)ensatlon cxaniiiient soigneuseiicnt ces rapporis et tu tirent
pa rii (lt faoii apprOpriee.
1. Eiaf des ineinbres.
[es cluiffres des tal)leaulx ei-dessous. reprsentant le noml)re des mcmhrcs des caisses, font ressortir lt nowveait toule la valeii r des rgiines des allocations pour j)crtc de salaire et de gain. Ils englol)eni })his (!Ufl delili-Ill illioll (lt I)tr50fl nes (lt e(kflditl()fl ind&
ptiidlauitc aiulsi (Eilt des einpioveii rs 11011 assujettis au rgin1e dies
allocations p0111 perte de gain.
L'ac1ivit eoiinnisions d'trhitrag R e vue 1942, p. 423 ..‚ 457 ss
1943. p. 247 s; 1945, . 209 ss.
La jllrispru(lence des trihunaiix Pi1aiiX eautonaiix ca inatire (1'allura. taiis pate perle dc saiure et (lt gaul : 1tevue 1944, p. 363 ss.
Vom brc? de m!melnbre8 de fou/e.4 les em gorie..
Industrie, artisanatlxploitations EinIoyiara
Exploitatiors et commerce asnuitties occupant du lenI agricoles avec san au seul personal succursales iep)eitatiari seploltatian rigine PS de maison
Etat ans 1e, jane-
vies 1945 206 996 203 829 11 016 313 287 43 167 498 295 10 505 Iii du 1er In-
- Illestre207
- 585 203 286 ii $03 33 170 41 $15 497 6591151
- 4 Fine du 2e lii oueis,tre208
- 337 206 114 12 318 34 173 42114 503 086 12 077 Aceroissernent ott tiinieautioea dc- pui14 le 1er vier 19451341
Ii icssoii de, cc iaLlea u i iiapr's avol1 qUelqtt(' pcii dliii IiIU(
0IU P01115 (III preinier irin est re, le inonihre des in cienbies ii de 11011-
vcau auginei1t( au cours (III sccoiid laccroisseiiieiit esL Cli' 3427 inci)bres. le iiouihre des ex pioi tat bus aglicoles et (ICS CXI)101-
tanis sans exploitation s'est galeineiit accru (IH raiut le Preinhi'r
lii niestre.
1)
L1 1 (/es immenmbres (/aples /es 11roiij)es de (uli.S.Sc.'P
Camus Caissas syndicales
Caisses -- - -- -
2 de la Co' Cifl ona 55
fidiratios Total Irtinariat Industrie Commerce lutnos chiles
Etat sau 1Cr 35111-
vie 1945 ...389 444 457 53 449 20110 (; 193 10 282 6 634 Viii du 1er In-
inestre ....389 442 568 54 702 31 201) 6 54)) 10 355 6 $27 Fin du 9e iii-
liestre .... 3111 445 322 57 473 3131$ 6 404 1)) 421 9 330
Aecroisserne.nt dc-
Puls in' lau' -3 - n-
i +2 +765 -P4024 -P978 -3- 211 1_139 -f 2696 vier 1945 •..
1) Sons 1 e000sid0s6es comone (ui isse dc la ( oou15'd6roatiouu Ist uoulsse d conupeolso) ti000 (111 pciSQ5I eiei fi"d6oal, celle de iso ha01(110 c 1151 tiOnftie et, vülle i° uni 1e5 Suisses sentrd's de 1'e3tnaesger.Les eajsses du personnel des sadonlisist rationas enntunales
soest rsa1tae16es saux eoaissos cantonseies. Le grosape « Coioeoneree des caissCs
syn ii jeabs Co snp nenil los esel SSCS du coseenlierce de gens ei lt 1 elsa 1 de 10 1)0111(15W,
dos assuranees et des transports. lE
Cette r&api ulation mon tre qu e Ja diininutiort duran t le p' - inier frimestre. tnentionne plus haut, s'est limiLe aitx caisses cantonales, tandis cjue tous ]es groupes des caisses syndicales rv1ciif an noinbre croissant de leurs mernbres.
Exploitafion.s agricoles.
Caissas sndicales
3 des eions Caisses
cantonales Autres agricoles Total Artisanat Industrie Coinmerce caisses
Etat 1er1
au vier 1945 • 206 996 204 945 2051 725 66 462798
Fiu du 1er tri 2(17 585 204 736 2 849 1 470 88 492799
Fin du 2
ioiestre .... 2118 137 205 419 2 918 1517 99 5011 799
Accroisneoneost ei.
puis le Irr jan-
vier 1945.. + 1341 ±474 +867 +792 +33 +41 ±1
J usqu'au 30 juin 1945, Je noml)re des cxploitations agricoles assujefties s'fait accru, dans ienseml)le, (Je 1 541 et pour les caisses cantonales seules (Je 474.11 v a heu de reniar(Iuer i i. cc' propos clue. Co11fOrII1111ent Ii. la (ItcisioJi du (ItJ)artenie1lt de 1'€coiioniie pullli(ItEe, les caisses syiidicahes de conipensation soiii chtargcSes dl'ellcaisser les con ril)u ficis dexj)loLn afion dlues par leurs ineinbres CII raiS011 (Je leurs exploitations agricoles accessoires (cf. circulaire n° 64 du 51.7.1944). Le passage des Caisses canonales aux caisses sviidicales qui aurait clü ctre fermin en 1944 s'est prolong duraiii les pre in i ers inois (Je l'anne 1945, de fehle sorte que, pour les caisses syndicales, le noiiihre des exploifations agricoles a encore auginent de 867 units au cours du pi'- nlier semestre 1945.
In(Iu.siriels, arii.sans ei corniuerani.s
(n eec ei sans exploiid ijon).
Ensemble des expinitants Cainses cantenales Caisses syndicales 4 -
sven eepinit sans espinit aeec eeploit. sass explsit. aeec explsit, isis espiolt.
Etat ass 1' jan
vier 1942 ... 203829 11 016 154 065 11000 49 764 lii F'iss du lel tri-
axeesire ..... 203 286 11 802 152 980 11 779 1 50 30624
Fin du 2 tri-
sxsestre 206.114 12 318 153 532 12 290 52 589 i8
Aceroissemesit cii
rlinxiinittion de-
Puis le 1er jafl_
vier 1945 •‚. +2285 +1302 — 533 +1290 +2818 +12
Tandis cue dans les caisses cantonales. le iioinbre des indus-1 riels, artisans et cwuiiieraiiis seml)lc se stahuliser, les ca isses SViid icales ('11 revanche enregistren1 avec 230 11(5 t[VCaUX in cm - I)res un aecroissenient de plus de3 % depu is Ic ler janvier 1945.
Poui les caisses canionales. latigiueuitation des i udustricis, artisans ei comijieranfs sans cxpoitation provieiit sans clouitc du fall quc les ineinIres qui jusqu'ici apparteiiaient h la cafgorie des inclus±riels, artisans ei cominerants sans cxploitation, soni nsaintenauut consid(rls coninie ne (IispO5LllIi pi tis (Ilifle ex ploiiation.
Exploiia/ions assujeilies ei lt seul re5!Ilfle /es a/loea /iofls poitr perle de Sal4ire.
MaIgr 1'extctisioji du champ d'applicalion du rgi1ne des a1ocaiions pour perle de gain, nil grand nomhre d'exploitaiioiis restent assufetties au seul rgime des allocations j)our perte de salaire 5) (cf. circulaire no 63 de l'office f&lral (Iti 29 juillet 1944).
5) Ii s'agit avant tout (les eorporatiosss et 6tublissenieiats de droil public et (le earactiie eecl6siasiqnae en taut (111'ils n'aient pas ein hut Inseratit, de sn6eue x5lne des institutionis de droit privxi qui leur .ont n1.simi 1xs.
Ensemble des eeplsi. seid rdgime PS.
5 tatiass assujetties au Caisses de la Coefdddratisn Caisses cantonales Caisses syndicales Etat au lerjanvier 1945 33 287 389 31915983
Fin du 1er trimestre . 33 170 389 31 868913
Fin du 2e trirnestre 34 173 391 32 451 1 331
Aceroissement depuis
le 1er janvier 1945 . + 886 + 2 536 + 348
],es caisses de la Confdration enregishent na iionibre N)I1Staut cl'exploilal bus assujetties au seul rgi1u1c des allucafions 1)01Er per'e de Salaire. Lii icvauclie, dans les caisses cauitonales et sy ii (licales. Ic flollu])rc des expiol i ations de cette cai gori e, ca diininti tioui ä la fi ii du 1' tiiinestre, a fOrten)ellt augiuieuit au cours cia 2e 1rimes re. Cette augInenatLon es[ «an tiers poui t les caisses svuid icales. A i ansi. OU r wie seide eaisse du gloupe Colamerce, 200 exploitations (socif& lioldiiig) ont pasS, durauit le 20 fri niestre. de la ea gorie i ndtistri e, an isauiat et comnicrce. (lans (('lic des eXpli)itai TüllS assutetties an seul nginue P.
Lrnjiloujeurs fl OCCUJhiii 1 que (1(1 peYis()i? ne! (/1? lila 1.5(51).
Les einpiove urs qui 11 O•CC tu pen t qu e (III J)ersonnel de lllaiS() Ii claus leur nanage pniv ne solif, galcmcnt assujettis dlu'au r& giule des allocations potir perc de salaire.
Ensemble des
emploeurs soccupant Isisses cantensles Caisses
qus du persommel
de msison
Etat ans 1 jaslvier 1945 ......43 167 42 532635
Fin du ml trirnestre .......41815 1 41 205 lilO IOn du 2e trimostre .......42144 41 53))614
Diminntion depuis le 1er janvier 1945 -1023 -1002 -2
Du er jalivier au 0 mars 1941. cette (ilininutioll reprseuite
piits de 2 7c.
( üiiiinuniIjon dUX caisses (afllonEiles selon 1arliele 4, 5 u/ind,
(les in.slrll(tions eonip/ables.
Atix leriiics de 1'artiele 4, aIina. des insrucfions corn
tal)les, les caisses syii(Iieales doivent cominuniquer ä la caisse canionale conhl)diteilie chaque eiitr(e 011 SOFtiC (l'Ufl 1neml)re (je kur caisse. A (ci effet. dies doivent faire PLII%e1)ir (je fayin suivie ou au molus ä Ja fiu de chaque 1 riinestre deiix exemplaires
(Id cliacjue nou\elle liebe a Iii Caisse eantonaie du eantoii daiis lequel le ineinlire est (l0111iCili.
Difkrentes caisses cantonales signalent que 'es liebes qui leiEr parviennent ne sont pas toll jolirs les honnes 011 (lli'ClIdS ne
sont pas corrcefeinent reniplies. D'autre part, le vWEE ii expri in (jile les ficlics sojent iransniises de fac,on suivie aux (aisses cantonales et non pas sciilcment ii. Ja 1ii) (IdChaque 1 ri inestre.
Il. ('aleul des conlributioiis (ines fit /oiid.s (les fil()((Io1i.S pour perle (Je giiiii.
1. Seioii l'article 12 (je l'ordonnance ic 46 du (11)Lrten1ent de Ieconoinie pUl)Iiq1ie, les caisses (je Colil j)cnsation 1)dtl\eflf oprcr liii nouveau ciassenient
Si les bases (Je caicul apl)lical)les joiir Je elassenient de 1'ex-1)jOi i at ion mit SUI)i (les niodifications iniportantes.
s l'exploitant a cI1a1ig(,
51 (ICS llleliil)1'ds ivasciilins de Ja familje de 1'cxp1oitant cliii travaillent dans J'ex jiloitation ont (Iliitic ceJle-ci011 Y sont
reveiius au conrs (Je lannce.
Le nouveau ciasseinent doit 'i re opc'r par Ja caisse cantonale. Ccci vaut galement poli r les cxploitalions agricoles accessoires (je inembres des caisses syndicales. Celles cj'entre ccs der-
ni'res koutefois au xqueles Je c1partement a confi le Soin de
traiter les affaires relatives att rginie des allocations pour i" de gain, groupe de l'agriculture (AM, art. 18 1er), sont autoristes t oprer cllcs-inC'mes le ciassement. II s'agit de la caisse de
compensation iiiterprofcssionnelle des organisalions patronales corporatives de la Suisse roiiiande pour Je paiement d'allocations milifaires po1r perte de salaire et de gaul et de la caisse de coinpeiisation de I'association suisse des liorticulteurs. Dans le jableaii ci-de.ssous, la colonne Caisses syndicales » COrnJ)rell(I iotis 'es nouveaux ciasselneLits des exploitations apparfenant t des meml)rcs (je ces caisses. v compris ecux faits par los (aisses canton ales.
(LX ciasseiiten ts (leXJ)loillliioflS agiico1es.
7 Foiioaah1e Caisses (ieues ea iooeoantooaales Syfldi(ahS irr frimeslre .........19596 1953957
20 trion'stre .........14404 14 34638
irr pinpotoe 1945 94000 33885115
Le gros kart entre ]es citiifres relatifs au i et au 20 irlinestre s'expJuue du fait qu'une importatite caisse cantonale a tcrniiiu au dhtit de 1945 los nouvelies taxations qu'elle avait conmcnces en 1944.
2. 1)'apris l'artiele 26 bis de 1'ordoii nance d'cx€cution (iii ([iii 1940, los contributions couranfes on a vCnir peiiveiit, tant dans 1'agricuJtiire quo dans l'industrie, Fartisanat et le Coinnierce. tre remises en touf out en partie si des conditiotis particuIires en rendent le paiemen± frop clifficilc.
Dernnndes (je remise conform ,uen/ ä l'arlicle 26 bis
(je lordonnance d'excutioii du 25 juin 1940.
Desiasdes da remise au total Caisses cantonales Caisses stodicales
8 bisse---------- Industrie, da In Industrie, 1 Industrie, Agriculture artisanat et Csnfdddratjon Agriculture artisanat et Agriculture artisanat et comrnerce cojemerce cosseierce lee trioauestre . . 1 343 387 10 1 340 358 3
20 trimestre . . 1 505 893 1504 856 1 lor semestre 1945 2848 1480 10 2844 1 414 4
(iej)uis Je 1 eI avril 1945. les i'rsoiiiie exerant aetivit( (k-
Lilie
J)cndan 1 e eonInlc profession PjPa1c do vcnt pa\er la eoii tri-
i)l!tion 1)ersollllclle ent i'rc j)o(l 1 iCh r activif i li(Iepcli(1al1C de, (araCi'rc acccssoire. Liei,xi'niencnt. de rioinireux md usfiicls.
nil isans et ()fll iiicraii Is qtli totieliaient l'ailocation poiir perie
de gui n eisfiere durant leur service aeiif. mit clierclu d's Ja Fi i
de eelu -ciä ol)teni r Ja r(d ne! ion dc leHr conrihtiion, du iuosncn (fUC sciile siihssle 1)011! Clix 1'uhligation de coii!iihucr.
l)cs indications fournies par de noniircuses caisses, ii r&u]fc quc plus de 9/10 de iottles les demandes cii rductioii mit
5lceep 1 des.
III. Sonz,,ia/ions ei a,riendes.
I)'apr's 1 'articic pre in ier (Je lordon na nec n° 21 les nieml)res ('uiic caisse qui lioi)selveilt pas les dc1ais pour adresser les
(oilil)tes .i ieur caisse Ott pottr s'aequittcr de icurs contr!I)utioiis, uti qui confrevietinent (Inne aufre mali i'rc au x (11s1)0S11 i0flS Tor-(Ire ott a edles (fili conceriicnt Je controle, re(()ivent ii ne somma-
10,1 cri1c de Ja caisse de coiiipciisation. Cette deriii'rc fixe u ii
(Mai convellal)lc pour pesistetlic au liiei)il)rc de, SC isiettre en r'glc.Si ii nlrcss laisse i nutilenien! s'couler Ic Mai, la caisse I m en fixe uii nouveati. t ouit cii ic iiiena,aiit d'uue ameii]e
(Vordre dt (IC le taxer doffiec. Si celle deuxime soniinafion reste
~galeinent sans effet. Ja caisse fixe doffice Je niontanf des eontrihulions diies.
IVoni (/etLvieifle .SOflhlfld/ions 1
bre (/e.s J)relniere ei
Caisses syndicales
1 1) Caisses
5 0 a cantanales Total Artisanat Industrie Commerce Aulres
caisses
oe))n)aion)
id trhsust le 49 274 42 677 (3 597 4 720 O9 1 568
2e toiosueit 70 88)) 60 934 9 946 8 241 403 1 301
21 xia))at3oi
id triniestru ii) 494 9 58)) 914 677 55182
2e Iriiuiestre 17 659 16 42(1 1 239 1 1110 3)) 99 -
1)PIissiuios (uakid 0101)! pa Iourou d'iiudieuitioois.
011 •consfafe que dans l'agriculture, les dem andes de remise uni environ deux fois 1)ltls nomhreuses ciue dans l'iridustrie, I'artisaiiat et le cornmerce. 11 faul en chercher la raison dans le fait que les industriels, artisaiis ei cornmcranis peuvent bn-Ficier non seulerneni de la remise, mais aussi de la rduction de leu rs contrjhuiions.
Au sujet des rsuifats dans i'agriculture. il est iiitressaiit de noter qu'au cours du 2 tri inestre, une caisse cantonale a re(t1 500 dcmaitdes de plus que ditrant le l e' tri inestre. La caisse ayant itiforiii6 les agriculteurs que seules les collfril)lltions courantes ei lt venir 1)ouvaictmt (tre remises, mais noii edles arrires. cette information i interj)retee par les infrcsss colinne iiiie inViation lt prcscnier des dernatides de remise.
Quelqucs caisses n'otii malheuretisenient pas indic1u comhien de ciemandes ont acceptes, en scrte qu'il West pas possible de donner des cliiffrcs exacis lt ce propos. On pecif (lire foute-
fois que les 9/10 eriviroll des demandes onf agres.
5. Selon l'article 2 de lordonnaiice n° 4 du ckpartement, les iiidustriels, artisaus ei colmmllicrcanfs qui iravaillent seuls ou ti'occupent rgu1iremeni pas plus de ti'ois personnes ]nernhres ou iioii de la familie ei ayant uiie capacit die travai 1 normale. pvent demander quc leni eollfrii)utioll personnelle soit idui1e si k reveii u net inoyeii de leur explojtahon ne dpasse pas 50() FrdlICs I)dF lfloiS.
I)ernandes de ‚duc/io,i. de !i coniribulion J)ersOflnelle conforininen( l'artic/e 2 de l'ordonnance n° 48 Au total Caisses castonales Caisses stndicales 1er triseuestre ........1241 11 44472
9e trinuestre ........ 8 023 7 749274
1' seuuaestre 1915 20439T 19 693746
Contrairement lt l'voltitiort gn5rale, une caisse cantonale a revu pendant le 2u trimestre plus de deinalides que durant le prelnier. Eile explique cc rsultat en disarit que preinierenient.
Avant c]'envover ]es sominatioils itstielles l (etix (le 1eiii Illellihies qut 1u1gligeiil leurs devuirs. certaines (iliSSCS kur acliesent de siniples avert issemens (Juni ii tiest pas 1 entt colTlpl C (1(1115 le tal)ledti ci-dessits. 6tan t doiin que leur iionihie 11('st pas i ndi-(Iii clans les ra )ports.
On constate Je 110111 hie des )ienucres soiiiiiiat ioils cii-(IUC
v)vces par les (aisses can lonales eh a pett pres dans le ln(111e
le 11(1111hic' de celles eflVoyeS j)al les (:aisses SVIi(! l(iI)poit ((UC
cales. Fn revanche. les caisses canluiiales ad ressenl en (ntral (lavaniage (Je secondes soiiiiiiai ioiis.
Ein fait iii tcressaii c'sl laccroisseiiient des soiiiiiia ioris an cotirs ciii 2e i riniestre. La peiiptioii (1(5 COI1IIibit!ioliS s€' heuII ( (IOI1C: t des clifficitl!6s des h1 liii (le la guerre celles-ci ne 1(1111 citte s'accrofre diirani Je °trijuestre.
Taxaljo,,s (/0//ice.
(II inkinquo e5 J11(Iie(ifl0i1S (lt P11151(u1s caiss(s.)
An tottul (Luiss('s ((1fli0li1l(5 (:u!('5 sVi1(li(a!(
1 i ci ui es! ie .. 1 740 1 70040
129 4()
2 Irimesire .. I28
Amen(/es (/Lur(/r(,.
(II i11IT1(11(' CM i ndieMions du j)ltlsit'ulI'M ctlisses.)
\uu total ( tIIMMCS ((lllt()llill(M ('uissls sviudjcubs
lr iriniestre .. 1347127
1 042 1 -)07 13-)
2 1 ri nies1 cc
[es ainendes Cord re out egaheiiieiul vu leti rtioinhre augnuen-1er. Naiiiuuoins, 011 conipie autani (le caisses (bez lesqllelles le iioinhre de ces aiuendes est ei) (Ii Will III 1011 que (Je ((1155(5011 CC iioinhre a crci. Ein regarc1 de leliectif de lenis nueuuhres. Its caisses sviidicales enregisi rent heaueotl}) 11101115 (Je iaxai buS d'offices et d'auuuendes d'orclre que les (aisses (all loliales. ('eci vaut en part icitlier pour les glolipes i nd list tic. (0111 nierce ei au-
tres caisses. Ces alusi que T caisses se raltacliant lt ces groupeS n'ont inflig iii atnendes, iii proc(d(1 lt des iaxations d'offie. Parrni les caisses cantonales au contraiic, une seule n'a pas cii besoin (je recotirir aux mesures Les caisses syndicales ont, il esi vrai, la\antage d'avoi r com me membres des en reprises iinportantes et bien organisdes qul rgIeu t leurs coniptes nii hodiquenieni avec la caisse de co]npensalion.
II . I?ecouvre,nen/ des conirib utions.
Aux fermes des articies 9 de I'ordonnance d'excution clii 4 janvier 194() et 26 de l'ordonnance d'exciition du 25 jun 19401. les caisses de compensation doivent recoirvrer par la voie de la poursuite les contrihutions qui n'onf pas tf verses apr's sorninafion, cii tarif qii'eiles ne petivdnt &tre coinpenses avec des allocafions auxquelles peut })rtendre le membre de la caisse. La potirsuife a heu par voie de saisie 011 de ralisaiion de gage, niCine contre un dhifeur suet lt la poursuite par voie (je faillite.
Procdures de J)otlrsuites l)
Requistions Deiiandes Demandes flamaades 11 de maa.Ievde de da coslinuation de da rtaisatioe des e poursui e
ioppositioa la paursuite biens saisis
('aisC('C (aHtOoalae
Irr trirnestre 2 760 98 1 25 :157
2e trirnestre 3 166 142 1 640534
(0s5e5 sjjnlieales lee trimestre 103 2 4020
2e trirnestre 98 i 14 4415
Total
Irr triniestro 2863 100 1 315 2e trirnestre 3 264 156 1 684
5 ) II auuoeseqnie les mal ications ne pIusieur eaisses.
L'augmentation. au cours du 2e friinestre, des rquisitious de poursiiite ct autres mesures de contrarnte peut s'expliquer noianuienf, cunune en cc qui concerjie les soinmafions, du fait quc la possil)ilit(1 de coinpenser les contributions dues avec les abcations ä recevoir n'est dans 1)ien des cas plus possihe depuis la fin de i'at de service actif.
Les procc1ures de poursuites sont bin d''tre aussi frquentes chez les caisses svnclieales que cliez les caisses cantonales. 59 I)arI1i les premieres nont Tailleurs lamais engag de poursuifes contre leurs incinbres.
Actes de dfaut de iiens dlivrs aiix caisses
l)urant le 1er trimestre .......195,
Diirant le 2 ttiniesfrc247
IJn setil acte de kfaut de biens concerne les caisses Syll(iicales. 11 est vrai que 5 d'entre dies nont pas fourni de, renseignenients ä cc sujef.
V. (mpfctbiiit.
1. (7onirole des releos ce comple, des questioniuiires ei des
caries (l'clDiS.
Le conirMe des relev Je cotnpie des inembres ayant trait atix coii±ributions et aux allocahons reprcsente certainement pOui nornbre de caisses I'occupation ja !)biIS imporfante. En effcf, 10 i 20 %‚ ou davanfage m'rne, de ces re1evs sont incorrectemeiit reniplis lien des nienibres n'ont d'aiIIeurs pas tine compiabi1it approprie. Potir reimdier ä cet inconvnieiit, plusicars caisses syndicales ont tal)Ii ä i'intention de leurs niembres des livres OLE dies listes die salaires. D'autre part, les empboyeurs ont souvent de la peine ä se refronver dans le dda1e des inhultiples prescriptioiis en vigueur. Le salaire de base en parficulier n'est pas (i(fermin( comme il se doit ; 011 bien le caicul du salairc inoyen sebon i'artide 8 des ijistruetions obligatoires West pas juste, OLE IC salaire en nature des empboys de maison est pris en consid1ration 1)our le caicul des confributions. oui encore fein-
ployeur tient conipie (lii salaire de Soll personiiel doineStR(ilc
(]aus le caicul de la contrihuion variable de 5 0/00.
Pütt r viter ccs erreurs, les 1)1)OS5 aux agences cotit iii u iiaks de certaines caisses catitonales rctiiplisscnt eux-mC'mes les foriiiules de reievs de COill1)C (Iii i iioflt 1)1115 (11['ii etre sigiuics iutr les iifrcsss. 1 es ittein hres d'tiiic peflic caisse cantona1c inc'iite se presciiietit iiersoniielienien t dii si'ge du la caisse pour faire rcni pl ir leu rs [oiuiu les.
Les caisses Fon ]es liH'iiies (UIt5 ai i1 Ons. lOFS (1(1 controle des que.s/io/!Iuiire.s. Lä tgaIeinent. de nombreuses correcl ions sont n& cessaires. On est cependant en (1 roit cl'attcndre de in part de
cilaquc miii tairc qit 'ii rI)on(ie dc Faoit exactc aux qitest ions J)OSteS Sti r Ja ioiiii uic. Lorsquc cesont les einpioveu rs ('ii X-ieitics (Ilj les reinpiisscitt, ic risqiic derrcuis est nioins grand.
011 se plaint cncore beaucoup dc Ja nut ii irc i iisii ffisaiite don soni tta1)]ies les (.tI1Q (/nt)i.5. Anist, durant Je I trimestre. dcii x CIII plOV€S d'iiite caisse 5Yil(iicale i iti portait Ic oni ttt csseiiticllc-
inent orrupts a contrcler les cartes davis. Parfois. (-'ust Ic 11(1111- bre des ion 15 soJdts (l i hie (orrcsj)ond pas ä ja raIit. ciatitres fois les 1 ndicatioas sur les di ffrcn ts (oh potts ne mmt j)ilS les 111(111(5. 0)11 il iiiaiiqiie In sigiiatiirc du colnptal)Ic niilitaire
ou it
nuniro de coiitric du in ilitairc. Ii arri vc aussi quc lcs fourriers adicsscnt i In caisse les cartes d'avis concerna iii les persuit
ites
(Je cond i tion iiid(penda ii Ic. au 1 icti de les transinettre i ces (1(1- hiicT'res. II cii resti Ife natn relleuten t un mciard cia tis Ic r'gIcii)en t (iCS comitptcs untre Ja caisse ei Ic iiicnihre 1 nt€ress(.
2. FiiItier (ldco u/IocaIttire.s.
La 1)1111)art dies caisses cantonaics. 1e in ( nie quc de nontbrcuses caisses symoiicalcs ticiinent un fichicr des personnes qul loticlient des allocations. Cc ficilier esi giuraIcincnt COnipOSC d'ttii double des heftes PS et PG. Qiteiques caisses Cc1)en(iahit otal)Iissent des cartes 5!)(cialcs i'i cci effel. Partols. les c1uestionnaires seuls soiit classs dain lordre aiphalxiutiqiie. Iii Fi n. certaines caisses nont till tel 1 ieliici (tLe pütir certaines catcgories d'ailoea-
aires (person nes de cond ition i hidlJ)ch1cia ii c, persoiiies reccvant
'es allocations (lirectenient de la caisse).
3. AI1oci Iins su])J)ldtnenfaires.
I)euia1i(!C'. (lallo(uifiolt .' .silj)j)lefllefl faire.s
Caisses oyndicaleo
c`.... Cuisses -
12 Au total da Ja cantonales Autres Castdddration Total Artisanat Industrie Comnierce caisses
Im ti•isisso,tse 24 994 712 13 550 10 432 2 982 6 044 1 393 13 ) 472 65)) 10 103 6 719 2 79)) 3 192 643 942
2 1 rissie4re17
Potir le '-IL I riniesfre. Je 1101111) Pc des (Jemandes est de 30 en viron 1 nfiicttr i ccl ti i des deinandcs du 1er fri iiicstte. Cetic d mi nufion esi plus uecenttll!e cliez les caisses svndicales (jtL chez les caisses canionales. Au vii des indicatioiis Fournies on !)ellt (lire que 9110 cii iiioven ne de foiifes les demandcs soiit aCcc!)ics eni ircmciii on j)ari icileinent.
Pl tisicuis caisses se plaiglient de cc (iuc les aiitoiits coniiii u-
nales attesient les (lklarations du niilitaire saus s' 'tre (1011i1 la
pci ne den cxaiuitier ic 1)ien-foil(l. ii ii'cst cepetidant giirc 1)05 sil)lc de ehanger qu oi (IUC soit h ltat de Clioses acitiel. attendu
e l'activi t des a iitorit('s comniunales cii la niatire n'cst pas
sul)ordoli nec Lt la siir ei Ilanec de la ('onfdration et qite celle-ei n'a (l(HiC pLl5 le 1)011 voir d'iiitcrvenir d reel cment dans cclfe citicsfioii.
T)'aprs ]es dispositions cii vigueur. Je iiiililairc ne doi t prCscufer ii ne nou elle (leniiinde que si iiii cliangcinen t stirvieiif Ians les hiuents enfrant en ligne de coniple pour le caicul die lallocalion suppl&iientaire. En otifte, la alidif(i de la clemande ii'cst mis liiiiite. (1'est jourqiioi, cerlaities caisses exigent de leur propre chef cmue les (lenlandcs soicnt renou eles priodi-
(1tleiiieflt.
Plis ‚ielsass 011i ssso Wollt pass lose sau i sie iosi seigaieiuIeaI 154.
I gpOS 6eourt eselie Ic lee cl le 2e trioaacsstre provient du mit qni'unle (ouisssse
ui donoe sscs eh i (liess quse p055 r le seeoosd 1rinesesstre.
Vl. ConIr(1es flUJ)?s des nieinbres Imiernent de Co,llribuflOns
et res/itutton (l'alloC1 ijons indues.
1. $e]on l'article 28 des insructions obligaioires, les caisses ont J'obligahon de procder au moins tous les frois ans lt un contr6le auprs de cilacun de Icurs nicmbres, lt 1'exclusion de cclix n'occitpan quc du 1)ersonhlel de maison. En r'g1e gnra1e, le confr(1e doit se faire sur place. 8eiii ccliii des cxploitations agricoles ei des 1)eties exploitafu)ns artisanales et comnierciales petit, avec Fassentiment de I'admiiiistration des fonds centraux de cornpcnsation. se faire d'unc autrc mani?re.
(o,I/reies d U])!s (les ‚nen bres de toutes les caisses.
13 D'inne auitre . '!'otal Sau plaee
mansere rlea controles
1e, tiirnestre 13 613 16 541
30 154 2e triiflestr........ 14 805 21 188 35 93
lee s&mestie 1945 ... 20418 37 729 66 147
ConIr1es auj)re.s des ineinbres dapr's les groupes de ciisSes.
ajsses bisses syndicales
14 Caisses - - de la Contdatien cantonales Total Antisanat Industrie Ceminerce caisses See place 1er trienestre 25 10759 2 829 1955 377 492 2e trinuestr.....18 12 604 2183 1258 203 370 D'u ne ((0ire cnn0 re : irr trianesir..... - 16 530 11 11 -
2 e trienestre ... 21151 37 26 11 - - lee seuieestre 1945 .. 43 61 044 5 060 1 3 250 591 862
L'augnientation. au cours (lii 2e frimesire. du nonibre des coiitr&les se manifeste CII regarci des caisses canionales. tandis qite les caisses syndicales accusent une rgressIon de ce noinbre. Au cours du Jer semestre 1945, les premRres ont confr61 enviroll 117 de leurs meinbres et les secondes 1/10 des leurs. En revanche. les caisses syndicales sont en avance si Fon se hase sur 1'ensernble des rsuIfats pur la ptriode allaiit de 1940 au milieu de 1945.
Les confr6ies d'nne autre maiiire » se fünf siirfouf auprs de niernbres des caisses canforiales.
2. En rapport avec les contrMes, ii y a gaIemetit heu de inen twnner les ordres de pajeineuf des contributions arrires et des ahlocafions reues indünlent (ordonnance ii 41. art. 1, 2, 7 et )' Car cclix concernant les coiitrihutioiis avant fout, se fondenf g&n(raIe1nent sur les rtisultats des contröles faifs aiiprs des inembres.
retiiuIion 1)
()rdres de pnieinen/ et (/4?
15 Caisses eanlonales1 Caisses syndieales
())dres de pri ic m 'iit
trimestre........... 2393347
1 .......... 3 052264
2e triiiiestre Oidres dl' reslitution irr liinistie........... 452429
trhneslre ......... 58982
2e
Oii constate parahlelemeii 1. au noinbre cro]ssalit des coiitröles 2e triinestre, aupr's des nlclnl)res des caisses cantonales durant le
du nomhre des ordres de pajeinent et de resti-
Lilie augnientafion
fution tandis iue les caisses syndicales prseiiteiit une image inverse. Le rapport entre le inoinhre de ces ordres et ccliii des
meinhrcs est sensibienient le in&me pour les deux genres de cais-
1e1 seinesses. liest intressant de reiever toutefois (Iu'au cours (In
Ire une seule cjjsse cantonale n'eut pas äL ordonner de paiement. alors quc, (lans ja niiue 1)riode, 22-caisses syndicales n'eurent c\
) Plusieurs (Liss(,' ilolit 1Oiiiiij rl'ifl(ijratiolls.
2)
dnvover ni ordres (Je paieinenL iii de resfitiitioii. Ii est vrai qiie phtsieurs caisses fonf lisage de la pOsSi1)iJit (JUC leiir confre Ja disposil ion de I'articIe 8, alina. de l'ordonnaiice n° 41 en faisaat reconnaiire par le cltbifeur Je dcoinpie d'arrir. Les deoluJ)tes di'arri(ir(s IIC smit PdS pris dli considration claus Id a1)1eau J)I(ccdenL
e1on J'ar ide ‚de l'ordon nauce prci ke, Je inonlaiiL i nci(i inen Perti peiit, siir dcivaiide. C'ire remis ii in peisolale qui alt de 1)011 UC foi. loiSquc la resti ution in i i m poseraii wie charge frop loii ide au regard de ses condi ioiis dexistence. I)'aprs i'article () dc cefte inme ordoniiaiice. Ja (leite est reni ise au dibifeur dc hoiiiie foi p0111 Ja priodc anrieure aux ciotize inois prct(la1l dc] iii au cors diiqiiel est interveiiu Fordre dc paiemcnt. Potir les
dotize iiioisprccidant Vord re die 1)UlCfl1dfl en rcvaiiclie, Ja rdInis
llcsl possihle qite si le debi leur taii dc honiie foi cl quc Ic paicinent des coiifrihffl bus des liii iillposerai wie dllarg'c trop 1(111 ide.
J)eimuu/e.s )dJ1ii.sds (le remi.se (le (teiles.
(11 inan(1nc ]cs indicaliolls de d iffrentes caisses.)
Caisses caiiionales Caisses svndicalcs triniestre822
2 trimestre 112828
On 1)ellt ici £galenlcnt faire la incine (ollslatailoI1 qui't prop5 des den „ tableaux J)rcCdde11ts. \ savoir ii ne a1uu11entatiou ciuiant Ic 2L trinicstie eliez lcs aisscs canlonalcs et une (h
nunulion chez
]cs ca isses svadiealcs.
1 II. Plaiizle.s J)eflales.
(( i1(f ( isscs 101111 pils ilouinc (1111(1 iCat1011S.)
(aisscs (auilonales Caisscs synd icales 1' t rirn es Ire 024
2 friinesire 310
Le nomhre des pIinteS p6iiaies est faible. II est a pidsti meT
que iiombre dm im iractiotis miolil pas (1011lw heil Lt phui lltd' pc'1
Ccci s'exphiquerait du fad qtie ]es a mmiencles j)rononceS J)at ]es iribunaim \ pcimatLx ne soaL claus lien des cas. pas plus leves tim ]es aniendes d'ordrc qiie peu\ent imifligei les caisses. l)urani le lee scmes ie 1945. 12 cLlisses canlonales ei 60 caisses syndia1es iiuiit pas cmi i'egistre de plai mites pimmales 22/ 3 (le lemiseimihic des
plalol es diposies c()ncelllent 4 eaisses cammionales iii! porlailtes.
111ne d'eni re dies est Con veiiue a\ cc in ii toi'ite jlm (1 di iii cc comim teimic JUC le prevenht sod taut dabord cit6 a dommm pa raitre devant
PauNAS de pol le ei iiivi Ii a se inett cc cii ra pj)Ort Lt\ cc in Ciii 551'
cmi Vtle, dc 1.c111plir emmems eile sc's ohiiatiomis. i im ress6 mmc (bulle pas stimic ä (etle pNfl05u1i00, l a plaimmte smiit somm (Dills. Mais, la P111 Pd ii dii telllps. 11' j)rveIItL aceepte celle possi hI te qu i 1 iii est ol fede dc sc' uleitre du r'gie a vec sa Caisse.
'III. A//oeiio,,s nu.v irnanilleuis ti(-oIes ei nov paysalis (11? 1i iiictim in,m (?.
1 )mi ca ni les den -a pmemu cm's 1 mi muestres dc Fan moc 1945. de nommmhmemmses (lemlman(les d'al loea 1 iomms au \ 1 mdviii ileurs agricoles ei au \
saus die la mnontagne oft emicome 6te pi'eseiit6es .Xins. il a 1 ll ii iongtenips ja qnh ce querAte lust] mml 011 5(111 hiemm CDIII] ne. Üne case signale nola In mncnt qute ies demnammdes mit afl'l lorsque les intiess(s mit su (juli ne sagissait pas damm
minis de prcslituomis anxquehles ils avauemit clroit.
uecisions des cornmssions
1P 11
iecieraies cie surveiiiance
en matire d'allocations pour perte de salaire et de gain.
A. Dcisions de la commission fM&ale de surveil/ance en matire d'allocations pour perte de salaire (GSS).
1. Allocations pour perte de salaire et impöts cantonniix et !draux.
N 617 : 1Tcisions des autorits fiscales.
2, Salaire de base.
N 618 : RgI('Ifl('1Ita1iOfl sp6ciale ponr les instituteurs des co1es No 619 : J d'hiver.
\o 620 : Rg1einentation sp6ciale JJO1IF ]es ernploy6s OCCUps (lans
des ent iepriSeS de transport de personnes.
3. Droit ä 1'allocation.
N' 621: Qua1it de travaifleur.
4. Allocations pour perte de salaire.
(f. u 618 : Allocation sit ppl ('inentai re.
. Restitution des allocations recues indüment. Paiement des contrihutions arrires.
N 622 :1 Restitution des al locations renes indüment remise N0 623 : i honne foi.
N 624 : Paienietit des contrihittions arri(res : remise.
No 623 honne foi.
Paiemenf des coritrihittions arrires remise :
N, 626
6. Procdure.
N 627 : Conip1ence des colnmissious (1'arbitrage.
CL n° 617
Mesures probatoires.
Cf. n° 618 r
Remarques pr1iminaires.
La (SS a jug (laus In •(1cision 61' qiie le,s dcisious des antons fiscaie,s des cnuio,is ei de In Con/cdcraiiori ne heut pas ies organes des rlgi nics des alloeatiuiis pour perle de salaire et (le gaul. ( 'e (liii uiiutive cette decision est le fall cjne ]es au lorilis fiscales caicuinient ('Oliline (I()0tl rs des uiiontaiits 61eves land is 9 ne ]es organes des rgiues des allocal ums pour perle (le salaire ne c()1isidraielit pas pareilles 5()iflhlleS comme (Ichours. La dCisiOn ne se tronve pas aiiisi cii cotitraii1 dion avec in cireulalion ii 69 du 30 novenihre 1944 q iii heut comptc dc ha diffrence ('xistant euilu'e salaire cl prise de 1)n1ice. Daiis in 1111l1(' (1 CCiSiOil. la ('SS pose le p ii ii Ci pe de droii di ne cii ieti du. C'est ainSi qiie lor'squ unc commissioll darbitrage constate qu'un &iit n'a pas
prouv. eile doit exiger du rccotlrant ([liii apporle echte preuve (cf. ii cc s(ijet ]1° 235 Revue 1942, p. 541). Si eile ne le faif. pas cl qtic le rccours est rejet faule (le preu ve, le recou in nt invoq tiant le fall qiion liii a refus Je (Imil d't re enfenclu. peilt (]einander 1' i un ulahion de In (iecisioil (ef. ki, cc sujet ('P( (1 u caiiton (ic Berne. art. 359, chiffre 3, motif de nuliit€).
Avant Fentrc ca viguen i' de Fordon nance tü 10 de, luft ic(, f'd(rai du 10 mai 1945 concernant ii' droit i 1'allocafion des i nstifuteurs qui ne sont pavs que pour la periode scolaire. In CSS slait eli's OCCUJ)&' de requ&tcs de Ja part de ces derniers (lelnandant 9 ne Fon henne iii ietlX coinpie de Icur (1 mit ii lallocation. La soi ulioii prC'oii is&' i cc niouient-h\ par la CSS forme aujun rdhui Je fond de l'ordon nance n11 10 (11' lot fice f&1 ra 1. Seide la prise en compt e (1 liii VCfl III cl gai 11 accessoirc tir d'u ne aclivifii i ndipciidanle prsen tait encore certaines (djscurihis. Lenire ca vigueur de J'artielc 8 bis des in'frucfiuns obligahoires ilaiis la teneur de lordonnance 110 55 du 24 mars 1945 a pci'- nils d'instituer ]es priuicipes pemniettaiit de cnlcuicr Ics revenus accessoires i moven auf (1' lilIe' ach v il in ci peiid an fe. 1 'orc1onnau cc .fl° 10 (ic i 'office fd6ral du 10 mai 1945 a etahl i pou r ]es i nstil iitciirs rniunrs pendant in priodc scol aiu'e sculement. In rglenientat ion s tiivante (dci.s uns ii°0 619 et 620) : ]orquu ii inait re eicoic n'est I'&iuflr 9 ne (1 timarit in priode oii il don ne les cours cl quil a fall du senoice miiimine i'i cc mo,,ie,ii-1, le salaire de base de 1'allocalion pour perle de salaire est tfahii de in manirc suivanle : Je salaire gagn pendant in priode des coeirs est divis par ]es mOis decole. Les inshituteuu's appartcnant a echte cahgorie Jai.sani du seruice pendant ]es vacances cl couisidrs comme 1 ravalileu rs de cond ition priuicipale ei nt droit i laIlocalion pour perle du salaire. Le calcuil de celle (lerniere se fall siii' hat hase Tun salaire, Journal icr mo cii de 8 frau es. respeetivement de 77 francs (I() art. 8, 5e al.), elans in mesure oi la preuve Tune perle
dc salaire plus iievc n'est pas apporhe. Si ces instituteurs tmavailleuit cii revanche principaieineiil pendant ]es vacances couuinie persouuies de
condition itidpcndanfe. ils 0111 droit ä I'allocation pour pertc de -all).
][)aus la ckcision n° 618, la CSS a jug6 iiiadrnissibie qiie Ic prsident dune coniintitie conIp(tcufe pOur apprcier iles cieinancles d'ailocations suppl(nici1taircs, tranche d'une reqife adressc par soll fils. 11 dol l se rcuscr dans pareil cas cl abandontier Ses loncfions Ti sin aufre mcmbre de I'autorif cotainunale. Le princtpc de la sauvegarde du droit dl'(re eotendu (cf. ä cc sujet deision nII 61 Z) est appl iqu ici t tilie autre sil nation. (Enqutes faifcs par la coiliinission d'arbitrage.)
( 'otiinie le privovait dtJii lordotinanec ii de l'oflicc fdia1 (itt 16 mai 1944, l'ordotintu cc n° 12 de l'ofiicc fdra1 (Itt 14 scjitcinbrc 1943 conccinant ic salairc (ic base dans ccrtai n's professions d1crtn intes. pose gaicnicnt le principe qnc les poiirhoircs des cmplovts occiips dans des entrcprises de Iransport de persolities sont vaitis a 10 % des recelle.s des cour.ses. Detucurc rservc la possihiIif de protiver on de retidte tlti tiioiiis polis! hIe (jtie 1(5 p011 rhoi res sont sctisibletnctit suprieurs 011 infrieurs i 10 % (les recelles des courses. Potir qile Celle pteii vc soif ap porfe ott rend ne J) lausible ott ne petit pas sinipleinent se basei siir wie affitinalioii des chauffeuts de, taxi on se rifrcr A la pratiquc de la caisse nal lottale suisse dassuratices cii cas daccidents.
Les travailleurs affects t l'agricui ture t lifre extraordinaire ont setticmenf clroj( ä iine ollocaljon de trans/erl iorsqu'avaiif ieitr effectafion ils Malenf assujeffis au rgiine des allocations pour perle du salaire on de gain (ord. du DEP du ) ()C1Obrc 1943, art. 31, 10r al.). Pour qu'une personne soll assujeilic au rgi tue des allocations pour
perle de sahuirc. eile (1011 se trouver Vl5--ViS de soll emplovetir dans
im rapport dengagenictit selon le rigitne des alIocatmns pour perle de salairc (ACFS an. pieiiiier. 1 al.). Cutte conclition fait cii revanche (ifaili iorsqu'une persoine ii 1(1 refraife dcpuis plttsictirs all:tld'cs r( iravaii1 occasioniicllcnieni lllli(Jllemellt dans ic hut de parfaire soll revett ii. Lile ll'(t (iütlC aucnn (Iroit im u ne ailoeation de iransfert mEine si eile a tE affcctEe it litre cxl raorchnairc dans l'agriculture.
La (55 s'est (}CCtiJ) dans les dEcisions nos 622 ci 623 de la bonne foi, cand timm reqilise pour qu'un milifaire puisse ohtcnir in reinise de in resfj(u/jon de.s allocaijo;i.s totiches indcitnent. La dEcision n° 623 offrc eiicorc nil intir&t panticiihcr clii fail (Iu'clle rEpoiid affirmafivemenf it la q uesiion de savoir si im niilifairc ne doit pas ignorer (inc i'allocation pour perle de salntrc scra niolifiEe, sitivant qii'ii reoive 011 noti une contnibution ci'etitreiieii pour tin cnfant adoptif.
C'csf uii prm ci pe in rid iqu e recon im d 'nti c nt an i Ere gEnralc q uc ]es ddci.sions des aufonitEs cl des juridlielions adiuinisfrafivcu ainsi qtle les jugemenfs ci vils et 1)l1altX doivent EIre riiotis. Cc prinCipe avaut tont a pou r hut die permettre au recottrani de savoir pour quciles tal-
sons les antoritEs ou le iribuival ont retidu leur dECisiOn. 11 a ilaulant plus d'importance pour les dtcisions des commissions (i'arbitragc qu'mui
Organe adnutmisiraiif (111i n'a pas parficipE im la proeEdure. l'office WE-
ral du !Indust rie des orts et mticrs et (in iravail peut reculirir et doit pil- cunsquenL savuir sur (jucis mut ifs la coinnlissio11 darbitragc s'esl hase pour rendre so deisioii.
])ans les ileiix n',' 623 eI 626. Ja Chill sest 0Ccllpie de la tjne tioli de la bowle /Oi, C0l)ditiofl requisc 1)0111 ()btenir la reiiiise des conlribu/ious arricires. La C8S a de iioiiveaii jug dans la dcision n° 625 (j III' IeiiipIoveiir est obEgt cl& ahli1' le (I(co]llptc aiissi hieii J)OIIF les
c0!ltrihutionS dil('S 1)111 ICS eilif) loveil rs qlie Pol! r edles (I nes 1)11V les
travaillcurs (cf. a cc sujet Ja (11disiu ii 536. Revue 1945, J). II 8). Lcuiploycur ein donc (galeillent respotisahic di 1)aicme1)t des contrihut iuiui iorsqiiii a chargt p111 cuii1rat ic 1 ravailleur de ccte responsahiliti. La CSS a toWhil WA (UI vene 111 ([nest 011 (IC savoir s'ii est od iii i sib1e qlluil cml) loveur melle poi enill rat i la chargc (in lravail-Icur Je soi ii (l(tahlir Je (Ico11i P te. Oii ne pourrait sen leniciit admiieffrc
la hoiiiie foi quc si [cnipluyen i' s(.tait in foriw dii dicuiiipfe soit
aupds du fravailicit r .suit anpr's dc 11! ('0155e.‚i 1 ne la 1)05 fait, la (1)1!vetilinil (lOrdre interne p11556e avce 11' tiavail leHr iic permuet pas (Je C(l!lclil re (Iti'il a fait lisage (Ic Iaiteiitioii requise pol les cirdilllStilllC{'5 (((8 art 3, 2 al.).
I)ans Ja (leciioll iv, 626, Ja ( $ a jug Je cas clumi propnitairc ([lii na vers6 siir Ic salaire allmi a Ja persuillic chargcc de €Iiaiil 1cr soll inttlienl)Ie, aliculle coiitribui tion poun perle de salairc.8elan! rciidii C0lIpllllle (le nigligcllce grave i ltgiird de SOli Obiigati(ili du percevnir ICS cuiitiihtttioiis (III trivailleiir. il (IOi1 egaleineiit sicqiiitter. cmi appli-
(Jual1f par analogie lordniiiiaiic' u 41 article prclnier. 2 111 iiea. des
cniitrihiifious 1irri(rces (III travai llcur.
( otiiine eile lavait fa it ilans Ja d&isiomi ii 444 (Revue 1914. p. 558) la (S8 a j mlg de unlivean dan( la dcisioii 110 627 cjiie le prfsidemit de Id (011! IflisSi011 darhi rage ugc (lehm! ilivciiieiit (ICS recoitrs (an Ire les ame,ides (Fordre pro!lniiees 1)111 les organes eoinpteiits (]es caisses de
CU III cii((UI 1(111
N0 617.
Les (hcjsions des iutorits fiscales des cantons cl de la Confdration ne lient pas les organes des rgimes des aliocations pour perle de salaire ei de gaul.
Lorsqu'une commission d'arbitrage constate qu'un fait n'a pas tt prouvt, eile doit exiger du reeourant qu'ii apporte celle preuve.
(N0 1203, en la causc Cofinco S. A., (ii 17 octohre 1945.)
N° 618. Lorsqu'un maitre d'co1e West r~mun~r6 que durant la p&iode
oü il donne ses cours ei qu'il a fail du Service militaire ä ce moment-Ut. Je salaire de base pour le caicul de l'allocaiion pour perle de sa-
laire est Mahli de la manire suivanle: le salaire gagn pendant la priode des cours est divist par 'es mois d'cole. Les instituleurs
appartenant t celle caigorie faisant du service pendant les vacan-
ces ei considrs comme travailletirs de condition principale, ont droit i l'allocntion pour perle de salaire. Le caicul de celle dernire se
fait sur la base d'un salaire journalier moyen de 8 francs, respecti-
vement de ? franes (10 art. 8, 3e al.) dans la mesure oü Ja preuve d'une perle de salaire plus levc n'est pas apporle (ord. n 10 de l'office fdral du 10 mai 1945, art. 2 ei 3, jer al.). Si, dans la dlerminaflon du rendement d'une exploilalion agricole on prend cl consid*raiion im achat de foin, on ne peut pas encore lenir comple d'une autre faon d'une mauvaise rtcolle. Lorsque le pre d'un mililaire ayant demand line allocalion supphnienlaire, est prtsidenl de la commune cliarge d'apprcier celle requle, celle dernkre doit lre lranclie par un autre mcmbre de l'auloril communaic.
Une commission d'arbilrage ordonnant l'ouverlurc d'une en-
qule pour tclaircir ccrlains fails dojl en communiquer Je rsultat au recouranl ei liii donner l'occasion de s'cxprimer i ce sujet.
Exirait des molifs 1. La jurisprudence de la CSS prvoit que pour Je caicul de lallocatiori pour perte de salaire d'iin instituteur enseignant A la inorifagne pcii(Ianf 6 ä Z mois d'hiver caicul oi il faiit fenir coiiipte cii principe chaqiie mmdc de dcux priodes disinetes de revenn Ja dtermination du salaire de hase se fait diffrejnincnt selon que ce maitre fasse du service au cours (Je fanne scolaire 011 pendant ]es vacarices. Dans le premier cas, l'adlocafion pour perte de salaire est ealcul6e sur Ja base u salaire du inaifrc (salaire djvis par Je riombre de inois d'enseigncincint) et du salaire fir d'une ventuelIe activit accessoire tandis (Iuc (laus le second 011 tient coinpte du rcvenu que Ic inaitre aurait eu en s'il n'avait pas 6t6 appeM sous les drapearix. ) Ti n'est pas difficile (Je disceriier cii l'espce dcux prio(lcs de revenu bien distincfcs. C'est (IOIIC i. torf que Ja commissioll d'aibitiage, appJiquant 1'artide 8, 2e aIina 10, a tcnu compte du salaire inoyen des douze rnois prcdanf l'entre en service. Si l'allocation du militaire 6iait calculc *) Cf. ii ce sujet ordonnance n° 10 de Forfice fdra1, du 10 mai 1945, art. 2 et 3.
Je celle faon, on abouti ait t ce rstiltat qile le tu ilifaire ne reccvrait pas assez pour le service accompli en Iii ver ei trop potir ccliii fait ca 16.
2. (onfrairciuent ii lopinioii du recoitratit ott a tenit cottipte des titativaises ricoltcs cii opiraiit h (kduct ott reiid ne tt(cessaire par lachat du [ottr rage.
5. Le in ilitaite et Soli )e taiit icSpcct ivetticitt prpost. a la caisse (t prsideiit de Conunutic, c'est ott secr1ai re cotnniutiai oll ä un autrc
iiiemhre dc Ja nluniCipalit( q iii iticottihe dc (Immer mii avis sur in (lemande pr('setitte. La ccliii rmatioit dc ses propres diclaratiotts est sans valeur ei ittddtttissihle.
4. C'est ä bott dr()it q tte Je recouratil s'insurge confre le fujI quc la cOmtniSSiOlt d'arbitrage scsI liase (ans sa (Iceision gur des dclarat iorts contenties dans litt rapport dc police qu'il itt' coitnaissait manifesiement pas. En agissant dc la sorte, la commissiolt darhitrage a affaibli la situation urtdiqtic (itt inililaire eti I ni reitusant le (irolt (ltre entcndii. Lorsqtte lait1oriti ordonite ttne CIIq tiC'1e. eile dm1 donner au recouratil la possihi1it (le se iKterniincr it cc stijet. Si c'est ttecessaire. le iii iiitai ic peilt &lrc iii vi t t (Imm er .soit osscmfimeitt petsonitel.
(N" 1225, &'it la cause H. Flcitiett, (itt 17 ottobre 1945.)
NO 619.
Lorsque des instifufeurs ne recevant kur fraitenient que pour in
(lune de 1'anne scolaire Tont du service inilifaire pendant les va-
cances cl sonf consi(krs comme salaris de profession principale, ils ont droif i 1'allocation potir perle Je salaire caicuke sur la base Tun salaire journalier moyen (le 8 fianes. respectivemenf Je 7 fiancs (10 art. 8,3 al.), s'ils ne peuvent prouver une perfe de salaire plus leve (ord. n° 10 de i'offiee kdrai, du 10 mai 1945, art. 5, 11'r il.).
L'iithlress recourt a la CSS c(ititre litt jitgemetit dc la C0mnhissiofl tl'arhitrage. Celle dernirc. d'accord avec la caisse% avail fix6 iail(ica-1 ion jourtialire pour perle dc salaire i 5 Franc, a l'ordon tance n° 10 dc l'officc f6d1ral d ti 10 mai 1945 cl dc la eircitlaire ti° Si du 14 mai 1945. Le recouratil ptiteitd q tte depItis 6 ans. il ne liii
pas tit possille, par suite (le seit appel sons los drapeaux. (je SC
0
iivrer ä itt [in (je la priode seolaire t\ line oeeupatioii accessoire rglIlire ei rtnhinre, pitisque lotte tentative (je se 1 ronver U:ttC sititatioti se rivlaif de prirne UIM)t'd itititic. A son aVis, l'ordonnance it°10 dc 1 'offi cc lildraI (I0j 1 (ion c t rt' cot s ide ree cii l'esp?ce coturne iii tt so ire. Le rccourarit prtend encore (juii se sentait obitg. (iattS SeS moments (je liberfi, (1'aider ses frres (10115 leur expiwtation alpestre. 11 va dc sol
quil ne pouvait letir deinander liii bieri gros salaire. Le militaire ne petit pas coiiiprend re q nil doi ve Se coiitenter dc 5 franes pur jour.
Ui CS rejefi Je recours pur les motils SITI vants
l)uns s:i (lleisiOn. Ja coniinission <larlutrage a claireinenf nidique ULL recourant qn ii UC 1)01!vait pas au vu des d sposifioius lgaJes eil Vigucui r. recevaur wie allocafioii plUS tlev&. Le niilitaire prtlend seulement devant la ( S quc ]'allocatiouu de 5 fraties pur julir ef iuui Ifl-
saufe. II perd de vIle q Iii cette al ocat Ion ('St calculie sur lii hase diiii salaire niensuel de 240 franes. L'iuhress ne pritend pas dans son recours i Ja ( 'SS qul 1 aurait p11 recevoi1' eil moyeflne pendant les vacances di CC salaire tcl (10'il a tt fix pa r la legisl afion
pol!r les just itutetirs etuseignant CII hiver pcndaiit 6 A 77 inois. Cest poiirquoi, il ne sauLrait tre q uestion d'tme aiignic'ntation (Jc lallocat ion. Cette auigluientaflou) ne pourrait 'tre strieusemenl envisage quc si 1 s'agissait (liii salaire iii(„iisttei inoyen plus tlev«
(N 1252, cii la cau se K. B nehl 1. du 16 ocfohre E945.)
N° 620.
La disposition selon laquelle les pourboires des employs ocdupes dans des enfreprises de transport de peisonhies sont va1us ii 10 % des receftes des eourses constitue une J)1sompfion jiiri(lique pouvant fre renverse i la (ondition de prouvei 011 de rendie du rnoins
plausible qne les pourboires sont sensiblement Suprieurs
Ott inf&
rieurs t 10 % des receffes des courses (ord. 110 12 de l'office ft(kial,
arL ).
La cOiniiiissiofl darhitrage a cart€ Je recours q ne liiittressuie avaif !orint ()fltre iniv cltcisioii (Je In ('aisse, civaIiiaiit
les pourboires des chauffeurs de taxi t 10 % des recetlus des coiirscs. La commission (larhitrage a esti nuii qtle la recoura ii te uavait pas ap porfd la preii e
(Ille Je taux (Je 10 % JiC correspondaif pas ä Ja r&i1itt. La convdntiori pass&o avec In ( aisse nationale siiisse dassui raiice cii cas d'accident,
lui repose 5(1115 (laute su r de 1 onfes auf res co nsid6rations. ne don ne aticune solufion pouir I'appl ication (III rgime des allocafious potir perle de salaire. Si les autorits conip6tentes ont fix (Julis dau-
fres villus des taux mol LIS 1evs. les circonsfances u'6taient fouifefois pas les nimes (Ellen l'espCe. I;iuieressCe ii'a pas appor16 la preiive dajis son recours qule les pourboires se caiculent de Ja niine faoii ä Ble et Berne qui Zurich. Puisque In caisse a fix tiniforniment i 10 % des recettes des coui rses le iaux des pourboires des chauffeurs de taxi, on enfrei iid rait Je p rineipe de l'galif (levaint la loi si les chauffeuis (Je taxi n'faieiit pas rn1t1lirs (liiis in mine ville selon les mmcs normes.
Liiitre.ssc ii rcc(}iir11 cun Ire cette (jcisi(}n aup r»s de la (IS fuisaiit tat des inIiues argtiiiicnts quc devant la coin iui.ssioii darhitrage. El le aJonfe t{(litefo(s quelle sappuic stir ]es affirinations des cliatiffcur de taxi q iii 1)rten(lent qiic leHr pourboi re iuovcii ii'atteint (jUC
) % (l(5 rcce)tes des ('Dliises. Ui rccouroute ('St iiue lIII.' uialgi'i Ja COIi uii dure fa vorahle, 't Berne, Ie reyen u global mcii siiel ii'est qile de 30 1 ranes. kan(lis que1le-inme rel ire {]ami( SOlI c ploitation. c'oiiipte lenhm (j'lil) taux de 5 %. lIn iuo•mitaui de 100 lialies par nlOis en chifFre 1011(1.
La (IS a rejeti e recon i's pur les motif s suivan is
Uarliclu preuuel-. 2 ilina. du Iui'duiinance 0 ' de lolfice led(i'aj. ahrog ei rcmuplaci pur l'article 5 de lordonnance ii 12. seloii eqiiel les poui'hoires des euIplovs ocen p(s (ODS (Ic's entrcp risc's (je transport de persii ncs swif ivaluis i 10 % des rceettcs des CDIIrses ccislitiic iiiie 1)rson1j)tioI1 jlii'IdI(jlle pouvaui ehe il la ('Dii-(Ilhioll (je proiiver DII (Je rcndre du nioiiisplatisihle jiie lus puiirhuires seht sehlsjj)leineill silperleurs ou infirienrs a 10 % des recehtes (Je tollrsi's. La recouraiitc' 140 (1 pporl celle preiivc iii devaiit la cuni -
(Llrl)ilrcige ni (levdllt jj ( 'S. On ne saiir:ut cuntester les i'ai5olls (lonIleeS i lappin de sa dieision pur la conililission d'ai'bjtage. selun lesqiiejles Ja coiivemmtion passe avec 1i ( Ilse nationale pr& eitee ('1 ]es (jeclarahl()IIS iiinlahii'alc's (leinploveilrs ('1 (je Iravailletirs dcmnllnies des iliOVelis (Je preuve sujiisunts ne heut niilleiiieni les cai(es. I;IIdIC(it1011 duniiie pur in recourante relative (((IX 1(1(IX (Iceordes pur les caisses. i Burne ei Bie est inopranle. ('enx-ci. cii cl j('1. 1(01(1 aueuiIe porte obligaloi re potiv 1(1 ville de Zuviel). 1 ‚iIil€ressre110 pas rIisSi pol' l'apport de novens du preii ves (dcilarations (juli pu'its. etc.). ii reilvei'ei' d'une iilnlIi're ponr le mois pia.IisilJTC. la prisoniption p111- (jiqtic. aunsu (IIiC In ('ais.Se 1111 tu {oiiriiissait li}cesiun. lii i'eCuut(Inie
est (d)lugie de s'acq tutter des r'uiiti'ilinlioiis SII 1' 1(5 puui'hoi res des
('110 nl ‚eim rs. CCT1X-ei (haut evajns au 10 % (jeS rerettcs (jes ('ulirses.
(IN 1237. en 1(1 eause A. \Velti-J'urrer A-G.. et11 125ft cii la cause A. Meier. los dclix (iii 10 noveiubie 1945.)
NO 621.
Une per sonne retraitee depuis plusicurs anii€es, afleciee ii tUre extiaordinaiie ii 1'agriduhtuJ'e, n'a aucun droit i une allocation de
transfert si, depuis Sa niise it in retiaite. eile a travaiW oceasionnel-
lement comme jouinalier et a Mk occiipe dans des eamps de tia all (ord. DEP (111 5 octol)re 1945, art. 31. 1er al.).
La caisse rccourt devatit la CSS coiitre le proI1oiic de la coinmissioii darbitragc. Celle dcrnirc, coirtrairenieiif ii, Ja (lCiSiOfl de ja caisse, a co,tisic16r6 joscph S. coinme tine personlic de condition d&peudante cl • lui a accord6 polir les jolirs oi il fut affect ii iifre extraoiditiairc ii I'agricnitu re. soit depuis Je 10 avril 1945, Une allocation de transfert su r Ja base cl'un saiairc IoiirnaJicr moen de 8 francs. La eommission darl)itrage cstime (Jilil ii'est pas douleux que Joseph 8., indpendarnincnt de soll aetivit6 occasionnellc de personne occupc au (l(biaycmCiit de la neige, n'cxerce plus d'acfivitt rrn'u;nrte. Cc der-Hier a totitefois Aabli pur iiue atfcsl ation d(1 ivre pur .1'officc cantoii al du travail qu'il s'est annouc cmii inc eh ineur cii 1943, et s'est efforc (ic se irouver du travail. Sa qiiaiit d'hominc ne iiiii permettant pas de se piacer a ilicurs quc dans l'agricuifure. ne doit pas lui porier prjtidice. 11 est d'ailleurs prouvi ([ui] avait ii itenijon de gagner sa vie en travaiilant. Cc fait jerniet dc Je ranger dans Ja cahgorie des personnes de condition dpeiidaiite cl justific soll assiijettissemeiit au rgiine des allocations pour perle de salaire. La CSS i reiet6 Je recoiirs pur ]es inotifs sui vants
L'arfic]c prcmier de l'ordonnancc iv, 5 du J)EP du 15 mars 1943. cntrc cii vigucur ic 1er avril 1945, sur i'affccfaiioiu de la Iuain-d'(mlvre ii J'agrieullure *) prvoit que rles travailleurs affeots ii. l'agriculture ii titre exiraordinaire ont druit ä um' allocation de transfert lorsqu'avant kur affcctatiou ils taient a.ssujettis au rgimc des aliocations pour perle de salai re ou de gain. ( om inc c'cst Ie cas de I'aliocation pon r perle de salaire cii cas dc service m ilitaire, l'allocalioii de transfert ne peut Ire aecordc quc .si la personue affcctc ä l'agriculfurc a siibi une perle de revcnu. Tel n'est pas Je cas en l'espce. Au vu des faits. Ja commission d'arbitrage va trop bin cii considraiit Joseph S. comme chömeur. Le 1 mai 1941, atteint pur Ja Jimite d'ge. ii fut mis, en effel, ii Ja retraite, reccvauit (je SOli ancien einpioveur u ne rente annuelle de vieiliessc de 2008 francs, plus ies allocations correspondantes de Vie (Ure. II n'a plus travailh dcpii is cc moment dans l'cOnomic prive. ii a seulcinent 6t occupui quelqucs henres en hiver 1945 cl 1944 pur Je service de la voirie de la viJle (Je Zurich poiir dhlayer la neige. En 1943-1944, il a sjourn dans des Camps de travail. Dans ces conditions, la caisse a en raison rleslimcr quc mis i Ja retraite en 1941. Joseph S. n'a ds lors plus cxerc d'activit lucralive. Le fail qu'il a it (}CCUPi occasionnellcinent ('1 pendant peu de
teinps ii fkhlay('r Ja neige et (Fuji alt sjourn (laus des eamps (Je
*) Aujourd'hni abroge et reiupJaee par 1'ordonnance du DElI du 5 octobre 1945 sur i'arfeetation de la maind'uuvre aux travaux servant fi assurer 1'approvisionneinent da pays en denrfas alinientaires et en comhustible, art. 31, 1eral.
Iravail, constituc sinipleinent um revenn suppl&itcnfairc i sa pensiOn dci rctraiic et nimpli ie nulleinunt l'ide d'un retour a une activit lucratie. (NI, 1245, en In causc J. Stiimpp. du 16 aoüt 1945.)
NO 62.3
Lorsqu'un militaire indiqtie dans la 1'UI)riqUe (lii (itleStiOnnaire relative aux enfanis de moins de 18 ans une fausse date de naissance, en prtendant qu'il ne pouvait se rappeler exactement du joiii et du niois, la remise des allocations revues indfinient ne peut liii &re accorde, faule de bonne foi (ord. ne 41, art. 3, 2e al.).
La caisse cl In COTflmissiOn darhitrage ont rcjet, faule dc boiiiic Ioi. In dcrnande (le rernise de 1'i i tres,s. Le recoiirant, ei) effet, avait indicjiiti SILU le (inestiOflulaire comnie date de linissalice (le sa fille, le 22 Septcml)rc au heu du 22 avri 1 1926. obienant aiiiSi i iidm(Sflt pour 103 jours (je service obligatoire (Iu 1 ravail. une indeniiiit( pütt r cnfaiit d'un mottlant total de 118 fr. 45. L'hA~resse a recott iii ontrc cette c1cisioii (le Ja comin iSsiott darbitiage au pr (1C Ja COflhifliSS1Oii de survcillauucc. 11 pr&terid (uil a otibU In date de naissaIucc de sa fille, celle (hernire se tronvant cii pension dcpu is sa (leuxirne anii6c chez des paretits. La CSS a rejet Je rccoii rs pur les motifs suivants
Le iestionnaire relatif a Lt (I(termii1atiou (Je J'allocation (Je transfert ca cas d'affcctation ä Jagriculiiire contient Ja rubuiquie des enfanis dc moins de 18 ans. Le recotiraul ne piiteiid pas qu'il ignorait qite sa fille, £»tait (laus sa (1 ix-huitieinc anne, mais seulenicut qu'il ne se, souvcnait plus de in (laie cxactc de swi an iuiversaire. Si iüfl ficnt comple de Ja (j uestion pOse, Je rccourant devait pour le inoins savoir pic le jolur et in (laie de naissance sont ä ccl gard (1etcrnuinan1S. Si sa m&uloi rc ctait t cc moinciil cii dgaut, son devoir tait de se renseiguier stur Ja date cxacte de Ja naissance dc sa filic. Ayaiit manqu de lattention nccssai re. ii ne peutt pas, co1uforIflnient i Farticic 3, 2e ahina CCS. i nvoqucr sa henne foi. (es1 dolle il bott d roit quc Ja caisse cl in conimissioui d'arhilragc. ont rejet sa (lernande de remise.
(NO 1264, en la cause j.-P. Balzer, du 10 noveinbre 1945.)
Ne 623.
Lors de la demande de restittition des allocations touciies indiment, je mihtaire recevant pour im enfant adoptif une contribution rgulifre d'entretien, ne petit pas invoquer sa bonne foi (ord. n° 41, art. 3. 1e-» al.) lorsqu'au moment oü il a commenc fi recevoir cc montant, il n'a pas rempli an nouvean questionnaire. Le fait que le
droit aux allocations pour per'e de salaire se dfermine en Ienan compte de la familie et da ievenu, doit kre suppos, en effe, connu (Je cliacun.
Dans son (Juestioflhlaire du 25 mars 1941, J'iiitim a iiidiqu(
comme enfaiits (10111 il assilme t 1 ri senl Ja charge. Marcel, Louis cl
Erwin. Tahlant mir ui nouveau questioir raire rempii Je 29 mars
1945, Ja CaiSse Mablit (IUC dePlhls Ic i aoi1 1945 Je mililaire recevail porir Lrwjn. un enfant adopt, une coiiiribtii 1011 meiisiiefle d'entretien de111 comintine N. Eile reciama par COIIS('(J tiert a l'iiitirv"i Ja
restitiitioi Je 241 Jr. 65 (11iidemnits ponr eirfaiits ioncli&'s ei trop
depllis (l(Ce11]bre 1943 jusqn'ei 6vrier 1945. La caisse, fenant coinpfe de Ja honne foi cl de In eliarge liop iourde Je ljntress6, adnut sa deinaide de remisc. Loffice flcra1 de 110- ciiistrje. des arfs cl metiers cl (in lravai1 a reeourii eootre celle
(iCCiSi0l] iliprS de Ja C0flhiBi5si0l1 (lari)itrage. Celle (lerlilere a carl Je i:ecou rs par ]es motifs sii ivaitts:(e serail 1101) presllnler (iii (ieV0ir
dattenfion diii mililaire qiie dexiger de liii ( pCil se sonvienne des
reponses faites ('ii Soli teillpS slhr le q tuetionnaire. Tesaiiforitis
outrepasscraicut ]eure droiis cii (niettant des pr1eiilions qir i ne seraint pas c01111)rise5 par it populalioi cii g(nra1. En pr(teiidiiii que Je mii ihn re. 5i1 avail soff isainment atienti f. an init dü se poser
plus tu rd Ja (111e51 1011 (Je Savoir Si Je TI]ollhlhlt vvrs6 pur Ja (011111] ission
modifiait Je inoiitant des iidciiiiiits pou r enfanis 011 sonnietirait Ja nolioti du devoi i dalteiitioii ii ii ne appreeiatioii liop sv're cl i'on ne liend toll p115 comple des ei icwistances. Cc nist pus ei 1.1 iii erpr-
lant de celle faon q uc i'on ChwaN Je versement dalincatiotis pour
perle tk stilahe jod n. On pti ivieiid id se]11('Iflei1t i cc r1sliJtat ei ohligcaiit les miiifai reS (1 renfli it ii 01' fois par an ii n i]oirveau ques-
ii 0110 dl
1 offiee fd(ral a recouu contic celle dcision i Ja CAS deinaniiunt (1 celle derni'rc don in er la dccsoii du la connnissioii dliii)]- trage et Je juger qie ic mii itaire na alicun droii a Ja rum he des
al locations rciics md ciincnt . La (SS a a(Jinis le itcours par J€'s 010-
tifs suivants
La ('S a dCja j ngi i mal iles reprises qu'n ii militaire eiifrei uI
Je dcvoir dattciition (jill mi inconihe cl hie peuf ps par C0lis1qnent,
invo~Iiier sa bonne foi. coiiloriiiibiiciit t 1'articie 5. 2 aJina du C(S. Jorsq ire des changenicirls so rvcnait claus Ja situation de sa familie
('1 (Je ses reveulus. i[ ne] OVISC ps son eiiipioven r. respectivenicuit
Ja Caissc, cii icni 1)1 issait 1111 uouvcari quicstionnai rc. L' iimeiitaire rfiexioii ohligc 10111 mii ha Ire i faire son (ieVoir cii reinpiissant Je
(liestionnaire, quc ses cl(clarations provoquent 1101' hausse 011 iiiie
rcl uictioui de lallocation.
La cOliimnission d'aibitragc cJic-m'mc a estime Ians ses rnofifs
(jile dcpuiis Jongtemps CO =Ihre dassistanec ]es forinuJaires conte-
iiaiit (je iiooibreiiscs (fileStions soiit soiivent icinpils (linie nianiie i ncoirecle sons qiiil v ait niaii v1ise volotiti. \ti leS riperCusSioils. il laudrait toutefois (i1e ICS rp01i5es soieut ton jours (l0lliHCS OVeC Je maXi tnurn (l'attentioll. Ii va dc soi, q ueii 1espce. je militai re au rait (1I rtf1eh ii 't hi quest ion Je savOir si le taux (je 50]) alloca-1100 pou r perte Je salai re iitait pas illo(li fi par je iuontaiit vtrs par la Coiiiiiiiiiie (Ii.' N. i lit it' (je toiitrijjiiiioiis (!t'llt (ehe)) jiotil' J 'eiifanf adoptif. La Corliillissioil (Ltid)ilrage ('51) mc toiilefois qiie dails Je cas eoncrti, cc serail trop prisiinier (III (levoir (laltelition du injjjtai lT. dexiger que Cc d e rnier Se rappcl le eiieore api's (1cM iiiüis Je la r61)onse (I0l1l)C(' siii le (1]lesliolliiaii('. (i'tte ilidilii('rC tic V011' pellt Se C0flCeV0ir 0 jtgard (je ccitaiiies riihriqn's (111 questionnaire. Lc Inhlitaire i lesprit je pjiis ohitis (Ievrait toliteluis savoli, sa l is alloil. 0 5)' lappejer des riil)ii([IIeS Sj)(ciales du j)1('1111('1' (jil stioiiiiit'. (jOC Ic (jroit 0 lojjocation 1)0(11 perle (je salaire si' (jeici mnie CII teiltlidl comptc (je 5(1 familIe ei (je Soll ievenu. Cust a isi que si des chaiigcuieuts ilervienuent 0 cet )Card jjsne peiiveiit mauquer (javoir leu r rperCiissiw1 sur le iliollldlit (je laijocation. (est aller trop lolil (j( j)rciendre tute j(l Impn dton ('Ii g(il('idij ne coliij)reii(l rait pas qii lilo' teile eXigelice j)IIISSI' ehe iiiiposi(' (t till uiilitai it'. Liiitiuie mi rail d S&' rappejer (lalitailt plus soll ol)llgaiioll (je leiliplir liii I1011YCUll (jilestiouiiaiie (jtlil lid pa.s fall (je Service (Ilille mailiele ililltt'r]oiliplie iiiais (julI a etc app16 pilislell 15 bis süiis los (Iraj)ea- LIX d 1-. -p0(jt1e
i il(IldjUt'.
IM al grt la cli alge ii Oj) Ton ide. ja (jt'flldlide (je iciuise (liii
Ion tefois refuse. fan 1 e d u 1)01110' foi. Ieiiaiit ('(in) j)te des (ii
taiices spticiales ( j 0() j la ('wo missio 11 (1 d rhii rage von jait leni r C(
(11110' nialliere iii ieite (laos 5(0)) jugenient. Lidiuiiiistraiioii des
centriiix (je eompeilSatil)ll peiii reiioiicer a ja rest ii IltiOli des 241
verss en 1 roj) en cousidraiit Co inoutout coniuie irr6eupralilr.
(Ab, 1207. eu ja catise M. Lugi ihiihj. (I n 5 ociohre 1945.)
Ne 624.
Lorsqu'eile nin(li(jile ins dans sa (kCisiofl sur queLi iiiotifs eile so foiide pour eidmettrc la bonne Toi, une coinmission d'arbiirage
ne peitt pas ace(mder la remise des contributions arrires.
(iN 1225. cii 10 pa use 11.Band, (III 15 oCtol)re 1945.)
Ne 62.
C'est ä l'emplo'eur qu'il incornhe (l'tal)li r le (lecompfe des eoii-
flil)lltiOflS erses par bes employeurs et bes fravailleurs (ACFS art. 15, hlr al.). L'ernpboyeur, par eonsqiieiit, est aussi iesponsable lorsque 1'ol)ligation d't4ablir d'une manii're exaefe je decompfe a
(kvolu par contrat au travailleur. Lorsque je paiement des confribu-
tions arrires est rclanu l'eniployeur, cc dernier ne peuf pas invoqiter sa bonne foi (ord. n 41, art. 9. 1cr al., lorsqu'il n'a pris aucune information relative ä ce (lcompte soit auprs du travailleur, soif auprs de la caisse.
L'iufiiuui osl 1'opritairc tl'unc (»xploilation agricolc. L'ouvrier charg de di riger effectivcunciif lcxploifalion reoit, con forininenf au cotitrat dcngageincnt du 4 fvricr 1942, liii Salaire cii cspces ei cli iiaftirc. JA prc'.nci siir soll salaire ]es inontants scrvant c la rtmunratioii de la Iflaili-(I'uuvI'c dont il a l)csoiii : lcs maladies (1(1 personnel sont ii Ja charge du 1 ravailicur ainsi quc ]es vcrsemcrnts ä in caisse de conipensalion pour perle de .saiaire. L'emplovciir doit seuleinent s'acquilter de la contribulion d'cxploitation de II fiancs par mois. Lors (1'ull contric, Ja caisse cotistala quc. dii 15 mars 1942 au 30 juin 1944, Je dcornpte ii'avait 't tab1i quc poii r Jes salaires des cmpioys snbalteriics (valcis et scrvantes) mais noii pour lcs salaires cci esp'ecS ci en iialure de J'ouviicr. La caisse r&Iama donc ii Fern-
pioyeur Je moniant de 436 fr. SO de contrihutions arrirccs.
Tandis ([lid' la caisse rcj ctait In ciernande dc remisc de I'i ntressd. faule dc bonuc foi, la cornrnission cl'arbilrage, tcnant (oinpte de Ja bOnnc foi sinon (Je la eliarge 1 rop Ionrde, accordait la reinisc des coiilributions rc1amics pülir Ja pr1OdIe antrieiirc alix dotize rnois prc6dant ccliii au cours diiquel tait interveuu Fordre de paiemenf. La commission d'arbitrage partaif du fait qii'eil voulant chargcr i'ouvrier du rcmj)Jir \ 1'igar(I du rgirne des allocatioiis poul perle de salaire des obiigations cliii Lii incombaicnt t lui-mme, ]'i nfim inanifcstait par Lt sa vo1ont d'ohservcr ]es prcscripfions des rgimcs dies aliocations pour perle dc salairc ei dc gain. Cc ii'cst donc pas
ii. liii tiiI faut sen prendic si celle con vention ii'a pas icspecte.
Ti ponvait, en cffet, ad metlrc de honne foi (juc 1ouviicr ferait soll (l€'VOi r. 11 iifait iiullemciit 01)1 igt. Clans ccs circoiistaiices. cl'inforrner soit i'ouvricr, soll lageilec de Ja caissc. Sa Ioiine foi dm1 tre adimisc par consqucnt. La caisse a rcconrii contre celle (16cision ii. Ja CSS demandaiit i celle dcriiire dannuier Ja dcisioii de Ja commission d'arbitrage et de confi rincr Fordre de restitution (Je Ja caisse du 11 dcenihrc 1944.
La CSS cl adinis Je rccours pa ]es mol ifs siiivauits
()n pctit Jaisser oiivcrfe Ja question de savoir 51, tenauit coinpli' de la portee sociaic cl du 1)111 (JU rgiInc des allocations pour perle (Je salaire, ii serail adiiiissihlc qll 'u ii cmployeur melle par couitrat Ja charge du travailleui Je soiui (Je s'accjuitter de ses propres coulribulions au rdgimc des allocalioiis pour perle de saiaire. L'article 13. id aJina ACF'S. 1'articic 12 OES cl 1'article 5 ACFR prvoient
t'xpresstrrient ([U'11 incoinbe a leiripioycur dtablir Ic ctcompte pour le 4 % des coiitrihiitioiis ([lies rcspcctivcment par les cmployeurs ('1 les travailleit rs .L'e mplo CUr t'st di lecternent (lbiteur de la Conf-(lratiOn, respeetivernent de la caisse, dii 2 % des contributions et ii a lohligatioii d'encaisscr 1e sohle, soit le 2 % (led contributions des fiavailleurs. S'il niet par contrat ii la charge du travailleur le paicmciii des contributioiis, il ne peitt pas de la sorte se sonstraire A cette obligation lgalc. Lemploycur doit rcmplir exactcmeiit soll obligalioii dtablir Ic dcomptc ii cii est responsable ei dm1. par consquent, s'assurer si soll mandataire scsI galcinciit acquitt6 cii fait de sott obligation. Dans le cas coiitraire, comme la CU1SSc le reRve jUSlement dans son rccotirs, chaque crnploye.ur pourrait ilivoquer sa honiie foi et se soustraire totalemcnt ou partiellement ii son obligation de (c)ntribucr lorsqnc In personne mandatce n'a pas p itscnt les icieves de compte.
Lintinit avait (lone ic devoir, contrai ienieiit ä lopinion de la eoinlnission (larbitrage, de s'informer soit aiiprs de louvrier, soit atiprs de la caisse, si le dcompte avait etahli coiiforunimcnt li loi. Ne l'ayant pas fait. ii a mii nqu i soll dcvoir (l'attellfion cl ne pellt [)ilS invoquel sa bonne foi. con forrnmeiet i larticic . 2e ahiiea. dii ( CS. La remise des contributions arri6res ne petit par coiisqiiciit pas lu i tre accorde, coiiformmcnt t l'artiele 9 de l'or-(lolinance ii 41.
(N 1217. cii In catisc 1. Willi, (1ii 5 octobrc 1945.)
No 66
Un arcititecte n'a verst sur le salaire aI1ou In personne charge (le chauffer son immeuble aucune contribution pour perle de salaire. La remise (leS contributions arrires ne saurait liii lre accorde, faule de bonne foi (ord. O 41, art. 9, 1' al.). II ne doit
pas setilement s'acquitter des contributions arrires dues par 1'em-
ployenr mais aussi par le travailleur, s'tant, en eifel, rendu coupable
de ng1igence grave ii 1'gai'd de son obligation de percevoir les con-
Iributions.
Evi,ail des molifs
La comlnissioll darhutragc a jiig (tue lintinu ne (levait pas
sacquittcr des contributions arrires (]lies pour Ic travailleur, estimant qiic l'intress n'a a.--i in intentionnellenient in par liLigligence grave dans I'exercicc (ic soll obligation de percevoir les contributions. La CSS ne peut pas admettre celle opinion. Dans son recours. In caisse a fait rciriarqiier it bon (boit. (IUC l'in1iiii6 ne pouvait pas
ignorer, en sa qualitLi tlarchitecte. qii'il Litait ohligLi de s'acquiffcr
des (Onttil)tIflOIIS pou r perte (lt stallt pour Ja remnnerafioii accor-(It \ la pesonne eliargit de elian ffer son immenbit. Ln archilecft, en MAL a l'occasion du lire les journanx ei (lt St renstigner de bote atit re inaniert. 1 attitlI(Ie du l'hd im6 dojt &tre qtia1ifie, pour lt inoins, du mgl igenct grave. 11 (1011 clonc payer i'i Ja caist pour Ja
putesortne cliaigt (III cltauffage (lt soll illlmtu hit Its t011tril)tIt1O11S
(lt lemplovenr ei eeiies du travailltur. Inoprait est Je fait (lItt nnümt ait 011 11011 la possAflift de recoii tir tu fail out j-uridiquemen (01Ff re lt travai Ileur. En effef, lorsqlle iemploytu r, par ngligeIice giave, a maiiqu son obligation vis-i-v is de la caisse (lt percevoi1 les cont ri hiitioiis, il in' r(poiid pas sen Ienitnt vis-a-vis (lt cette der-
du paiernent (lt StS propits (()I1t1il)llti011S 1-na is aiissi dc teiles de son tmplov (ef. (16CiSi0il iv 536. Rev-ne 1945. p. II
N Ißt urt la canse X Seil ner, (hl 4 ottobre 1943.)
N° 62'
Le prsident de la commissiOn d'aibifiage inge definihvernent des recours contre les arnendes d'ordre prononces par les organes compttenfs (les caisses de compensation (OES art. 21 bis, 31 al.; ord. 110 21. art. 4, 2e ah).
(N" 1227, tn 1(1 (011St II. kol)tlt, (lii 17 ((ttol)it 1945.)
B. Dcisions de la commission tderale de surveillance cii iiiatire d'allocations pour perte de gain (GSG).
1. Cliamp (l'application.
N 536 :Nol t011 (lt < Ii iidtist itt. (lii coniiutret et (lt lartisallat . NO 537 pioftssioiintl (jUlie ach vit (1 litit cuilturel.
2. Obligation de confril)uer.
N 53s I\leihie U1dSelllill de la fannlit travaillant dans i'txpioi-
hiltioll.
3. Allocation pour peite de gain.
N 539 : Allocahion siuppleintuutinit : notion (III htsoin.
N 540 : Reduel 10(1 1)0111 tauSt (lt « niet iitn it positive
4. Pioc&lnre.
No 541 : ( 'oinpufeiict de la cornniissinii darliitrage.
N 542 : Resi itiitioii (In (IdOl (lt rtcOtlrs.
Remarques prlimi nai res.
La dcision in 556 pr&ellte la sil uation sn ivanle : Plnsieurs
oliVrierS tlavaillailt (1(1115 la ii1i11t lal)ri([Ile, IlahitlIlt il eilviron
50 km. (lt (CII' deriiii'e. Ne (l ispüsa iit pas (lt lilOVeils (lt I ransport pour se renl re i leur lien (lt travail, ils cl1arg'r(ill lun de leiirs
tolR'gues (lacheter iine atitoniobile. inoyen iiant cont rihut Ion de cha-
ciiii eI cel Ili-ti col1dnt chaque Jour ses cainarades an travail it los rainiie le soi r chez eux. ('es derniers iie (lfidVellt je proprulaire (le lanto quo (lt er (ttpellseS (lt hellZille. liii il(,. etc. ('es frais sont r(partis par personhle. La ('S( devant tranchei' la (jllestioll de lassiijettisseme'nt le cette activit' au r(gime des allOcoltiolls pour perle
(lt garn na p115 ('Sti1h1( (jtit celle (lerIhil'e r(ntrait (laus le cad re de
I I lindnsirie. du CO,nfllerce ei de Iartisan al On anrait pu ad niet ire.
MAI eoniinerciale (qit ii \' ail ('II 011 11(111 od ivite
seloll la (SG. wie
liicrative) 51 je proprataii'e (je lalito stfait oltert i transporter iii! iiniiihie 11(01 liinit (le persolliles. Tel ii est tepetidant p(15 le cas. 1
rsnite de li ([(lt la part icipation a lix frais des eollgnts ll(' tollst II lit
IllIllelilent lt prix des courses a proprellhellt pailer, tiais 1)ivil alle prise
t eliarge proporl ioihll('1 lt (los frais.
[inc pummne (le c011di 11(111 indepeIldante peiit tre assujetile, seloii
larticle preihlier. l e, (1111111 A( '[iG. an rligi ne (leS allocaij011s pulli perle (le gai 1 sout CIlnhme agriciilteiir. uiidusi riel. co11inler'ant ei all san,
soit iors(fil'el le appartueiit a lilIe J)roleSsioll lihrale. Dans 1(1 (leCisioil
Ii 35 la (SG 111011tl'e lilie lors(j ne ied,ienr ei le ridudwir (11111 10111'11(I1
ronsidird COlnlfle jonr!lnhisie seloii lartiele 5 bis.
lId peIlt pas (trc l' alin(. OEG, il laut reeliercher si1 doit tre Fll( (laus
lindiisii'ie, le eoinnierce et lartisiniat. ('eile (Ilstunetion ne julie alItUli
rote 1)0(11 lohtiguitioii de contrihiier 10)115 Ii selileilhent lilIe port e pratique pour le (l roit a lallocation si Id mill aire na piis (1 exploitaf 011
(!ocanx et illstatlatiolhs). ('oninie exploutaiit salis exploitatioii, il ne
peIlt dans cc e(Ls-ll recevoir Cilelill seeoilrs d(,xj) luulatunn. taildis ine
los personnes apparteiiant (ItIX prolessioiis Iih(rales re('nivellt toiijonrs
le seconrs (l'eXploitat 1011. (juelles (1 isposeiit 011 (1011 (lillle eXplüitat iofl ()EG art. 15 1er). Daus la (lCiSi0hi 11 557. la ('G r1!)te Cd qu!HP (lisait djt (juliS
la decisioii in 556 qlle lohteiituon (11111 gab liest pas line eoiidutuoii
eSeiltielld pulli' lass(ljettisselllellt C(Il1iliIe dXploitaflt.
La csc; a jngl encore (jue lii P011isuite don bui ('11111) rel nest 1101-
leinent incoiupatihle avec cclle don bni lUcl(Ii ii. Sele lilie activi t&
CIII Inreile 011 scuentifique (liplOye sa Ils alidllll 1)111 1 ncrati f peut 'tre
de lasslljeftissenleilt au rginle perle de gal II. laute dacheX0lIIre
vili Ilicrative.
(Imme la CSS l'a deja jugtii (1(1115 (Inc (licusion aiitirieure (cl. cilale texte (Id la dicision), la CSG 0 t51l lhI !galellIent dans 1(1 11(111 (jUlis
(hCiSi0i1 11 534, (till' lcS inciiihres niasduhins de Ja familie IrLwajlIw1I dans I'exploilation sollt toulours assujctfis au rgime des a]Iocafioiis pour perte de salaire, dans la inesiire oi ils reoivent un salaire cii 011 en nature. Potilt n'est hcsoin de rcchcrcher s'ils se trouvciit out 11Wn dans un rapport (tcilgagcl!ient vis-a-vis (in titulaire de 1'expioitation industrielle, artisanale 011 coninicrciaic oi ils travaillent.
II fallalt (ga1cI1icnt j ugcr dans celle dcisioii la (luestion de savoi r 5] leS sltlaircs allt)tics pur la fituknrc T une cxploitafion ä son 6polix y travaillatit C0tflmc col!ahorafeii i. sollt souinis t fohligafion (je contribuer 5c1011 ic riginic des allocations pOur perle de salaire alors q«ils liavaicilt pas M6 considrs comiiie frais d'cxploitaiioii par i'adniiiiistration f kraIc des contributions lors (Je tu d&tcrmination de l'mip1t sur lcs bngiccs de guerre. La circuhairc n° 69 de l'officc f&Ira1 dc iiidnsiric. des ans et rnticrs ci du travail clii 30 novcmhrc 1944 ncst PiLS apphicahlc 1)011 r (JcIiX raisöns
La circillaire 110 69 purJe sculcnteiit (los salaires ou des pniScs de henei iCcS (I€'S so{its coiiiiiic'rctulcs ('1 c00!)ral ivcs, landis q «ii s'agil. ('II JcSpcc, (Ililic lilis011 50ei01c individuelle. En second beil, celle circitlai n' CWIIiCiil seiiletiictit des rglcs perilicitalit de prcndrc en consi-(lcrati 011 des J) riscs du,nh ficc cche.s.a Cc qui n esf gaicm cnt pas Je (aSt'ii 1cs'cc'. 1 es inoiitants vers6s au marl, dans ha incsurc ou il s'agit dc nim un6rai Ion pon t Je iravuil fourni, hoi vent tre cons.i(Icris coniine salaireei SOUtIliS it 101)1 igation de contril)ucr SciOli ic rigin)c perle de
sa laire. l)ans iii dicjsoii ii 559 la CSG avait a S'ocduper pollr iii prcmire
fojs de Ja (luestion de savoir 51 litt militaire versan r€guiircmcnt ii S011 CX-fellllflc. Stil la base (hin j tigcmeni de, (Ii vorce, iLnc Pension ahiiicnfairc, a droit i1gillcnlcnt ii Tifle a lloca lion •sttppletneiiluiie 51 les ne STuns p rop 1eS (Je la lcnii ne dp assen t titan i festeme n t ]es imil es du rcvcnu privtic's ii l'urticic 7 de i'ordoiinancc n° 51. La CSG na Jias admis cc droit ä ii ne allocation supplmcntaire. Les (lispositions des nigmes des allocat olis poiir perle (je salaire ei de garn lient, en Off et. lcs organcs de ces cicrni'rcs. Le jugemcnt de clivorce I1'apparait en l'c'spcc cjuc cominc Ja prciivc d'ulie obligation Jgaic d'enlrcticn. ( dIe dcrnire n'cst seiilcmcnt iIlunc condihon dcvant &tre rctnphic paul
(Iii Ulle allocation soll vcrsce. La (ieuxiunc condition, soll quc Ja feinnit
ti'cst pas en lncsurc de suhvcinr clle-inmc A Soll propre cntrctieu, iicst
pas rcmphie cii I'cspcc». Le d roit ii inc allocation su pplcmenlaire tomhc pur Je fujI mmc (cf. ä cc sujet ]es dcisions dc Ja ('SS nos 107, 109, 127, Revue 1941, p. 26, 29, 92).
Larficic 5 ACFG prvoit (jiic l'ahl(ication p011r perle de gain dutt cc rtl till c ott vcntueJl etne UI sU pprnnc si l'aJiocation met mani fes-
lelneiit ccliii llui y a droit en mciileure poslure quo s'il n'dlait pas en Service. c'Jon cc ll1'li1c anticle, ]es somiiics payes indQrncnt sont rccoiivrcs Pur la caisse 011 c0mpenses lors du prochain paicment
lartieJe prciniei' de iordonnaiicc ii" 41 eit. ilaits cc cas, applicahlc. Dans la (lCiSi0ii n° 206 (Reviie 1942. p. 562) du.iii. et alijoll rdhui du iioiivcaii dans la (leciSioll i 540. la (IG reconnuit en principe ic cl mit du iii Caisse (lii ieiiibourscirieiit des allocations indiucs, La CSG a fug tuitteluis ii'uiii ri1i1 iiction ne (bit )iI5 't re opeI'e npre.s C0i1/) par la
q
caisse si (die (ieVail ftteilIdre Je n Jitinle dirne niaiiire par liD!) dure. Les caisses doi yen t. en rgle giira le. r(liiire lal bocat nil a vant de In vci'ser.
Les cxploita als qiii pr(tendeiit 0 vuir druit ii Ja 1e(InCIion de In con Iribii / ion pei.sonuelle (Di vent en Lii ic in deniande i la caisse t la-(hielte ils sollt al lili«s ei appnilcr In prenvc (Inc los eoiidiiions siiit icfll plies en Iocciirrciicc. l,:i caisse pieiid lilie (leiSiOfl solis icscive (lii rccours, aprs clviii r invnt lciicjoele ilecessaire (ef. ord. n 48 art. 2, 5e ui). Si Ja md nctuoui n'a pas A6 ileinaiidec ä la eaissc (dcision n° 541). in ('ouiiiiiissuoii (ial'i)ilmagc ne peilt. cii prciiii'rc iiistancc. accordci in r-
(flic si los Laus sollt etaLlis elaii'eiiienl. Ii iallait appli[Incr cl) (luciloll
i'esp'ce Ja inaiire de voir de in ( S.(e Ite (Ieriiicre avait jtig dans la dcusuon ii 55 (Revue 1941 p. 501 qne. (laOS co car lci dcision dc la colnlnissioii cl arhitmage doi 1 'Ire. en r'gie g(ii raIe. lavoral d(- au
la cnlltl'il)litinii. Le )riVikge qitib alnait cii dtre nii.s ciii
(iel)iteiir (je
b&uhe dune dcisioii lavorahle dc la caisse ncst aini pci perdn.
La (G a il(jci jng6 dans cleiix dcisunns (ii 101. Revue 1941. p. 112. (t ii 525, Revue 1945, p. 355) j11 liii inilitaire (1011 se soncier de laie suivre sa corrcspondanee all Service uinliaic cl (in ii ne peut oli(euiii aiicune ies/ilu (ion de dlai. si Id nest pas Je cas. Pareil p ii uci pe tat g:dcmcnt applicahie (dcisinn ii 142) si Je mii itaime charge un tiers de puend rc sa eomrespoiidaiice et de la mi faire parvenir au Service miiitairc. Ui Icnite du inauidataiie dans icxeeiituon dii mandat s l'gard des tiers clojt tre inise ä In ellargc dii mauidniit coninie s'il s'ngissait Ic la s i cii ne prople.
No 536
Un travailleur qui transporte ehaque jour en auto ses colkgnes lendrojt ou ils tiavaillent enseml)le et les ram'ne eliez eux, le tont
contre rdflluflel'atiOfl du prix ordinaire de la double course par per-
sonne, n'exerce IMIS uine aetivii ientrant (kulis In notion de « l'ifl(lUS hie, du commeice et de 1'artisanat >c et West pas. par eoiisqueiit. assujeili au rginie des allocalions pour perle de gain (OEG. art. 3).
luaiiute A. ei tmavaille dans n ne fahri(ue a B. Plu-
Le reenurant
si(9irs owvriei's (le celle dcrnire hahitent a C. cl 1). Comuiie in station
Ja pl us proelie de kur (lolfliei Je, se trotive ci iiiie (1 istance (Inne .‚
heure et quart, ces ott vriei's nut che16 du seiitraider. Le recon rant
s'est achetiS, moyeiuiant iiiie contrihutiou respectivc de chacn ii du ses colliSgues, une grunde voiture atitomobi Je avec laquelic il trans-
porte rguiireirieiit res deriiiers i Icur heu Je fravail. Le frajei (st (1e 48 km. Le prix des coiii'ses a Hi Axt Je teile sorte que Iiiiteresse ii en i'etire aticun avaiifage el qiie ses cOiRgues ne paielif pas trop ('hei'. Ji ('St (Je 16 franes par personne potii' 14 jours et arrive juste
cou vri r 1 es d peiises cmi Null es. notaminunt cci Je carhut rant. Le
Je
1 ecoii rauf. cii sa quIN6 Je m6eauieieii. effectue hii-m&iiie Jes i'cpa-
iiiIi1)11 S
Par (Jcisioil du 23 jailvier 1943, ha caiSSe a assujeffi rtroacIiveiiieiit je recoui'aut au i'tgiil1e des ii Jocatious pour perle (Je gain ä
i)arli r dii lee j i lief 1940 et iii i i'6c1ama Je paieineut Je
86 fr. 25 de emil rdititious arrir1ieS. L nteresst avant i'ecourii eoiitre celle (ici
sion. Ja eommission (l'ai'bifrage (carta soii recoui's le 18 mai 1945. 11
i'eeou rl cotilre celle dcision aup r's de la CSG. demandaiit d&tre ('Xonr6 de i assujettissement OH si MUS devaif fi ro prononch
iiIe cc soif seuienieuf dis Ja cIcisioti (Je la CSG. Ei demaiJe
gaieineuf la rernise 6veutueile des confribtitioiis arrires. I,a CSG a adilliS Je recours. ('stima uI (IUC 1'i n16i'ess6 ne (bit pcIS bov assu,jetli comme expioilaiit au rcgirne des allocal was pour perle cic gai ii.
Pour Ja priode aiili'ieiire a lenI re cii vigneu r de i'arrt dii ('onseil fdra! du 3 avrii 1944 (liii a nofammeut feud ii ie champ
dapplieal 011 du rcgime (1e5 aliOc(Il nils pour perle (Je gut ti iiiiX enfre
prises Je fraiisporf. Je recours uloit fUr admis. A iappeu(Iice Je Jor-(lolmalice iü 9 lii. L. aufrefots cii viglielir, les propriltai res Je taxi etaieut certes (Jjl'l (Jsigi1s cl Ja ('SG avait Ion jours eslinit :Iile ]es
proiessious non (Iisignues (laus J'appeudice des groll pemeuts professioiuilels, mais offraui des a naJcgies certames avec las professions c'xpressuieut meulionilees et prseutaut nu earact're ai'tisanai et
cominerciai. (Jevajeill Lfre asstijetties. L'eXJ)loifatiOu ciii recori rauf,
si i'on petit la quaiifier ai isi. offre touiefois moi ils d'aiialogie avec une eul reprise(Jetaxi (j u 'avec eeile dii n cm cessiounait'e pdvi il'autopostaies pur exeui ple. Lu i'eCou taut ne fujI. cii effet, pas uiinporte q uelle Couit'se (1 itinporle lilie! iuioineiit (Je 1(1 ‚joui'nee pour umipoi'te (mi. Les coucessioilllaires Je con ist's automobiles selon i'A('F chi
19 iiicii's 1929. uctaicul toulefois pas (Isstijettis aVauf Je mai 1944.
(in peut 6galeinent se ilemandei' sei'ieirsenieiit si. po1' Ja pirioie posl6rieiire an 1 mai 1944. Von peuf parier Tune expJoitafiou cornmiterciale suscepl j hie (Jt re asstrjettie. ltcoiiomiquenient parlaut, il 5 agil cii iespce Je niesures (iellfrai(ie dc (lie1qIies ouvriers qui, faule Je Jogerneuf, tue peuvent veilir sillslai1er ä B. oii ne lx' veuleul pas pour clauitres uiotifs. ('es ouvrierw la p!upai't ('11 I'arsoil
kur äge ne peuvent pas uffl iSer Ja bicvcietie. 11 appei't incou- testabiemen 1 du 1'aftestation clti sviuJic (Je A. quc J'i ufei'ess ne
retire auen ii avautage de sou aetiv it. La CSG a sans cloute (Iiji jug q ne Ja poui'suite il uu huf hmei'afif mi'est pas ncessaii'e pour quie Ihn
ait affa ire i ii ne exploi alioii indrist riel Je. artisanale 011 comuierciale.
il fuiidrait 1)0111' ic Ii10i!IS (jilt' Ic r1'(OlI1a111 51' liii Mas. cii L'pccc.
odrcss au ph1) je. ('cia ne 1)ara1 pas di'voi1' ti'c ic cas cii icsjicct'.
[ activ116 ilplOv(c par iinti'css(sc d istiiig'iic ego lt'nieiit (ic cci ic (lus
Coop(i'atives ('Ohillt'S cii tu icinuiii sotis ic iioni (ii' cll)51 hilfegeii 55c115('iva{tcll qui soiit cii priocipc tissiijcttic.Si oiicioii liii \L1
chatIlle 0111' (10115 Soll itiito lT SOli 1i(tl de tl'd\ oil et st'ii
ehcz lot du la iiinic fa'oii, il iicxislt' ('('I'loiii('ilicill j)115 um , 11('livit(
o'olnuicr('iic iiiinc si par 1i il fail ii utic ('litreplIsc tlt'
(c51-a-(lii'c I0l'S(jhle j)ii: it ic hiiülilillit (it'5 priX des ('Ohll'sc.S lriisporI
(Ici'lii&rc.A juliS forte riisoii, eil va-1-il du in&iio'
t('ililppc (1 ('eIle
ior'sqliii sagil ('0111 lOt ('Ii icsj)c'c. (ic ([hl('l(jilcS 0ilVi'it'ls (jhli ('iiipiwt't(t
hoI, silos toiitciois jiic ic piihia' ('ii 2'1i(riil lilie (lllloil101)ilc citiiis Cc
(II' sc sct'Vil' (II' (1' (noVell du ii'tiiisporl. ()i nii iiiilicait la j)oSsihilile
(laoS cc cas i iiiic ciitrcprisc du irtuisport. ii' prix tit' iti mciii affaire
t'sl n pi'ojii'cnn'ol Pl'1' pas 110. II siigil (linie j)iii'liCij)iiourse ii CO
l,(' fall lu 0 l'c('ciiliil 10!ii'Tiil' lhhi-lilelile lioii U11X fi'ii't.
lihill('liit'iil lcxislcncc (11110' a('livilc
Ic earl)hhi'tiiit iiinlj)lejhit'
iiit'i'C
('ohiiiiic 11' l('('ohii'alll ne rein' 011(1111 profil de ces cohirst's aller \ R. II (11111 (1011. j)ar allielul's, suhvt'iiir aVec Soli salaii:e a (t 1'ctollr
(kille familie (ic (IIIaII't' elittilits ('t (ii' St'S pai'cils, oii iclili'eticll
tiiirait (NI pool' Ic inoiits. cii Lissiijeltissaoi. lii 0(001(111' 000 j)0S seil-
i'cmise (lt'S coiitrihiilioiis ari'ici'ces 110115 ii1lSI ('eile des lciiieiii la
coiit l'ii)(liO)liS ('011 rau lt's.
J), Gerber. (in tiovcunhrc I941.) N I2'. cii iii caiisc
No 537.
r d'uiie rev ne exeicant soll aeii%it( piofes-12ddHeur ei le ri(lacieu
sionnelleiiieiit est aussi assujc!ti comme expioltaiut au Igilne des
de gain lors(Iue Iii revue i)oui'siiit un bot tiil-
allociitions poHl pede Itirel ei ne (lOnfle heu it auicun l)flfi(e.
(i1si I'ctlsc (lt le i'ccoii i'ant t'st i'tciactciir ei ediletir dittic t'cViic
r iiiiStilhil'iii 01! diiuie e('olioioic ii la bis süti ile cl itioi'ulc. prollIollvoi
l'&vuc S011t 1011 vcrts pal'liellciliciil par lt's tii)olilie-Les fi'ai (ic eetic
nicnls (ils (daiciil cii ‚jiiiiict 1945 de 40). Ia plus gi'aiide pai'lic du
0 cli" appoi'tc pur ii' 11(011 raut lii i-uoC'me (jtli lt
capital sociiil
lii cl ii lilie (1€' ('Ohil!'d)hllioil v'oloiitaii'e hIll (1011 du touiclois ii ('eile
ccrlaiii fl01i11)1'e (le persoollolies si!ilil'cSsaIit \ 500 2000 ii'aiies. tu
oul fait diffrcots dons stiivaiit les besonis poiir subvcnii tr'avuil liii
ciili'cticii t'1 a ccliii (II' SO familie. ('es pei'soiilles ont cg'al('lnciit a SOli
j)1'is a leni' ('htil'gc lt (lelieit veiitiicl du la revue.
Le 4 avril 1945, la caisse a assujelti l'int~i-e,ss6 cornnie &liteur au r6girne des allocations pour perte de gain. 11 a recouru coiitre celle
dCiSJOII ii Ja commission d'arbitrage prfendant quc cc nest pas
daus un bitt lucratif qu'il dite sa revue. Le cercle des abornis est
(lailleurs trop restreint pour qu'il puisse en tirer liii avanlage rnal&
jiel. La comnhiSSioil darhitrage ayaut confirnn soll obligation (Je conlribuer, Vint6ressc s'esl adrüss ä Ja CSG disaiit. ä 1 appll 1
(Je Soll
recon rs, que ja revue ponrsu it un hut ciiltu rel ei scicnlifique et
quelle ne peul liii rapporter CIa fait notamment que soll rayonnenient se hin ite ä tine pelite partie (Je la Suisse.
La CSG a reeb le recou rs par les motifs suivanfs
Est assujetli au rginie des allocations p0111 perle (Je gaul quiconquc poursiiit une activit lucrative indpendante. Les personnes n'appartenant ni \ l'agricultiire iii aux professioiis iibra1es rentrent
(iaflS l'iliciustrie. Je conhinercc ei l'artisanat au sens 'dc i'article prenhier. 1°' alina, ACFG. et (Je l'artiole 5 OEG. Le recoiiranl comme personne exerc,ant alle profession libraJe doit eIre 1rai16 comme jour-
naliste (je profession principale si. sans lre ii pur an engagement
envers une maison d'ditioii, il public rgiihiremeiit des articies dans
Ull 011 plusieurs journaux ou priodiques cl lire de cette aclivit
plus (Je !a molti6 (Je ses revenhis (OEG art. 3 bis. 101 ui., lit. g) (cf. s
cc sujet Ja decision n° 512, Revue 1945. p. 466). 11 est iiicontestabie qiic l'inlress6 contrihuc par ses articies i Ja r&Iaclioa de sa revue.
11 ne lire, ca revanche, aucun reveiiu (je soll activit rdactioiinel1e et ne peut &tre (Je cc fait assujetti comine journaliste au rgiine des
iliocations pour perle de gaiii.
Reste encore i examiner la question (Je savoi r si le uecou rant doit
re assujetti coiilnie exploiiant au rgime des allocations pon rperle
(Je gain. L'inLress priend que piliscfu'i 1 ne gagne nien avec sa
revue, il ne I)Oh11'shiit auctin 1)111 1 iicrati f. La CSG a (ljl
j11g claus des (ldcisions aiilrieures quc Ja ponrsuife (l'llil bt lucrati f n'est pas n6cessai re ei que Je sen 1 hut (Je peI'cevoir rcgulireineiit '
dc l argen1
grace son activih permet d'assuJettir une personne. Peu
importe (Inc celle activit rapporte on uou finaIeinent quelque eliose. La loi n'a pas prvu i'exonration de i'ohligatioii de, coniribuer d'une
personne physique 1)0tlrSu i vant tin hut dutilite pab] m&nie
irue si eile ne poumsuit aucun hut lucratif. Si wie personne phvsique acconiplit iinc
Ifiche culturelle 011 scientifiqiie sans neu recevoir. eile n 'exerce ainsi
aticune activit iidpendaute. 1.e recourant ponisuit, liii, des Miides i Ja fuis SocialeS et inorales tendant ä proinoimvoir lide (Je cOiiipdn-
sation et poursuit anisi liii hut d'util it puhlique. 11 rcoit
1 celle fin des (JODS Cli espces cl cii nature 511 ivant ses besoiiis. Les al)onns payenl Tailleurs Je rnoiitant (Je leur abonnement. Oii ne peut (Joiic
pas parier en ]'espce d'iine activit poursiiivant uiiiquernent un hut (l'ntilit )ub1ique (cf. i. cc sujet la dcision n° 454, Revue 1945, p. 129).
Le recoiirant dojt done trc assnjetti au rgime des allocations pour perte de gain pour l'dition de sa revue. Les revenus tirs de celle activit •tant passablerneiit restreints, il peut adresser ä in CaiSSe une requte tendant it la rduction de, in contribution personnelle. (NI, 1552. cii In cause E. Ernst, du 7 iioveinbre 1945.)
No 538.
L'poux qui travaille confre rmiinratioii dans l'exploitation de sa femme est assujetfi au rgime des allocations pour perte de salaire comme rnembre masculin de la famille travaillant dans 1'expioitaiion j(r al.), sans gard au Yait que son salaire n'a pas (ord. n° 48, art. 9,
4 considr comme frais d'exploitation lors de la dtermination de I'impöt sur les bnfices de guerre.
Le marl du in recourante a travai1I jusqu'au )Ii1itCii1pS 1936 Coifllue rnaitie-ferhlaiitier. Le 18 mai 1956, A la suite d'un concordal. in raison sociale fut racIie dii registre du commerce. Le 21 avril
(oflhlii(' 1937, in recourante se laissa i iiscrire au registre du commerec
1 ilulaire dune raison sociale individuelle. Par in mme occasion, proctiration individuelle hit cllmvre i son poux. Lentreprisc a
union rd1i iii sons la iiouvelle raison continu6 d'tre exploite jttsclti'ä
s cci al e.
i)aris son recours contre 1'estiination i la base de l'impöt sur ]es I)&ufmces de guerre pour 1940 cl 1941, l'iiitresse prtciidait (Inc Soli man tait employ 1'gai d'irn tiers cl que son salaire (12 000 francs
etivmron) devait &tre coiisi(1~r6 non comme gaul net mais comme frais
(I'cxploitation. Par dcisiou du 27 iiovembne 1944, 1'administm11011 fdra1e des contributioiis a re.jet6 son recours.
La recourante demancla en 1'occurncnce ä in caisse, la nestitulioii des contributions pour perle de salaire iaycs sur le salaire vers son marl. Pur {Iccisioii du 15 janvier 1945, In caisse a rejet sa iequte. La recourante s'tant adrcsse i in coininissioii d'arbitragc. Celle dc rn 1 re u i-c.jet6 son recours. L'intrcssc attaque cutte deision
devaiit in CSG, faisant valoi r notamment que I'adininistration f&l-
it son rale des cojitribuiions avait jug que les verseiiients effcctu6s
man ii'taient pas des salaircs mais des prises de bnficc. L'admiii ist ralion f&krale des contnibut ions avait exp ress6ment refns (I'admettre I'cxistencc (l'U ii {ngagement. La recourante est ne qii'i 1
faul certainemciit d&duire de Ja dcision de 1'adiriinistration fdrale
i son marl ne constides contnibtitions que les vcrsements effectus
tiient nulleinent une, rmunration pour une activit dpen(Iante. Les motifs invoqus dans la circulaire n° 69, du 50 novenibrc 1944, de
loffice f&hral (10 Fi ncl us rio. des arts ei nitiers et dii travail sappli-
(jilelil (ga leinont ('i) ('S1)C0.
Ja ( 'SG aieje( Je recours par los inolifs suivauts
[es traitements et los salaires des fit Ulailes dexploitation ne sont ims (oiisjd t"s coninie f r ais d'exploitation selon 1'a rticle 5. ler alina FarrAt6 du Conseil fdra1 du 12 jallvier 1940 stir Ja pelceptioii iliiii impAt fdiral stil los hnfices du guerre. Seloti in prati que de Administration fdraie (los cont rihiitiiiiis. cola ( St ga1enieiil va lahle pour lo salaire de In femme. 1 e viiritable titulaire de 1 'exp loitatiou, cii l'espce, OSt cetta i nement 1(1 !eiliiiie et non Je liiari. ladini ii ist rat ion fdii le des e0iltril)iitions a copetidant jug qiie le salaire du niari ne (lovait pa s noii jlns rentner (1(1115 los frais dex ploi-1 at ion. 011 110 peitt tontefois firer auen ne consquonce de cutte d6cisioii en ce qui (O1i0t'1I1C Obligation de cotitnihuer selun lo rgimc des aliocations polin perle dc sidaire cl de gain. i]obligation (10 contni buer (los mornhres inaseiiljns travaillant (1(1115 [exploitaiioii So troliVe rglo i lanliele 9 (10 loniloii iianco iv , 9 et i lartiele 9 de lordonnance ii 4ft Lorsqui sagit (Liii inenibre masculii de l'exploitatioii il sullit (10110 ([nu eo dernior ieoive an salaire cii espces oni en natnio poiui ((lilI soit oh1ig6 de Sacijuitter des coiiiiihiitions. 11 liest pilS ne(l(SS(lir(' q iiil existe liii engagement selon le rgime (los almenlinns poimr ponte (10 salaire. l.article L1 alii6a. 10, s(l(ni lojnel, fatite (Lngagemn(ilt. il nexiste flilS (lassiljettissemellt. nest applicahIe iii aiix niemhres fminimis de, la familIe travaillant dans l'exploi-1 afion (ef. ii'22.Re VLLe 1945. p. 59). Sa ns doute. Ja nofiorm d'engageiiient selon Je nigi ine des aliocations pon r perte (10 sakn ne iiesl-el!e pas In memo qne celle (In (lroit (los ohligations. Le marl de 1i reco1- r11110 ninni qimil ost de Ja procuratiou se troliVe meontestiblenirnt \iS41-vis delle (lans an rapport dongagenient selon Je rgirne des iillo((itions poimr porto de salaire. On i10 peimt par cons&jnent. pas faire im ne oxeept ion i l'olligat ion (10 eont ribiier PVIIe par co rgirne, (1n fait (In(, Je salai re na pas cahM conime frais dexploiatiomi p111 Iadiiiimiistraiinn fkrale (los eonfrihimtions. II liv a pas dohstacle
cc ((110 Ic miric poste soit considr conune b6ntfice par 1'i1flpet
stir Jes Jvnfices (10 gnomre eI enmnmne si1 i re par lo rgirne des al loent iomis pollt, porto de salai re Dans ce dernier. le 1gisJateu 1. (ii effef. a xonlu 6tundru ponr des raisons (10 so] idarit l'obligatioii de contribuer an x nionihres de 111 faniil le. II n'cst au demncu rant pas ton jeim 15 facile (10 (Ii 10 51 cos derimmers travat leni en commnuu (laus lexploitatioii 011 sils so troii veiit (IaHS na rapport (lengagelndnt. Cu miest d'in 1- leurs pas p' hasard tjimc la rocon ranle i nvoqno l'inipt snr los bnfjs de guerre et non iimpöt cantonal sur Je revonu. i)aiis limpöt sitr los IJ1iIiCOS de gnerre. Soilles lOS persoiines (Je eoiiditon dpen-(ltiite ne sont pas sonniises i 1'imnpöt. Si Ja recouramite avait compar
liti'iI)lli'l' lie1011 le i(giiiii' (II', 111 beil bus polli. j)ellr
101)1igatioli (11' ('
salaile 11VCC IiIiijb('ii ('iliitolilll. c1 1u 51' Se1dit ründli que
tit' (lel'iilrI le salail-u clii lllilli UI' rentre egaleiiieiit pas, (laOs ]('5
j)011 1' (e
loii 111111111 tt'l:i. Ii' iiiii (bit 5bi({l1Iiti('r 'les illlflOts
frai g(tiiiaiixi. Si
Stil (e 511111i1'e. (1' (lCiIiiCl deviiiit tre collsiUre coltlliii' SOTi l'1'VCIi (Jliiinens1ei,i. ebi\\eizericlles )ie1ielIe(hi. Rul 1. p. 240). [e laut qiie siiit eiiiHe Stil' soll siiltiirt' clt' liiiijot ('tilitOlitil Stil' ii'
It' Ibitiri 51'
Salahle tut etc C0llSi(lele ('0111110' liii lieii(iiet' (II' la
VCVCtiIl 011 (jblt' Cl.'
itiilleineiii lill('(' (lIli' II' l'1'eoi11a111 III' (ICVItlit p115
feniitte. liiittplicjile
.saepiillt'r (ICS ('oliiril)tlliolls polir perle (II' saluire. Iii ('0IilTii(I1CI1OII
iii votjit(t' IlexiStI' ptir eoiiseiieiil
('St (galeItielt1 II.' 1t'l1V0i 0 lii ('liCitliilb'(' lt 69 (IC 101101' ltloj)erllitl lebleral (lt.' ]iiiIiisliie, ilt's ttiIS ii lii(tiel.S cl (III IrliVilil. (elli' der-
ii Iii(jilelfll'Iil lt's prises tlt' l hi(liCI' eaches ei la fa'ott
hielt.' C hieeltie
lillipol sitr !es ('ollj)olis. (111151 (lilI' l(llliij)iiüll du (10111 ICS ('hlvisage r la peieepltoii (he ililj)0IS. (111111' part. t.'t 11('S hases (olitlllillll'S bit
lecleralt' ult's eotttiihii-
eolbllthiiiiohls. II 1111111' part. i(illlllillistrittioli
lebtp'e(' II' Salatre (lii ihiori contim' des
iiüii-i 1)11 pas C0l1sideIe ('lt
litt' (i('ll(CS. 111015 ('III' heil 0 11011 liiS pas 1)("l(' Itt (II'-
plises (II' I)('It( dttits iiiie itiestite (l(t('l'Tiiiiie('. ('oit)itti' hais gh)liiix. L11 cii-
llilttit)il
III' ('011('('Ilte (g(il('lit1'hiI (jio' ]es plises (lt.' I)(i)e!ict.' (10115 les So-
111110 iiiilleitit'itl tissiitiilei la j)l!S1' ('lt ('oiiSi(I(rbitioii clt' 011 10' p1111
(lt.' hehifie's (11111 directuur daiis lilie socitt. l 11111' pel'S0flhte
pises fraiS IL'xploilltliotl. (lii avue la prise t'ii 11011 ettsi(leitllioii Stilaii'e (lii fitttlaii&' 011 (11' Soli to)lijoiilt (111111' ('Nj)loitdllofl (111111'
litis011 sotitilt' individuelle.
(N l(i). cii lt tiilI-0' \l. 1111er. (Iii '' lt0Vt.'litl)I'(' 1947.)
N° 59
n'a (IrOi t l iiiie illlO('iltihill S1II)I)1111('l1tilj I'e 5(11' ICS J)1'CS IJn niilifai i'e tafions verses d Sa Ternflle (Iivorc&' ---- inine lorsqlie res (Iernil'eS de (livOlec qiie si soii ex-femine n'est pas i'esulfenf (1'ilfl •jiigeiiient - en de sub elli i' e1te-rnnie 'i soll eithetien (oid. 110 i. aif. preinesure Iflier, 1er iii. et ai't. 7).
uitilamiie par jiictc'uiieiit 1k' clivoret i \elserä soll I:intint ci Ililtiehittiir(' III' )() fittiics pol' iitois. lii CilisSe 0 ('N-feliiflie 11111' 1)eflsioit ('('ilI'lb 5i (ltlltitll(lC (111111' ti1l0Citi0li siipp1iiit.'iitcii'e. 1500 ex-felilille i'\ ('liii propie. piovt'iiaiit (le soll iiavtil. de 425 francs
disposant (1 V oll
liii 0)015. I:iltleresS( a\ a111 t('eoitlil a In ('oltllUissiolt laihiti'cige. t.'eile
111' lo motif (jill' 11' jilge clii (liVOl'(('
deiiiieie ii li(lilliS Soli iecitiiis 1)
avait (lja i'eeoltiiit p(i1'lnploilenil'tlt l('tOt t.1€ iitcessile (lt.' Iii it.'C011-
ohligettiit l'iilti11i il \elser 0 Soli ('\-let)illl(' lilie pullsion 1111111'. ei]
('('Itt' ol)ligatioti. (iii peilt liii
alinlelltail'e. I.iiilt.'resse s2itisfalsitnl ii
necorder tine ol locaijoii stipp1mentai re. La caisse a recotirn contre
cette (leciSi011 t Ja CSG (111j u admis ic reeours par les motifs suivants
Des aJ locations sii1)pftInetitaires pour perft de salaire et de go n ne peuveiil &lrc ve rses. scion larticle prernier, 1 al i ii6a, (Je lordojilianec ii" 51, qu'anx in ilitai rcs qul sontienncnl rguliremenf (JeS person nes i ncapables de subvenir i leur eniretieri et envcrs lcsquelles ils ob u ne obligation 1 gaJc 011 morale (l'entrctierl ott dIassishnce, Conlrairemcnl t I'aulicle 152 ( 'CS. Jes rg!Incs des allocations pour perte du salaire cl de gui ii J) rvoicnt des 1 irnites du reveint dtcrnu iics pour les persoiiiics assistes. Si Je rcvcnu propre (je Ja pci'Sollne asSistee (hpasSc ces lintivs (Je reveiln. (Inc allocalion suppJmcntaire ne perit pas (t re uecorde. II en rstI 1 Ic (jite Je •jngeincnt (Jc divorce ne privoyaiif pas du feiles hin iles, ne 11 ii ul Jement les organes des albeatmons pool' perle de sala ire cl de gain .iopi nioii coiifraire de E. Nicdernian 1 ( L'allotnhoii st!pplmciItii ic ». Revue 1942, p. 499) esl crron cc.
Le i'evcii ii de I'p0ilsc divorce dpassa nt (Je heaiicoup ]es 11111 iles Je rcvcii ii pn(viies i J'article 7 (Je l'ordonnaiice ii 51, 1'inlirn na (Jroit ä auenne aliocation suppJ6mentam re.
11 fam] ramt Tailleurs volr Je j ngcnient (Je (1 ivorec pour constater Si Je juge a vraiineot a11oti t In feninic de Ii nhiress lila., Pension alirnentaire arix 1crnics de J'artielc 132 CCS 011 si Je nionlarit aiJou
reposc sur d'aul res eonsidiratmoiis. 1 T11
i'ciile pellt galeinerit Mre aceordc iuiix ternies de l'artielc 153 soit i titre dc (lomuiiL1gc5-inlrts, selon l'artieie 151, le, aiina, CCS, soit ä lii re (Je iparalmoii moraic, scion l'arliele 151, 2e aIina, CCX.
Si Je mi Jilaire fron ve uii exisfe an(, contradictmoni entre Je jugenieiit du (Iivorce qum, maigr( Je reveiuj propre (Je sa feinme de 425
franes par mois. 11 omig6 ä liii verser alle peulSiOn alinientaire cl ccliii du Ja CSG. il ii In possiblit6 de deinander ihre inochificaliün (III jn gerneilt de (1 ivorce.
(NO 1410. en Ja cairse F. Airstadi, du 7 noveinbre 1941)
N° 540. La r(1tictioI1 de 1'allocation pour perle de gaul pour cause de niei1liure positive manifeste devrait Mre opre, en principe, avant le versement de l'allocation pin 181 quc de recourir aprs coup la piocdure de restittition (ACFG art. 5).
E.vIrail des rnoiif.s
La rest ilutiori (11111 montairt (Je 6 fr. 80 pur •jour pour 118 jours de
service qiie Je inilitaire a accomplis cii 1943 et 1944 apparait iricontestabdcmcnl eoinine une charge tr's Iourde. Bien quc la caisse, confor-
mimerit ä Farticic 5 ACFG nil ‚in (lroit a in restitution. in CSG a jug6 toutefois dans (Je iionihreuscs (icisioi1s qlie in i6diiction rtroaelive de l'aiiocation ne doit pas tre opi'6e par Ja caisse cai eile peru avoir poiu' Uli nillifaire des coiisquences extrmenient du res (ef. a ce 5iiJet In (hciSion ii' 206, Revue 1942. p. 562). On petrI igaleinullt s'Iever contre une i'&I ucfion rtroactive de lalioeation di fait qiie l'article 5 AUG est appliqu cluiie mani're trs diffrenfe pitt' les caiss es.
(Ne 1589, cii Ja lause Biittikofer, (111 24 octohi'c 1945 dans Je minc sens, n° 1597, en Ja cause II. ‚Jaecaiicl, du 14 noveiribi'e 1945.)
No 541.
Lorsqu'aucuine rduc1ion de in (ontril)ution personiielle West (le
mandte ii la caisse (ef. ord. n° 48 art. 2), In colnmission d'arbitrage ne petit pas non plus en aceoider alle. La caisse est, en cHef, compttentc i cefte fin en premire instance.
Lexpioitation agricole de Ijituire est iange dans In tioiSienie tiasse dc contributions. J:inliess ('Xj)loite eliCOre neces ieiiieiil rune auherge pori r laqiielle il a pay juis(Iti* ici 2 fr. 50 du touitiihuil ion par mois. A In suite cl'uii corit i(Ie. in caisse constata qti'i 1 fa isait ('ncOre Je coniniciCe de hois du eirauffage cl qil'i 1 s'lait arqdh6 tant des conirihutions polir perle du sah, ire (liii' de Ja coiitribiitioii variable pour soll conimerce, nut is iiOfl (je In contrihution personiielJe. La caisse coiisidra Je commercc de bob du chan ffagc pouir in priode allant du !er septenihic 1945 au 50 nviil 1944 tOiilIuic une ne! vii acccssoe cl i'i partir du Ir mai 1944 conline irre all ivite pi-ircipale. Eile iienianda donc, i partii' (lii I mai 1944, Ic pnieinent sie in ('011- tribution pci'sonnciJt' c'ntii(' (iC 5 iiUnC5 pour le t'oitinieice (11' l)ois dc (irauffage. Ja contrihul Ion speia je du 1 fr. 50 pon cl' autherge ei Ja contribution poiir l'cxploitatioii agricole. J tisqii an 51 dccmhre 1944. je montant des cojitrihntioris ai'riet'es slcvait i 64 franes aprs ciie Ja caisse St ddui ii 21 fraucs repi'6sentaiit ics moritants vei'ss cii I rop pur liii irne p0111' soll (1111)1' ige. du le, iii ai (tu 51 (icccmi)re 1944 (In COi1tI'il)litioil aiitei'ictire etait de 2 fr. 501 Daus soll rec'ours i\ In coja mission du i'hitrage. IhMün6 (leunandait de ('OnStat er quil est agricuiteu1, du c'on(Iit Ion priiicipalc cl (ic In contrihut Ion poul' Je comniercc (je hois soll fixc a in moitie iu taiix habituel. LA conirnission a consid6ri Je c'omnie,ce de, hois comntc activiti pl'iil cipale. mais i'hiuisit In contrihution unensuelle ä. 1 fr. 50.
L'officc f6dra1 de 1in(iustl'ic. des arts et nitiers et (iii tiavai 1 Ii recouru c'ont cc celle (IeiSion ii Ja ('SG. L'offic'c fidAral csti ne q ne In (Oiflifli5SiOiI (Iai'biirage naurait 1)US (It'i, (i[)i''S Je rejcl du recorr is. accordcr Ja rd,ictioii de In contril)litiofl, tourt sinboril parce qne In caisse est coinptente en prenuier heu a cet effet et que ton tes lt's
(Ion iie.s j)rciseS poiir la rd uttioii inaiiqtiaieiit en l'espce. Ui ('SG 0 adrnis ii' recotlis par Ies inofifs sn.ivants
La cojnrnssion d'arhitrage a colistat( (JUC Je conimerce de hois de chaufhige scsi (kvclop1)( ton jollis plus. ik sorte (111'011 pouvait ]e ((nsj(IcIcr d paifit ln I mai 1944 (Oinuie factivitt priiRipaic (Ii l'i iitiii)t. (iIii' coiisfatatiomm mmd pas(t l (O1iestCe ('1 peut irc collsid~I-~V par constqucui (Omn In 1 l:i 1)1 mc. La (Omflfliissi011 (lall)if lage 11,allrait tnmitefoms pas (lii iliI1i1I(' sii plcmrmcmit lIS (Oflflil)llti0flS.11 appari(ilait (1 Id (risse d%Wimr ((Iii l((IilQ1i0il ('0 plelill 'Ii iliSta!ie('. la (Oil1]fljss1011 (Iari)iIrdgu_' amimait (Iii 1cch(mehem dnne i amiire 1Jrcise Si leS CO11(titu()115 p0111 wie leni se existent en lespce. ])ans son iecouirs i Ja e()iiliflisSioii ilarbitrage. iinlim6 a pr1emidu uniquiciricnt (juuil iie pouvait soceiiper (III (emlummlerce dc hois de cli uffage qiic plIlilamIt 1111 f(il15 linhite ('1 (filil im'avail olteuuu de In sorte qu'nu gai n iiiiiitt Des affilinalions (Ii cc genre ne sont (vi(hn1nient pas simfiisamilcs pour aufwIsur In rdnciion dc Iailocatioii. larticle 2 de IOl(IO1Iu1Jflee ii 48 pr(vot que pamir les industriels, aiiisans ei (0111- i('idlIiM (liii fid\amllenf SCIIIS ei noe(-uil)ent rgim!ireinent pas pimis de trois persorines inenuhres 011 111)11 (Ic la familIe cl (1)/dill miiie caparitt de fra\ai 1 norniale. Ja cont rihumt ion p('rsOflilel Je sera re(Ih1itc \ 1 fr. 50 pour 1111 revelill muuoven de icxploitafion allaut juisqniTi 150 francs par inois, i 3 francs si cc mevenn va jtisqni 225 fiancs et a 4 fr. 50 sil va ulSquii 300 fianes par nuois. La caisse doit done encore (Xaminer si les coiuilitions poti r in i('ii nction (Ii In contiihtition sollt rcirip]ies en lespce ei. si id est le cas. damus quel le 110511 mc et pouii ionihmeiu (II' icmps eile pent tal mc uldl ä la deinauIe de Iiufrcsse
(10 1550. en In cauise G. Maitignoni. du 6 ilovelnbre 1945.)
N0 542.
La restifution du d1ai ne petif pas Hre accorde au militaire qui a laiss6 passer le Mai (je recours parce que son mandafaire ne liii a pas faif parvenir in dcision de ja commission d'ai'bitrage alors (jn'il se Irouvait au service miliiaiie.
E.vlriui/ des ‚noftj.s
La dcisioii du Id comuim ission darhitnage ii ci( not ihec au rccom1- ranf ic 27 in iii i945. Etarit cmi vovage il avait chargt son logen r de rcccvoir Soli c)llmrici. ii p61eiud (IOIIC 11aVoir r(;Il 1(1 (k(isioll quc ic 26 jmmillct 1945. L e rccours mis Ti Ja poste Ic 27 jtiillet 1945 ii Mt adress6 fardiveuicmuf i in (AG. L ne restitufion (Iii (iiai muc peut bUe accoud 'e car iorsquc les auf rcs locatai es oimt rcu prociiratioii de reccvoir les iettres c]larg(cs. 011 doit 1gaIement se Solider que ccs dciii i'ics parvicnnemit ä lenr (lest iata Ire.
(N° 1 373, cii la cauisc A. Brngger. du 24 ocfohrc 1945.)
Dcision de la commission cantonale
de surveillarice en matire de poursuites et faillites du canton de St-Ga11, concernant la suspension de poursuite en cas de service militaire*).
Une poui'siiite intente contre le (leintetir pendant qu'il se tiouve au service niili!aire est nulle eI' le (kbiteur ne peut pas renoneer tine suspension des poursuifes (art. 16 OCF du 21 janvier 1941 athnuanf i iHre femporaire le rgime de 1'exctition Yorce).
To ns les itl6resss.soiit (laCeold qite le debilen r ita pas Tu leni tottiple d'uii commatidenietit (le p a ypr ä liii itoti fie alois (11111 se tiotive au service mi litaire. 1 es avis (Ii Ffrent, ei] revanche, sur Iii (Ii1eSti01i de savoir si les ptesCril)tt()I1S sur Ja suspension des pouistiilt's pend ott le Service mIlH ai rc sotit (lt.' natu re inip6rativu c't Si pa r coitSiiiieiit hut' polirsutite i utenlec' coutue liii del)ilt'tui alois gute cclii i-Ci se 1100 Ve all sel\iCt' liii ifLli re ( bit di rr cOiiSid Cl(t' ('0liiult(' nitile. II fallt itpoitdrt' a celle :)ilcstiolt par I'aflirmativt'. le Irihuuital
f6ckraI itt' scsI tüiilt'bii i)is pioitoiiCi exjnt's,sntt'ttt ii CC SitJt't. Daus
l'ATI'. 1«) 6; III. p. 74. lt.' Fiil)uutal !t'deicil ii Wart (Jitt' j)eludatul la iuiet' du st't ice, It. (ll)itelir all de la siIs))ertsioii u 'a pas hesoiui (II' tecott iii ('auutre litt' pUlt isut lt.' tntenlee a cc itioutietit cotul ue liii, iii inme 1' utcore ap i's q0i 1 (1 at(Ompl 1 (1' St rvice. II peiit alt euid re juiS(u1' l cc (lili1 soit 101)jet (11111 ittuutvid ade de pwuusiiitt Ott tut 11101115 jliSiItii (1' (hi(' 'oele attaquuahle soll imdt h SO (oltluitissilltC(' itpu's le licetucit'niettl. (('Il(' utmiuieue dc volt- ituoutl tt' (jilCJe Fuibuital ftdral pense di d 11111' sllltpl(' oppwtiout dlix J)011r51111e5 dt qiii'sliott. l)auus iATI 1«) 67 M. 1• 6970. le irihuinal ft"dtra1 a lontefols jug(' (IU otte itoliicatioit falte peuidatut Ja diii(e (lii Service t'st nutilt' ei nott i1VI'Itttt', peii ititpoile ()itt' lu ('ii ait cii 011 n o ll (011tlitlS-Sauce. Pittle en favciur d u la ttitllil des utctes dp pouirsutitt' ittettles petidaitt le service utililaite. le fuuii que seutls ]es oeles utils 11 ((Itt tl5 hesoitt (lot ie porls A Ja con ttctissattce (II' Ja pa tue ittt6uess(e tands (hiC co ui'cst flils Je cas lous:lul'll sagit cl'actes siuiipleutieitt attaujitahl(s
Pailt' t'galeiiienl cii ftveiir (Je l auuutllite Ii' bot ()nc la suspension tt'est passeutlettittil (Ittits Iiuttut (lii inillaire 10015 (Ittt'llt' est 011551 (JuliS linteI't (It' 1anitee. En ('fiel, lt.' soldat ([UiSt' trotuveciibulle ä des poiitsuiites se dotitte dilficilemeitt bot eitliet \ laccoutip!isscnietit
') HSJ 41, eahwr 21 p 304.
de ses devoirs militaires (ATF BO 66, 111. p. 50/1). Si les disposrtioris concernant la suspension des pon rsiiites pendant Je service militaire sunt 6galeinent dans Fint6rt public, ii parait justifi dc considrer vomme liii Iles les poursii ites intentes ä cc iinonient-1i. par opposition ii edles cJui Font 61 aprS le liceiicieinrnt (lii rnilitaire mais encore tontefois pendant la snspcnsion des poursuites qui a suivi le service mi litaire. La Suspension (ICS pou rsii ifes pciidaiit Jes quatre semainc's apr'S le servier militaire se t iciive imniqiiemeiit dans 1'intrt clii
dcbiteiii. ('omume cc' (lerilier. toutefois, aprs son licenciement S'
inuve cc rlainement cii mesure du siccuper ä nouveau (Je ses affai res eivileS, il suffit qi«i 1 fasse sinipleiiient opposition aux poursitites i itentes contre mi pendant in suspension des poursuitvs (liiicc SIIiVi Je service in ii itaire.
0ii peimt emeftre i cc snj(„t encore line aufic coiisidration. Selon in jurisprudeiice clii Tribunal fdraI (ATE 67 11 t, p. 69/70), Je miii-1 ai re qi!i ne sest nnlleinent pr6occupc" pendant son service Tune poiirsn ile inleiite eontre liii, n'encourt aiicun prj udice. ()n ne poii rrai 1 (lonc pas coni pmend re qu'ii ne (1 cI aral ion du (1 bi feur Si' troimvaiit au servier militai'e, relative i ulme poursaite intente confre liii dl'une manire ina(iinissible pourrait liii porter prJl1(lice. Le mi-Jilaic qui, peimdant son service mnilitaire, s'est pioccup dans Ja umesure du possible de ses affai res civiie na pas mn0inS besoiii de protetion qiie ccliii cjiii mi'a neu fait et a Ihm6 s'ecouler tout simpleinent le (llai. 11 serait chocjuant si Je prernier qui, alors qu'il se frommvaif au service. n'avait que peu de temps et de possihilits p0111 se fa ire orienter cl coimsei 11er. su bisse ii n prjudice ma1gr6 totife soll ciltention lmrcc' que nayant ohserv son (lroit que dune maiiire
iinparfaite, alors que ccliii (jilj peiiclaiit Je Service ne s'est souci de
rien, ne comirt pas cc' dang(-r.
On vitera ces ingai its et ces i imconvn ieiits cii considrant Ja Suspension des pourstiitcs pendant Ja di1Lrc clii servier aetif comnrne absolue cl cii jugeant pur consqucnt cornmne nulles les ponrsuitcs intenfces i cc moment. C'est Iä mm ne soFntion prati:[ile. ciccentc et correspondant aux hesoins. Eile apparait 6galvnient conune une con-S(cjneilce logiq ne du l'ATE (110 67, 111. p. 69/70). La conini issi011 caimtoaale de snrveillancc ci dJi tire celle conclusioii dans Ja jurisprucience ci utrieure ((1 ('cision du 2&11.1944 ca la cause Sch iii thess et CO)
cl ii Co]lSi(ler(' comnientils et noii aven lis les actes die poursiiite entrepnis pendant le Service mi lila i ne (in (i('biteu r, contrairerneimt aux tiefes
i imtcnt('s alors que Je mii itciire nese tronvait pas an Service mnilitairc omt pendant la suspension des pou rsuitcs suivant Je service mii itaire. (es deriiiers actes, cii cffet. ont (‚t(' d('clar('s attaqual)Ies. Le Tribunal f('d6ra1 ('st anssi d'avis que Fon imailie pas c 1'encontre de la cl('cision 1-desSils menfioiin('e, mais estinic que l'on (bit coiitiiiuer t s'y temmir. 11 mm'existe(Inc aucune maisoic pour les autorit('s caatoimaics de sur-
vei.11ance du s'tcaiiei (lij Ct'tte i nrisprudwim hi 1(1 iiolificiilioii de
lord lT de paieTn('nt Mait Hill Je ei (1011 Mre coiisidi1ree par cotisequeiit
coinrne nayant pas ('ii (II' SU itt', 011 peut SI' (lclnalidt'r Si. (laUs CCS
etrceflstali(eS. LIIIC reiioiici fion tlii d1lelI1 all J)ellcfic(' (II' Ja SllSpell-
SiOn des ponisuites est possible. Seien les p11 licipes gnraux (lU
(lroif. iiiie reiioiici 11011 011 111011 de 51' plTvilloir (11111 VIei' ne pelil
intervenir que (laus des actes aitaqiiables. ( 'est ainsi que Fintress
pult ('xpresS(n1t'I11 011 par (les iiCtt'S t'011(Ill(l 1115. 1(01(1111 iiieiil ('I) 111'
Warnt pas 6st (ion moven de (1 teil. renonce 1' ä se prvaloi r du See,
laiidis qiiii Ii (lct(' 11111 lId' petif pas 1Ue ielld Ii \ilIilhle Mi liii1(1eSS(
teilonce di faire valoi 1 soll {1l0if. Oii peilt St pr(\al0i 1' (11' la nlilht( it
tons les stades dc Ja procd ort' cl eile petit W aiissi cii visage d)f-
Ficc, la compa 10 IS011 avec la 5(11511' (lOJ)jets 11011 saisissahles et il la
ienonciation (Id' la possibilit (inSel de Soli (Irnit iiest pas (leferllli-
natitee iti Igaleinunt lint' ieiioil(iatioii tit'st 1)05511)11' (101' (1(1115 Ja
niesure oi il ne sagit quc duiie simple Opposition. mais neu pas
lOI'S(lltt' lii MuMie ('St 111111)'. ('oiiiiiie ('t'St Ie (0r pul' ext'mple, de Ja
saisle (l'ol)Jets (1clar1s Hell saisissahles. aprs esf imatioii. en raison (je leur nature, Ott lorsqtie Je (Irolt eivil exelut Ja possihi1ift (JulI
t ransfert. Sans i mpOrfalice tut encole Je fait sue le dMibur pul t pr1fercr dans certailles ci'consfailees sacq ii ufer (lii lllolltd(llt d ci 01l r priven ii' pur la 011 ('Ii faiSLl 111 ()OSi 11)11, {jll 1' Je (01lli1I (111(1(1111 de
l»uiiit seit inforin6 des poursuites intentes cotifre lw.
I)cision (it' Ja ('0l1il111SSI0I1 eaiitoiialt' de sulveillailce cli matiele
de poiirsutes et faillite du cailton de St-GalI du 15 juin 1945.)
Motions, postulats et questions ecrites
dposs devant les Chambres f&lrales.
A. Mofions.
Motion Pugin.
(I)grvernel1f de linpot potr Ja ( fense nationale.)
Le 19 juin 1945. M. Je cotiseiller national Pugin a (lpos Ja IflOti011
stil vallt)' Le Conseil fdral ('St iovit d preadre uii arrt ou i dposer ua projet
de loi prv0yaii1 (11) tkigi&veinent (II' l'impöt ftdral 1)0111' In (1(fenso nationale peur les mohi1iss, all prorata (in noinhre de jours de service actif aceomplis au (oursd(' la p'riode 111' IaXatioi(, 1)0(1)' 2iii12iiit que le servie' leur ait eaiis 11110 (1im um!1011 de plus dc 10 % dl' 1 eu 1' 1'eVeliul j) rofssionui1.
Au C0ttl'S (Id' Ja 51(illC(' (iii 6 (leeelfll)re 1945 du ( 0uSd1 iiat i011a 1. Je conseiller pr6 noinin6 i reHr6 sa motioti.
B. Postulats.
Postulat Hess. (VIai 11 -d(Pllvre alixillair'' poiir l'agiicii]tiirc.) Le 20 septembre 1945. M. Je coliSeil 1cr national Hess ii dipusi Je
postulat suivant
Iioo (lilo lo giioiio soit 111lie et qilo los tioupes aieut (1l0 d('in hilisos, l'agiiii soli lilo (11111 lih(ililiil( de bi- ns, grave et porsislailt.
Etant donini 1'1tat (10 illaihihli du travail, la siippressioll du service oh! igalol cc du Iravail an im ios ottots diisasl reliX si dos mesuros ne sont pas prises 11 l Olflp( 1)0(11 collserver 0 l'agrieulture la 1IiI in-d'(X'livre nce.ssairo et liii procurer, (1(1111' 1(1(01i (](ii'(ll(l(, (01(011 lilhillos trav(lill(urs, 1v Conscil fniniral ost pII 000- s(hjhi(Ill iiVi1( 0 ('X(.hilii 11(1'.
1" si 11' SOIV.(( ((1)] iglitohr' (Iii 1 i:ivallie(lovrait Pas (tre niainlenii jusqu'd (0lilie 1'nial (In iiiarchi du Iravail agiieolp so soit qiiclque peu aiiiI•1ior II (101 iliesliros 110 (10Vr(lioflt 11(15 Mi-v pri5011 poiir (lilo los coiiditious den-
go (11111 ilos (lOill0sl 1(11105 ugr Pol (14 140 ont adapl es, P juste (legrd, ?i oo1Ie (los illitlOS salarPi si de ('Fk)il iiIiis seliOiiX TIP (levraieilt PILS nire ontrepris pour permettre
((lix dorn ost 1(11105 0 (l:rioo los de 10011er inh iiien higo.
All 0011114 (10 I. SLlIiC0 du 20 (16cci)lbrc 1943 sitt Coiiseil national.
M. le C011Seil 101 f cdiai SWmp Hi (10001)1(1 Imur (XSIiIii'I( cc post itial. 11 assura qile Ii' service oh]igatoirL' (In fravail, qui ost wie grave atteillte
o Ja lil)crtl. pCr0Piiclle. III' 11'Ialt iilillfltl'I1ii (lii aiissi loiiglcinps (1110
lexigerait lipproishmnemviit (Itt pays. IlilliS Certaiuelllli'111 pas an (1CLL (111 31 decenibre 1946. A liphtI(1Vili1t. il y a 1001 (II' lavorier l'eilgageniont (10 v(1I0i(tairos pour 1' service du travat 11 apparfient aix inploydurs agricolos (Je awi r si los coiid 1101114 de Irawil cl de 1L'nlll UI-1011011 peii vcnt t 10 (lIlie] iorees. Je COS IichLailt par in '0011' (IU contrat (Je 1 raVail iISiIOl.
011 11 propose (lelix iiiuvcns (11l pour periiietfro aux travailletirs agricoJos (10 Lillder tin lover:i in (onldralioii Verse 11110
tion de 20 % pour Ja cration de logeiiients pour los domestiqiies de cailipaglle, 501114 lLSeiVe (111110 5111)Vellti(hIl lgale (10 l a part (lOS cantons 2 Je verseiiieiit (lahlocaliolls pour onlanis.
Postulat Dieisclii.
(Pralc(-t 1011 (lOS 11111 itai es (1tll101)i1iSls.)
Le 26 septemhre 1945. Ni. Je collSeiller national T)ictscli i II (l1'p0SL Je post tilat so i ‚0(011
Le Coasojl (PVih] ('4t i1lVit ä OX1iiflhll(r (lhl(lIO.S sollt los inesures (laU y ninail Heu (II' prendro 011 VOC de proniger los militaires licenePs et de leur
OsSuill (111 traVail dans la ole civile.
Au comm (li' in siloce tiLl 10 (kCel11bre 1945 (In Conseil national, M le coiiseiiier firal Stampfii ii pris position t i(igard de celle
inol ion ei de cci le (11' M. Picol (v. tu -dessoiis).
Postulat Pirol.
igaleineiit. 1\T. le 00usd iIi' Picot a prcsciut tute
le 26 Sel)tellli)I'('
ur~t ioii ulans ii' iiiiine sens
iiiVilt' d ext1I(11er sims tI'Iimj i'ol)I(uml 1111111" (Im' faire 1ii Coruseil f(lra1 ost
dc p'm'drm' los 1115111(5 Im's 1)r01)oiitioiis 1'mds1a1ivm's iluX (1011110(5 I'rmlm'I'ilI('Aoll
limmis Ic mlunmiine di' lii pi' leclion du 1 rmlvuil p011!' 11s11 11(IX 11101(jlit("S
1111 stimlul ((lii los 0111'mlnhmss(' eonhi'i' los jfl('011VPfli('illS silhis ('II ('1 (10 i'i'niploj
i'm'ae tu' de plmuu' (lil't'j0U1Is d'IIgatiefl('ills Iii llati'm'(' mlu fujI du servi
lu (upaCilt pro('essjoiiiiolle, ((hhgatiOul le _'lI[lilge('
nomiveimiix, lillflu(llt:011 tIIIIS Im' mitier, ('10.).
Le 10 cicemhre 1941 M. ic consei Hei' firal Sta unpli i a dcia r
'onseil national qlt'il acceptait poul' ('Xann'ui le posi niat l)ielschi
an (
10115 faitt's par les oH ices litt 1111Vai1 (11111111 au X
hien (julI' leS couistatat
(lt plac('iilen1 mtl's sa ia t'iS SOICiI1 Iavrah1es. ii 100011na it
possibilites
petit ca l re aol rement dii suj ut des jeisoiiiies du conditinut
(11111
iunII)duidalnte, celies-ei ne l°iguir'ant i)ils (10115 in siatistiqile des sulaiin 6ga (,lTlellt in mol ion Picol ei vei'in si In res. M. Stampfli exaniiiie Rgisiutinn acittelle peiut &t i't' t'oinpIte (lauS It' Seils (11100 pilS
des in i litai res coiuti'e in rsii inlion (10 leni' eligagt'-
grtIlle protection
nient t't in peilt' (ic it'iii' einpioi.
a admm6 dii Umseil ftdral 1101' requlte l€'ii- I,'Union des mobi1iss
(laut dli nume hut quc le post idol Picot.
C. Questions crites.
Qurstion erite Moine.
(leeruteineuit poui' In prolection antiati'ieuine.)
M. Ic conseiller national Moiue tu P0S( in
Le 17 septemnbre 1945,
qu estion ei-dessous
il ('lt protu"(k' i'fti'uiiinent 1111 1(11' milemimont (Iii riir( imi fit] (1(5 I1C(5t1i1tPS. ii
(im 100 II' 10 1 i'olec' 1(011 (('1'i('nil', ('1 11
1(0(50110ei mmi st iii in et 1'(' iii iii 1(001' ie 501V
de ('((Ui's 1l'i1lli'flUti01(, II en (st i'('smilt(i, dorns laut lo i(Y5, (11(0
jur mlflms1l(i0Il
((0 (10 indeon1t'nleinen t.
C'oneii fdra1 n'estime-t-ii pmis, tant donuid@s las eirconstanees, qu'ii Le
imrn&liateiuent tont roc'i'luleinellt ('t bote 1(etivit1' du ser-
y a liva de _uspeuidre vice de la proteetion arienne
In 14 (l€c('lnbre 1943. lo (lonsei1 fdi'al v a donnt lii rponse pi i still
A 1)11 lt (iU('1(jI(044 r011t ('(in lt rOs, 101SotIlle 11 'OSt ice rut (( beilentent potir le serviee (10 In proteetion antiarionne.
Aucun cours n'a 'i argon is depiiis 1(1 1111-se1)t('II1I)i'e.
Um, ('nitilfli (4(4 011 P1'€Si(1 e par le (10115011101' national ( y sie r hinlie prsen1 e ioenl. (1(10110 (401(1 1'l1OIIVit (10 In pi'oteutioii antiarienne 00 1946 en tons cils, il II'y loten 111 coI t'.s de rec'rues, 111 COIII'S (10 1'A1)titiOfl, 1111(1(4 5011101(i0flt 1111 110111- ((0 11(11 t(" d'(10010(4 ('1 (10 (OlIl's (10 cadies.
Petites informations.
Sectioti de l'asstirance-cliöinage et du soutien des tnilifaires.
Pour assuier Iexctttion dii rgi nie des allocations pour pei'fe de salal te. wie sons-d VISiOn dito dii < Sotitien des mililaires fut
ratfacht e en mars 1940 ä 1 office fdi'a1 de Ii ndnstrie, des arts
et niiers ei (In travai 1. Lors de [entt'6e en vigucur (tu r6gime des al lo-(‚IIiOIIS Pütt 1' 110110 (10 galt). ott jnillet de la inme aniie, la direction (10 CL' service fut cmi fiie a M. le 1)' l-lolzer qui stait occup de
1 ravaux P tpa ratoires ii 1 nil rodu dion (10 ce r6girrie. L'arrii dii ( onseil fIta1 cln 15 jalivier 1946, qui remplace cel ui du 4 ociobre 1929, dAnit Ja uouvel Je organisation de loffice fdi'al et ]es 1clies de ses cliffi'entessectioiis. [Lt sotis-division pr6ci1&' ost 511 j)pt'im&' loS qtiesliüiis relatives au sontieii (Id'S liii! itaii'es seront traitees i laveni r par la section (10 i'assu rance-ehomago qill sappel le desormais seet ion de l'assn raiiee-ch6mage ei (In sontien des mii
unires ayaut potir chef M. Je Dr Baeschl ii. M. Je Dr Me hr i'este sitppliitil (lii chef pour los affai tes so rapportatil an sonlien des milifai los cl M. le D' Gadtner contiuue i assniner la di i-ecl ion du secrfariat des coinimssions fli-ales (10 SII t-veillance. A partir (In 1 janvier 1946. \l. le D1 Holzer clevjeiit 10 chef (10 Ja nonvelle section des arts ei ini1 iers de t'office Jederal. soll activite antti'rieure 1'ayaut dji fanii-1 ii1]'is(1' aver les pt'OI)RlIIies toticliaiit (1.' 1()inai Ii)'.
Participation des militaires aux votafions et flections lidrales, canfonales et communales.
Daus Ja Revue 1945, p. 410 s., nous avotis commeiiti bri'vement Farrit6 du Conseil frlra1 du 7 aot 19415 modifiant ccliii qui
concerne in participatiott (los inilitaires aux Mections ei votatiotis penclant le service a(-1 if (clii 30 janvier 1940).
Le 10 (l(einhre 1945, le (onsei1 f&lral a pris tin notivel arrt eonceriiaiit la participation des mnilituires amix votations et eiectioiis f&krales, (LIIlIOIIiIle5 ('1 coflhiflhi iiak's (11) 61 1055). L'ai'i't du 30 janvier 1940 modifii contenait sitriont des (lispositions de dioit mnatiricI. 1011(1is es (lispositi011s (i('XCllti0l1 itaient c0flfiCe5 all eomniaii-
(liii'
ileni en 1 du 1 'ainiie cl aux golivern enie nts cantonamix. E arrt (lii 10 (leeI1lI)l'e 1943. cii revniclic, igie du fu;oii iictaiiiec la )rocdli ic siiivre. Ii v ii icH du rappcler en pai'tienlici' (pic Iaiieieiiiie (liSposit ion prvoyant qnc scitis Ics Sti isscs qni oiit un (min icilc cii Suisst' pciivi'nl prendre part aiix 1ec'tioiis cl votations im rnati're f&lra Ic
(art. 45 de ja Constihmtion ficIralc) aiait niodifi6c, 1)0111 la (Iii ric
(III sen ice aeff, im cc seiis (tii' lcs Siiisscs du litraiiger salissa lls domici Ic cii Sitisse LiVUhi'111 (limit (1€' vote (lauS Ivur Cülfllflthlli' dorigiie. La dis-
pOSitioll P\1' pour Ii' ti'llil)s (Ii' paiv cst aetiicllciiiciit de iiouvi'au
appiicahlc. L.es Suisses de 1'tranger noiit dmoit (Ii' particiicr aiix votations f6d6ralcs (jli('Als nut (iii il(iiiii(ilc cn Siuussc. Au ii rpllls,
toiiehaiil l a p1oPdgLflld(' politiqiii' ulipreS de 11( troiupc
les (lispOSitlOulS
sollt uepu'isi's (IUn5 Ii' iiouivi'l arrelc.
Droif alt traitemdnt des fonetionnaii'es hd&niiix en cas (je service militaire.
Seloiu iiiitieli' 54. Ile plurimse. du r'gIenieiut des foiietiouunaircs 1 (III 24 octobre 1950 (H() 416H) eI Vartielu 47. 1 phrase, du reglement II du la n&nie dutt' (lt() 46 661, lt's IoiicIioiuiiiuiics (1e5 (l6p(lrIcln1'iitS du Iii Coiufeik uat ion. ic Adm inistrat ion des douancs, des j)oslcs ci (1(5 iIgriplies (iii)si (jli(' (1(5 tiil)illiiilix {ideuaiix 0111 (11011. cii eus (i'abscncc polir un service iiui litaire au:Iucl ils peuvent trc astrci nts cii vertui du Ioi'gauuisatiouu iiiilitiii ri'. 0 100 poo r cent (Iii traitcmcnt. du Findemnite de rsidence, di' l'al lncalioui pour en fanIs ei. Ii' CaS 6chant. des allocatiouis du rcuiclitrissenucuut. lYapr's laurete (lii Anseil flra1 (In 10 (Ieecml)rc 1945, 1(10(11 haut les rgIenients des fonetioumnaircs 1 ct II (R() 61, 1044). ic Ioiuetionnai'c ii'a pins d uoit wCä 98 p0111' cent (In ivaitcineuul. etc. cii (((5 (l'ul)scllee pour iii) service mi Iitaire. Le molif du cutte nicsmm mc rsidc(]ans Le hut quc, cii cas de Service inililuire. le lonetioniiuui'e ne dm1 pas sc tronver ('II nicilli'iiue posture qiuc (tons la vii' civile. l'I1 cffet. scion les articles 6. 2 aliuia. ACF'S,ct 7 ()ES. les pu'cslatiouis vcrsecs pol' l'ciiuptovi'ilr au travaiflir cii siis de lalloeation pour perle de sa'laire ne sont pLiS sOlil]iiSi's a Cliiiti'ibution. A clifant (je larreie prii'it. Ic fonetionnaire toiiclici'uit (tone davantage pendant son service unilitaire que ilaus la vii' ci vile
011 la part de 2 % est p t'61cv6e smiu' soiu traitcmcnl.
Aide mix miliaires dans la gne.
Je 12 sepeiiibre 19451 Je eoiisei 1ler commtinal Sehneebeli
ii
demand6 au Coushl excutif de Ja vil]e dc Zi rieb d'cxarniiier si Ja
1oiidii1011 Winkel iied du caiitoii 6lait cii mesure (Je mett re a (liSpOSiioii uine certaine soinine pour venir ('ii aide au x iii ilitaires zurichois ou i leuis sturvivaiits tonibs daiis Je dnuement par suite (In service clif de 19394945.
Le cowsciller Peter a accepf, Je 24 octohre 1945, cette
ieuu&te pour cxanu cii.
Confrences et sanees.
42 session de la commission (1'experts.
La eomin ission dexperts potir les rgiines des ailocatioiis pour perte (Je salaire cl de gain s'est rRIuie le 13 c1cembrc 1945
i Berne sous Ja prsideiicc de Al. le Dr holzer. La (llscuSsjoll a porf sur les
ni1fles olJjetS (Juli fignraieuit ä l'ordre du jour de la sauce prc-
(leute (ef. Revue 1945. j). 603).
Les rgimes des allocalions 1 0
pour perle de salaire ei de gain
Organe olficel de I'Office f6draI de I'industrie, des arts ei mtiers ei du travail
Rdaction : Office f6d6ra1 de lindusirje, des ans ei m6tiers ei du fravail. Secfion de l'assurarsce-
chömage ei du soutien des milifaires.
Exp6difion Office central f6d6ra1 des imprim6s ei du mai4riel, Berne.
Prix d'abonnemenf jr. 8.— par ans. Le num4ro : 80 cis le num6ro double 1 fr. 20.
Parait chaque mois. Compte de ch6ques postaux III. 520.
BERNE No2 FVRIER 1946
SOMMAIRE:
ire Le d6veloppement de la 14islation en mati6re dallocations suppl6menteires pour perle de sala
ei de gain ei les renies dans le r6gime transitoire jusqu Iirrtroduction de Iassurance-vieillesse
La nouvelle dutlirnitaijon des r6giorss de sontagrre (p. 94). - D6cisions ei survieants (p. 67). -
D6cisons de la CSG nos 043-551 )p. 107). - Jugement dun de la CSS nos 628-637 (p. 97). -
Questiorrs 6criies d6p0s6es devani les Chambres 16d6ra1es (p. 124). - iribunal civil (p. 122). -
Petites inforrrrations (p 126).
Le dve1oppement de la 1gis1ation
en rnati4re d'allocations supp1mentaires
pour perte de salaire et de gain et les rentes dans
le rgime transitoire jusqu' 1'introduction de 1'assu-
rance vieillesse et survivants.
La rg1eiiiciitadon acueIle concernant les aflocations SUPI)1t1-
inentaires est le rsultat cl'un long dcve1oppeinent. Dans l'expos
(Itil suit, nous cssayerons d'en faire connaitre les diffrcntcs ta-
pes. [es taux dc ces allocafions, qul mit (t t inaintes repriSes
augnieiihs, foiit Iohjet d'uii tableau spcial ä la suiic de cet
ar ii dc.
1
Les allocahons suppli nenl(tlres !Us(Juau 51 (heeIflbre 1940.
1. Ln instituant le ri nie des ctl/OC1ljOflS pGUI' perle de .sultiire,
le lgis1atetir avait en vuc d'assurer avarit tout I'entrctien des
personnes assistes par le militaire. C'est pourquoi le faux de
lallocation POLLF personne seule fut fix rs bas, tandis qtie le
inilitaire cjui avait wie ol)ligation cl'entretieii OLE d'assistance rcevait uiie allocation 1)ltis leve, Soit SOUS forme
d'indeni ni de intnage, d'indeninits pour enfaiits 011 ('allocafion suppkiiien-
laire.
d) Le militaire qu i n'avait pas la cliarge Tun iinage
du Seils de l'article 3. 2e alina, de I'arrf du Conseil fdral du 20 d-
ceinl)re 1939 (claus sa teneur primitive), ne recevait
eR 1)rinciPc
que l'nllocalion pan, pel'sonne seule. Cepetidarit ii pouvaii prc-
iendre lt des indeinuiitts ixuir enlants cii favelEr dc
ses propres
enfanis, cl'enfants adoptifs ott du conjoiiif qu'il devait eijtrefeuir (ACFS art. '. iü al.. et J() art. 5).
En outre. Je inilitaire qut 1
ri'avait pas droit lt 1'indemnitt dc innage poitvait deniander utic allocation suppitbuien laire pou r ]es inenihres dc sa faruu
ii Je en vers
lesquels il reinplissait tifle obligation lcgalc dentreijen. Le
111011-
lant de cette allocation se ckierini tiai d'aprs ies prestaiioiis
cffectives du in ilitajrc, mais ne j)ouvait dpasser
4 franes par jour. Cette disposition s'appliqnait cii particulier dlix militaires c(Iil)ataires. divorcs oii yen Es saiis en fants (liii entretenaient
leurs 1)aIeIs. grands-J)arerits, fr'res et s(uurs, avec lesqucJs ils
ne faisaient pas niivage commun. 11 n'tait foutefos
pas indis-
pensabic cpie Je iuiiiitaire vive spar des personnes ciont il assut-
rait l'entrct en pour qu 'ii püt obtenir l'aUo•caiion su1)pl(nl
entai rc.
Celle-ei liii iait aecorde inlme en cas de ninage commn
n avec
dies. lt condil ion ioutefois cjue Fal locataire n'ecit pas droit lt i'in-
demuiit (Je 1iiilage au sens de l'arlicie 3 . '-)e alina, dc ]'arrf du
Conseil f&kral du 20 dcembre 1939, dans sa teneur l)rinhifc.
L'allocation suppleincntai ic sajoutait lt iaiiocatioii
pour pur- sonne seule. Le miii taire qui v avait droit ne devait pourtant pa
s
tre tralt6 plus avaiitageusernenf que celui alt bnfiee de l'111-
denmit6 de mnage out d jndeiniuites extraordinaircs pour enfanis
(cf. leHre1 Ci-aprS). C'cst pourquoi ii ne pouivait liii rc a1IOul( plus ciuc l'i1iden1nit de ln&lagc (1 miin ti(c (Jc lalioration pour
personne seule pour la pieii1e person ne assistec. ni plus
(hiC
1 i ndein iiitc extraord inaire pour enfani pour cliacuuiie des au tres
personnes assisi6es (ei. lehre A. cluiffres 1 1 du tal)icaui annext).
Le in ilitairc (1111 ne rem J)I .
issai t qu une obl igat toll nioiale den Ireien ott d'assislalice ne 1)0tt\it ueecvoir dallocation sul)plemeil
- tairc. l)ans ces cas. seS proclics pouvaictit rtc1ainer ii loffict'
eoiii iiiu iial des secours itt ilitaires le iuoutaut (Je Ja difkrence ehre lallocation Pour perte (je salaire et le secours quils auraieni rcii cii veritt de 1'ordonnance du Coiiseil f&kral du 9 janvier 1931 sur les seeours aux familles des itiilitaires (ACFS art. Ift 2 al.. (laus sa toneur du 26 linier 194() 10 art. 41. 2e al.. dans sa tcneur du 27 janvier 1940). Aiiisi, CII P'° de l'allocaiion pour jterte (je salaire. le niihtaire recevait ejicore, Ic cas schlant, les securs iiiilifaires.
1)) Le itillita ire (maii. veuf, soutien de lainille cii laut (ItiC 1 ils ott fr'rc) qui vivait Cli coiiiinunaiitt (lOfliCSt i(It1e iVCC les person-11CM eiivcrs lesqiielles il avait une ol)ligation kgalc d'eiitrcticn ott (lasSistalicc. 1)0Lt\1Il prtendrc. CO )ri11(ipe. a liII(ienlnite (Je iinnagc (A('IS am. 12e al.. (lans sa teiieitr du 20 cl&elnl)rc I99 (f. id tre A. ('lii ffres 1/2 (Itt tableau). Celle-ei (tail doiu accorde 11011 MCLI lelileut aux iuilFiaires iiiaris qui avaient till itlenage dii propic (laus lequel rivalent kur Icutme ott icurs cnfans, mais pou vai t aussi Cre vers6e aux itt iii taires inaris ou veufs qui faisaicni iiicitage coiiiinun uvec kurs parents 011 leurs frres et
M(Ltlrs (l()ili i Is suiivenaieiit CII tout (tu CH partie ii. 1'entre! icii.
Ceite disposition s'est lietirte ä de nonihreuses (liffiCtllks. I)ans Lt 1)rali(ItLe. on sapercut bicit vitc ttic la seule existence de iii (oliiliiiuitauk doiiicshque ne prouvait pas ncessairemeRt (tue Je iii ilitaire assistit relIeutieiit les personnes avec lesquellcs il vivail. Lindciii itiit de itunagc iitai1 pur cons&iUCiik accorde au miiilaire c1ibatairc ott veuf qtrc s'ii apl)ortait la 1)(t1 quil assisi aii dijä rgiilireniciit MCM J)aidllts011 SCM Ir&res et swurs avaiil dcntrcr au service actil et qtie cetic assislaitce leur tait idjspciisahle. iii ott!II. i1l1aient considtrtes C0llh1flc prestatlons d'as-
sislance (lC !es Solti iiie.s \'erses pur Je in ilHaire CII MieS de soll
piix de 1)dllSioil t 5CM paicuils en (lIoil (]ctrc assislts (cf. cireulaire du 30 mai 1940 (le l'officc fcdtral (Id 101(1usfrie. (les arfs et metiers cl (111 traxail. cliiffres 12, p. 3 se). Si res preslalions na!- feignatent pas le iiionl ant de liiiticmiiiiite dc nteuiagc. Ic in iii liii m uiavait pas droit \ cctte (lclnicrc. mllais potivail au besoi mi. (leivami-(Icr lilie allocalion suppknieuituiic (cl. cliiffres 1 1, ld!trc u (1-
(1CSSUS). Ai llsi Hiidcntiiitc de iiinage accordc utux iiililai'ds cmi
lavcur de persomimics aulics (11W l.Cpousc niiles cnhilnls. rcnlj)lis-
sait ä cel e poqiic Ja niCiue foiietion ciii'aiijoiirdliui Iallocatioii
SUppi(inleIitaire. 1 'alIocation poiir pertc de salai re ne pollvai toutefois dpasser le moiil an t de 1indeiii ni l de mnage in(iie si Je linlitaire clihataire. yen F 011 iiiari sajis enfants assistait plusieiirs personnus vIvant dans le innage coln IHUIL Ln preil cas. cciie indem iii t puiivait 'ire nI1)ltc par les sccours miiitaircs (ACVS art. 1. 21' al.. (laus sa teneni du 26 janvier 1940 : 1() art. 41. 2° dl.. dans sa 1 eneur clii '227 janvier 1940).
D'aufre part, les mulitai res avaient droi t. cii plus de 1'i ndciiinit( dc mnage et des indeniniks pour leurs cufarils. ä des indemn its exl,aordinaires paur enfanls (cf. lettre A. clii f-1 res 1/3 du fableaii) cii faveur des persoiiiies incaj)ables de se suhvenii a cllcs-niiiies, vivant dans kur mnage et rgu1krcinent entrcieii ucs par eux (A('lS art. 3. 5° al.), dans sa teneur
du 20 dcembre I99). Reiitraieiit avatit taut dans cette eakgorie
de personnes. les parcnts et les frres et swurs du milifaire incapables (Je gagner Icur vic. Une teile indeninit poiiait cependlailt
aussi ctre aeeorde 1)011V des person nes avec lesqueiles le inilitaire
iiavait pas dc liens de parent au dalliance et qui.l n'tait pas kgalemciit teiiii d'assister M. circulaire clii 30 mal 1940 cl&ji\ ciie, cliilIics 11/3, p. 6). Les auioriks locales d&ignes par les caiitons deidaieii de l'ucfroi (i'i ndcjnniks extraorclinaires P°111 enfants apr's avoir 1)1)e(di( aux enquC'fes ncessaires. Oii pellt clone galeni en t (lire que cc ge iire (1 'mcmiii &luivaia lt it ii ne
allocation Supl)kmclllaire. Le mililaire qu i assisfait des peisoiiiies vivaiit cii deliors de
son mnage ne 1)ouvait prtendie aux indciniiiks exfraordinaircs
prcites. l)ans co cas. l'allocafion })OlLV perte de salaire tfait, au
1)esoifl. coiiiphtte par les seeours militaires (AUS art. IS. 2° al..
(laus sa fencur du 26 lanvier 1940 : l() art. 41. 21' al., dans sa
feneur clii 27 janvier 1940).
2. 1 es clisposifions ciii rcgiIne (les allocations pour perle (le garn fendaieni surtout lt asstirer aux milifaires (Je condition ind& Pendiante le maiiit ien de leur exploi tation. cc qui ressort du faif que les ex j)loitanis seuls et ccuX qui avaient nil mnage cii ir-])re reeevaient im secours d'cxploitation clii mme montant. Cc
secours cievait en in(me temps servir Ii l'cnfreticn de Ja faniille
(111 iiiilitaire. en sorte mi nttait pas1'"'11 (1 111(1CII1 nil I1 (le
(e11N 9111 avaicnt Ufl menage CII jlropre. JCM eiifaiits
iIiti1apC Ptir
(itt nhilitaire clonnaienl (el)en(lant aussi (1 rott alix i n(lCJnh1i ts
ciihuits. ]'n outrc, icxploitaiit (laus lartisatial ct le (0Wour
iuuerce. CL (]ans Iagi'i(-uit tire. lexj)loi laut ei les uuieflul)res unastituns de sa launhlle oertipis (laus 1'exploitation potiaient reccvoi 1
ltfle üukmnü6 Cxtraor(li ilaire 1)0111 Cii f'ant 11chaquc persm ne illcapal)le de subveuiir i son eniretien quils entretenaient daius
leur nubtage (ACF'G ah. 3. 40 al, et art. 4, 41 al. dans kur teiueu r
du 14 juin 1940). Auiu ne atil re prestal ion n' tait prevue pour les
personnes eniretenues out assist(es. 11 ntfaii uiotaniuuent pas 1)ns-
suppI(i11Cuu tai lo' sble mi inilitaire de deui tnder une allocat ioii
POhL des personnes avec lesquelles il ne faisait P'5 1uulnage Colil-011111, Ott ciivcrs lesquelles ii 11 clVait qlI tiiie obligation inorale
(l'efliretieIl ott d'assistance (par exeinpk ä I'gard (le SCS l)ealrx-
puren ts)
le.,; a l/oro 11Ol(.s .suppleiiteit loi'es Je )iSQC'4
J)isposilion.s (L)flcerflafl /
Par les arrstis (/0 (WI-eil /dro/ du 28 dcernbre 19-10 (rtti-
llleS perle (Je s1it'e et (Je oiii).
nd tive relative au \ allO(atioiI4511 pj)Ir-Li r(glenlentation pri
satisfaire. 1 es preSeripl iouis siir le droi1 ii unentaires ne potl\ait
notannnent j)rse11taient des Immer Ai nsi. de teiles afiocalions
des al locatiouis POOL perte du salai re. le mditai re
(lflS Ic rgi ne
avai t la di reetiomi (lilo nunage ne pon \ai 1 rete-
sans cii fan1 (jlii UiIC i ndenuiiit de uuutnage. IIICfliC sil assistait j)lllSiettlS \oir 911
Vi vai t Cli (0)111 inttnaim le (IOiIICSI iqile.
j)e1'50i11i(5 avee lesquelles il
IC iuuilitaiiC avant Hit iiuiiiage CII propre ne pottvait pas itui otitme.
l'allocafion suppkmiientai re p)ur ICS puoclues (jlli1 preiendre t
entrelenait eH (lellors de Soll iunage.1 a i(gleiiieii lot ion li'tlai
Puls (jtii (loliflait iii] uhilitaiC. (laus CCItilill5 IlhiS satislaisante 11011
alloealion spliciale s'il reiliplissuit lilie ohlieiicas. le (lroit ä lilie
i ion niorale d'entretien 011 (lassislan(e, jajudis (jile. (lauS d'au1 res
dispositions C\ igeaieilt 101)ligat iOil kgL1IC (Lili rel CII011
CtIr les
(l'assistallce teile quc la prc"vOit le code civil. Ja subdivision des prestations potir personnes assistcs en inderniiit de IflilagC, i n(lcnh11it(1 cxtraorciinaire potir erifaitt et aliocation suppimendire ttait aflssi Id SOLI 1(C (II.' conip] ica tions quan t au caicul (]CSdiles 1)restatiolls.
Potir ces inotifs. le svst'mc Cii vigueur JUS(IlEi€i Lt ttc c()illpletenient revis par les arrl'ts du (Tonseil fcdrai clii 28 cIcemi)rc 1940 modifiant les rgiIncs des aliocations potir iee de salairc et de gain. l)'aprs ccs liOii\ClIC5 (iiSJ)OSi tions, l'i ndeinnit de iii nage n'cst plus aecorcIe (dans ic rgi nie PS) cjii'au m ilitaire qill a ja direetion (hin mnage cii propre daiis lcqu'i vivent SL1 Feniinc out ses enfants. Le verseinent d'i t ]einiiits extraorclinaires potir eiufanis a ahaiudoiint dans les cleux rt.ginies. L'indemnit 1)01Er enfant n'est paye dh soriluais que pour des enfanis de moins (je 18 ans rtvoIus (r(ginie PS et rgime PC. groupe arfisanat et cuinmerce) out de 15 ans rvoltis (rcgiine PG. groupe agriculture).
En revanche, ie dlroit lt l'al locat 101) 5111)1)kiflelltaii'e ti tT' tenchii dans les cleutx rcgimcs, lt totis ICS ini!itaires qtli reiiiplissent wie
obligation lgale out niorale (l'entret!en olE d'assistance lt l'tgard
de personnes incapables die gagner ieu i' vie et potir lesquelles
lis ne t011dlicnt ptis djlt 1'in(leI11njt die mnage, Je sccoiirs
(1 eXJ)loitation out lilie i ndciiini t PU' enfaii t (ACFS art. 3, (Y Iii.
ACiG art. 3 4e al.. et al't. 4• 4e 1•, dans letir teneur du 28
deceinhie 940). Lahlocatioit Slippk111Ci1tLiire !)d)ti\ait (loflc tre accor-(i(h2 dortnavant claus tons les cas d'entretien 011 classistatice, iil(lC-
cm (1 u 1 ait qii e Je in ilitaire ct i droit lt l'i ncicmnik dc ]i1(flL1C 011 Litt secolirs d'exploiftitioii, out lt lalloeatjori potir [)€'Isonne seule. ei cine les personnes assistecs vcussent avec ltii on 11011. Le inilitaire devait foutefois qti'il assistait rgiiliL'remeiit ces personiies avaiit soll cntNe all service et (Iueltes (taient i icapables (je Stil)Vciiii ii lein- eiitielicii. 1,c5 nOuvelies dispositions feriaieri± coinpte die toiis les cas d'assisiance ; c'est pourqiioi
neil)e CII LtIiiaiiiten ii sans cliaiigcment jtusqii'lt cc jour. 8eule la r&laction des an icies 3, 4 aiina. 1cit (rtgimc P(;) 1(i C'tre mod ifie lt la suite cic 1'introduction des sii1)1)lnIcnts dc i1itnagc claus l'agricuilture. lartisanat et Ic commence. Cc chan-
geinent iia ioutefois pas cii cl'effet quaiit au fand, sur le clroit i
ialloeaiiuti siil)l)Rlllentaire (cf. chiffre lii ei-a1)r's). Les cl isj)ositions coinplimeniaires touchant le versement de luhlocatioii su)pii1)entaire soni c'onienUes dans les instruetions
()l)ligatoircs clii rgi nie des aliocations p0111' perte de salaire ei
dans lordomiatice dex&'tihoii du 25 juin 1940 du rgime des niliocations J)OIEP perle dc gain (l() art. 40 et 40 bis dans la teneur (tue liii a donne l'ordonnance ii 1 4 du 30 dcembre 1940, ei
()lt( ; art. 1() bis. l( qualer ei 40 hs dans iii teneur (Iue Ieui' a (iOiiiice l'orci onnaiice ii 1 -) d u '() (1 ice in lIre 1 940).
Dans Je I'ciihfle des aliocu(l()IlS J)vur perle (le siiie, le
iiontani de l'aliocation suppkineiitaire 1)0111' ICS J)erS0flhlCS assis
1(es ninanf (idfls le mciuige dii ii mii itaire (jui a droit ä i'inciem-
tute Je in(nage. a fi xi an nionlant Tune indeiiinit pour liii seconcl etitant ( E() art. 10, 2" al.. dans sa teneur du '() dkeinbre 1910 cl'. ]etire B. eluifires 1 / 1 clii iahleau).
Si les persotiiies assiS es vivaieiul en (ieliol'S du mnne du iii litaire ava ut d roit ä l'incletn n ifc de uunage, le inontau 1 de lallocat ion s1II)l)i(ineI1ta1re poii r l'uiie (le ces persoiines ne pou-
vait dpassei' ccliii die l iiicleniriit de nunage mliii nium diminuce (lii montan (Je 1 allocation pour I)ersoiiue seide. Pon r chacune des auti'es 1''n nes assisies. l'allocal toti su)pletiuentaire ])ouvaif
i11ei iudi'e le iiiontanl (liine mdciii n iR' 1)0l' liii second en laiil (ci. id tre H. cliii fres 12 (111 tabicau). Ces niines ianx t1a1ent appiicahies au in ili ai i'e qui n'avait droi t qu'iL l'allocai ion pulli personne seule. j)Cli i nporte que les persoiines assistes vcussent
avec liii en ('oliiiiuli ivaiit6 (i(ii)iestidlue 011 lion ( 1() art. 40. 5° al.
(laus sa teneur clii 30 cicciiuhre 1940). Cette nonvelle rg-lcinenta-11(111 (jll!tenai 1 com ple (in us ii ne In's lange inesure des oh1igations (1 assislatice a periii is dc suppri nier. di-s le jaiu vier 1911, la 1)ossm hil 11t de tolielier ä Ja fois J'al luca twa pour perle de salai'e ii les secours iii iii taii'cs.
l)a ii.S le ‚'c'iue dies LIiIo(a lio,is J)01I1' pei'te Je a in. roupell
ii'1isnnn 1 et ('o!!ifliCt'CQ. l'exploiiaiii seitt 01! iiiari ava lt clroit au
secuutt's d'explomtatmuii dual le montaiit &luivalait aux faiix
iiiininia de liiuicninitt de nitiuigc dans l'aitlre rgi1ne. Paar les personues assises vivan( ave( lui. ii poll-vait recevoir. coinine 1111 saJari avant uii 1n(nage cii 1)OPJC avec fcniine oii enfaiits. Ufle allocalioii supj)l(blientaire (igalc au ]iiOfliaflt cl'unc indeitinitt
poti r liii sccoiid enlant (OlG art. 16 bis. 2e al.. (laus sa teiieur du
50 decembrc 1940 ci. lettre B. cliiffres 1 / 1 cia tal)leau). Dans Je cas (Je person nes assistcs ne niDn( pas dan.s le miwe du miii-
taire, les taux de l'aliocation supplme1i taire taient les ini2nies (JIEC ceux fixts dans l'auire rgi Inc (OFG art. 16 bis, 5 al., dans sa icneur du 50 dcembrc 1940 cf. letires B. chiffres 1/2, du 1abicau)
'. l)ans Je grotipe tlgri(ullUre (In rciiInL' des allocations pOU1
perle Je gain., I'allocatiori si!J)J)limentaire ne ponvait dpasscr !)011i laute pers()Jifle a55is16c vwani (Inns le nienage (Je i'CXI)l()i-1 ant au d 'un mc rohre de sa familie fravaillant avec liii, le man-
iauit de 1'iiidcin iit6 paar enfant (OIG art. 16 quafer. 2e al.. dans sa teneuir du 50 (hcelnl)rc 1940 cf. lehre B. chiffres Till du
ableau). i)ans le (as de persoiuuies assistes ne nwanl pas (Iwrs
le 11lcIUle (Je i'cX1)laikailt au Tun uiciuljre de sa familie, 1'allocaion alt fixe ii 2 franes au plus paul l'une d'elies ei 1 franc au
115 paar cIlacune des autres (OEG art. 16 quater, -,v al., dans sa leneur du 50 decemhrc 1940 cf. iettrc B cliiffrc s 11/2 du iableau).
Aussi bien dans l'un quc dans l'autre rtgi nie, le vcrscnuent de l'allocalion supplcincnfaire (1tai1 sul)ordonnt t Ja condition
(IUC
Ic inilitaire remplissait cliji. rcgulireinent i'obligation cl'enfreficui au d'assistaucc avant l'enlrie ca service. je montaut (le celle aliocation. fixc JMiI Ja caisse Je compensahon. se (lelerm i iiait (l'a1)rs les cirarges effeetives du requranf. 11 devait clre rdiiii proportioiinelieniciit lorsqiuc Ja personne assishc par le militaire
i'bait gaieuient par des tiers. Les dc1arations du militaire (Jevaient (Ire aflestes suir Ja foruiuie de deuiande par l'autoritt
coinmu naic carn iwlenie. Le palemen (Je l'alioeatioii supplibucritaire paur perle de salaire incornbait ä i'emplayeur
eh celle pour perte de gain ä Ja eaisse (t() art. 40, al. 1 . 5 et 6, dans Jeu r teilen r (in 30 d(Icnul)re 1940 OLG art. 1. 5 ei 0. dans lehr teneur (iii 30 (1 &cm hre 1940).
II'
ItlsirU(IiOn.S (tu 28 jtuinier 1941 ei cuculi!ue du 21 /in-ie, /941 de IoJfice [dcrl (Je 1 !n(iusir!e. (les tris ei mc1iers ei du irwn!jl. ei ()rdOluu!flcc' n° 23 (10 8 o(-lobre 1941 (Itt dcj)!r(eIilefli (le
iconoin je pttl)II(/lle (:O,Uer,uln / le edlcul de lIIactIion stip-/)1c1flefl/aire (ldlu4 les rai,nes des aHomthns J)our perle de
sdklire ei (le gahi.
1,a promiilga ion des ordonnances ii 14 et 13 concernaiit les
dcux rgimes rendait ncessairc la dfinitioii du ferme person-Iles incapal)les de so hvenir ä leur enl rctieii . Daus ses insiruci ionS aux caisses du 28 janvier 1941. 101 lice f6dral lerivait que l'allocation su1)1)l(iIflcnairC doit C'tre r&] nife si la peitsonne assis-
t!Se peut sul)venir paitieflciiient a ses 1)CSoi ns par le reveflhl de
soii iravai 1 011 de so fori u ne. Eile doi 1 IC'tre de in an i'r(, quc cc reveiiu ei les prestatiolis du niilitaii-e ne d1)asseiit iu ellsenlble. (-ertaines limiles niaxi ina. [es (-aisses avaieni In factilt (l'adoj)i('r
lcs ii iniles Wes pur cciiains cnn tons pou r l'assistanee piiblique
ott de se %Her siti- les norliles prviies pour le service (105 alb-(atiolis de erisc au x (-Iiiineurs (arrc« (itt Conseil f€l6ral (III 28 mai 1937 Colliphban 1 1'oidoii nance C du 23 octohre 1933 qui r'gie le service des aiboealioiis de (-rise aux cI!omnel!rs). ii tai1 dU Co outre qite les somnnie.s que paie !ifl iuililaire 1)0(11 ('ire loge
nourm-i oti pou r letitrei ien (le son ii nge ne solit pas col)sid('mees (1)l!l1Uc ([es p1(StLit iOfls (laSistance. Les Irais dentrel id! diiii c('lihutaire somIt eoiiipt6s. en i-('gle, g('ii('rale. ä 90 liancs par nlois
Ott ‚ fianes par jour.
Par la suite. les (alsses de Colnpensaiion oiit ex[)rinl(' Id (lcSJI i'oiI ice f('d('rai (‚lahlisse umi nlode unifornic de caicul de inilocai iOli supiyl('nicniaire en fixant certaines lirnhtes de rei cnn et ccii aines somiiies (orrespondall t aux frais de lOgemllelli ei (le tiuurrilure. L'o{ficc a donn(' suite t cc V(X'U cii Inhl)I1an1 sa eire!!- laire du 27 {vrier 194t aux caisses de ComnpeflSatiOfl (lilliltes dc revcnu : cl. Teure 13. ebi1 fres 1-1 1 du iabieau). Ces ii iniles de i-cvenit 0111 plus J uni (‚i(' leprises 50115 cliallgelnenl (laos 1'ordonnaJice ir 23. Hles poitvaienl (‚tue (‚Iev('es lorsque lassistanec (le persollnes (ig('es. malades 011 in lobes cntrainuit des depetises
J)arl icul ires. Les I)cisolllies. ]es apprentis et les t uclian±.s de plus (Je 18 ans (15 ans claus J'agriculfure) ne don iiaieiit pas clroit a
une allocatioii suppkmeiitaire.
l)ans Ja eirculaire preite, J'office a prceis cc quiJ faut ciiicridre par reven u, (Je Ja jJCP50flhlC assiste (''est fout revenu d'une activik d &pendaiite uii independaiitc. (Je Ja {orfu ne, aiiisi que les secot: rs (Je lassisanee publique. les rentes et les J)enSions aJiinentaires oti au tres. L'allocatioii sn himentairc
1)2 pouvai1 passer Je nionianf iikessaire pour parfaire avec cc revenu les
Ii mites de revenu fixtes. lud pend am incii du revenu, il se us1ifiai± de teil ir tq u i ahleiii elli COni ptc dc la fort u ii e ven
1 neue de Ja person ne assislie.
LorSquc Je mi litaire vivail en rom inu nauft clommiestique avcc
les personiics pour lesquelles il (]enlan(Iait lallocajion SlTI)1)1t1- nientaire. Ja cir(ulaire prevovait cerl alnes somnmes corrcspnnclant t ses frais de I:)gement ei de 11011 rritu rc (Jiti devaient ihe (Iduitcs de ses prestafiomis It lentretien du minnage. Scule Ja
diflireiice potivaht (1 CC (onsidre Conhmfle ])res±ation effeetivc d'assistance dommnami t d roit Th lalIocatioii sim ppl (mneiii aire. 1 cs caisses
avaicnt Ja facult6 de s'(arier dans nil sens ou claus I'autre dc
(es 1iOC1)ICS. 5i (les colldiiionS speciales Je jiistifiaieiit.
Bien que les instruel eins de J'oflmce f&Iral neussemit J)Lls force
(Je Joi, dies furemit toulclois af))iiqhmes par les eaisses ei les
(01111)115510n5 fkraIes de sur\eilJa nec afi ii dassiircr im ne pral qhte uni forme du ealcul de l'allocatioii snpplimuciitaire. Pourtant.
Jesdites comin issioris exl)rimnirent inaintes fois J'avis que ]es instruetions caiitcnues lans la circulaire (lii 27 f&vrier 1941 fussen aflcrles (Jalls les (Jispositions Jga1es. Aussi, Je
(k)artemnent de
1 eon o iuie j)111)11(111 e J) ri t-i 1 1'ordonn mm cc im 23 du 8 oc/obre 194/ concernant Je calcul de l'allocation supplcmentairc pour perfc
de salaire et de gain. Lii accord avec la d&ision (Je Ja (Oflhilii5SiOii fcdra1c de su rveiJJancc (In rgi inc des allocations pour perte (Je salaire cmi la cause Gvsler (Revue 1941 p. 211 Ja disposition stiivantc concernani 1'assisfa nec coJleefive ii 6th iii 1 rndu ite claim Ia(l ii e ordon iiaiice :Si la personne pour 1 aquelle 1 'aJiocat ion stll)1)knlcmctai id es cIemmiandte est assisi e pur pl usietirs Imenonnes.
asfrein les on nun au scrvic militaire. 011 dteriii inera i'allocanun suppl(1nc1ifai1e cii divisaiif la liiintc de revenii de in personne assisi e. apr's d&]tieion, Je cas ieIuanL de ses revellus l)rprcs. cii aiifanf de paris qti'il v a de personnes cii cause, Ja part de (Jiacune taiii proportionnctic ä ses cliarges effecfives (laus les ii iniics (Je Soli ol)ligation Iga1e ou moraL' d'assistan'. l£ monfant de 1'alIoeat ioii 5u1)0h11]iclltairc de cllaque inilitaire sera gal a Ja par (111i lui aura ainsi ati nihue. »
Iv
Lordmtniinec ne 51 (iii 13 a viii 19-2.
flral avant, par ses dctix arr'ts du 24 fvrici
( onseil
alloealions r pertc de salairc et de gai II 1942, augmeht les 1)011
indem iiitc (10 Intnage. i ndcnin itt pour cnfant, i tiiioduct ion du SUp pkiii ciii (Je in nage). Je dpani eiiicn 1 (Ic l(conoinic ptihl1(111c (Oln ces iucsurcs par son ordotinatice in'31 du 135 avril 1942
en (Icvant ii IisSi IC5 jilolllanls des allocat tons supp1tiientaircs ei
les Ii inites de revenu (cf. kttre C. cli lt frcs 1-11 (iii 1 ablcau). 1)ans lciiseinhle. lcs (lispoSil ioiis de edle nott velle ordoniiance cntne cii vigucur Je l mai 1941 coiispoiidaicni t eelles de Iordoiina noc in'2'5 qii clie abrugeu lt.
1 (ir(l()nnande 0 43 du 11 mars 1944 a intiodui (laus Vordunilan(c ii 1. avcd cl let au anil 1944. ii ne (lispositioll sclon
laquelle (l)ilncnI aussi drott i unc allocation suppl&iietiiairc les
cli muts de ii10lflS de 20 uns (1(11 siiivciit iinc ((oJc uu sont cii
a))rcluIisSagc. 51 Je tiiiliiair(' 110 paS (Iroll pour clix a lindeniiiitc
pour culant. Dans Je rgi nie des allocat lons potir perle de Nahe et claus (eIn 1 des allodal 10S potiv perle de galt]. groti PC an iSaliat ci eoin nicrc. les 1 aux de ccl te allocalion corrcspundciit auX iiion-
l'i iidc lii lii ic III) secoiicl cnfaiit (1 fr. 15. 1 Jr. 40 et taiits (Je 1)0111
1 fr. 0) (laus lagnicul 1 lire. ott itiontant de nndemnit6 pour (ii faul de 73 ccii ii nics. in notivelle disposition ic lorduflflaii(c Ii' 31 rtij)oncIuii 011151 au x \Wil X (lc iloiill)lcu x niilitai res dont les frais ded tical ion 011 dapprcnt issage pou r letirs cn fan ts cotist1-
tuaiellt iiiie grosse hurge I)endani acCoinpiis-SOle Ii 1 leu r service aet ii.
Lo,do,uulfl(e n 0 51 (Iii 26 (1C(e11lhre 19-14.
I)epu is Ieiii rc en vigttciir de Iordwiiianee n 1. les 1 aux de laIIoeatioii persoiiii' setde ('t (ic 1 iiideiniii ( 011 suppl(iiieiit de uiCr1age 1)01 elleole (t atigiiieiifs pur les arrC'«s (111 Coiisei fdra1 (itt 26 jallvier 194 ei 10 ociobre 1944. [es inonlan is (les j udcni iii1is pou r en Fan Is n 'onl pas var, sauf (laus iagriculture (IIIii iideii liii t poiir ciifa ul o (t Ievie (Je 70 lt 75 ceitti Ines pur larri6 d i 26 jalivier 1941 I)i's Je fvrier 1 943 (date deiitrie
en vigiten r de (!ci arrt). 1 allnealioti 511 ppl6ineiitaire 1)0111 perte
de gain (Jansiagricuilure Sait auginent(e (l'atllani dans Je cas des lelsonhies assis6es vivuiil en in6riagc Collllntlll avec Fex ploi-Ititif out ttn iiieiiihre inasc-ulin de Sti ftlliflhlC travaillani avec. liii. Uarrüh (itt (onseil f«I(ral (111 P (IciOhre 1944 a lciilpltic Je st[ppl1iten 1 de nHuoge verse au x induswiels. artisaits ei coni-111 t'raflts. pur Ii iideiii iiit( de iiiinage. 11 a ppariii (ii's lirs n&essai re (ladaptcr les allocalions siippknieiitaires alEx notivean x i cmx fi xiS pur les arrlliis (In 10 ociohie 1944 (rginics PS ei PG) et alEx mod ifica! jons fondanientales concernani les al Iocatioiis dc base claus Je rigiilie perle de gain .Acet effet. Je cl(partelneIit de i'icononi je pti hl ic1iie ci pils Iordoiiiiaiice ic ) (111 .26 (l(ct'lll lire 944 (1U 0 al)i-og6 iordoniitince ii 'l (III 13 avril 1942
1. Daus le reinle des ullo(0twles poiti' perle de .sn/uiro l'alln-(:iltiofl sttj)pItllIeI1iairc' ci ('lt 'ieve ott itionlani (lt 1'indeluniili j)i)111 liii preliner eiifcint (ei-apris (lt'sig1i( pur iiionianl Faihic (1-. leitre 1). hiffre 110 (Itt lahicau) potir des persolines assisies Vo itt avec na in iii citre 01JunI 1ioji ii luidemn jic de 111(IUte. Poitr des persoiiiies a.ssisl&'s Wem1 cii iiiiiage Colilin un avec cia liii Iii tore cujanl (lroil 'c lulIo(ulwn p0111- /)ersmllle .seule, Je lud xi-IU 11111 de lahlocation 51! ppIiti t'fl laire pour ha preinii're persoit ne
0 i1( AS au limit tU Iii (IC Iiideiiuij 11 (Je nl1nagc C)rreSpc)ildall 1
dii .salaj'e (III iiiflitaj'e. (111010116e (le lallocaiioii pulli' persoliiie seule corresj)olidahl le (Ci-apr's d&igii6 pur inoniant fort) ei puitt' les atifres pei'soniies le nioniatil lllaxilnhllll a 11 fixt i (cliii (le 1indellinii( potir pleilief' eillant (et. lehre 1). elillires Iii) dii las 01 ines idlI\ soiit applleul)les dans !es cii. 00 les ial)lcail). personiies assisites iie Vi Velih pils aee le iii ii itaire. peli i inpol'ie cclii1-el al ((toll l IiIi{ICl1l1) 1t (IC iilc11age 011 \ lallocation
((EtC
()0i' 1)eT',50I1l1' seule (epeiidaiii. Si eliatiiiie des persoiiiies assisties vit settle. je iiioiildii t fort est appiieahle it ehaeti ne dcl tes ('f. Ielti'r 1). (liiiIres (2). 1.a nolivelle rgIenientation se djstjn-
itie (IC lalirielille prillei()aleillellt ('ii cc ((11i' les iioiiiaiiis iiittxi-
IlililliM dc lalloeaiioii siippliiientaii'e J)ollr ('el'iaifls gi' tipes (Ic
person iies assisttUS ne 'Soll t plus tod api es cii clii Ilrcs absolits.
eoi'rcspondeiil i lin(leillnht( de lflIiage dinnnu6e (le ('albmais le. tolltes dcii x (leierinj tices dapres le
1011 OU r persotlile seu
de base (III nillitaire assishalit. ( 'es iiouvelles pl'es(- l'ij)tioils
salaire iieiineni coinpte cii )arilc'ulier des cas nonihreiix ott na niiliiai'e seit1 faN iiitnage (0111111liii avec sti niere OH iiflC 5(1111' ei sill)Vieiit
grunde pan je t\ ientretieii (lii ni(nage. On irotIvilit
en tout (III cii lenipire des ancielliles (]151)ositioiis. ((II ('_ cii effet (lloq hall 1. 50115
(lanS (lC5 (as seiiil)lil des. le iniiihai re ne oh t pas pri etidre i Vi llde nienage. ('eile lachine est dts)I'illais cotuhice. Si ses
demnI6
prestations (lassisi anec sollt sttilisaiiiineiil elevees. le ii Iittii''
reeevoir lilie alloc'ation globale (allocation su
peilt inatitt enant
plenic'iiiaire ei allo(aiioii 1)0111' personiie setile) ('(flli\iilellte a ljiideiiiiiii( (1€' nienage (:orl'espohhdallte t soll gaul. [n n)c'nie
tcinps, 011 (\ ite (He le unililaile seni pilisse touelier lilie illlo(iltioul
plus iiee (jhl un inilituire ihial'l( a\ aiih les innies eliargcs du
faniille. I)ans le (:115 des persotines assistees ne ViVihuhl juls dVC
je illilitaire. Id nohivelle reu.ujeiiieiihaijoii periiiel jIIISSL de tenir pils
eqtlital)lemeiil eoliiple aiijoiirdliiii les eireoilstan(es pi'opres i
cilaqile eas. (es Ijihijies (II' ldlloealioll shlppieilleiihaire sollt (lans
lilie large iiicsiire adapt6es a ux possihiliits (lassjslanee dii miii-
haie. pilis(hle le iiioiilaiit Iildill1lliii peilt aiteindi'e le iiioiihaiit
dc liiideiiiiiii( (IC h1ltliai.te (iiiflhllll6 (le tt'ltii (je lail(),ilhioli pulli'
persoiiie seide poiir rilachine (Ic's pensolines d55151(e5 ViVallt ',eitle. 011 poiir 1ulie (lelles si dies vivelul c 1 co uiiiiitinaiiie (h) 1hlesliqlle.
2. Ddns le !(jlfl (? (les alloea(tons Imur perle (le ga groupe
b,
incluslrie. arlisana( ei (-()nlrflerce, les i nonfants max iniiiiis sont
et ahlis coniinc pour les salaris. 'Ion tefois. les niontants de 1'in-(leni nilI de 1nnage ei dc Iallocaiion pour person ne seuic Mant fixes ei non l)roportioilnels au gain civil. la di ffrence enire ces deiix inoiifants es1 loujniirs la ntiie (cl. lejire 1). (-hiFfre 1 (lii tab]eau).
5. I)aiis le gr()upe a picKure du rgiIne pr(eith les na xiiiittiiis pour les personhic.s assis ics qui mut innage eamiii un avcc lexj)loiiani OLE an lneml)re de sa familie I ravaillant avec liii 11'()fl
pils ete modi fits. 1 Is corres1)onderlt Inulnurs ii iiiie 1 ndeiiini t
pour enfan 1 qui est du, 1 franc depuis ic 1 avril 1945, date (Je
l'enfr& en vigneul de l'arrt du Conseil le(iral du 2() mars 1945.
i':ii revanche. Iailocatinn supplimcntaire a ctS auginente cii In-\eur des persolines assistcs qui ne viveitt pas axec le inilitaire. Comme tlsqu'ici. il Y a trois iltaxi munis d f{treiits. aj)pelS mon-
lanis faible inovcn et fort (cf. lettre D, chiffre II du tahleau ).
Dans le rgimc perle de salaire et le rtgiiiie perte (je gaul industrie, art isa nat ei :ain nierce). Je moni anl niaxiin ii iii de, l'allocalion stippleineniaire pour les al)prenhis et les etitdiaiits a levc (le liideni niii. J)OuI pieiuiel enfant ä celle pour
Elli second
en fant (1 fr. 40, 1 fr. 75, 2 fr. 101 fandis que dans l'ngriciilturc le iiaximiini reste fix 1 franc.
As limites de revenu mit aussi et( sensihlenient augnientes. Au in oniani fort (le id locaf 1)11 SO J) J)lEnlClii aire coricspoiid Ion - ours iiiie liinitc de reven ii levc. alors (fuau niontan t faible ou 11I0yC Ii (Laos l'agrieR Im te Coles j)011(l lilie Ii hut C hasse. 1 e tal)leau annex6 (lettre 1), cli iffres 1-11) doiine n a aper -u svstniatique des (liffren1s Cas d'assisi alice et des laux niaixi in ums de i'aiiocation cl das hin ites dc rcvenu qui leur sont appiicahles.
Les monianis des hiiuutes de revcnu sont plus ou lnoi us 61evs
5Ch()ii (JIIC les peisonnes iiSSiStCeS viven t scules 00 foni in(hlage
eoniinun avec leurs proches. Celle gradation se justifie, car les frais d'enireiien d'un minage conimiol sollt invcrstiueut propor-
tionnels au noml)re des personnes qui y vivent. En für les taux pour l'esiimation des d(penses person ne1 les du ni ilitaire oft £'galeinent HE auginen±is. Au surpl us, les j)rifleipeS
so
(011tentis dans les ()rdOnnances n° .25 et 51 qui out prouvs avcc SuccS pendant 1)111s (le irois ans, ont repris sans modif
cation essentielle dans la nouvelle orclonnaiice ii 51 qui est entr&'
cii vigueur le 1er janvier 1945.
V 1
[,es ren/es dans le reailne Irinsitoire
*)
1. ILS(IU' ä I'intro(/uc/iün de lissu,ince-nie,Ilesse et surflhi)afl/S
Selon FarrW du Conseil fddra1 du 9 octobre 1945 rglant le versenient provisoire de rerilcs aux vieillards et aux survivants (rgiine traiisitoirc). ]es vieillards, les veuves et les orphelins re-(oivent des rentes dont les montants sollt fiX(i5 a l'article s. Le 2 ah iita (IC ccl ariicle (lispose qtie la reiite sera rduife dans la inesure ou, avec le re'enu et ha part etc la fortune prise en Cnnsiclration. eile dpasserait la limite fixe ä i'arlicle 5. 11 ressort
de cc qui preccde que les rentes dans le rgilne transitoire soffl (ltterInin/es d'apres des 1)rincipes analogues äL ceux apphicahles
iltl versement des allocat ioiis supplinentaires 1)uF perte de salaire cii (ic gain les pre1u1i'res sont en quelque sorte le protongeincnt des sccondes. La (liflerence essentielle rside ca cc ciue les reales constiluent des prestafions inddpeiiclanfes, fandis que, (olflnie leiir nom l'indique, les aliocations supl)ldnlentaires s'ajouleill t ii ne ati re preslation qui 1)ctit C'tre hiiideinnitt de mnage mi i'allueal ion pour I)ersoilile seule. Les explications qui suivent Font uii eu x apparaitre encore dans le diai1 i'analogie qui existe entre ces deux sortes de prestations
Daus le rgi inc fransiioire, les rentes soit graciu6cs selon leur lattlic ei les rcgions ( urbai nes. ini-iirbai nes ei rurales) Coninle dans les rgin1es (les allocafions pour pente (ic salaire et de gain (lehre E du tableau). L'anticle 4, Jr alina, de Fordonnaiice d'cx-(u tion du 9 novenhl)re 1945 concerna nt le rgi nie transi loire nn - iiire tout cc qu'il lauf cnfendre comme rcvenu du l)ntficiaire
*) C. tartieie « Da 1aide il la vieiI1e,e il iallocation aux vi€illards ', 1ub1i
dans la Revue 1945, p. 453 eI 551. tU
(je reute. Du ne ta()iI gciiraJe. rei te ii umrafion enincide avec celle de 1'article 8 (Je lordoiinance ii 5 aec toufefois la
diffrence essen tielle qite l'aicle aux i nd igeiits n'est pas coiisicltre
(oiliifle reven ii daiis ic rcgiIl1e transitoire, qtti
CC iic manqtiera pas (l'iriilueiicer favorahlenient ]es eilarges d'assistance qtii senf sur les Finanees can tonales ei comnns iiales. En ou Ire,
une diffrence tont aussi iniportante des dispositions de lordoi1naflce
no 51 rside daiis je fait qne ]es ])reSiatiofls dassistaiice des J)a-
rents aux bfhifiei aires derciii es ne sotit pas com ptc'es (1 ans Je
revenil de res deriiiers. Ii n'esl (inne pas nteessaire dc rcchercJier si des persoll nes serajent cii nicsure de rem plir leu rs obligatioiis d'assistance lorsqll'elles ngIigciit Jeurs devoirs. Le 2 alin(a de
l'article 4 de 1'ordon iaiice 9 novenil)rc 1945 j)rCite nuni'ie
les ihmenfs (1R reven ii qu i ne sont pas pris cii considratioii. Cette diSposition Sait praliq ii enient dkja appliqu~e poll r In dc'-
lerminafion de 1'ailocation suj)1)knleniaire. ['artiele 5 dc lachte
(rdon nanec 5111' l'eStimat ion ciii reveiiu cii iiafurc coiistitue Je
pendant cic 1'artiele 10 de 1 or(lonn a nec nu 51 !)ans reite (1ernd're.
1)11 I muve claiifre part ii ne d isposi tioll sc'lon laquel le 011 (bit ti'ii ii' cmii pte qii ital)lemell1. en siis du reven u. (je la Fort Ii ne de Ja personne assistie. 1 'arficle 0 de lordotina nec 1 'exciition clii 9 imvemhre 1941 cii revaiieli e. eoiitien t des preseri p1 ions formelles sim r Ja faoim dont il laut teii Ir (Ol1I pte du reVCI1 ii des hiuficiaires dc
rentes. Lii moiitan t in illtilill in. selon le genre de rc'iites. est (ledil i dc ich r fortune In part resiant e est prise cli consicieration cli fonctioii de Ige. 1,c inohilier (Je i11c'llaC liest pas eoiisidfre eomnme fort une. claus Ja mesure oi il sert au x hesoins cmi ran 15
(In redturaiit Pol1i' ciii IRcller cpie ]es preseri ptioiis ltgales ne sojent flu(kes. II est prvn que Jes flcmnents de la fort une dlont Je iequcrant s'est dlcssaisi cm vue d'ohten jr ii ne rente. (101 vent itre ajohltes a Ja fortn ne.
Poiir le cal-u] de in rente, Je revenu dteriiiinaiit est. Cii r'gIe cimfralc. ccliii de l'annt'e Civile prtccdanL imnmdiaieinent celle on In rcq nC't e esc )rfscntc'c. Si le recjncrant rend vraiseuihlahlc' q'• (11mai11 Ja pcniodie pour laquc'lle il cicimmande le service dune
rente. soll revenn sern iiotahJeiimeimt iiferieii r an revenn niO\ell
(Ic' Eammnc eivile preedeimie. oii si. ä 1 c'xpiration de reife ptri(mdc.
pcut Faire in preive (jne soll revenn a etc il()tai)lenlellt inl(-
cc (leni [er sera 1)115 en consid1ration. 1.e iiionl Lili t du la
ricill.
rente (1okt C1re (kte1liIIlil sur la hase de la nouvelte sittation de Vayaat d l()if. lors de eliaqtie CIiLi ngcnieiit iniportnit (lil ns ses condit ious de nevcn u 011 de foniu ne. ('es d isposit ions eoinciden
ga1eniciit (laus II iii lange nuesuire avec tu prat uquc SII i Vii 1)0111 IC
(111(111 des allocal lons suppicunentaires pulli' iet (' de sLilai IC et
de giii AlEX (1151)ositiouls de lordoiuuiunce Ii' )l Stil' les liuuuites du
revenu applical)les aitx I)elsouiuies assistees laisauit nieuiug'c cmii-11111 Ii, correspondent edles (1e5 ari('1es 8 ei ()- de IOi(1(}n na n 'd tut 9 noveinhre 1945 relative au rgime transitoire.
Tableau concernant la succession des montants maxin
montants des rentes dans le rgime transitoire ji
.Nfontants rnaxiniunis iseJon las i'giDns
rgiOns r6g1ons rurales mi-urbaines viIIe
A.
Fr. F, F,
Jusqii'aii 31 d&embre 1940.
1. flaiis Je rgiIne des allocations pour perte de salaire
Militaire ayant droit t l'allocation pour per-
sonne seu,le
pour une des personne..s a.ssites . . . 2.40 2.85 3.25 -pour chacune (las autras person11esassistes 1.-- 1.20 1.50 au 1I10Xj1I) OH) .......... 4.-. 4.- 4.- 1\'[ilit,aire subveuunt it 1'entretieu du n1nage 2.90 :1.35 :3.5 lndenmili)s extraordinaires pour eufants . . 1.- 1.20 1.50
L1. i)ans Je regime des allocations i)otir perte de gab,
groupe agriculture
Mi1itaire ayaut droit it1'iridemnih) extraordiiiaire
pour enlant ............0.50 0.50 0.50
111. 1)ans Je rginie des allocations J)OUF perte (Je gain,
groupe artisanat et eomnlerce
M ilitaire ayaiit droitä l'iiidL'Illllit6 cxl iaordinairc
poHl enlant . . . . . . . . . . . . 1.- 1.20 1.30
B. Du 1er janvier 1941 au 30 avril 1942.
1. 1)ans Je rgin1e des allocations pour perte (Je sa-
Jaire et dans Je rginie des allocations pour perte
(Jc gain, groupe artisaiiat et eojnineree
I'our des persoun sassi5t)es vi vau1 dn ]u
nuuage d'uii iniiitai ie qui avait droil ii 1'in-
leniiiit) de nage au au secours d'exploitatioii 1.- 1.20 1.34)
Paar 1es PeroL1uS assist&)s vivaut ca deliors
du jn(uiage d'uu ujilitaire iui avait 1roit a
1'iiidsuinit de 111(I1age 011 au serOurs (1'cx4)Io)-
latioli, 011 pour edles assish1cs 1)01 HII aiilitaire
(1)11 avait droil l'HllO(al)011 0010 )(l5011lld
scifle
pour una des persol'nes assistps ......40 2.85 3.25 -- pour ehacune des autias persouues assistes 1- 1.20 1.50
illocations supp1mentaires et des limites (le revenu; duction de 1'assurance.vieillesse et survivants.
liiiiites de i(e(iiii ..‚(Ioii [es rgiuns
,6gions r5giOfls
rurales miurbainei villes
Al. Fr. Fr. Fr. juSqll'au 51 (lecenibre 1940.
1. Ilails le regime des allocations pour perle de
salaire
1'as de 1inits de reveiiu
11. I)ans Je rgilne des alloeatioiis pour perle de gain, groupe agrieulture
'((5 (1)' liliil(5 ii)' r(\ei)il
III. l)aos le rigi inc des allocations ponr perte iii' ga in,
groupe artisatiat et COIIIiUCFCC
1'i' dc ii iiiitcs de reVtolll
B.
Du fr janvier 1941 au 30 a ei! 1942.
1. I)aiis Je riginie des allocations pour iwrt&' de sa-
1 iii i•c e t iialls Je rigiiii e des aIloca t.ioiis Ji ou r I ei te de ga in, gro11pc arti sa na t et (-o ni nie ree
Pour Is persolllles 1(51)15 viviiit (hi1i le iii)1Ii1g'e ([till lililitlllle ([lii i1\ilit (11Oit il Vill-Ll('tiliiii("de m(~ II21ge 00 lIli SCCOII IS 11'(xplOit(tl ((II (ii)— 75.- 90.-- Ioui 1e, pelsonlos 11ssist(es viv(tnt eil dehors (111 Ilunage duii Illilitaire qui avait dolt t I'ill(l(lililit(1 (le nlnage 011 1(11 5((0Ui5 d(XI)[01- 1(11(011. OU pour (eliEci (isSist(1e5 pill 11(1 lllilitaire lii (Vilil (Iroil 11 i'lIlIOC(ttinil (0111 persolllle ule
1)001 lilie ([es personlus issisties . 120— 135.— 150.-- - P0111 (Ilii(ltllO ([(5 a1111.es p(ls0l1fles;1Ssist€e5 ;Q. 75.-- 90.--
IaIIt!llIt.. ijiaxhiniuir; >eIoll h', irgiolN
rgiOfls rgions rurales mi-urbainer villes
II. I8iis Je rgiIie der; tOratiohis erte Fr. Fr. Fr.
.
groupe airku 1 tore 111s(111,al l 2s 1(\1iel 1912
Poui' I;. pl'rr;olll)rs )rir;t(t'', air;iilIl llI('Il)0
)).11 IL)
('Ol!IllIllll le iii 1! II' !l,I't 1)11
...
!0; ' 1 ,1 fl arr; 1942
5 . ' .
1 1)111' Irr; p('l)l)lIer; 'i'ir,te('r; ' . 0.70 0.711 0.70
qin 110 Iai,ien1
l)i)r; Ill('lI:lg'e ('()llllllUII 'ivor 1€ illililail';'
-
- poui' lIli)' il;'s pel'r;OlIlIer; iI5',i.r;t)'er; .... 2.--
2.--- 2.----
paar e lla u tille dr'r; autrer; perr;oll1ie. r;r;ir;t 1.
1.— 1,--
Dii Irr mai 1942 au 31 d&emhie 1944 (ord, nc 31).
1. hans le reginie des alloeatioiss pour perte IIC SOlajre et (laus Je rginI(r (her; allocatioiis pour perte de gain, groiii e intiustrje, art isan at et eo in in erce
15 oiir los ursollfler; -,IssisI('es vivilat dalls le ;l'un 110111aii'e )]Ili utvajl droit a lili-
;leiuni1r' ne lli('IIi1ge oll all st''ourr; (l'exl)lOi-
tal 1011 ............ 1.1) 1.41!
1.70
1'oui Is pe1.o111l('r; ;r;.i,,t-es ViV;litt eil ilelh)1's
Iii I1)('Ilag'e lilIi til ilitui i.0 qui 1! Vi! lt den 1 in
1'iuidpli)luiti' In' lli('llagn 011 211 50(1)I1Iir;
tiltii)li, 00 1)0111' rohes ass1s1d's pOat, na iiiilihaire quh avait (Iinit il I'hhlln('i)liOlI 10)01 l)CI501I1I1'
1)0111 UI!)' r1no. flei'01hIi0s ihs5ist(l's .... 3.--- :1.50 4.-
- - 10111 )'hlaelllll' (105 i)Utl'es perso1Iiu' 1)sistees I,15 1.41)
1.70
II)) t es de )1 .)'T0)) 1),
rg)ons rqions rurales mi-urbaines villei
Fr. Fr. Fr.
II. Jaiis 1( I('gillie dIL"4 all(leations Imu1 prlc de g;iin gi'o iipe agt ic ult tire
l'our h. peonn 1) i.,1I( Inirolit 75.— 90.
I( id)lllt .. . )
10101)10)1 1lV)0 )J1i1i1air)
1oi_ii I0r )err.o1l11e Ir0.)Sl(4r4 ()lli lie t'))lr:l1('ill
pas 1I1()l)li1 (01011111)1 21vee lu I llilitaire
1s6.
- 1)011) 1)elr0l1lUr l.k1{(
-
1))))) (llaluhle hie) lul)ts
Du 1 mai 1942 au 31 d eeiiihie 1944 (oid. lic 51).
1. Ilaus le rgiiiIe des allocaliojis pole perle dc sa- Ire et da iis le rgi mc des allocations 110(1r pert e la de Kahl, gronpe industrie, artisatiat et eolililitrCe
ioi_ii ( ilr.r)Ir,tr(- V)\)hil (jilllr) II
1)(Cr)0)1li('
(III)) iiiiliiiiii 1)0) lV(]l (1)011 a Im-
111 lliage
leimihmhte (le illlhl)g(» UI) all r.i(I)ilir. (i)X))]oi-
talion
J)our (]I)iCIIII( (1(r) (i(IIX JU(l(li(r(_r) ])(_Ir)0)lli(r)
1)).---- 75. - 90. ilrr)iSl6e .............
1)0111 1m trjr.(IO)0I id (10(100) (1)5 muts
36. -I--- 60--
Pour 115 pelsollller) )lssithI.( \lVmlll In m1i1moi
(III)) ohilitair) (III lviii ilroii ii
(III IllIlmage
i'ilI(IehliliIl( de 1)11 1)1) r)l(OUIr, _1t'xploi
111110)1, (10 (001 (0)1115 )15.4ist)e5 par lilI hhliliiail(
(101 a\i)ii (1)011 6 rhilo(atioli ))0Ui
Ii II) )II50lhiiPr) hsroir,tI(rt 11r011(hIl I(i6hihlg(
(0)1)1)1111
....1511- 165. - 10 - 1)0)1) IlliC (IRr) )(1hlli(_.5 1155I,IIRv
(Ipuxiehm)(1p.s 1Rl5ohihi(S ar),itII5 . 16— 75.--
1)0(11 11
))0U1 Iii tloisi(hhle ei (i(l(1lhh( I1e.S 1)111 es pci -
)'si5tII5 .........36.-- 4S.—
5011)1er)
lie par 10-
mmge rohliH) ii))
)()rrohlflI5 15'i.t)(S .... 156 - 165.
(01)1 Ufle ir
l.it1( 60.-- 75. 96---
1)01)1 (11)1(011e (lo, a1111.us)(1i5ohhlll5
r5gions rgiofls
rurales mi-urbaines viIIe
Fr. Fr, F,
II. I)ans Je rgilIIe des ahlocatiolls Ioul perle de gaul, groll pe agrieul tore
Poi.ii Ivs PCi5Oflhi0S assisi es 11isa1lt IIage Jnsqu'a u 31 jaovi er 1943 (1)0011110 aver Je militaire assistant...... 0.70 0.70 0.71) ... )e 1 fvrier 1943 0.75 0.75 0.75
Poui' is pelsoin[es issiie (10111e faisaieni
pas nenage eoflhlillln 11V(C in 111!!110 re
1)0Ur une des pe.oI1ne,s assistes .... 2.— 2.— 2.- -P0111 ehacnne des autres persolliles assisies 1.--- 1.— I.- -
D.
Ms le (er J1llViC 194 (ord. 110 5.
1. i)ans Je rgime des ahlocations 1)01(1' pert(' (Je sa-
laire et dans Je rgillle des allocatioiis pour perle
de gaiii, groll pe iii du str je, ii rtisa iiat et (010111 erle
1. P()Ur is p(rsoll]le. 1ssisies vivlint flvll Je
niliiai r(asslstluhi
In inililail-( 11 110 11)&lliige (II piopre eI 11
(II-Oit 5 litie iniIeinnilt in ni5iiag.....1.41) 1.75 2.10
in ite-is de revenu -selon los rgions
rgi0fls rgi0ns
rurales mi-urbaines villes
Fr. Fr. Fr.
II. 1)ans le rgi1i1e des alloeatioiis pour perte de gaul, groupe agriculture
]uui los raisant ineritge
eoitiiiiiiii uvec Je inilitzüre assistalit
pol eliaeiiiie ilis 41-eux J)reiiIilis personne
)U. 7 5.- -91
paar Ja 1r0is10nio et iliaeuie (li liii los J)el-
--
a,sist0es . . . . . . . . 36.-- -Ix.--
rOiiai.
Paur lcs as.,ist s (Iiii iii faisaivilt
ioos loi(lhlgo co.olihlhluli oveI Je itilitair(
0) los iloloue,- ossies Ilsalent lihlu0.io
U0111111 1111
abo ilis pobr.olhbie-s sitoes ....150.-- 165.- - POl. -
pour
Ja ilouxicnoo (Ivs persolluies istes 6))-- 75. -- 91).----
- - Paul.
pour Ja troisi0int, ii oliaonae des atitros ice-
5Ol0bOO osistoe. .........36.--- 4k.-- 61).---
le,o asJstois lw Yaisoieit pos in(-
persouhl-os nage (011lbibull
ist(a'-5 ll).---- pour ui]] dos persouilles
hutres P(OIlR sistei 6)). -- 75.— 90.---
- paar (lbb(aae (le
Ds le hr janvier 1945 (ord. 110 51)
1. I)aiis le regiule des allouatioiis pour perte de sa-
laire et (laus le rghiie des allorations pour perte (lt gain, groupe industrie, artisaiiat et eomiueree
1. Poui les pcason.nos ossistores vivaat avec le
litaire a-ssisiaiit
ii) le irtilitalro- ii liii ibboulbige di propre et a
droit- d uuie iialenhilit( de iuon-age
pour Ja prCibb tOre et la seconde persOflhle
. . . . . . . . . . 90.— 100.-- 110.-- - isis10e .
-des autres persobules assistOes 50.— 60.— 70.-
-- pour cloacuno
3l0llll(lll. III1IXIIIIIIIIIS -;(,loll lis r(gious
rSgiOns r6g10ns
rurales mi-urbainei villes
ii) le iit dittit li(11102ttll(11 ))i(i11 Fr. Fr. Fr.
(11111
P1.l502111( .eul1.
- POIIC lilie (1(5 )((l.501111e5 ii 15)ce5
. rnor(vn(fort,) nor(on( (ort') nrontvn( fort')
tour ('lii((ll(IC iles (Utlis plIo1(li(dssistdes 1.40
1.75210
.1. I'oiii los assisUes 1)01 11(1 ViVeilt 1)1.15
uvil le tiilitiiie assistallt
t) los )(ti.soiiies il5oist(t5 lont mdIIage enli'e
eIlt, ou avou dintits pateitls qni ne son)
Pils 1(151(1.1 011 le itilitaite
- )olti nt (IPI pt1ioilll(.t issisltes ....... (0,1*)
lontfort') r,onton( rrrontvnt fort')
- 1)1)111 tliiiiiiie III,, itiilt,. )(Ei501111(5 155151(e.5 1.4)) 1.73 2.10
11) (1111.11110 des )1(l50111105 crsist(es vit seule
0 lii ()(11111110 des ptrsoiiiits assistos vorOrt fort') r000(anl fort')
nontont Ion')
nite des assistdes vit ‚stille et les
1(1(11(5 loiit iiiditagti cutre e)les oll ipeec don-
1 its pllreuts (ml lie sollt pas 155151( 5 pti' Je
iiiiii It i
110111 lu )(Ci5olllie Vivtllt stule de 1oiue 1111
0
ton tine de 1.01105 p111 Ittit iii t)iotiie (0111111 10 monLnt fort') onontont fortl nontonnt fort')
-- itour vIlacu l ie de› ililits personhlis ussi.steus 1.4)) 175 2.10
Møii taitt fort (1 lt IlS ] iT lilie des ltllocatioii s l)OLiI* p('i'tC de salaite
(10 11(1 ili(g( diitiiiiut1.e de lallocation
Pol r )) 0 soli 110 St ole, cahti111e (la pl&s le St1
Ui te
tli 111)! itltlle et le (lOilllcj)e des pers000es liSSis
)t)es.
1 MOlitatit fort daits le rgl1l1e des allocatioiis 1)1)111* pet'te de ga in
3 tiaiics, 3 Ir 23 3 tr, 30 (illde111.i1it dc m(2nage [liii i111(nt de l'allocation lotul tersonile seile),
caleu]t d'apres lt doiiiieil des jorsoliles
L.is1tes.
II, I)aiis le regisite tl('s allocations 1)0U1' pei'te de gab,
gs'oupe agriculture
1. iour lts ltcrso1us assisites qul i()lll liidmago
ioiuhltnit nvte l'txplo)tnut 011 ave( 1111 l(leiiiltrc
iii Ja 111(111 Ilt tiiivti 111(11) dtis J'exploi)ttioii
1 USt)ii'111( 11 iiiis 1945
- (0111 iIittiiiie los orsolilits issist(ts 075 0.75 0.75
101s 1 e 1 viil 1945 1.— 1.-
Liinitei (11 revenn seloii ]es igions
rgons regiOns rurale) mi-arbaines villes
Fr. Fr. Fr.
0) Je I llilitaire 1111 ilioll (111'k riillo1;itiön paar
per500110 SenIl
prenliPle pers011ll-i 5511-110 ... 150.- - 21)4).— 224).-- pour Iii
1-0(0-11(10 P(rS0flUe lISsist101 .. . 90.---- 100.-- 114).----
- pour 111
eliacuu( des autres persouu( s aSsiS1kes ))L 60.----- 79.-
pulli
2. I'oui los peisonhies nssisliies pol rio vivent pas aeec Je inililair-e assistallt
a) lOS OOS0fl1ICS assist&os roitt III (nage entre
-0110(4 011 \0-O (lalltres 1)1110111.5 (lili 11)' sollt
P1OS 11SSi1-t(5 p10 Je iliiIiltire
pr-eiiii(re p11501100 zissisti, e ......80.— 200.--- 220.---
1)0111 Ja
porsolile as,isl(e .. . 90.— 100.--- 110. - pour la secoiiile los autos ersoilius usisiPes P4--- 60.--- 70.---
PaUl cilaculle
0) (Iiaeu1le (los per011ie-s i.ist(o vii -,eitle . 150---- 2(40.--- 220.-- eliaiine 1105 persoiiiies 1ssi.t005 .
- 1)1)111
e) 11110 1105 perSouiies 11Si1-t(kCS vit seille et los
1111 fles loiit III (nage untre ei lOk-) OU ave-c olau-
Ires pareills (lili 110 1-1011! PilS ak-4S1SI(kS P110 10
1111 lltaiie 1)0111 Iii p015011111 ViVitl1t 501111' de 11101110 que
--
ISP. - 200. 2244 -
1)0111 une de edles -qui font 1nnage 0001001111
pour 1i 505011(Ie des peisonnes laisant 11111-
- -
90.---- 100.--- 110-- - irrige 1()111'111111 .........
-- paar les autres 3)0050111105 lalsallt 111(nage
l°
C0]111111111 ...........
II. I)ans le Pliginle des allo(a!iolls pour perle (10 gain, groupe agrieuutiire
1. Puiir 10-5 pers(l-lilies assi.S1k0S qui 10111 111(111100
(0il11Iil1lI IlVeC l'eXpIl)it-llllt 011 11Ve{i lIlI 111(1111)10
(Je Ja P1111110 lrllvaill;nit 1111115 Iexploitatioii
-- POlIO Ii) prel(ij(re 01 Ja seeoii-de porsoline 90.— 10(4 — 1144.
115-41Si(L............
7(4---
- pulli 01(11001110 desautres p000101105
51oii1an1s III1IXIII1UIUS .4011)11 l es rOgions
rgiOfls r9ions rurales mi-urbainel vilies
9, l'oiii' Jes pl'5011lft4 assistAes (Iui Fr. Fr. Fr.
Ile rollt (1)5
beIlage 0011111011 11V0{' l'exploitajit 011 avec in'
IleilIbre de In Y,iiiille travaillarit datis I'ex-
ploitation
1) fes p0150111105 11415)6€vl 'mit ii6iiage
entr('
lIlI'S 00 aves' il'iiiiti'ei IUII'eIltS (Iiii 110 sollt
i(5 ‚es5ii105 par le null taire
- - pool' UnI' (105 p0050111105 assist(es 2.54) .... 9.50 2.50
110111' ('1111011110 (lOs 11111r0s persollilos als) 1.25 1.25 1.25
9 (1111(0110 (lOs pl 'so lili 05 11551 sI (i 's VII 50ole
- - pool' elia(-une des pel'sOlilies 11515t6115
.. 2.)) 2.54) 2.50
1') 11111' tls P01'sonfles assis16e5 vi) Seide
ei los
ulilties rollt 11U'b-UUC ('11)10 dIes 00 avec
(l'ilUtl'eS pill'ellts (IUi 110 sollt pos iI5,515t15
p111' le lohlitaire
- )0111 Iii pel'sollne VI V011) 501111' de ii,6iiie OUC
pou,' wie de ec,lles 1111 rollt iii0iiage ('0111111011 2.50 9.5)) 2.5))
- (001' ('IiileUlIe (10,5 aU) ros 11('l'solllles IbliSbllll
Ill('llage ('011ilIlUIl ........ 1.25 125 1.25
E.
1eginie tiansitoi re •j usqu'Ti 1'infiodiietioii de 1'assuraiice-vieillesse et survisants (ds le 'r janviev 1946).
Heute de VieilIesSlb SillIple 10 (1111(0 360---- 480— 6))))-
- Bent de vieiIIese pour 00111)11' 600--
800.— 14W)).
1. llent(' (II' V('UV....... 399.— 400.- Bellte 'II'öl'])hei ii de 10 et 1(16 1'O 2C)0.- -
39)). -
ltentc d'oi'pin'Iiii dl' p6111.. 13)).— 160.-
1) I'ollI' I(' ('1(5 ((II )'bIYiIII) (hOi) [llh) 11161111g(' (öllllllllil 11(0(' (1(5
palents ('0 ligiie 11100t 1'.
) P0111' le ('bIs 0(1 layout (I
IOi) 110 [III) 11l5 111611111(0 00101111111 11\'Ol' (1(5 PiIII'll)S ('II
3) 1'OIl 1 1i 116)('blliil,u) 011 (III 11101))11111 (II' Iu 1011)0 (It. viehih'sse 1'1111 ('oll])le 011 bIO Im rollt)' (II' vie[Ih'sse silllpl(' 1111 1111111, le lOVOIIII 0) in 101)1101' dos (I('IIX l'011,)obllts 5011) 11([(I4111110(s.
1iitiites tle 1(4(1111 5(1(111 1e 1(.1i0lt
rJons- r6gions rurales mi-urbaines villes Fr. Fr. Fr.
Pour le itersoiiiies assistt'ss qul Ilo Yollt pa, 2. 001111(11111 aVey 1exjtloittnit OH lvee 1111
i1l&1litge
(II Iii Ittltlille ttttvttillitnt laus 1'ex-
ilttlI1l)re
Itloltilt Ion
Its p000111 (5 dsrISt((S tout t(t{lli(ii0 entre ii)
(hOrt (tu IIV((. (j'ltUIl(S puioiirt tui lie Sollt 1015 a,1sistts Pit1• le Id litajit assir,t(.....lil).--- 200.- 220. - - 1)0111 la prtuidro ptrsou1t' 90.- - 100.- 110.---
ittlu) Itt steouttlo p0050ltule llssisteo
des ItlutItS l)ersOltutt5 iss1stte, 30.---
i)our 0llii0oltt
ties pttsoutults assst(ts vit seule
h) eitticute
10. 21)1). - 220.- -- 1)0111 tltittiite des o!050111tts assistJs
- -•
i1S5iStteS vit Seide ei los
(1 (1110 (1(5 ltt'lSO111it'S
10111 ttelittge (II) re tIlts 011 utve(
11111135
l'ttiilis partuts (1111 nt sollt PilS i1S3I5)t'.5
pa r le 111111 till lt
- tolle Itt ]t-elr.ttltulO vivititt seule de i0ii (1)1
- 220.-
10. 21)0. -
cnn II14( le cel los (11.1 Ittutt nttn1tge tttlltl(11111
peusouutes fitisalt wo-
-- Itour Itt ‚ttttuitle dos
Ilititt 0011(1111111
- Ies tottues jtt1501(utt5 Ittisitlit l(ItlllttiO
- polli. 7))---- -- (10.-
((Itt Hit ...........
E.
Regime trnniitoire •jusqi1' i 1'ilIrO(Iuetton de I'assu ranc(>-vieillesse et SIlIVIVahItS (tks le 1' janviei 1946).
l)
. 1100.--- II0)). - 1501).--
. . 1(1(1100
heut lt vieullts.e ]ltIlde .. . ttt0 1750.- 3) 3)1 1500.-- 2Wl.-- 4 litnie de p0110 coli ple 1(t))). - 12)))).- 140)).-- )
ReIl le d e vtitvt
ei o5re 70)). 890. 90))- ) Rente l'ttrphelilt Je 111500 35)). -- 4(11).-- 45)).- Iltule lti't1teliui le 1tUI(
de la lilie (le ituitlt III (twri los ijitilits
) '1(111 la llX;t)lttit 1111 ntoitt(tt)
(It, ((Voll a lix 11(1(1(105 soiit tltltt11(il(ltntert.
3) Si 1111(1 vellvu vit 1(4(0 5(5 (II ttitts itYilllt tlloll 0 des ttuttes tltoitlnlilts. Itt liniite
0 Itt soit000 1et lintitis 11(3 tt\tltll de lt VtllVt'
de ueveltll de la l'amille ost (galt
(ltlt1lltilttlt 011 (III l(tOi(ltll(t de Itt 101(1(3 0
1 do dort ttphtlttts. 1'ltllt la
ltVtI(II4 lo lt 11(00 ei de sts enittuls (100
laqutllt' a tIrol! Itt Fttntille, )ttnt lt's
d e la unSre ei du sts tu lttnis
lt's J)arts tIO Itt roltltuo itrise tut
(loiVt'flt Otrtt itidit iotiui(s.
La nouvelle diirnitation des rgions de montagne.
leS c'oiili'iiilions (Ines J)OUV !es exj)Ioita1ions agricoles Se
lerinitieiit (Lipres Ja capaeiti de reidemeni (Je Eexph)itatioll. [es d isposi tions kga1es pr(voieii1 cer a
ins allegeineiits potir ['5 ci-
giolis (Je 11.1)11 t agne (ACUG art. ). ('es a!k'geiiienfs se man i
esl en 1 (Iii fls Je iI10lilltl1 des C0Id ri hut iülls (leN ploitatuon et iersoli
helle.
Xinsi. Ja e iirihiiiiini persoiuiielle (Ie4 nieinhres niaseuil ins
de Ja fall) FI1' ()CClu I(' (Jans Jex 1)101 [ilioti ('Si. p0111'
toll tes ['s elasses
(k' eon±rihuitioiis. (Je 2 Fran('s par Innis dans ]es rgions de plaine
oui (Je collines et de 1 iraiuc dauis ]es rg'ions (Fe inouilagne (Ol:( an. 7. V, aE.). ] .es COh) i'ihu 1W1S dcx ploi 1 ation sollt gradues selon 11 (lasse. (Je 1 a l'-' 1 ra iies pur illois. La natii cc (IC CCS elasses
\arie eependauii SCI011 ((liii sagit dexploitatiolls sises plaihle
CI]
ei ('Ii i,Cgions du elliiies Ott (IeXj)I0i1dli(}Il5 (Je molitaghle.
1Lese avan tages aecords ä res cIerhli'res iu6eess11a u ne dt4i iii-1 il 1011 (IS regions (Je 1110111agne. U, (kparienien fdra1 (1€' Lc'oi10Il]ie ptih]i(j1iC 11 pris (1 ('et eifel i'ordonnanc'e 1 5 dii IH 1uillet
1 940. (1 0 j)Ve5 [iqneiie sollt nipui 1 es rg'ions (Je Illoftlughle es
1011
(:elles sililees a plus (Je HOO iletres d'ahitttde.
[es re'ions an-(Jess()its (Je Celle aliiitide tjtii soiil 110h1lll0ifl5 eonsidriies
(:öilliilC
i'iohis (Je illohilaCIle soiil (1111111(F(es CI) particihlier (10115 101(100-
iailce. hans !('5 ('olliilllill('S (mut Je lerrilotre
esl cii partie 1111- desstis. CII 1)au'Iie a11-dessous des hiillites fixes. ialiiiuid(' (le Ja 11)015011 (lliahiiatioll de IexploitaIll C5t (1('ieriliihlailte (celle (LII-
ver si lhntdruss6 l pluoiieuil's liahitalians).
l)epiiis 1iiii'odiieioii (III uegiune (ICS iiihftatiolls atix Ilavailelli's agni('oles (1 (ItEX pavsaiis (11,' 1(1 inoiitagne. Ja (lelilllitaiioo
des r(giohls dc uul()uliaglle a aequiis III1C iullpol'taflce plus grunde
elleore (lii falt (hie seuils les pelits pasaIls (Je Ja niolilagne ont
(11011 'I (es allocalioii.s (\(h (lii 9 i iiiii 1944. 1111. l). [es norliies fixes (laos loldolilialice ii 1 precilee sollt applieahles Cli lespeCe (O V, (Iii 2)) j uin 1944. art. 5).
[es (IisJ)osiliohis (l(' I0ldoilliahiee II ')
appIiie 5111' Id i'ei'leii0'lilalion Co iiiatiere (Je legislahion suip [es hies. T,iurs de l'iiitroduehoi) (111 regime (les allOrali011s pour perle de
gaul. ii fallu1i meire
Si l'apideiiielit 510' ))ie(1 Ja (lelilililat 1011 (JS rgioll5 (Je
ullohhiagule
(41111 lId j)05 1OiiOl1Ps cd possihle de teniv co1111)1C (lI'5 Ci rconslatices piirt ieuIkres t eliaqtie (onhii1U ne \oiuhreiiscs lurcut (k's lars les req iiCt es 1eiJJla iit 2i une revision de res (lispositiolls
(lapres 1111 S\5lI'nle tenaul eoiiiplc 0011 sellleinent (Je laltiltide.
mais daiii res facteuis (lIavoral)les a l'agrieiilture.
Le ( uIa-s(,e Je(leriil (1 la /flLH/(1(1 1011 dg1i(-ole. mthrhi 1 la section (Je Ja prodticijon agricole et (Je Iecoiioni ie doinestiqu c de l'ofl ice de guerre pUlli' Lau nienlat 1011 U Uerne, prparc cii cc
niolilelit tiiie hat! veile (kIi iii itatioii (11's 1-eiio11s (Je uoiitagiie. ( e service cl feettie des Cfl(I uCtes 1 rs itend ii es stir la j)l'Od li(tioii
agri(ole (lili se saal revelees de graiide video r iors des meso res prises cii VIII' de lex lension (les cii liii res et lelirs rsRLtats serotit egaleinen 1 des plus UI iles pott r not ii' I(gisiatloi) agricole dapresgo eire cl (lii 1cm ps de pai x I)ans tiii pays tel qiie le ntrc, oi k (110101. la nalure (Iii sol et ja conhgitration (lii terrain sollt si yaris, il West. (cia sentend. possihle de rgier Ja piod tutioll que
si 1011 collllait pariaiieinenl Ions les fuctetirs (1001 eIle (iepelId.
A iissi Je cadastre (Ic 111 produci nii agricole ne se eoii leute P°5 de donner la descriplion de cliaque coninitine (laUs Soli eiisehlil)lc.
niais il (Ii \ise galenicnt les lerrcs ciiltivahles en seeteu rs (Je 30 ä
40 ha. pour exain ilier cliacu n (teil x en dtaiJ, Sons laos ses aspeets. Jusquici. enviroll -50 000 dc (1's se('tellrs ont (lea ('t( WC.
l.a (10(iL!nelliatu)Il rassehlihlel' (Je rette iLl(:on peroel de dcliiniter qIIiiahienleni les rgioIis iio)iltagilehises. LIII' allention taute particuliere a 11 accorde aux exploi iltlons siliices claii - ([es regiolls inleini&liaires. Le i'.Iel de dclillliialion des regioils (Je uMagne (lihi1ie-l\pe) (lite (le!cTI (111 prillelii1)s 941 Poiui- rette (hilihhiilaIiOui. on a sttrlont tenn (()ihll)le (les la('telirs
\'aiits
1. l)hiit ei liii de Ja p(u'iode dc (:l'oissance des l)lahiles 011 puliltenips ei cii auio1ihie. soll (Juire ie Ja periode (II' vcg(- lalioii. Celle-ei (l(peuid avalit 10111 du lexposition (pente iin oleil oii i loni)re). (Je laliitiidc ei dii (langer (II' ee1s lorch Is ei prcocl's
. \loveiiiie (1(5 pu(cipitiltiohls ilulhihlelles ('1 iTj)iu'liIiOIi (II'
(elles-Il siir les (liVei's 111015
9-5
i. l)istanee (Je lexploitation agricole au village (froniagerie. tC01('. 1)OsSiI)ilit6S de gai ns accessoires, de.), distance t la gare Id 1)1US pro(- he voies d'acck.
Lorsque los eri t'res susmentioni 5 nont pas permis de ciasser dtIiiij ti venien1 ii ne tonini und, (Faul res fa:teurs de mol udrc im-J)urlaiicc. (jU1 se renconirent auSSi dans des rglons ])rivillgies (jilant all cliniat cl aUX VOiCS (Je COlDfli unication, 011t cle priS CII (oflSidratioR. \liisi. on tiendra conlj)te d'une coitclie aral)le peu prufon(Ie ou d'tiii sol J)ierreux, d'exploiiaiiois dont los c(>nditons soul peu 1 avaral)Ics (exploitat iuns Ilaines, aiiunagemenfs (1ef cci ueux. etc.).
J)ans los zones interm'(1iaires, Je projet de ]iniite-type est mis au poiii 1 sur Je terrai II iucnie. par Lilie CDIIImission compose Tun ex pert (je la Coiif&J rat Ion. Tun reprseJifaili du canton et Tun DU (Je dcux inemhre.s dc J'autorit coinin uiiale. [ne liste des exploitaiions de chaq ue com muiie est tabli c, sur laqitelle cliaque
exploi tal ion esi (kslgue par till 11 umero.11 est ensiiiie rCe(l il I'Iiminal 1011 (los expJoitations (JUI. (je l'avis unaniine (Je la (um nhission. se rangent soji dans los rgions de inontagne, 50i1 dans edles de plaine. Los cas doiiteux sont eXainin5 en particuer et classs. si 1)ossible apres eniente, dans j'une OlE j'autre des deux caigories. Aprs c161ure des experfises (laus LCS diverses communes, los lisfes sont soumises ä l'office cajitonal (Diii-1)ttdiii aiflSi quaux autorits (01111110 naes avec d1ai de recours
de 20 jours. [es rpoiiscs dlix requtes adresses all Cadastre
(Je Ja production agricole sinspirent des prineipes fixts et des ciiteres (taI)lis pour Ja dtliinifation en cause.
Bien (jUC Ion- cl (Diii j)li(jtlt, CC j)1oC('di cst tun te{ois 1)lUS &Iu ituI)le (liEd Ccliii it Ja I)aSC dc I'ordoiiiiaiicc 11' 5 (liiL (ite. 1 a nouvelle Jiiuite-type (Joit servir (je rigle aux offjces cJiargs de I)reti(lre des iiiesures Cli fa\eur des populations de in inontagne. Hie sera certainenieiit mieux apI)rci6e par jes intressis que Ja rglenieniatioii en igueur j Usqu'ici. du faif qu'eiJe tient (olnpte dune faon um forme des facteurs naf tirels et COfl(}iT1i-(jU5 (Je j)ro(l uction. La iiouvelle d€Jiiiiiiafion remplacera doric peilt ä pefit i'ancienne : le dparfement de j' coiioinie pitbliquc
Ia dj (JjcJariic applicaJile. cii cc qui coneerne Je rgime des
allucations pour perte de gain. (laus 1CS (alilolls de 1 iteerric. .chVYZ. Ohwald. Nidwalcl et Ihurgovic. Iile le sera pr{)cllainenient datis (lautres cai tons encore.
1\ ,1
uecisioris des commissions
1•t -1 1 111
ieaeraies ue surveivance en niatire d'allocations pour perte de salaire et de gain.
A. Dcisions de la commission fd&ale de surveillance en niatire d'allocations pour perte de salaire (CSS).
1. Saliire de base.
_\ 628 Soilaiti du basu pour k calitil (Ii' la cotitilhuliott.
N 629 :
N 60 Salair' ui basu pMour lu ealeul de lallocalioii.
N 631
2 Allocation i)otir perte (It' satane.
i'\ 62 I)ioit ä iiidiiitiit( de iiitiiag.
3. Restitution des allocations toueties indüinent pdlelfleflt (lS (011t ri 1)11tiOflS ilVVI( IeS.
\ lliilploV(tii Id (1iIlllit( pour Or(101iilel Id rititiitiori
tlii silI0( 0fl.
634 lioiiiit', 'I)0luiI)l('S (III !)ulilIi1(l1 I ilis (011tl!htltl()IO.
4. Pioedurc.
\ 6' 5 : ( oinpttiiicc du la (
N" 636 : R'stitiitioii dii 'Mai de i'couis.
N 6. : \luMiirc )l()hatoi Iu's.
Remarques pieliniinai res
II est eil gtittral tis (liflicilt' detal)IiI datis ehaqite iis parlic11- lier le niontaitt (l('s pOiill)oires re(lls par es (I1lpIo\is (Illotels. (I( lestau rauts et dc caf(s. Pour Minliier les d iffien ltus qiii se pr(seiitaicut lors du cuileu 1 (III salaire ck hase dU cette (at(goiil (l(' sa laiies.
.5010!IiCs /or/iu/aifes (I() art. 10). (cl articic lait (('pell-((II a adoptt des
(laut ituc reserve cii cc seils qiie taut leinpioveur (JiI( l( 1 ravailleii peuveut (leniahider a la caisse ile fixer iiiie soiume plus divviv011
hasse Si I( gaul hilo\'eit (ffeCtlf du leiiipIovt seen ih' sensible-
Pl 115
iiiciit (le la soniiue foi'Iaitaiie pr('vhli. Lit (ausse (Ile-mehile peilt h\(r
(]'Office (les soflhllies (IifJti1elleS si les gai ii.s liioyells s'catteut Selisihlenieiit (les sommes iiieiisiielles 1 ixees par Ja loi. La (JClSioiI n' 628
,
fait renlarq iier ä ce piopos que les cais.ses ne soit
pas libres d'appli-(jiier eefte (lispOsitiOn seloii luill. gr, maiS quelies
(101velit all (Diitiai re se basur sul r os gailis moveu)s effeet i fs cliaque
fois (fliC C(lI X-Ci s(eareiit se;isiblenieni des salaules JouJuitaires,
ccci ca vertui (Je Ja
regle foialanieiiiale (liii veuut (fil les (011t1iJ)ultiollS suient preJev(es sturJes sa Jaires effecfivenieiit gagli(s.
Les (IlCiSi0liS ii" 629 ä 651 socellpelit d1i .siiIiue de base le pour
(alGol de lallocahon.
Les faits 511! vaiits Sollt i'l. la haSe (Je ha (IliCiSi0iI ii 629 : Le contreni aitre duiiie carlubre ii slu qui tIer Soli einpiol pou r (ans(' Je malad ic (rluuafisines cli roitiques). Son employeur ne liii a plus vers6
(p11111
saIai Fr MU S ii ressort (epell(Jahit (III Ceitificat 1rldical qule 1'iuitressc petil aecoliupl u d'autres travaux qill ne soiciit pas eXfJOS6S an
x ute mpri es. La (IS a J) 10110 uicb (J II e 1 aliocatioii (lrviiit &t re
Müdeke (lap1's Je salai re gagnit avant leiitree dli Serv ice (10 art. 8, 1
ah location correspoiidauit i Ja perle effective (Je sala ire subie par Je iiiilitairc.
La (IS a. Jans dü prbc((lellles kisioiis (lbj4 (il 246 et 558, Revue
1945. p. 54 et 4231 (leclare (Fll Ja cl ide 8,T aliia 10
lieSt appl cable que si Je inil itai re a lb occ'tip inoins Je <uiat cc SefliailleS oll
11101115 (11111 fli0iS peli(Jaiit es (loiize 111(115 pr("CC(lal(t 5011 euitr('e an Ser-
vice. Eile Je repbfe (Julis Ja (kcisioii 110 650.
Le eas (juli a fait Jobjet (Je Ja ticcisioui ii 651 Hait Je suuivuiil
[ii militai re relnpl issail Jes foiiclions (Je greffier (Jul inge de pai x et
dc j) rp0S i. loffice rommuinal du Fdronoinie Je guerre. Cc occui
s - patiotis 6hInt 51 111(11 rr'trihiiees (juli1 les dl)iili(J0Iiiia p0111 acconipliu
(III Service mihitaire vololitaire, li eaisse calcnla Je inoutauil du
sott
allocation diiprbs Je gani (hill realisait a unI (1 euil ier au service. II icyit Je celle faon lilie alloeatiuuu plus fuiJile que celle a laquielle
afliait (11-011 (111 clibuuieuur. le iecourauut cleuiiaiiduit pur consbqueuit
i
Ja (58 ([III' SOli aliocatioui fcit dal(uuJ6e (Japrbs Jes suhaires auiguuiciit('s
(Jepulis Jors, des einpJovs Je Nconoinie (Je gulerre. Cutte deunauude iii pils pii eIre prise cii colisiJralioii, iitteuidui cjum all momeuit
(Je 5(111
('litrre all service. Je iiiilitaire 111ai1 plus (III service 1e sa coiiililillle.
id CSS ii (Jeci(J' (j1lC lin16resst pouiVllit reee voir Jalloeatioii )F(\ ne
pool: I cs ehiouiienrs (10 art. S. i',' tJ.) (iii. clit-elle. tun uiiilitaire (liii est
r-aprhlc (Je gagnur au 11101(15 7 (01 8 trautes pur jein uliais ii (III. iiialgrt
ui. se cOlitenler (JulI1stilaire inbrivur (iV(inl SOli euilree an service. uioil pouivoir prtendrc ii Jallocalioui correspounlauit auix gains jouur-
ulaliers prl1vuls i'i Jaiticle 8, -)c, al. puci1(. II serait iijtiste eil effet
(Ja(cor(Jer lii0ills i iiui iiiilitaire (juli uviuif Ja voinutt (Je travaliler. (fuul uuui chonieuu r neaJ ieaiit pcnt-tre Je elierclieu tu tue (tedulpal all.
i)uus 1(1 ciiciiJiire n 28 (iii 19 avril 1943. (Jit
il est etulre atilies
la (IiS0IIlti(l1 (III inunagv ('Il11'.li!1C la I)C1t(' (III (11011 0 lindew!llle
(110.'
de ruiae. (Alte regie ('f ('0111ilIIIC(' par Ja (AS dans ii (ICC1)iol(
62. 1t' (lela! (11110.' (III!!' pell(ialFI Ieqtie1 It i)iiliIaii'e eOIlerve soit
ii
(Iruit a celle ilidel !it( 511 garde SO!i m(iiage apres (Iic Soll epolist'
bot quitliT' ([0 art. 7. 4 al.). dot Ini peirt'ttie dc
OH ses cufauls
(1' 11l!iag('. II ('St Iogiquue (les bis (110.' lt (11011 cii ([Ilesiiol( liquider
iii.' reiioil ])itS 5! (10115 ie (I(ldi dutii' a111(6(' dj)i'S It' d(poit (II' so
letiiii)e (30 de ses eilfalits. II' inihtaivu Jeplell(l liii lIOlIVeI 01)1)0111'-
iiit'iit iipt'es avoir (hssOtlt Soli pie(e(Iel1t n1t.i!ag(' (cl. alissi (ICCiSi0!i
ii 407. Revue 1944. p. 72). La ( ii eu potit Ja preilli'Ie Los Iocca.Sioll (It' su piolloiicel
(iIi'ciiuui 11"63) SO!' la (jllestiolt 110 ovoir (111i es! Je debileur de laib-
ca(iou ei il (liii dpj)01tit'131 (ls lors lt (lloit dc lecbdlllel' la te./i1iiliii
ii(dll('5. lIlIe (011(1111 (111(' ldlboc«ilioli ('St (liii.' par Ja des alloco!iou.s
('1iSSe. J)('il iillj)Oltt' tiui eilt' y('rse (lle-I1ieIo(' liiibotatioii (Ii1('clefl(t'I1t
layout (Ir0it 011 Cc 5t)iI leunploveui 1 (lIli 1' fasse 1)0111 le coniptt'
O (lItt'
dc la caisst'. (t'st uloutc eile seIde qni. tlaiis bus les tas. (bit ordolllier la i'estitiutioui tlt's aIl0CatI()l1S Vt'1SC('S ill(I1I111('Ilt. [0 sot'iete (oopciUIiV.' ((0 011. ss) I1tIc(I1Iie1t lii peisoiiiiohl'
lilie 0.par 50!l lilscriptlo!i so! It' legisile (II! (Oi11lfl('ICt'. Seloli Liiti-
) inea. (0. Id societe ive r1p0n(1 (1('S amus MAUS (l(' 899. c0)i)(lat Iii gestioii des aflaires socaIt's pol tute pt'isoiiiue ohio-
(0101015 (10115
1isee i'i la glmr 01! (1 la ueprseiitct. i Ie giaiit (11110.' lt'll(' socit'te
toiuuiiet. par iti'gligtiice gravi'. (i('5 t'1reulls tbaiis i('5 it'leves du (011!i)t(' (lestilles ii la ('aisse. Id sociele repollil (III poit'meiit des centuhiitjoiis
t'ii(Ore thies. la (111('stio!1 (l(' 1(1 rt.spoiisabilite tiui g(ua11t unvors Ja
c'iiss' ((0 ort. 916) 10 pas 0 ehe ('\dillill(t' 1)01' la ( ((icisiol)
ii (4).
id (Ieti51(111 1i 635 il Irail dll\ (JlleM!tU!(s de mi! (JIll (loi\ ('III t'ire
tioiicli('t's (Itfiu1itive1fleIlt 1)01' les coiflhlllssiollS (larhitrage.
l)nis iii (hIsioul ii' 656. Ja (AS oc(o!(Ie la rest i/o/ion (III tlelaj de tCCOIIl.s 0 110 t'IllpI(I\cllr (liii 0 pu(et( tut ceititicat iiiedical seien
('( il a iiiilide ('1 ('i(11)e(llt (II' l'ccolllir (lduI II' (1(1(11 C91lN.
111(1
13! ( '( ('«1 l ieu 1)111' les consIi!aljo,is (1!? /ot! (1€' 1'uiitorit( iiifiiiieuiie
liiiil dIes 10.' soiil lii iirhitraires. lii cuiliiaircs iIIiX pi&(e.S (III (los-('II (iii
(R( "-) an. t). ii s(0l5Iilt (110.' (0155t' ct (01111(lissloll (Iarh!tragc (10!-
\elll Kiblir bIs laus a\ee (larit' ei siiiis e1llliVaqlle. 0 delaut (te (jiuoi la se \ ((ii ol}lige (lt neilvover la (ahlSe polin IooiveI eNllllell (dcci-
dU!! ic 657).
NO 67S sollt pas auitoiises seulement mais dies sont
Les aisses ne
(Id (aIC lid1 Is cont ii1)11tio ns (1 aj) r's Je salai le eltecti 1 loisq itt' 1dliii dS
les solaites loiTaitai les ne soiit nis applical)ies (lans un cas 1)ilItieII -
hei (10 ott. 10. 4 al.).
Lors diii coiitrie, Je reviselir (je la caisse a Mabli (
jne Je revenil
des soinnielires du WO du Ja Gare de L. scartaif
sensiblemeTit des saln res forfaitai res fixs t l'arficle 10 des
i iistruefions obliga-
toii'es. Fonde sur eette consfafafion. la caisse eXigea (in
tenancier
dii Buffet :1ni1 ueqiiifte t laveiiir les contribtitions sur
Je salaire
(1fecti f (11' soll persollne!. soit ie salaire en esp'ees et en nat
u re, les 1 evenus accesSoires iveiduvis. fels qite grat ifications, et
les polir-
hoires tt raisoll de H a 10 % des recettes.
1(1 (olflhliiSsioli iiariiit Lage uvaiit proiionr (ine les instrucfions
(le la caisse tuieii1 Coll forines alex (JiSJ)O5iti0i1S
ligaies et i Ja .j u risprii(Jence du Ja (:SS, Je iecoii rauf fait valoir (levant
1 ( IS q«il est
txact (tie Je gaul du ses fdies dc saile est siiprieur anno normeS fi x6es i iarticie 10 10, mais non pas quul sen carte
« sensiblement ». ii ne sagirait (Jal]ielirs pas (JEIn reveno nioveii.
car J 'annie 1945 a
ad partien1 ireinent favorahie. Seil1 mi coiitröle (11tai1Jc pourrait
etabli t si les gauns moyens effeetifs dpasseni sensuhlenient
Jes taux
JcgaiJx cest pollr(jllOi la (JCisiOil attmj iie seraif ca totit cas pr-
uiatuie.
La ('55 adnief Je reeou rs et anii nie Ja (jiicisuoil (je Ja caisse par
1 es mol i fs ci-apr'S
Ja caiSse se fo ndaiit sur liii contrJ e. a ast reint Je recou rant a
paver les contribtitions (1s Je mois (je mai 1945 sur les revenus
ei fecti fs du SOII personnel. El Je affirme. cii effet, qiie ce
revenn scatte sensubleirient des sonimes prviies la loi.
r' Les pices ve rses au (lossier ne peimeffent pas de voir si cefte affirmation est
(xacte 011 flOH. On ne pourra Ja dterminer l laide de compfes
:lu'
prsentts chaqtie inous pur Je reconrauf und iquaiit
! es ressolirces de
eliacuii (Je Ses eiiipJovs. Si es saiai res ef!ect ifs niovens
(J1)asSei1t
sensiblemeiit ]es salai res forfai tau res, Ja caisse r'sf
alois cii d roH. conforninient a [art ide 10 4e al i n&a. 10. dexiger Je
pauement des cont rulnitioiis sur ces revenils effeetufs. [es salai res
forfaitaires n'onf
fixs par Je l6gusiaten r q ne 10111 permetfre au x
caisses d'tabJ jr
pl us faciieinent Je sal aire (Je hase sOliniS a coiitribufuon, lorsqtiil
sagit du catgorues du travaul Jen rs (Jollt Je reven ii
suhit des flucfna-
1 ioiis coiifi ii tieJ es. Ä fartieie 10. 4e alindi prcut1 le
JgisIafeur s'esf
uxplmt (je la lnallire 511 iva ute
' Si (laus U ne eiitrcprise les gailis
Inoveils scarteiit sensuhlemejit des sonunes prvues an Irr
ii Ii ua, Ja
e:lisse (Je conrpeiisatuoii peiil fixer (ioffiCe des somnies dilfrentes Pohl'
certaiiis ciiiplovs 011 pour cccl aunes catgories di,mItny6s
n ('cia
ne signifuc point (JIl 011 yen iJ Je lausser i J'arhutraure des caisses Je soi it de choisir si es confribut ionS seraiit prdev6es sur Je salaire iorfautai Je 011 51!!' Je reven u effectif obtenn. La caisse a
huen pintöf
lobligaitoii (lexuger les coiitrihiiiions sur Je salaire riel, si
les saiaires
1 orfautaires prviis pur Ja loi ne solit pas ca rapport avec les circons-
tances.
TI est fort VraiSefllblahle dapr's los piCes verses all (I0SSiCF (jllC
euplovs du reconrunt s'&-arte 1rssens hie-Ii' reveiiit ITlOVC Ii (lCs
nietit des Inux forfailaiies des (1 ispositions en canse et quo le point
de la (L1ISSC sIt exuet. Mais 00 ne peut en jugur sttreinent
du viii'
q u e loisti li'on con ii iiit le go in Sei des ein ploy's. l)ans ee Cas seitle-
possil)Ie Ietah1ir si los salaires fot' faitaires soiit (ltpaSsS inent, ii ('St
. Le recoiiratil a roh] igatioll de don ner (1(101' luaili're <sensible
bits los 6i'ta i reissenteuts ii1ees5a res poii 1' 1' ('akuT dii 0 In CaiSS('
levenil ieel (I (Ii' pI'(Sentei' toiites los piCeS (iemalldecS. 'il s'y refu-
sau. la caisse poii riait op('ier une taxation d)ffice. conformincnt i
(II' tu eolfilltisSi011 (1(11'hitragc (toll iloiie arlille 2' 10. la (I(CisiOn
C'tie pr6cise en cc sens (j ii e le recourant d 101)1 igatiott de prsente r
compte exact des reveniis de ses Cmploys, dalls la IUCSUFCS Ott
tut
Si ion ne peilt (1(termlller liii eompte cxact ('elti liii esl possihle
pourboir('s) 011 SeIl tieiid ra lt iestimatioii getterateinent fldfll iSe. Ja
Caisse prend ra ensnilc wIe decjson fond('e so r Ic rsiiltat obtcnu. La
(hiCiSiOil (liii ci (i(T'jL'l etc prise manque (lexactitude.
(NI, 125, en la cause A. 0yex. du 10 noveinhre 1945.)
NO 629
qui, poilr cause (le maladic. n'esi plus capable de Le Iravailleur remplir les obligations deconlant de son engagement, mais reste en F (l'aut'es fraVahiX, fl'a (hit, pour in ptriode de mesure (i'tlCCOIllpli service accornpli, qu'l l'allocation caicuice d'aprs le salaire r&Iitit (10 art. 8, j'r al.).
qu'il recevait Pendant sa inaladic
mill a ti(' pen laut 19 iiuis emil memaitre (lailS ii ne earrire.
Le receit
il a gagit(< bunt d'ahord 30 frans par müis, salaire rc(lliil
i'ii 1944,
65 % (377 francs) d?s Ii' 1 oetohre 1944, pour calise de IflLliadie.
fi
(290 francs) a pamti i' du VO ‚janviem 1945. Uhd6m«b avallt
ut t 50 %
1 poii 1' II ne bugii ' d ure en 1944. 1'emploveu r
(III iiiterroiup Je le 1 mavai
l(si1 lEE Ie (<01111(11 ciengagement.
Ic recotirant est entr6 au service ni1itairc vO1011-
Le 31 mars 1943,
ii ne allocation caicuice non II apres le salaire 1 airc. La eaissc lili versa
de 580 francs gagn6 jusquIau 30 septembre 1944, mais daprs le garn
r6alis au eonrs des (lOOZe mois prcdaut soii inoeii du 4S0 fr. 90
entre EEU ServiCe.
In dcision de Ja cominissiolt d'arhitrage. Le mi loire attaque
celle-ei estllnallt favorahle a iiuiteresse la solutiOn adoptte pol la
1945
caisse. Le salaire de 290 francs gagn par le recou rant en ina rs mais laubaurait en fait dfi servir de hase au caicill de l'allocation,
ri16 de premire instance na pas 1111 mod ifier la decisian dc ha caisse.
Le recott i'ant deniande 6galenient m tu (JSS Je versentent d'n ne alb-
cation correspondatit au salaire dc 580 francs par rnois.
La ( 88 iejette Je ieeours pur its mofils Stil vants
En tahJ issaitt Jes rgles du caleu] de Jaiiocat ion (10 art.
8). Je
111sIawur (51 part i (Je Jidte <iie Je militatre aurait (Oliti II il( d gaglier
Je Illeifle salaire sil iiavait pas (te (Ii Service. Celle piesompt
toll
iaiiqiie (Je fotuleiueut (Js Jiitsfaut oi les cotiditions teqilises
iie suitt
115 11111 J)J leS.
Daus Je cas partien 1 ier. Ja caisse a rfus.
avec ratsoll. (Je takti er
1 al location daprS Je salatre rneusuel de
580 francs. II ressort du cer-
icat udcaJ (lelnand( par Ja (SS que Je
recoiirant est capable (Je
travailler J)leiliemelit (laus im hiireaii.
niais que,des rhiiiiiatisnies
(lirlli(files Jeinpclierout a laveiiir (Je
repreudre soll activit coitiiiie eoufreuiait re, ahaudoiiitee lt Ja suite de Ja
(JtlloIiciatl()li. par Jein-
piovetir. dii contrat deugageineiit. !)ailleurs. Je recouraitt Jc1are
dans sa Jeftre du 16 octohre 1945 ä Ja CSS, que du Ir
janvier au
51 mars 1945, ii a chen16 en vaiu du travaii et que. depuis celle
iJtriiieie (JLite. il accoinpJit (lii Service vololilaire.
11 ne fait cJs Jurs
pas de doute que 1 ut('ress «aura it pas pu gaguer
580 franes par
inuis siJ iitait pas untri au service. La caisSe Ja düne favoris en
pretiant comme saal re de base pour
(aldi Jer lal locafion. Je gal n
inoveu (Je 480 Jianes. 011 petit se (Jispenser
tlexaiiiiiier si Jaliocation
aurlut du &lre (ittermil6e daprs Je
saJaire de 290 franes gagtt ei)
niars 1941 ou si Je recour(ult (Jevait rtre (()uSi(Jt'r( Cotlimt' eliönteiir
nil inonieut du sou untreu au Service. une uouvel
Je (leeiSiOu ne (levalit
pas placer Idnihresst tiaiis u ne situation I
ns JtfavorabJe que si1
iiivaif pas iecon ru.
(N I25. eil Ja cause E. N.Jauser. dii 16 uoveinlue
194.)
N° 630
Le niilitaire qui n'a W ocdupe que pendant quinze ‚jours au coii rs des douze mois pi cdant son entre au service a
droif i une alloca-
fion ealciike d'aprs le gaul inoyen de
8 Tranes 011 de 7 franes pur
jon r (10 art. 8, al.).
le ieeoiiittut ii (esse soll attivite itd6peudante de
peitte ca
Jettres. eti julI! 1944. Intr en service volonfaire
Je 5 juiJlet 1944. il Jallocatiott pulli leite (Je galt jusqlt au 3 jallvier 1945 et
eitsuile Jallueatiuu pour p11t' de salaire (Juli clioiiieur. soif 7
fr. 20
par jolir. eoiiloriiteiiieitt t Jarticle 15 bis Off;. Ii a
travaiJk (In
19 au 51 mai 1945 poli r lili salaire horaire du 2
Jr. 201 pins a repris
du service l u 11 juin 1943, la caisse eI Ja
cO!ttitiissiOu (Jarhitrage avalit a nouveau NA sott ailocatiott ä 7 fr. 20 par joui. lid im"6 se
pourvot iJevatit Ja (55, cli se rfrttitt au salai e gagile pendant Jes
15 joiirs prcdtut Soll eittree cii service et all bit
(jilt' sa Tetitifle ei
ses (letix eitlalits lie pttiveut pas vivre avec 1
fr. 90 par jmtr ((JJtic-
1 ion ltite (Jii Jover).
la (S iejette le ieeours pur ius niot ifs sllivullis
u il 1)011 (lroit lu reeoiiruut ilil l(gime (It'5 tillo-
1 . eaisse
(01iollS potir perte (I(' SOlO! It (1 parf ir du mois de ;an vier 1945 en liii
versullt Iuliotutioii (Ie ehollleur : il avait en effet ferint SO!! elltreprist i ui1 j uin 1944 et iiavuit (10115 leS sk rnois pas repris (laC1iVit( iiitItpeiiclaiite 011 (l(pell(lallte (01i( ort. 15 bis. et 10 all. 5. 2 ui).
\vu11t (II' reprell(lre (lii Service. je II JUli! 1943. it' 1ecfflhl'tillt ii lruvai1« i t'si \ ral. (01111(0' pei lire eil lett res ei gagule 2 f. 20 \
jlittire. 111(115 petulallt 15 j ours seiileineiil. Or, cc suluire ne pellt stIVir de haSe etruhr lilIl0(uhioul, VII (Jilt' (lilpli'S tirtitle .
1)0(1V
IC iLllll0. 0, le uiiilittiire (liii 0 (11011 (1 Iii1(ltllli)it( du iiiivagt retoit 1110, allocatioui lllaxulfltlull de 7 fr. 20 pur joilr e rrespoiidul1t all gaul inoveui de 8 frallcs pur jou 1', lorsqiiil u 61t Otto pt inoins (le (jilutre
des (lollze (leruijers mols pre6duil1 soll eiltr(e 01!
St'ullailles alt eoiurs
Service. II ressort des ('xphieatiouls (l0I1!I('t'S pur !v reeolirullt t la (itillailde tk la (S). (jlie Soll elIgugeIl1tllt etaut piireuiieiit pr()visoir('. ei] Sorte cjuil se jttstif je tl ((1110111 llloulls (IL' le prellilre ('II cl1Si(llr(I-10)0 pOtll je ((11(111 (II' luhlotuhioll. II iit' Prttt'1id (luilitillS pas qilil uiitait pu gaglier duvulliuge qiit 240 Irunes pur uiois sii ne Atait
pils ieugage. Ja (IL'ciSiOi1 (lt la (0111]IIISSiOII (larhitrage eh (1's lors luilte. (N' 125$, ('II 1(1 tatise 1. Benz. (Ii! 12 iioVeilil)i'e 1945.)
No 651. Le jnilifaire (1ui serail (apable de gagner au moins 7 ou 8 fianes par ‚joul (10 art. 8, 31» iii.). mais doit, en raison de eircoilstan(-es par- Iietiliies. se eontenter tl'tin sahllre infeijeu r. a tout (IC ineme (Irolt ii!! nioiitniit de 1'alloeation P1VtI p0111' les chonieuis.
L' receilluult ('St lilurje ei pre de (ItliN eilfuhlis..Av uni 1e1111el il exeruit los fonetions du grelf er (Iii jiige (le p(lix ei de
0u service.
WIPMA t ioffite eolhlihlilil(lI du Iec0i10I11ie de gluerre. (es oceiiputioiis ('10111 fort 11)01 u"tuihilees. Iii1iert'sse los ahauldotlila ei u(eolilplit 50115 iiilerriiptioii du servuee uoulitaurt' (10 2' multi 194 till 10 1001 1945. ha eaise liii veiSa unu allo(-ation (je 3 fr 15 pol' ‚lohr. plus 1e 5 Jr. ;() ti parlir clii I llovelhlhre 1944. eulenlee dapr's It, 'ahaire total tit $9 Ir. 1$ (sului re thl propost u loflite (je IeeoIho111i( (lt gllelIe 0 fraues. plus saluire du grelfier du la justice de ptux : 79 fr 1$). I:ilhtreSs a reculirn (1 1(1 eolllllissioil (l(hrl)i ragt' luusaiii valoir (jlie sil reoi IliolliS tllolllt'lll' etsl 1)0111 la simple ruisoll (jhlt'
(1111111 ses fouetioiis (ieu1pl0vt (1 leeoiuoiiiie (lu gucrrv elaieuui trs 10(11
ptbv(es. [es .salujres (lt. C('S tlllplov('s avuut eepeiiiluiii (i lev(s ilepiuis lors. il 1('C('\ 1011 tiiaiiiteiiuiil 29: Frauen pur 111015. ul101iltlni (101 devrait pur (ouls('cjileiht servir (je hast uii calciil (je S011 ulloeatoi).
Uall1001 iiferieure u rejel(' le recour cii ull(gituuil qlle. collfOr-
ihlenieut t iu du ha (5. Ltuglileiiiuhilu des salture
lOS
d)ilt oiit b6nund6 les einpiovs de lconomie de guerre ne poti vait piiS &tre prise cii cOnSid6rdti0TI dans Je (as particLrlier, vu que J'intrcss avait qit itt€ sa piacc au moment dentrcr an service.
Lc recon rant se P011 rvoit (icvant la (SS cni admct Je recours par es niotifs cm-apr's
Lii (SS sest ( irfce (Je la pratiqiic rigotireusc t laquelle se rfrc emicore Ja (aol flhissioli darbitrage. Dans une deiSioii prise (Jepuis
lors, cl (iii nil pas pubIie, Ja CSS a adniis que 1'articic 8.
5 aJina 10. t'st aimssi applicahie (Fans le cas oi tili milil airc aurait 116 capahJe (Je gagner un moins ? 011 8 francs par joii r (faux prviis joti r les chimiiciirs), mais ii t16 contraint de travailicr pou
r un salaire lnoiiis riev6.
(es coiiditiomis soiit rcmplies cii 1cspcc. Le reconramit AM greffier dii j iigc de paix et grail Je bu rcau du ratiomincmnent de sa cornlii ii iie. 11 a (jil itti (es emplois parce quiis taient trop peu pays et
est ('m1tri au service miii! itaire Je 27 juiliet 1945. Soll allocation doit par cons('q neut ihe d etcinH ii e ii'ap m's Je gaiu nloycml (Je 7 francs
par jour i flS(j all 31 0('tobl'c 1944 eI de 8 franes (k's Je Jei novembre
1944. comiformntincnt aux disposil ions dc i'arl ide s 31 aJina, 10.
,
(N 191. (ii Ja eau.se J. iingueiv. du jec oclohre 1945.)
rf 632
Si un miliiaire ne conserve pas soll rnnage aprs que sa Temnie I'a qutt, il perd son droit ä 1'indemnit de mnage. Ce droit ne renait pas du fait que, dans le drqai d'une annie, il reprend im appartement, fant que sa femme ott ses enfants n'y vivent pas (10 art. 7, 41' al.).
Li ut(reSs(' rccou rt a in (SS parce (Inc Fa commuisSioii d'arbitrage.
confirniant Ja deision de Ja caisse, a rejet6 sa rcqntc icudante au
verscinent d'unc Idemuh6 de mnagc 1)011 r le Service accompli (111 14 (Jecemhrc 1942 an 14 janviem ' 1943. La commission darbitrage ii
bude sa dcisiou sn r Je fail que Je recourant avait (ji1itt1 la comnmu ne
de B. pon1 siIah1i i i 1, aprs sIre spar6 (Je sa fernmc en mars 1942 cl qn ii ii avait ainsi pas eonscuv son mnage.
La (55 rejcttc Je rcconrs. motiva ut sa d6cision comme il suit La d611o1u de Ja comn mission (Farhitragc est juste qnant i Son isnItat. Ses coiisidmaiiis (I0iveIit etre cepciidammt compJts
cmi cc
scns qum nmi miiiiitaimc. douit Jcpousc ii ([iIiff Je domiciJe conjugal, ne peu'd soll (lioif a lilidcmlinit( (Je mn&uagc (juie Sil 111' contmiiue flilS Je mn&mue inuagc ii son nnuivcau dorniciic. Lii simple dunnagcmucnt mi'a cm) soi atmen ne i muporl ance (ef. d cision ii 552, Revue 1945, p. 467).
Ii ressort (Je Jcmiquietc commdnibe par i'office cantomial dur travaiJ que Je reeonraiit n'a plis vu de ]ogeniu'iit personric] pendant ics cimlq mnoi5 (iii i nut su i vi Soll fab] isscmcmit i L. cii mars 1942, mais qm'i1
loti ( (I(11X (hdlfll)ieS. 1)an (eS Colliuit ioiis. il 111' peilt
(l\ait Sulilunwilt
I)lus 6he qllestion cle la Cw ti Ilidtioll du mme iiiinge. I.e fail d'avoii
liii a)ptlrtei])ent le 24 septeinhl( 1942 na Pt1S lait rellaitl(' II'
lepris
(irOit i 11111' ill(lemllite de 1nuage (ef. deision ii 230. Revue 1942.
5371 (N' 266. eti la eulise [. .\ddor. du 12 noveinhie 1945.)
p.
Ne 155
L'empioyciir ne paic Faliocation qii'dn heu et place de in caisse
(ACFS art 4. al. OES ad. 4 et 6 10 art. 37). Le (irolt de r&1a-
les ahlocations iiiiliies apparhent par consqiient i In caisse
mer
(oril. ne 41. art. 2. Ir al.).
caisse. de iii&nw ([ue lenlplo\ell 1 (ieeoiirant) out JMY6 (lid-Lt
des lli()IltL1i11 (je 57 fr. 20. LorsEjiie
Cliii Lili lililitdili' alleahons 1)0111 (Iii
leelahlla Id restituhou (II' Id souiiiie i11c1i5iiieiit versee. le miiila eaisSe
taire reeoiirtit, Cii faisant valoii qllil iedevait ('ette Sollinie ('1 S011
(t 11011 d Id C)isite avtiit \'eiS( (1 1)011 (Iroit li,s
liieieii enij)iovellr (LIII alloetitioiis. II (flhiii0i011 (i'all)itlage (lolllla ((115011 (III iiiilitaire.
5011 Wup i la (IS en faisant renlarqller
mais )emiiploveiir ietoiiitit d
que liiidjeatioii (10 Id caisse : < Paeiiient tlireet 'i M. iiiscrite 5111
le leleve de eoinpte. laait iiiduit en emrelir. ( est pollrqliOi il a i.galemeiit verse i linqAoy6 le inotitatit de 57 fi 20. La Caisse a düne. ii\CC raisoll, oidoiiii6 till lliilitaii'e (le re titiier les tillocalions jiidiis.
idCSS d(lilii't le i,eeoiiis pai es IliotifS sllivallts tüiivieiil (11111 (1 1('(ll (Ii.' SOli (iIi(iell ('iliploVellr {1e5 I_.e miii1i1iiie
allOeitioliS seievaiit d la SOlilillede 57 Ir. 20 II (jiie le ln&nie hllolittil(l
Id eaisse pour ja hll&lne priode de seiviee. Ii es)
lui a etc vems par
düne teimu de iesljliier lus ahloeatioiis tOliCIOes j udünleill.
SeIOIi ILiitlCle 2. IF L1liIiid. (II' IOl(1011iltiilce ii' 41, la heStitlitioll par Ja (liiSSC Cei tirclie ('st admut dlix pelsonne.s !enlies ('St ()rdOI11liie
(IC res(ouer. II importe p111 I11e (e im) Id Ctiis5(' elli'-ili&Iii(' 1)11 lym-
Iloy vur qn i ait velmt ii tomt les alloeatioiis au Car 1(1(1- 1)loyelim Ili' pale les tillottitioii (jiieu heil et place de In caisse. Lalllorit ink'iieure tat hohe (Idlis lerremii hnmp!Hu (lelmie a Id CaISSe le (holt (1,01.dolinur Lili Ilillitaire dileeteiliellt la restitutioll (III mnoiitaiit iiidfiiiitiit veis (N 242 ('II la (-zinse 1. litr. (In 10 IlOveili)re 1945.)
Ne 654. socite rpond (ieS actes ihhjeites COHiflilS (hans In La eo01)mlative gestioii des aTfaires sociales par ilile personne afltOiise(' ii ha gtrvi
representer. 11 sdnsult (juehle 1('1)ofl(I (Iii 1)utiefllcflt des coii-
(lii a in de et &lui travailleur si 1idite pt'1'sonn€' ii. p111,
tIiI)iltions 1'ernl)ioydnr
iiegiigence grave, COHiflhlS (ICS el'I'eliis (laus les i'eiecs de (Onipte pre-
seiits i in caisse.
(N 1201, eii ja edhise l,alidw!rtselitlltlielle kI)iislllii(leilosselisellLifl iligeil. (In 1 oetohie 1945.)
mmm
No 655
La quesfion de savoir conibien (Je femps un niilitaire a ti'avaiik
ehez son employeur au cours (Je ses journes de service
(10 art. iSter,
V al.) est alle question de fait qui (bit Hre tianche dfinifiveinent
pur Ja commission d'arbitrage (ACFS art. 16. 5i al.).
La eomiiiission darinirage a rtlich Je reentirs du mii haue ulla-
(111(1111 101(1I(' (Je la caisse CL' rest itiler itt soinnic (Je 255 fr. 50 rep
rseiitaiit dus Cl loctil10115 vcrs(es a bit. HIe motive sa (lcCiSion cii (100(111 (litt' tollt Je tcillj)s pass6 pur Je inilitaire
(tuns lexploitatioii (lt.' soii einplo'veii r, an cours de ses joiirs du service. (bit
&tre considere
comme ticlivit (Julis sa profession (lvi Je. La sil ialioii im ()rtanlc qnil oectlpc ians celle expinitatinit petttiet (Iassiinilct a dii travait meine ses entrel ichs tl\e( Soli ('IliplOVeil 1 (t ]es cInplovis
.L c miii-Ittite St.' poiirvoit (oiitle rette decisoii devunt Ja (‚
eii {aisaiii Valoir
q' seloii scs calcnls. fotids 11 l. iarlicle 1' 1c1.. 1er ali
10. i a re,n 'S fr. 0 de bI'0j). cal. il na paS 1 rilvill JI 1)1
118 (Je 20 iiiitiiilt.'s
par Jour (laus Iexplo]tatioii. qnoiqu'ui v fi'it prtsenl tine Jicnrc oh nie heure eI (lelnic.
La (IS iejelle Je recoli Is pur ]es mol ifs su i vatits
La (iuestioii (lt SdV0i 1' coinbieii (Je tenipl an c'oii rs (Je ses jon inees (Je service. Je recoht rauf ti t ravailI claus lexpbnitalion du soll
einploven r, ('St ilt1t ([hleStioll de fall qill a Ir, tranche dl
iiitivcnient pur l'aniorit infiienre. La (SS ne connait cii effei quc des (Inestio1S dc pri ncipc (ACFS art. 6. 5 al.) ; eIle est bie cii Jesp'ce par Ja (lecisioll prise par In cotlhlilission clathitiage% So
cii uppreiatit breiiicnt 1es elements du fall. celle-ei est a hriv(e
l Ja coitclitsioii quo Jes lieurcs de prsence (In nnlitaire (laus [ciii reprise de
soll
etnplovcnr (Jevaient Ehe cnnsidiies eoinmc tcmps (Je travail, 5(1
(ICtiSiOn ne petrI pas Atre taxe d'a rbitraire on de conbiaire aux pi'ceS (tu (bossier. Le iecoii rauf doii par cons('qiieiit icstitiier
a Ja (aisse Id soinhiie (Je 255 fr. 50.
(No 1244. cii Ja eanst il. W itlt.cr. (In 10 nnveinhtc 1945.)
N° 636. La restitution du dcliii de recoitrs doit Hre accoi'de au dbiteur dc Ja conii'ibution qui a empcJi pour canse (Je rnaladie, certilie
par Je mdecin, (Je recourii' dilfls cc Mai (0J).
Le 20 deelriJ)re 1944. Ja (wisse a tax (Joflice Je recon rant. ca, lnaigr es sonnnatioiis. i l navail l)aS cloiiii( A Ja ealssc lus indications iletirandees coiiccrnaiit es salaircs jonrilaliers L.e 10 jallvier
p'Y.
945, Je sccrtai r' cotiltun rat ti recoli 1(1 contre celle Itixal ioii Stil' mandat (Je iinbcresse qui a luinntine forme iecon rs Je 51 jailvier.
La coturflission (larhil rage a rullö es recoti rs. cenx-ci ilavant pa
jont' (l() nil. 2' hi. I' ttc adrussts (lilOs 11' (lekt lt.'gnl de 10 •
soit livaill le 31 (i(Ceillhi(' 1944.
Iv lecoll iaitl eit upiRilt' i in (' qlii St.' piOl10it('t.' ('Oltlillt.' (Uit
dcmniidt.' (lt.' In ('At le iitlt'ciii a cwifii'int." (1le du 12 au
A in
taH ahle 1)0111 ('ulist.' (lt.' gri))t.' ('1
31 (i6Ct.'illl)i(' 1944 lt.' 1'et.'olli(1111 i
(Itt.' C(lpdi)ii' (II' S0('ellp('l' St.'Iit.'liS('il(t.'111 (1111(1' affaii't.'. (11111 11(11Ii'alt pas
Id 1't.'StillltiOfl (itt {i(ldi (lt.' Fecolirs ilt.' 10 J0hIi'. l)allS C1'S Ct.11(iiliollS.
(loffitr dii 20 (it.('eInhrt.' 1944. (1011 tt II'
iiit.'iitionite (laus in laX(ltioll
aeeoi'det' alt lt. Coliruhlt. 1,1' i'eeoiii's t.jiid ii a(Iu'ess( lt.' 10 jt.uivit.'r 194
Ihnturin&Iiairc du seerlauit.' comuittual (bit 1it.' ('ollsi(it.'l('
par
('Oflililt.' prst.'iil (1(1115 lt.' (i€'I(Ji requis.
(N' 1256. ('ii in CililSt.' Ni. \liltei't.'u, (1ii 10 itovt'itihrt.' 947.)
No 637.
La caisse ei la c'oniinissioii d'arbitrage (lolvent Habür les faits ctartt ei sans iquivoqtiq i defaul de quoi in CSS, qui ne conitait
aec
que des queslions de prineipe (ACFS art. 16. 5' al.). est oh1ige de renvoyer l'affaire pour nouvel examen.
(N' 1262. ('ii in ((lUSt.' jlardt.'r. (iii 12 110vt.'liihi(' 1945.) ‚.
B. Dcisions de la commission Jd&ale de surveillance
en niatire d'allocations pour perte de gain (CSG).
1. Champ (1'applicaiion.
N' 545 : ASS11jt.'ttiss('mt.'llt (11111 i'eprst.'tifaiil.
N 544 Assu‚j ettiseint.'iit (V1111 al'tiSte-j)('i itt lt.'.
2. Obligation de eonfribuei'.
N 545 Naltilt.' iuridiqiue (it.'s ('0111i'ibiitiouis.
\lt.'iubrt.' d' In faniihit.' li'availiaitt dauts i'exploitalioui indus-
N 546 : trielle. ai'tisauiaie ott eoiiinii'ici I(' : appi't.'itlis.
\ 547 Nolion (lt.' lt.'xpiOitatioi( Sil ppit.iri&'it.tai lt.'.
lt.' 11011 agi'icolt.' t.'t exploilal ion ind ust rielle.
N 548 Acti%7it6 U('Ct.'SSOi
niliSailalt.' ((II ('0111 I1lClt.'iait.' aCt.CSSOiI'e. coiiti'ihut.'i' diiii assock du in' soeiet' t.'ui uom
N' 549 : Obligation de
t.'ol knü 1'.
RIliielioii de in ('ollti'il)IIli0Il pt.'isuiiiit.'hl&' : (ollditiol('( (lt
iN 550 :
fni'uuit.' (II' 1(1 cit.'itiaiide.
5. Proedtiie.
'‚° 551 : lt.'l'S0I1l(t.' aaiit t.111a1i1t. pulli'
1):
Reinarqiies prIiininaires.
Aux ferlues de IarticIe1 aIilI(ia. de lordoiuiance ii
° 44, ]es vovageurs (Je coni flicrce. reprseiitaiite etc.. ne Sollt rputs (IC
COfl(liti0ll
iudpcll(la1lte que s'ils ne reoiveiif pas de fixe ei .s'ils assiiment la
l)J&is grunde partie des frais oecasioiin6s par kur activili. 115 doiveiit
('11 outi(' disposer de leti rs propres hiireatix on oCcnper an
rnoius an
cinplov(. i motus quiLs iitahJissciit pur (l
'allfres faits (Jil ils exerceiit IldlIhitbIelIleilt lehr MM (iC fiion iiidpeiidaiite. La (keisioll no 54 5
('St CoIlsacre it un i'ej)rcsen/an t qui rciiiplissaif les deux 1)remires
cOlt-
(hibuS, 111015 Cli revanche iii i'unc' iii l'autre
des (Ieux suivatites. La ('SG
11 II 1llii10I 05 cotildth comm' II ne persoflhle de coiid
it1011 11d(pendal1ie
ct i cc titre Ja asstijett 1 au rcgilne des allocations 1)011' perte de,
gaul.
parce (liii traitait alISsi (leS ilfialleS pour Soll propre compfe. CC
(1111
kllloiglie 111(1nhifahlelllellt en faveur de Iexistenee d'une acfivit ind&
pelId (III te. On peut tontefuis se (Jemander si. d aus ic cas particulier.
m'ine en 101)sellCC (Je CC (1erii1er el&iieiit, Fass ujett issenien t au rgirne des allocatlolls poir perte (Je gabI! (Je Ce reprseiitant ilaliraif
pilS Ni
qli(Illd inenle ehe proioiic. (e dernier utilise Ja Seliie challihre douit il
(1 ispOse 1101) Sehllelhleilt c011lnle 1)11reau. mais ahlsSi Coflilile cliamhre ii
eoiicher. La (SG ii icja express(ment ckclar (1(1115 Sih
(lt'CTSiOII pr(Ct-(leute u 479 (Revue 1945, p. 266), ei eile ie laisse entendre CII
l'espce. (111011 kcal de cc genre (bit (IIISSI tre co1)sidrt C0li11flC Lilie eXplOitatioll
511 (st PO0Vll des illstallatiolls ]ueessaires, de sorte
c[iie Je recouranf doiit il est q uest 00 laiis Ja (iCISi0ll ii' 479 i eousidr coinnie
1111 lud ustriel. (Irtisall 011 CollllllerCallt (lispüSallt (linie exploitalioll. Tal
cliainhre (111 reeon ruht (levrait (JOhIC a ussi tre traitee c'oniulie
propres
hitreaux dli SeIls (Je bordollhiahlce Ii" 44, article 2 ahil1(a.
.
Tose persoiiie (Je C0llditi0h1 iIid1)e11dallte ('St as.snjctt le ei priticipe
all rhgil1le (leS allueatiohls pour 1)('1'te de gaul. quelle Solt iiidustriel. artisan, commeraut. agricuitelir 011 li eile exerce lilie profession lib&
ra Je. Si im arlisfe-peirilre ne raupht pas les collditiolls Inises
par Fartide 311s, l er alillia, lit. e. OEG ä lassuJettisselnell! ca qutH6 de
personne exer(aflt une profession hbra1e (dcision 110 5441 il doitdir(,
frait coiiiine 1111 111d115tr1e1. art san ott coiriiiierant. La (ii fkrence entre
laSSujettisSeniellt coliiliie iii(1 OSt ne1. arfisan oU cominer'anf et Fassu-
ettissenlellt comme persoliule ('xerahit une professioii liberale ne jone
pils (Je r(lle (fl10 llt ('1 l'ohhgahon de couifribuer. Eile na
(Jimportance
pratique que pohir le droit ä l'al iocatiou, si Je nil] itaire n'a pas dex ploi-
tat ion (ef. Revue 1946, p. 47).
ii a (l6jI 61 dit. (ial1S 111 dccisioii 11 H 001('Xtl'ait de dCISio1]S. p. 9)
que Jes contriblitiOns dnes all 1 itre des rgiines des al locations p0111'
perte (Je salaire et (Je galll ne sollt pas des inlpchte mal des con1ri-
j)restatiolls j)ticiiniaires prbulion.s de droit J)ilbljC, cest-i-dire des
OU par liii
Iev(1es par 1Etat ca verfu de san ponvot r de sou V('raiflett,
aiiforis par Iui t cet cffet, sitt ]es reveiuis proveolgaflisilic 1)iibhc
nant dc l'aetivit6 deonoinülue (1cS personhics soiiiilises i sa sotiverai-
sa d6finitiort jnrne, est peru ca vite de (O1IV1l 1 tie1. LiinpCt. (1'aprs
Pour rpondre i la queslion qu 1 est 2'
es besoins fiiiancicrs (Ic l'Etat.
la (leCiSiOfl fl0 50 ä SaVoir Si 1111C tiette de coiitrihiitioiis la base de
reprise de delle. dun stijet de droit it an aiitre. ott petit passtl, par
peilt sinspirer des priflcipes qiii rgissent le droit Fiscal. Ainsi ui
eciifrihuahle ne peut transf(rer sa dette (Jue si la possjhjlt d'une
siiceessioii fiseale a &tti expressiiient prvue dans In loi fiscalc apph-
cable, cc qiii par exenple ii'esli I)(1S ic cas dans Id nonvelle li)! I)eriloise stil ]es itilpöls directs callforlailX cl cornmtii1aiiX. dii 30 mai 1944.
ne parei le tlispositioii liexistc pas 11011 PluS ca inatiiae ilallo-( Imme ii
(atiolls poiii perle du salaire ei de gaul, ]es contrihutioits (Ines ca vcrtii
ne peuvent eire l'ohjet (ltuie reprise de delle (cl'. ]es
desdits r6giiiies
expos&s du Blutnenstejii. System des Steucrreehts. 1945. p. 1. 3 ei 175).
j 15 (je Id familie q in travdull(II t (lalls 01W
1 eS lllellll)FeS jiiasctti
e, artusaitale 011 coinmerciale Sollt assu jettis, en
(xploitation ind ust riel l
coiitnihuer ei le droit an X allocalions. cc (lau coticerne 101)1 igation de
perte de salaire. L'arliele 9, 4 alinia. all 1gitne des allocati011s 1)0111
n° 4S (liSpoSe toiitefois qilc ]es litiges coticeniiaiit lap-(le l'ordonnancc
(111i les (oflCei'ne[it sollt (le In coinpteitce de
Pl ieatioii des (1 isl)0Siti01IS
par eoI1S6c1lie11t. dans celle inature, 1 raiter gala CSG. Celle-ei doit
q au touchent au rgiiae des allocat (ins pollr l)t'Ile lciiient des q uestuons
eist le cas Co lespce. Aitisi que la ( d dja de salaire, collilile
432. Revue 1944. p. I5). et contine le (lcIare tun uttenant auSsi jugt (ii
In (SG dans in decusion 11 341 les con/ri bat jons (1 ues san le salaire
des nppren lis -se ciiicii leni llniquenleult daprs le salai ne (n eSpces.
(III 26 iiiiii 190 suir in ( est (Iaprs les dtsposutioiis (le In loj ld6raie
ne Ion tablii-a Sul ('Niste 011 11011 1111 rap- lerniation 1 tof essioll ne1 le 9
sse
1)011 dappreuitissagc. Le coiitrat (10ppre111is5age ne (bit 'tre pa
cnitc WO art. 525. 1ci al.) que si le titulaire de l'explou-
ca la forme
1 iellil)S Id j)U issallee pafernelic stil
ion ne (leticill pas CII inenie delltrel)l'ise est en iiiciite teinps dten teil! dc In
lappreiit i. Si le chef
pitissalice patcrielle. il suffil d'aviser par icrit mutante ealltollale
(olllp&Ienic (laus les six seillaunes qui suivelit le commeneettient (lt
Ui ( SG tab1it cii aal re 2i la suite (lt In (55 (t" 469. lappreiilissage.
co,ilribut Ion est (hie Stir le salaire ei Ice!i-
Revue 1944. p. 321 ). qe In
oeinenl vers& Si ]es i iuscniptioiis coinpfahles ei 'es Salal res verss ne
1'S entre eux, il faul se fonder sii r 1 a rniii ntratnii (lii
cOrreSpoiidcllt
tiavail effectivement \erse, si eile peut tre tah1ie.
ii 547 contrihue it dterni i tier la 1101 ion (lt Ie.vploita-La deeisuoti
3e ((lin1, (je loniloiillo i .suppIcmentau'e. Aux termes le larticle 1
lid il(' L 4. sollt i'piit(es eXploitaiiuus
suppliiientaires edles q ii
appartieiueit l (lud aufle hi'aiiche euu1oiuiqiie (jll('
lexploiiaiuull prill-
('lI)illd ei e11p101C11t rgtili'reiuent n ur persoll uie au inoiis.Ms ii faul
(lud lexploitalioii SIIJ)plludu1aire relilplisse les cuiiditiouis
lle exiteiiee (I)I ne ('Xploitatioul au Seils de Faiiicl 10 bis.
_ aliuiea. OLG, cest-i-
dire quelle ('0(11 puu'te des l0eaUX spciauX et les iusfal ui iuiis ucessai-
ie.. II est (luesiion . (laus Ja deisioii 1 547.
Tun couiinerce de C3l1fe('-
tioll euiiipieuuuit (1 vers ateliers oi l'on transforme
(le.S lial)its ('1 011 Vii
fait (leS Viel11eIltS siir uiesuiu'e. La ( 'SG a ilisfingu entre,
dulle part.
les traiisforinatious ei < u'etonches (Id vtenients veraluis
cii ('(III ieetii,ii
ieiivite eile a radachte '1 leiXpl()it«liioil priiicipale, Suit all cufllul('l'ee
(Id veuite (les \Ste1l1eu is. parce quelle iieu
('üllsfitlle q uine fouctiuii
ileeessoird. ei, daufre part. Ja fabrieation (Id
v&tenients su r ]iiesilu'e. (111'1Id a eonsid(ue ('iiiilliie lind exploitatiou suippbiueuiaj1e%
pai'('e
quelle reprsente lilie prodiuctiuu iidtpendante. Lii
re\allche (Id"
exploitations siippliineiiiaires (((ii Sd i'attaclieiit eiil re
('1(5 i'( Ja ninie huaiiclie cuuloinique (I0iVdult &tre (onSi(krtes
('flSelill)le COIIIIiW 11111' Sdule expliiifatiiiii. (Id solle 11V 0 lidO (Je PO (
(1011 ,i' pulli' dIes (10 iiiie
caul in bntioii sPC1ale.
l)alls Ja 1111ei5jon 110 506 (Revue 1945. p. 91). lii (SG uneflait
l'exislence (lUnd aelivin aece.ssoire nun agi'icole
(OEG art. 6. 2' al.) (leil \
('oli(liiiOils, lilile positive, coiisistanf ('11 lil) u'appui't (Je euiiiiexiti 11111111e
entre iaciivit( aecessoil'e ei I'exploitatiuu agricole, laiifi'e uugative.
Sil V011' ( lid person ne ne suif ocdilpl exel usi veiiieiit
00 de fa'on p rdu-
111 iialltd (Julis Feiiirepnise aeedssujrd. ( 'elfe considrafioii Fav
ait aiiieiiee
e0i1e1u ne q 111111 dOnliiierce de chaussures ne ('onstit uait pas
lilie < ach-
Q aecessoi ne noii agu'iCole 1 Ja ii te dc tmnncxH1 ende
. er geii ne de ewiiiiieree ei l'exp loitafion agnicole i)aul.5 la (Iddisi011 11
° 48. la ('G nexige
pas iiui rapport de connexifi eiitre Yexploitafion pr111cipa1e agi'icole
ei 1*acl iNiti aeces.soire 11011 agnicole. ee q iii e.sf cuiiforiue
a Ja prafiqiue (Je l'offiee ftdral. Ja (IG a tl'ai€ cc CUS (Iapr's les
prineipes sii
vauiis Si in) agl'idlllfeur dinge accessoirenient, k
i euhi dc san dolilaille.
lilie eutreprise iidlistl'ielld, aifisanalc 011 Colllnlerciale, il (bit dli
ci pe paven puu r celle-ei la contrihutioii personnel
le entire des incbiis-
iniels. artisaus ei eoiiliner'anis (OLG art. 40, 5 al.). Si pei'soniie. mciii
-
brd de sa fa iii lId 00 11011. 11v ('St occui excluisi veiiiciii 011 de fa'on
p pr(boini iiante, i l nest teiiui de pay'i' qliiine contribution
slndiale gille
i Ta uioiii de la coiitu'ihiition peusolluldlle duie pur les iuidushi'iels.
arti-
5al1S ('t ('0111 Iueuau1ts (OlG am. W. 11 ne faul (I0lK'
p05 reellerellel' wil
V ii dutllldNild 011 110(1 entre l'exploiiiihion iigl'icold l'ep!oifation ('t iidiisfu'ielle. ai'tisauald 011 couliutierciald il faul seuleuieuit ('xalllillel' si (eile (Jel'lla"l'e eiuploie (III perSollildl.
[‚i (C; ('i)llfil'lll(' (laus JU (lecisioll 11 549 qile les iiie,nbi'e.s (t011e .ocie(e C/i 110111 collectl/ (111i. (Japr's Ii
llscri p1011 siii' le udgisfrc du c'oiii-
,0lit 1)05 Je potivoir du itt reprtseiiter. ne ptlit'(lt pas (je conhii-
lIl('rCe. 11
1)111(011 pelolllllellt'. Ils sutil pur coiitre tt ijetlis dii regime (lt's alleet-
sils travIillellt (julis lt'Xpl(ililliGil (je la
(ifilS pr perle (je stiltlire
loiitIieiit liii sttlulrt*. Lt's Illolltallis vel's&s pur L1 socit cii -(}CiCli ('t
cclii a ses ineinbres ne sont I0itiirelleinen1 soiiii is l ja conlri-
10111 COl
en ‚er1u (/11 !!4IIflC des allücalion.s /)011, perle 1e uiIure (j(Je hilfe),, (tue
Ltns la iiit'siirc Ott 115 ieprtseiitt'nl ei itctiveiiielit Id it'triliiition du
1 iavail foiirni (ef. (tecision ii 420 du la ( 'SS, Rev ne 1944. p. 109).
La (llCiSiOIi 11" 530 0 pour base ltat (je fujI suivaul : II lt dt'ivan ik'
je r(I litt an des couti'jhtitions aVuit 11 iejetk' tant par itt caisse qitt'
pur la Coniin ission (l.arbit rage parce que je req utrant, niaIgr les ins-
1md i0llS cit' la CtiiSSe. lavait (kposte 11011 cii (IeiiX (lolil)leS, mais en Im
seul ('xemplaire. La (SC; seXprinle ii cc Sii jet Cüiflhlit' sud : la kgisla-
(lallOCations potir perte de salaire ('1 (le gain CtaIi1
10)11 CD matire de itt Coihidraf ion. les CailtonS ne peitvent Mieter que des laffairc
prescriptiutis dordi'e qui1s peuvetit reiidre ohligatoires. sons tonleiois ellldtioflhler kur inobservation pur des COfls&luences du droit inafii'ieI.
Ii nest tioiic pas possihle, dall.s le cas particulier. de rejeter Itt deimlaude
(le rducfiou pour le senl motif (Iii eile tt X (ltp0Se CII 1111 t'Xeiuplairt'
La CaISC peut tont au pl US suillllier le i'eq ura nt (lt' (lepliser i'ulenient.
plaire en le 111('iltU,a ii1 t veii titel leine ii 1, si1 Itt' ((('XC-
1 (lelIX 'iiie Cxci!!
(litt' pas, de 1'tabIir /i ses frais.
ont cii prineipe li!ifime.s ä i'ecourir, ('ii 111(11 i'rt' (lalli(datiOil((
perle de salaire et de gu in. 'es J)er0nnes h)UCl1es 1)01' Itt decisioii
paur
tleiuploveurs, i'empiov% dc person ue.s (1(' (lilIe Caisse, qu'il sagisse
indpendante 011 dc inilitai res. t)aits ceriaiIlS cas (A( I' (ontlit 011
5e ui), le droit de recoiirs appartieiii n rt. 4. 2 al.. cl AUG art. 17,
aiix procies du iniiitai,'e nil ä ses reprkseIItaiits ltgatix. La liginnssj
redours iiappartient (IOIW pas seuleinent aux pers(11111e5 I1iiitttiofl au
(lt's (irojis civils (lt's l)('rSoflnt's majetires et tapabit's ( 1 01 0111 lexerciet'
lart. 13 tr ug com1iie ccitt esl eXig( t'ii niatiei'e
(le (iiseernelllt'nt. SCIOII
(le tnelqties t'xeeptioiis. 1)u 1110111t'Iit (1111111 mmdli-
(IiViIC, Sons rservt'
re du Service iiHlj lid rt'. il est possible qli'il tjoi ve (lii Un inferdit pellt fai
itl[LCUIiOIIS pour perle de salamre 0:1 (le gui!!. Lii
anssm prSit'iidre tilix Sli))0St' toujoiirs itt Ctipticilc (je
revanche. la i(gitimatioli alt 1'('dOlii'S
5511 cai ('ii niatiei'e tltilloctttioiis )Oui' perle (/i.scer,ienien / (d6cision ii
reconrs constitite lOnjoul's 1111 (110(1
je salamre cl de gain le droit de
le patr noit' du rt't'otiraiit et qui ne liii
l (Ii (illip lomt'(]es e [fels sur
pas par rapport /i sa personnaImt (( (' ai't. 19. 2 uI). Lt's appartit'nl
incapahlt's de (IisCeI'Ilt'illerlt iion t Pttr ('Di)Ire pas aetes (lt's personnes
rserve (les exceptions ligales teiles (I nc jmi' (leffets j iti'idiqiies, SOUS
Iilt'Ve(' (IC ii ntt'rdict 1011 q iii pt'ti t &Ire (Ieniaii (lt't' pOl' u itt' 'xenij je 10 lIla
(t( j nterdite en rttisoi1 de Soll iiitcipttcite (le d msct'i'nemt'Ilt pt'rsoiliie (lili 1
(CCS art. 435 5e aL).
No 545.
Un reprsentant qui n'a pas de traiteinent et qui assume 1ui-mme
les frais occasionns par son acfivit est assujetfi au rgime des allcations pour perte de gain mme s'il utilise son bureau comme cham-
lire i coueher et n'occupe an emp1oyt qu'i tifre aceessoire. la lt condition qu'il conciue aussi des affaires pour son propre cornpte (ord. n° 44. art. 3, 2e ab.).
T,e i'ecou raut Mait 46 pur nit eiigagemeiit avec iii maison G. Le janvier 1943, ii fiii charg6 de la reprsentatioii de cet tab]issement umsi qiie de trois aiitres maisons de commerce. l)'aprls Irs (;oilfrats prod nits. il mmc reoit pas de fixe et ses frais ne Itli Sollt pas tcnihours6s. II ii'est r6miin6r6 pour son aChUt (Eile sons forme de (oiflmiSsioml. 11 a demalid( ii fre assuetti au r(girne des aliocatiomis 1)0111 perle (Ii' gaul, mais Ja caisse. puiS, stir recon rs, la COmmiSSioml iiarbitrage oiit r!AA sa rcqute. II s'ad resse alois lt la (SG, faisamit valour en siibstance cphl ne Suche las de fixe et q u)l assuine liiimiiine tons les frais occasi)uiis pur son activit. .11 avotle cii revaildie que la charnhre qui mi sert du burean 1Ui seit gaJernent du
cham})re lt concher et iuii occiipe rg'ii1ilremeiit liii
iflJ)lO, mais
i lilie accessoire. La CS admet Je recours pur les rnotifs sii ivanis
La elassification des repr&eiitaimfs. voyageii is de cominerce ei
1gents cii personnes de coinlition iidpenclaiite cl 1'rsoi)ne (Je con- (1111011 dpendante prsente certauiies (lifficult6S.Le hgislateni a ('didte une ordoiinaiice Spciale lt cc sujet. I)'aprls Id rig1dn)entat1oml
actiicilement cii vigueu i (ord. mi" 44 du 15 mars 1944), sont considres e(iiiimc' vovageurs dc coinnieree. agents. rcprsentants, COITiiflisSiolijiaircs, cou rticis. etc., les persoimnes qui sentreimictteiit. concluent des uffaires de tont genre ou font des eiicaisscinents pour Je compte des 100150115 spiel es reprsentent et liors des locaux de edles-ei. ('es Iwi'soilnes sont assujetties an rgimne des allocatioiis pour perle du
saiai re si dIes napportent pas Ja preuve (fil dies exercent leur
od ivjt de fa'on mi6pendante. Elles ne sont rput(es de condition
i 1dpeildante (fiid si c les ile roivent pas de fixe et assument in
plus grunde partie des frais OCcaSionfls par leiir acfivih, et si cii
outrc' dies disposemit de letirs prOpres Im reaux OU oceupent rgii1ii'renent liii diiilOV. Ii nest pas c'ontesli quc jusqu'lt In An de 1'anne 1944, le i'ecoii rauf se tioti vitit d nils ui rapport (Je (16pe0da11cc avec les mnausons repr(senti.ei ei West pur consquent lt hon droit qu'i1 avait assiijetti au i'gimc des aliocations pour iJeIte de salaire.
i\ liii 1944. Sesrappor'ts avec les milaisons dc comnicrcc cmi (fuesfioll Ii ment lohjet ilillle rgleimientatiomi non veile. cii erfu dc laquelle i l ne i'eoit pas de fixe cl ses frais mmc mi sont pas reimihours(s. Seule Ufld (011] liii SSi0i1 liii (st verSe. I.c recou taut Mahne aussi des proi eis tLippareil mioi.ivt'aii x ei il es faif ex6cimter par des tiers pour son
propre C011IJ)t('. ii (lisj)0Sc clii ne picc (liii liii seit (IC brircan (t (Laos le(jlicl Sr.' ti'oiive je lf101)lli('I lieeesSairc tel qlie table p0111: (ICSSIiI('r,
iiiachiiic i ecrire avec tabic. etc'. 1 a pnn ne de logerneuts l'a mis dans
eI il ci ct6 COILmlii p0SSil)iliti (Ic Ionen LIII apl)artemcilt plus graiid.
hai uI diitiliscr ccitt' meine piCe pour dorm im. Le reconrant oceit)c 1111 vmpWy6 i lilie accessoire. (Teile circorisfance ne saurait loutcfois it ffi rc pour ([ne Ic recouraiit pnisse &trc c0iisi(lr (OlTliTic iiiic per-
vcrtn de larlicic 3 )e uIina de sonne (IC condjtioir iiidpciidante cii
II 44, car cci dcvrait Mre OCCII p en picin.
l(iI'(loi)llailec n cin1)ioV
Pountaiit. di verses autres ci nconstaiices panicut cii favcu 1' (1c l'exis-
tculcc d'uiie activile iidpciidaiitc. cii particulier le fait q1111 fait const mi re des appa relIs pour soll proprc comnpte. i)cs emIl muts prod1i its. II ne rsu Ile pas de rapport de (iepeildaiice avec' lL'S ITIdlISOnS
de comflnicrce ieprseiites. II ('XiSte 1111 local arnmiage en hii reari cl
u res aci neues du p'nhlrie dc logenients ii ne fan (Julis lcs conj onet
pas attrihmier 1roji du poids au fall qric cc local svrt aussi du clluiilhrc
couchcr ne dolt pas perd ne dc vuc qtic I'activit dii rccoui\ '). ()n
se (level oppc cii co ne ct 1i1iC d civ ci ntagc di od iees lemoigneii t Co
rinnt
lcweur die iexisfencc Tune ach vit6 indpciidantc.
(No 1356. cir la causc F. Schcrcr. (In 7 novcirihrc 1945.)
N° 544
Un peintre de condition indpendante, qui exerce son art ä titie de profession principale, mais qui n'a jamais pris part t alle exposition nationale suisse ou ä une exposition avec jury reconnue quivalente (OEG art. 3 bis, 1cr al., lit. e) est assujetti coinme industrie!. au rgime des allocations pour perte de gain artisan ou commervant
(OEG art. 3.).
Lc recOu rant cst artislc-pciit mc cl cc Tt assnjctti, pur dcisioii dir au nigime des allocat ions pour peilt' de gaul aVc( 18 >Wer 1945,
effet rt roacti an 1 mai 1944. II I'a tc' en cicialile dindtistriel.
comnmner'ant. ei II0il cli (illalit6 de personne exerant rote (iarhsan 00
profession Iihmale. parce (Cliii na amais pnis part i u ne exposition
a inic exposition avcc Jury l'C0flil ne t(jlI ivtilcntc. nationale SIIISSt' 011
ntel. jeth contic soll assujctt isscincnt ei Th ucje16 pur lii Ln rccoll 15 i .
(larhitmugc. l)ans Soll poiirvoi 2,71 la ( SC. Ic rcconiant
cOiliilllssl0il
lii VO(jilt' (jilil rest pas LIII iidttstnicl. LIII artisair ou un eomiirner'cilit.
cst nil artiste .Ac c 1itrc. 1 cliapperait an rgi inc de mais qul 1
paic(' qil II ne reinplii'ait pils les ('011- allocutioiis pour perle (Ic gaui,
(II' IcirticIc 2 du Ioi'doiinciiret' Ii 25 IIII 29 (1ceimlhrc 1941 *)•
(IltlullS
Lit CC iccttc lc mccoilrs. nolirmniricirt pur lcs niotifs suivarits
(t. (I(i-ioll ii 479, Revue 194, p.266.
) A('tuluileuluelcl ihi'uge et nluuI)laet'(' par ()E(, art. 4 hi. I' cii., lit. e.
l)!(ilcil)('. 1olltu auf iviit' l(l(i(lhiVt' iu1[lpt'I1Ianie Imliht' sons le 1 atip (II! regilile (les all()e011005 pulli peilt' du gain. ei toiit(' purson nu (liii exelei' 11 11u lul lu 0(11% itt' (1011 j)tlV(i Its (oiif 1
)lll10Ils pl'evlies par te igiliit (\('IG art. 1 OLG all. 1. (est i hon tiruit
(lilI' lt ritoli dlii HU it'iil &tit' assiijtttl (111 ii inle des allo(atioils Imur pirte du 2duii tu (plalils (It' pursonnu tXt'i0nt unp )rol('ssion l(l)(I011'.
cal,
il nt i'plit pas Tt's (olnlltlouis oss ä 1 urhielt 5 bis 0E( (jiit«jiian II 00111 1945 art. 2 ob loldlonilanet ii 25 ; du 1'
sepiernhre 1945 an il mars 1944. apptndiee ii 10r(lolullallee II 5i). Mais commt' il
im ae1ivi16 ii(Itj)eiidlal(be, il (bit (tr' assujetbk lt fall (lire liii-nimt' nt pellt jias ittiitr (lallOdilbi011s est in prult ei tfftt. liiistiliition ;
des 1(ginilS (1(5 al Ineations pour perle du salai re eI de gain ('unsliiite U Jl(' UilVrC 50(itle t't itt' repost' paS SlIP Ii' Ja reel-
prill(il)e die
proeiti. lildis Sll (('liii d' Ja seli(Idiitt.
(N 1406, tu Ja eailse L. Dürr. du 14 noveinbre 1943.)
No 545
Les conhibittions (Ines en vertin ('es rgimes des nilocations pour perte de salaire et (Je gain ne peuvcnf, faute de disposition kgale expresse tie I'objet (I'tlfl contraf (Je reprise du deffe.
L'(poiist dtiii affilie (iC1)iteli r (It' eontii1)1110115 elivers Sa CtTiSS(',
0 \dlt J) POPO'S('1 (t (lt'rillt'! (Je reprt'ucl re SO (lettt' et setait engagt' iX 11 lil)tit1 ('Ii d&iittrt'ssait Ja 'rea lcii're. La CakSSt' st deelaia d'ac-(0il de challger du (lehiteul1. Appt'1tt' ä p ren iire position t cu su eh, la (G expose et' qni still
Exarniii (plant an fond, le colibrat dt» reprise du (lebte aurait du eire tieclare 11111. 1 es eontrihiib bus ciuit's ei] vt'rlii des rgirnt's (lt's tu Iotlioiis pour peou de salaire eI (It' gain sont (Its lautrihirt 10115 (lt. droit ptihIe. Ellis soill du" pop Je fitulaire (l'llllt' t'xploittition tusstijett lt. L ne ruprisu tie (lette par VOI(' de SIII)siittltiüil 011 de siie-(('451)11 ne serait possilde qiie si 1 lol r'iuft'rmuit lilie tlispositioii txprt'sse prt'v{uvaiu1 Je t ianislt'ii (lt. Itt (leite i uiii iit'rs (cf. I31u,nensleio. 1 IL1l1(lh1ICl1 dies teiierrt'clits. 1 edit,oii, p. II! (t SS, 116). ( oninte tute (IiSp0Sitl0i1 seiiihlahlt' lit se neiueoiuirt' iuiilk part tlans les rgiiut's des allocatiuiis polir perle du sttltuilt' lt (It' gain. la ctisse (lt pütivaif ('011- tIii it' \alal)It'111('llttivec 1,1 reeuu ra nie un eoiitial de rei) risc (It' (lt'tte.
I40i, tu la tirse L. Asehbaelier. (iii 7iiovt'nibrt' 1945.)
No 546
1. Les eontributions (lues sur le salaire des apprenlis se dieimi-
nent uniqiieinent tI'aprs le salaire en espces (10 art. 13 bis, irr al.
aif. 24, Irr al.).
2• Si le titiilaiie de t'exploitation est en rnine teinps dctefltt'lll' de In piussanee pateinelle sur l'appreiiti. le eontraf (1'apprentissage da 1)aS besoiii (I'tre passi en in foi'iiie (evite. Le chef (l'enlreprise dolt danS ('e caS Cli aviSer par ecitt l'autoiite (antoflate competente (lans les six seinnines (jtii suivefit le coniniencement de l'appientissage (loi fdi'inIe du 26 juin 1930 seil- In formation professionnelle, art. 6 et ).
La contril)u tion est (hie stur le salai Je effe(flvenlent pay. Le (lehiteur ne petit tre teint de contribuer d'aprs des ifiS(liptiOfls omptahles (lili UC c•orrespoiident pas t in raiit.
lors (lillic l uvisloll, Lt Caisse a coiislal_' (111,il navil p05 etc lolYc' (11' (oilt1.11)llti()Ii5 (It' lila! 0 scp1ciiibit' 1944 sllr Ivs S(llililt'S toiicht's p' Ic lils ( 01110(1. LIle t'n ei\igct 1)01 ('0llS(tlllt'Ilt lt J)cllClllt'llt. Lii 1°('C(llli5 tut iiitcijt'l(' dli plCS (l(' Iii com mission d'arbitrigc, mais ii liii teart. st poiirvoii ä Lt ('S(;. II allg1it' qiic sott tu' Ec rccoiiraiit tic IH aus ('iii tU j)plcllt! sage (1(015 soll t'I1ti'CilC. l)icii ( 01110(1. iig
(lt ('Olitlut (erit. (1 (III ('ii ('0llStt1ilt'fltc ii iitsl
(IU011 111111 p05 )it55t
(1(5 colltriblItiolls poli r hit. la ( G a(llnct le icciuhls
J)dS leiiii t1t p(i\CI' 1)111 les niotifs siiivants
(larl)illagc 0 jllgt (10t15 SO (1(Ci5i(.hlh (jll(' loluliga-
Iii ('{)ll)lhiissi()ll
IC fils ( (0110(1 tll.j) rdtiilil 5! Cclll!-Ci se l roll-
10)11 du tollIlil)llcr pOiir
(1 apprc tisigc (IVN Soli ttC. (('Itt' Op!ihI(hIl est vait (10115 uiii rapport
jhl)c1' (lt's t()lllr!l)ilt!011s siit' le (lt's
('l'i'OI)(c. Iohligaiioii de it' salaije ('ii tip'(c
1lpprelht!s ('X4tt' (lll5Si CII priliCipe. 111015 send
p0111 les culelllt'r (10 art. l 3 his et 24). ln
cii pri.s cii ('{)llsj(1clu1ioil
ii Y 0 1111 rapport (lappr('littssilgt' t'iitrt' lt' fils ('onrad
('(I15t(lIl('Il('c
ne deviont lrc 1)iiYt's (Hit' 5111' Ic salaul(
('1 soll J)t'i'c. los C(hi)trihiitlOuls
('Sj)(c.t't 11011 (1(1551 sllr le sitlatic dt IlatuIre.
('II
l' perc ('1 Ic fils itavalit 015 1(((551 tl' toiitral (Iaj)prelhlissagc ('Ii
ilarliitrag&' 110 pas auliiiis lcxistt'iitc
la LJIlll(' tiitt', lii t0II)llhlS5i0l1
(L(ppitoltissilgc. lii loi'ioatioii prlt'ssioiiiicle est regte-
(1111) 101)1)011
LLI(riul Iii lot dii 26 11111 I)"ft:\U\ IdrUi('S du
iuit'iitc' siur Ic pliuii 1(11'
hut. Li)prcuitIsoig(' (1(01 Lhtl(' l()hjt'1 (11(11 toiiliitt
larlicit' 0 dc tadile Lipprciili 1W solI souis la pliHsallcd 1)(11d1'i(t'lI(' dii
cciii. a illOtliS (lt' i cc' ulcriiici ('.51 cii itiioc 1(111 dcicnlciui (Id la
(11(1 tI(ialilist'iiicii1.S
six SCllhiiIllW (lili sllivt'llt II' (()Iil
Hll!.5MiillCd p:itt'riicllt'. il dutt. iliiuis II'.
ult' lapprciutissagc'. tu inhutincr 1)01 ecrit Iaiituuriic cautin-
lll(lic('I)IciIl
\illsi i't'sllll(' dcs pi'(d.5 prodiuitcs. te
lilIe (olluptt'lllt' (art. S') . (11111 ii ccttc prccriplion. c ccrtil tat dc I'colc 1((1)1110111 sc,t coiuloriii des urls cl iltIit'r cl la (lc(I(uralluul) ult' ii (iil55C du perlcctu)lillcuilt'lhi ll(lltoli(il(' slll5'O' (l(155111(ilit(' (Ii ((15 (Llt'(tddlhls 1(iiiotguit'iul illlsst dl
(lt lcxtstciuct' (111(1 rapport Lipprt'iilissagc I1lrc Ic prc ci
luvdlir
tu ltl'. lt
‚. Dans Je CiIS (ICs a ppi'entis. Jes cüiitrihiitioiis
ne S011t II ULS (Jut' siir
Je salaire j)a cii csp'ces. ( hui-ei s1ve. daprs Ja (tcJaration (Je Ja
caisse nationale, a 20 Name pur niois. (e salaire
devrait effectiveinent
a voir 11 versi i11 fils coiiline argeitt (Je poche. Mais s'il ne s'est al Ji que d'tliie &ril nie cuniptahic ficflve,
cii cc seils que ce niontant ne 111i
aurail Juillais etc remis, ii miv aurait pas de eomitrmhimtioim ä paver.
coiii iflC Ja CSG Ja prtctdeinincni (Jtijt g. Ii n ppartien
ju t i Ja caiso' (lIClaireir encore celle ({tiestion.
(Na 1409. CII Ja camise J. Steiner. (lii 7 miovemiiIre 1945.)
No 547
Les ateliers d'nn commerce de, confeetion oü l'on transforme et
ajuste les vIements, ne constittient pas une exploitation supplimen-
taire, car ils appartiennent i la flirne I)raflChe professionnelle (com-
merce) que l'exploitation priiicipale (ord. 11° 48, art. 4, 3e al.).
Les ateliers d'tin commerce de confeetion oü l'on confectionne
des vtements sur mesure constituent une exploitation siipplmen-
taire, car ils n'appartiennent pas i la mme branche professionnelle (produetion CC commerce) que l'exploitation principale (ord. 11° 48, art. 4, 5e al.).
5. Doivent Hre considtris ensemble comme une exploitation sehe
siipphmentaiie, parce qu'appaitenant ä la mme 1)ranclle profes-
sionnelle (production), les ateliers forms de deax locaux spars d'un commerce (Je confeetion elans lesquels on fahiique des vtemenfs
sur inesure.
En plus (Je S011 ((immerec (Je (JCtai1 (I(l0ff1S. de cmi
fcctions, du cilapeiieric. du boniictcrie, de nlcreerie et daitmcics
(Je hlanc. 'juliince ('xjlloitc dctix aicJ 1(15 (Jc emmtii ic.
liii nie1 1cr (Je vIeI1leI1ts S1i 1 iiicsimrc cl 1111 atelier (Je 1110(lS. l)aiis
CCS ute] icrs. 011 tra mmsforiiic ei mnodif ie les artici(,s du Ja \clltc au d(1ai 1 (ehapcau
x cl habits), cl loim
fabriqmie des vMumchs stir miiestircs. 11 v n
cmucorc dans un Jocal
supam'( itiic sctiümi (lt cotilimre, SOIIS lilIe (liicciiomi
spuIciale, mais
fornuc cii partie citt iuimiic persaiu ucJ. Pur (kcisioll du 13 aocit
1945. Ja caissc a assuljctti ldeI icr (Je ((111111 re, lateicr
(Je vicnicmits 51!!
iiicsitre ci JatcJier (Je nlodes au rgiIne (leS aliocafiolus potr
perle (Je gaul cl d MM p0111 ('(IX cii itt' (Icxp1oitaiiomms
(Ihn1 51! ppimm1e'mllajrcs (Jcllx Colltril)lIii01lS II1cllsIlcJ es du 1 fr. 50
ehactiiic% avec cffct
ret roactif an 1e' mai 1944. La comlllllisSioml a rbii rage
admil iii rccoll 15 (Ii rigc contme celle cJ'eisicum Imur Je Hüllt q na
soii avis, les divers
ateliers Mahnt (its par 14a i utgrantcs inilispcusabJes (Je
Ja brauche
comifectjoiu (Je Ja maisoll (Je müdes. L'offiec fcJraJ (Je
1'iudusi nie. des
ans cl mnlicrs cl du MMiJ recott rt coiitre ecite (N
IMM l Ja (SG.
11 fait vaJoir que 'atelier (Je vienicmits sEin meslire ei Ja scctiomi cnn-
Lili (0llili(('1C', iiiauii i ha piaductioii. ('1
11111' IIL1IiI)LII11(iili(ill hai; piiisquil ('XiSI(' polir (lix (1(5 ilI.S1LlhILIti()115 ct (I('S hocLliix sp€ciiiIN. Is (I(iiVl'iit il ii' (()iisid('res (01111111' cic's CXI)I0ilLliflhiS SIiJ)pI(i0'lIlaii'('5. II il('St (lü Iüiitc'iois ('0iltIiIL(iliofl SI)Cil1(' 1)0111' &'xploiliitiüil
(1111101'
pLIr((' (hill' Ic's (l('lIX LII('111'I'S r('I1tr('Iit Llalis Li iiienic'
sllh)1)I(iiieiitLlil'('.
pI'oiessioilil('lI('. I,iitim(c' ('[)Ii('I1il Lili l('j('l (Iii N'coiiIs. La i'aligoi'ii'
CSG adinc'f j)ilU It',, inolils iiiiiv;iiils
i. Iof1j IC'cIci'iI L1LIii)I'1 hiii-iiiciiic' :fli(' fI1liS ILi i11('SiII'(' (LII loti 111'
Ii'ansfolIn'i'. llichihi('i (t Lljii5t('i' LI('S ChLlp('LIilx (t (l('S hll)itS. Lut (hii'v (5 LitC]i('1'S (II' lliod('s ei cli.' ('01111111' III' coiisti tient )LIS LI('5 c'xplaitcidu r6gi lii.' dus LlII0('?lliolis 1)01 pc'i'ie
10115 siippll1fle11taii1's LIII S('i1S
('0fl5(hII('liC1'. Sull Ii.' c'st ('I1CO((' liligietlst' 111 chiRltioli (II' du gab, 1lI
ILiI('II1'l' (I(' Vc't1'fl1('ii1S SO 1' i)1('Sii ii.' ('1 la SeIt 1011 de ('011111 re
50 V0i 1' Si
('ohlsi[IeI'es COITIIiII' (1(15 &'xploitatioiis Sli pplcineiitaires.
(hoi V('111 C'lI'('
Siipplfl)('ntLiii'1'S. Lili SI'iiS du rgim1'
2. Sont l'('pllteeS ('XpI(litLitiolis
LlIIOC(i1i0iIS pOol' perle de guin. les ('xploifLitioilS (III! LlppL1rti('iI-(115
eonoinique lexploitlliio]i prin('ipahe ('1
iic'iit 0 11111' oiil re hl'aii('lie h (hill'
LIII 11101115, llieflhl)i'e 011 11011 (II'
L'iliploi('lit I'('gII hil('1Iii'liI (1111' PI'I'SOIflll' (01(1. 11'' 4H. art. 4. )'' LII.). 10 seetion LII' ('0iItI11(' cl 1 atehiir
0 lanulle velc'nieiits 511r Iliesti II' sont Iogs ilaiis (1115 Ioean x splCia(lX, (lili (II' (1)lnprelllielit (l('S iiSI(llILlti0iiS h)art1('iIhi'r('s. [-es caiiditioiis ieqiiises par ha Ioi potii Iexis1eiice (illill' expIoiItioii solit (ItHiC leniphi('5 (()EG art. I() bis. 2e LII.). car 1(15 ('xploitLliiwiS silpplcln('liiai res (loiVeilt
loitatimis 011 Seils In rc'gi lilI' (I1'S LIII 01(1110115
('gLI1('1111' lt 'in, (I('S ('Xl) gab p0111' qll elll's sind l('lliies (l( pd1V('t' 111(1' (‚011111-
1 )0111' perle de pl'iiicih)ale appartinil 0 ha hrali('lle !i i.'oni-
hiition. LO'xploilLilioll
laii(lis (1(1115 Ic's Ul('IiC1'S 01) fabriqoc (h('5 liLlbilS. l'c'-i-dlil'l' l(ll'1C('. (liii'
( 111011 pi'odiiii. Ils I'elill'eill (tolle LiLillS 11111' LIlitle hl'LIIiCIII' ('culiOnlidhile
hill' l('pIoilalilili j)IiliCipalC.
('epeiiclaiit. (jiialid hien iiiein(' ILll('hi('rde (olIl1il'(' I't (d'IL1i du
.
(ILlilS des IOCLI1IX cIifirc'iils. il
vo'teinenls 5111' fl)eSill'1' Sollt r1pLi1liS
iiest (Il'i (11C1111u coiili'jhiiiioii p0111' I'i.'xploitalioii 5111)pk"fllelil(lil'('. (Lii' il ,; Llppai'l ielnil'nl 1010, dell x a ha III 'liii' 1)laliCIii' bumomkwe. Los exphiealioiis de hiiiinicc' selon 11'sqllc'II1's 11111' 110115011 de iiiodes (II' ('('lii.' iIi1h)01'lLIiiCe est O1)hige(' (IciliS des hufs de reel;lliie, de lc'ii II' de pLI teils ateliers. soiil 10111 a fad 1)Iausib1es. mais inanquent (11' peiliiieiite. Poiui' 1T'LiiiCI1t'1' 11' reConl's, 011 ne pas Liii Lot
unii111O1' (bit p0SS(bel' ('eS alehiei's. li1L115 iJiell LIlI ('(1 I'Liel('1'e
lili.' (II' ('p5 (lel'iliel's hoi lus di! f1I'eIleie (IHn ('oilillieICe. 011 01' ()hjeetif ( (Iii i'esfe pIls coiilestel' q nils lc'proselilent lIli.' ('l'rlailie ('011elul-
(('Itt
rc'llee p0111' ]es cml I'CS ('iItI'epI'isl'S hc' couului'e. La ('ircOnslLilice chile
Iatehiet'cbc' ('olliltl'(' ne p011i'ionl 5iIl)5iSl('l' seiil Ii ISt pas dlctlerllli)allte,
('LII' le u'encic'mc'iii (II' lexploilLllioll 11('nt re pLi5 eii eoiisid6t'ilioii.
l'Ji Csuniii. 011 1)e11t d i:e tine 1intint' Cl (tahJi qiiil v
avait liii
rapport foiietioniiel untre SOli roninierce de modes ei ]es ateliers de coiitu it' ei sie vieiiieiits stir mesn re cc rapport ne change rien
(epelidani an fitil (lili1 txiste lilie €'XJ)IOitati0lI stippl&nentaire all seits <lt'S (1 spositions (III rgiine des aliocations pour perle de gain. (N' 1412. cii Ja cailse Kleidt'rgescliiift A.-G.. du ? iioveinhre 1945.)
NO 548.
Le metier de eouvreur qu'exerce uii agriculteur ä cot de son exploitafion agricole, mfier exerc sous forme d'une enireprise dans laquelle un meinbre de sa familie est occup de favon prdominante, ne eonstitue pas jine activit ‚accessoire non agricole (OEG art. 6, 2' al.), mais une exploitafion arfisanale aceessoire en vertu de laquelle doit Hre paye la contribution personnelle enfire due par les industriels, artisans ott commerants (OEG art. 40, 3' al.).
Le recouraiit exploitc nil doillaille Ci en Vi roii sept posen A('(5t de cela. il exerCe ROSS!Je iinitier de cotiv ren 1'. Lt caisse i'lt
trait tolit (1111)01(1 coinnie un agrienitett i'. cii ce qlii coiicerne sa profession prili('ipu Je. ('1 ei Je a reclani. Oil1' soll activit (Je Cmi vreti r,
(Eu'elle a (ohI5idtr6e conhine une aeüVH6 acccSsoi re
11011 agricoln ii ne C011t ri-1)1111011 ineiisiielle ne 2 fr. 50. Le fils (In recourant, du
110111 de josepii iravaile tant comine toll vrcur (Eile (laus Jexploitation agricole. Lt caisse avaif dunuand6 pOur liii. en sa (illa1it( de inenihre de Ja
Wi lle travai Jiant tltiiis Jexploitation. Je paienieiit (I'lliie coiitrihtitioit personneile. i't ('1 Je avait pav l'alIocation correspoiidaiite. A loccasioii
dtiii ('0111ile. Ja CaiSse ('talil it (Hie co fils. coii vi'eii i' (1ilahfi, exer'ail re nuitier ii 1 itre de profession prilicipa Je (JuliS leni reprise ii rtisan<tic (Je Stil pi't'e. et ([ne ('eile-ei rapportait (lavailtage qite 1'eXploitatioli
agricole. En conSF1iriice. eile exigea i'1troacti vemciit Je paiem('11t. parti 1' (111 junvier 1945. (Je Ja coiitribntion pi'rsonnelle entiere (Je
5 franes p111' IIIOiS €1, 1)0111' Ir fils Joseph. (Jr's conti'ihiitioiis ci11(5 Cii vt'i'tn (In rgi11W des allocations p0111'perte de saini i'c, calcnkes Stil'
111) salni l'e global de 10) francs p111' 111015. Ptiiis IC pütt rVOi (1.1111 adresse a Ja cwilllliss!011(larhitrage. Je recoii rant alli'oiie qile sa profession pl-i11('ipalt' est celle digi'icn Iten 1. Ja coiistriictioii est peu iitipoi'iaiitt' claus ccitt' i'i'gioii et cii hiver Je 1T1('tit'r dc ('otivl'cnr chöiiit'
conlpkteili('iit. Whowl (lt'Valil Ja ('oniuussioil darhiti'age. Je i'tcoti-1(liii Still r<'ssc a Ja (IG. (Jl1 1 J'cJeite lt i'ecoiirs 1)di' lt's nioliIs so i vants
Lt i'(piii(t' pi'ofssioii P1'ii1(Pa1t' lac'tivite (1111 OCC1lt' ('('liii (liii l'ext'rct' pendant In Inajelirt' partie du soll tenips out. ('n cas du (Iolit('.
et'JJ (111i mi procirt' Ja itiajt'ii ic pai'tie (Je Soll l't'Vt'Iili ()F(', art. II bis). Fit lt'sp'c'e. il nest ptis lacile (JC dire (jilt'Jk t'st Ja
pt'ttfession ptili('ipulc c11 eifeL (litt' Voll pi'cllnt' Uli coiisideiatioii Je
l(111ps coiis<ic're ii et's (Jelix activits Ott Je revenit qn'elles procn rcnt.
in lautre nappardit (0111110.' pri 11CiI)ill('. 1 U l lieSt 1011 1x'ut ('II
iii htfl('
1 011 Ve ii e. rar le ri'Coiitaut est te 110 du paye r Iiii (1' conipte reSte
nut' contribution person neue ('Ilti're pour lactivite art isahiale de cotivreur jiii1 exerce iTI cot (lt.' Soll exploitat oii agricole.
du recou ratit t'st lilI couvreii r ([UM. ii t.'st 0CCiI '
Le fils
faou prdoniiiiaiite claus tt'ut reprise artisaiiale bieii (jfli 1 COu labore
SU los I)esoil)S. (l lexploitatioii iigricale. Iii clhs(qltel1c('.
ahiSSi, ivailt
(lii ierotitaut iii' etut PilS 't h'' ('0nside tee 1'activi tT de ('011V ren i'
comme ii ne actjvitt accessoire 11011 agricole exerct.e Cii rapport avec 1!lhe ('xploitatioll agricole (O1':G art. 6. 2' al.). II taut app'liqiier ott cohitrair(' 1 a I'thcl(' 40. 5c' iii iiaTii. OI(; (liii (lispose 9111' los perSolliles doitt la professioii prineipale est rolle (l'agricllltehl 1' eI (1lli dirigent
accessoireiiieiit lilie exploitatioii iiiclui.sti'i&'lle. artisanale 011 ('ultflhler-(iill(' 1)0 ('111 pour cc 1t'-t.i la ('olltrihtitioll perscttinelle t.'iitiere.
(N 1405. ('Ii la CcIIiS(' . Bl'IIIlSCII\Vilel'. (lii 14 hl0V('lflhl(' 1945.)
Ne 549
1. Un aSS0cie (I'Iifle soeiHt en 110111 coliettif qui, (l'api''S 1'insci'ip-
tion dans le regisire (In commerce, n'a pas le pouvoir de reprsen-
pas ti'e assujetti au rgime (leS aiiocahoiis 1)0111' perle tation, ne peilt de gain comme pel'sonne de condition iudtpent1anie (ord. n° 48, art. 6, l iii.). En revanche, il est assujefti au rgiIne ('es allocations potil' perle de saiaire, s'il est occup ((ans 1'expioitntton de in socit ei i'muntTr pour son 1 iavail.
2 Sont sournises i contribution les indemnits verses i un associ
(l'tifle socitt en noni eolleetif (liii n'a pas le poilvoir de reprsenta-
tion, en taut qu'elles i'eprsentenf in vmuntration d'un travail ei 11011 iii p(lrticlpafiOfl nil binTice net de in soeit.
1)01)1 collt.'ciif a M. 11t.'t Fjls t'St C0flij)0Se (lt.' Mellle].
1 cil S0Ci(t1 ('0
et Alexandre S. ; eIlt.' exploite liii conliiiet'ee dc libtairit.'. i'lieliel
liiiscriptioii dii iegistre ilit coiiliiietee sc'iil le p're. 'tleinlel
l)'api's
de rCpi'(Selltei' la sociiti. \licliel S. ne I1'(lVcillle pas
ii II' poiuvoir
hetire alicihht reveliti. ('est cii ieVahlelle l(
dans l'exploitatioll et nett
quo la ca isSe a assiijetti an riT'gi Incdes caS (le Soll fr're A lexandre.
pniii perte du salaire. II a attaqnt.' rolle dec'isioii (levahlt la
allocations
colnuliSSlon (1011)1 rage cii faisaut valoi i' (ph ii ne re,oit pas liii sa-
icipe dlix perles ei profils (le la socite. es
In ire, mais 91111 part
prllVen1eutS ne Sollt quo des aVauces stir so part de hiit.ficee tors-
ses pi'tTdvenieiits (l6passellt celles-ci, la d ifft.rellce est i nscrite
(hie
au (Ithit de son eompte. La (011lllliSSioll (larl)itrage ii lejet( le recoiu rs pour le mlii (111'A lexandre navaimt Pils le pot! voi 1' (le rep iiT'seiitotioii. i 1 111.' peutt Ims eire coiisdi'e cOinine pelsOhihle dc conditioii itidpeii-
(laute. (est pourqtioi il (bit t'trt' 501111115 Litt riTginie des
LlJJOCL1ti0li5 poiir perle de sal ai re.
Alexandre S. scsi pou rvu Anke cc te decision
atipr's dc Ja ('C
(lili a'liiiet Je reeoiiis ei ielit'oie la ä la
caisse pwir iioiivel
examen
L1 llliliii)re dl lIl1 so(iete ei) nüin colleetif
(liii. (lapres linScri)-
tioii all iegist re dii cominurce, lii pas le
1)011Voll (Ic reprsentllIon
III' pelit p115. cii vertii de laiticle 6 (Je iorcioii110
ianct 4. ötro C0llsi-
(l(0 comiric peiSolillc de (oilditioii inckpcnclante. Si Je reeoiii'aiit velit c'lrc ronsidirb C0iflh)ie persoline du coiidjtoii
ilid(peii(lLl11t('. i
na pas (1 antte possihil it (inc d'obtcnir de Ses co-assocus le pott voi r (Je )t'prSc1itation ei 1 iliseijp1 ioll de celle-ei. ou
lt SIIppression des FeSt rief ions existaiite.s au poti voir de reprsciiter
Ja socit. Mais iiii
dssoei( 50 lIS pouvoir ne peilt ötve
1rait catnme persoinie du cond
fiou depeiidallfe qiic sit ('St h6 11 1(1 societe
par 101 rapport (l'eiIga-
getiieiit, ( ('St-a-(lire s ii tlliVahlie (111115 leXploitlitiOli contre
nile riiiiii-
ii(i'atioii ('Ii ('5p'eeS Ott ('Ii IlatlIrt'. 011 sil t'St ('oilabolLitcllr 111('flhl)r(
(Je Lt fLililille. ( eile secollcle veiititalit
se prcscnte dans Je ((15
(IAieXal1dIe S. Peu importe cjliil prst'iitc Jcusemhle
dc ses
vemeiits vomme parlieipatl()Ii all hnfice, Clii
dii point du vue d11 It"gill)e des lllloelitinlls potil' perle (Je
5010111' unu partie Lili illOills (Je
aus prlT'veI11t'liis (bit ttie (0ll5i(iit'it' (011Ilile (l6d(iflh1liage11ieIil
(lii
tiavail fourni c'est ailisi qiie Je fr'ie
-Michel ne.1011c11e neu, Vnal-
seiiIJ)ILII)leifleflt 1)111(1' (jllil nu traVliille
pas (]ans l'exploitation. Au
nrpIiis. 1 assiijcttisseuicnt slii recotirant au rt"giule
des allocatioit
potir perle ie salaiIe (st eouifornie l Ja jitrispruideuicc de
in Css voir d('cisions i 53, 71' uxinait, p. 9 :
Ii' I2. Revue 1941. p. s19
ii' 466. Revne 1944. p. 'lfl.
Lii revalicllt. 011 doil (Iceonder alt reeoiinauit qile lejisenihle
du
Ses pri'L'venieiits ne pent ölro C0l1Si(iCiC tOlilille i101iOi(iircs soiilllis 0
(Oliliil)lltinii. (('Jle-i nest pas (hic Stil 111 partie
(101 rcpi(sciitc iiiie iepantiiioii dii heiiefiee. La (aissc estiinena ies
inontaiits respectils
(1(5 Jiolienaires ei (lii h(iufice. cii taut que Je
eouitiat de sociie ne
fait pas celle (liStili(lloul. POlin cc faire, eile cuivisagela,
ontre mi-
portaiice (Je 1(1 1)1111 SO(illlt'. d'nne part Je salaire qiii Serait
veis i
im ('m1mpb0v1 charg (lii memc travail ei. d'alltne part. l'teiidiie dii
ris(1le (011111 par Je capital illvesil ei lus profils lilie teile ciii ciii re-
prise poimnrait lloniiildemelit prociirer
Ja' reuivol quc Liii I'office fd(ua1 de [industrie, des orts lt mii 1ier
ei (III irlivail i 1'arlicle 55. 2 ltliuLi. (0, aux lermes dliquel
J 'intrt
(111111' part (II' illetif Soda1 est de 4% si Ic eolifrit ii cli (lispose
pas
(ilitrenicilt. iicst p115 pemlinent. car cctte homiifmeatiomi (lilterets nest
pas idontique 011 h'llefice eile peut avoi r ell, cli cffct.
h ullenic si In
part du capital a etc (Iiiniiiiiet» pur (ICM peilt's Suijies dii cotirs de lexercice. Ie heii(f cc pciit doiic Hit, siii Va lt les ci reniistaiic'cs Siipeiieur i 4 %' flt&iflt Mi I(' toiiiiat t'st Si l('IICICUX sur ICS inoiilaiits reMp('('tJfS (1CM hoiioriiit»s ('1 (lii lM11OfiCC.
IN I575. tu la eaiist» A. S lafki nu. du 7 noveiiilnc 1945.)
No 550 Les caisSes sont teitues (Je traitei' 'es (Iemafl(IeS (IC i'eduetion de Ja ('ontril)ntion personnelle mme si, Ii 1'encontre des presci'iptions d Ja caisse, ces (lernan(Ics sont (1posees en im senl exemplaire (oril.
n° 48, art. 2, 3' al.). Des insfriietions dietes p111' les caiSseS, aux
termes desquelles les deman(les (Je rtduchon (Jolvent eire (JpOse5 en plusieurs exemplaires. n'ont que Je caract'i'e (Je prescripiions
(I'ordre.
Lo i'eeoii raiit cl soii lils fal)riqueiil des scies. Du 1' sejilt'mhi•c 945 au St aocit 1944 tu coiitrihulioii persoiiiiclIc a t't( i'(dii!t('. pulli ctiaciiii (Felix. ii 5 haut's. Sur uistriictioii (l(' 1(1 ((IIMMC. lcigciiec lt's tivita Ti ititi'odui't' 11111.' iwiivt'Ilt' ilt'niaiidt' du rliietion jiiSqliaU 51 mars 1945, 5111011 Id eoiitrihiituni serail fixec ä 5 fraiic.s pur ide l paitir (tu jau 1cr 1945. I.(' rceour(liit rciioiivcla ('ii tctnps utile sa
tlt'iiiaiidt', iltdl5 Id (16posii ('ii liii Sud t'Xt'ulptaiil'. 1 agt'iic(' Ii» M0illiliil
(lt.' rt'nlplir ulit» (lt'u\i'l11t' lurillule. ilidiS il latitit du lidet' ijut' cc
110i11)lt' lt.' (oil(('ril(iil pcisoiiiit'Ileiiiciii. ('1 il iii' it' traiisuiii pas i la
tRiMMt'. Par dijsjoii (tu 7 11110 1943 la (aiMSt' lixa lt's ((iiitlIl)iiiioiis iiit'iisuclics i 5 Iraiics pur t'tt' In)ur t'liaqiie (I5M0CUt cIVt'C tritt rctrii-
1' jallvit'r 1945. L n rccouls tut iiilt'rjt't(' ii tu (oiiiliiisSiol( attil »10
ilarhitiagt'. mais il tut rcpcli pdrt'(' (jilt' Id (tt'iiiiii(It (Ii' itcliit'tioii
ei( tlptist"t' IITIIM la foruit' iiiik. Lu l('(oii i»iiit itilci(jiit'
iiavui j)ilM
ilt'CiMit)ii (It'\(iiit Ja ((G. (liii ailnit't Je rt'toiirs pur lut 11101ils
cciii'
siiivaiits
tut' iiliittioii (le Id ('OIlliil)iltit)ii pt'rsoiiiit'llt' ne peilt ti'c accor-(I('t' (jilt' Ml Id tlt'ivaiidt' ('ii t'st falle fl Id ((lisst' itt' eonlpt'iisitio]i au lil0Vt'Ii de la forniutc prcseritt' (unI. ir 4.. art. 2, uI). Si la, ('LiisSt' uiduuut' ijin' les btro cl(post's ('ii (It'uX t'xcuiplullt's, il iit' 5 agil tu ijiit' iiiiiit' prt's(iipiioii (lorllrt'.
II st'i'ail dailli'iiis ilia(1uhissil)lt' dii poilil (It' \iit' dudiol fltial iii' saiiciioiiiit'r pur Iirr('t('vcil)iiic ldl)5('Ii('t' (JUli (tOuI)i(' ciciiis iiiii' rt'(ju&tt', car teIlt' luestioll tllapjn' dlix eauloiis. Co sepait par sill- croit 110 Ioiiiialisiiic ('xdi1,('i(', Si 11111' ('disMt' t'stiuit' (iii ii mi taut dl)50- Iuiiit'ut (It'iix ('X(lilj)]»ii t'M. t'ilt' (1(01 illvitur it' it'cjuiraul a j011icirt' 110 (I0ilhlt'. Litt' pellt loul dii p15 lsv"ür (jiil (1' dfaciI. eilt' Iclihliia ä st's trais, Sillis lt ]llt'uaet'r (Liill 1CM ('ous('(IUt'u(t's jiiridi(jilt's. Id' gi'tuii de I(Ig('II((' ii (l((lalt" I''lu r('('ouratil aVuit ilill0(lilit sa
ins
(Ii'lI)LLI1(l(' i teinps. bnll [all fall :11i'11 ('ii lIlI 5(111 '\l1IpttIirt'. II ('('1 CII' Iii (!0}1IalId(' (II' (('II IICI 1011
Imur 111(1 IlCj1l(' 11111 (1011hlu COIIS-
111(1)' III (1(1)1 (II' j1ISli('('.
(N" 158 1, ('ii la (11151' J. 0i'i'lli' & Sohn. (III 7 iiovi'iiihit' 1945.)
N0 551
La eølflflhiSSion de sutveillallee (kelitre i rretevahle Je recours (lufle 1)('1'S01111e i neapal)le de (IiSCe1fleflleflt.
J.V1I'diI (1e5 100! if .s
ld' ri'(0111nhil. allfeilr (Ii' (1(1115 (Ii' (11011 COIIiIiIIIII. fait Iohjet liiiie ('Il(Iil'1C l)(lIt1l('. [11(' ('Xp('lliS(' 11 di('tlIe tttthlt (111
,il ('St atti'uiit de
l)SY('I10I)iltlfl(' ('1 (Ii' faihICSS(' clesplil. CC (jlli C(jllivdllt 0 11111' veritable
iii1iIdji' 11I('1II1II('. Lii (0115(qli('IIC('. j)ili' (leeisioll (In
•Jll.tC (lull5tl'ilCtiolI
('1 (III j)roClllCIll g11)l'al. il 11(1 j)tIS Cti SiliVi 0 I('ll(jll&1('.
1)0111 ((11151'
(IiIi(apacut( iii' (IiS(rlIICIIICIIL OH (bit (I0lW
(0(1(11111' (In(' Ii' r(Couraill
1)1' fOto1 j)115 (Iii (liS(('i°Ii('iI1('iiI. Or 111 ('iIjfllcife (II' (Ii5('('rll('iilCiit ('St
Ii((i'sSail'(' lt 1exClCICI' pCiS0IiI1('l (III (Il'oit (II' ICCOIiIS. var II III' s'agit
05 (11' la saiiveg'arde (II' droils Stl'iCt('lIi('lit
ClS0Iil1Cl5. 011 In' peilt ds bis untrur ('Ii llitltiCl(' sur h' rmume (jili ('II 011111' ('St
('XtlCIIlI'- Hellt coufns.
(N 154. ('II Id Cillist' Ii. tliiipbaili. (III
IIovell1I)r(' 1945
Jugenient d'un tribuirn! civil
I si1iafion (Iii conti'itt tl'd't de au cl (II'Oit (Je 1'emplove ii (III 11%Olt' (I'()argne quc I'eiuployeiii' place pour ('I1ilq1IC' eiTipIO\l
stir liii cainet
(i'epa igne I)l'O1)1'e
Ii) OiIVI'ii'l' (jlli. polir dus ((1150115 (II' 5:tI1l ' III' I)01IVtil1 ('0111 illilCl' lt
)''((CIII('l' II' iravail (liii lIli (1(111 assigitti (ii ll'ttvtlulltiil (1(1115
('all) ei (jlli. ilj)l'S lIli ii rrahlgelli('111 (IVi'(' SOlI patlell, avait tjiiitti so 11aN,
5(1115
(1(1(11. i1iii1 (ICS j)1("l('Iifi0II5 Stil des foi:Is (Jill' la llliilisoIi aVtIII
11(11(5
(Iii 110111 IICS oiivriei.s sur (1(5 ('diliets bepargile .sj)eCiaii\.
Dapli'S
les disposilioiis ('ltI1)Ii('S par itt ]lltIis(Il. ei's ('111iIt'15 ('oilstltilClIt 11111'
(('IIVIt' (II' pl'C\OYtIiI((' sittialt' ('II lavctir tL'ii a1IvrIt'ls. 1)111 aii:jiit'I la 11005011 tif lt't ('I1tI:ju(' 1I11I1C('. 5! II' restilltit (115 tifftiui&'s le j)CllilCl. liii' ('('iltillIt' 5011100' (jIl t'Iit' fix(' IiI)relilelIl. Iii t'ois:jiieiiee. Ies ('dl -
iu'ts sont (ldI)I1S S('ii!('lllelll dii 11011) dus, olivriois (i l)I0(jilcs 51)111 par
I(Il1Ij)1ovelil. lelIij)b0\( 11(1 le (11(111 (Ii' (IiSp0S('l (Iii
ettinel Collslutll(
'') llttllt'tiii (l'il(tOlI11iili011S tlii 1(0.1 tlu Il1IVIII (1)' I'oI'(i' fi,Shdral (Ii' 1'iiulus- 1(0', lt's (115 et iitt"tis et titi tl((VC(11, )lll.
cii sa faveur qua)1s 25 ans (Je sciv ices (laOs leni ie1)i(se ef sil cst
de 50 anS uu loiiis lnLlis ioncfois au plus tard loi'sqi(il a atteint
Igc de 60 ans. En lcspcc. Cu vrivy (liii Melanie ics fonds p1acs
le cainct (largnc libelle ii 5011 flOhl li( ieiUplit p05 (CM .oiidi-
5111
tioiis. l)ans le (05 (lulhe iiltclrhIi)liO!l antivipic (leS iappoits (II' 5cr-
larticic 5 (l('s (lispOSitiOhIs picit(es d(cldie (Ihn' lOhtV rier pci'd
viel',
all (l1)61 (Lpaigli('. a Id (olld ition (jIW l( COn&('
I91ite cxj)ectatiVe
111' lIli di t p(1S etC (lolilic. sons taute du sa pait, par Feniploven r.
lt's d ioils (Je Icmploy au cariict (lhpilrgne hh(' siibsistt'iaieiit
deriiici avIt te liccnci pur Icinploveiii 50115 (Iiil
(IO11C (1te Si Cc
dc laute. I)ans In pi'scite csp&ce cette r'gleincirtation cst
ait (onhihliS t'Iioqiiaiite rCe (lle Ic1l1ploVetil. ((Iii ii'avait persollhlcllcincl!t pas 1)11
(liiitei€t i in isiliation (III (fintrat de tinvuil, a cont raint leinplo\e
Ic cong6 ca cxigcaiit 1 oiinellenient de mi (jihil icprit. api's
(1 (1000er rison. Je travail (jlli1 excutait jiisqitalors ct (1Ui 6tait 11uisil)le
so gut
saut« l)c cettc faon louviicr pcid mnlii( liii lexpcctat i VC dliX sa
alois qllc lcinploveuir. pur ihuc atlildlde (0111- paigiies ]itigieuscs
aiiiait pu Iui ('oiiscrvcr 110!) schi lenient sa placc, ina is
prhciisive,
r pills, ford. les rcservcs PlaC6cS SO i' Je catnct. A cc snj et. ('11COI'C, 1)01!
Ic juge ne peuit scuipc'clici (Je (lii'e ([11!' 1(5 coiitrainte cxcrcec par
Ilinploy6 cst COhlt iairc ii In honne foi et quI je-
IcinpIovei, 1 sur
(1 isposit iOils clajies relatives u'i Ja pr(VoyaI1ce greife, (ii Ward mix
(nt Ie1I5(' cii fa)„eu U des onVIierS. dc I10, pas J)dld40CialC (Je (elfe
Veiiir a iiiie atitic (onelusion. lilicilx Lidapt(c an ca purtiehilicr. 11
inoyei du vciser (jtland serait sohlhnital)lc qie leniploveirr lioti vat
111&iie voloniaieinciii il Fou vrier niie indcilli!it eoiivciiahle.
dii })i(SIdellt (iii tijbiiii«tl (iVil (lii (I1ltOI1 du Claris (tigcnicnt
Coiiiinc jnge uuliqlle. (I (1 .12 .j niii 1945.)
Q uestiois crites
dposes devant les Cliambres f&ikra1es.
Question eri te Pugin.
( R (lO1fl jiitiise (III X SO (Ja IS.)
Lt 6 111111 1943, M. Je (()I1SeiJJel Ilatillilal Fiigii a
pose Ja iuesfioii
stil vii ole
1e (ise11 ieildi'iil pcusc-t-it ofirir UIIC ideonipciise ei au solivellir
soldiits aux
II serviles (Ol11I)llillclltiiires il
III fili (111 Service ictif
Qiie pense-t-il faire en fltvllir des ..oldiits cl s
rViccs coli Idiiieiitiiires (lIli
nut perdu, de ra1,'011 (litrallle, leni s:iutd au
Service du plys, de nidine llu'eil laveur (115 VCIIVIS II surlont des orphcl
IlS des soldllii lli(lrts pciiiliiiil Ii niohi-
liatiori
L'expdrieiicc dc Ii iiiohilisalion de 1914/1918
ii fld biu lldccviulc (lObt 0
In rccO1balissanec tute aux solduls,
lt nIX stirvivinis (1(5 soldils lldcddds an
service (111 plys. L'ouhl i est vile veiiii cl il iidt nit pils de
in Id r 1)011 Ion (Inc les
ssds ra ppe 11(111 1 es Services ieiid es.
II serail Irds regretlahil qii'il eil
soll de iiidiiie il Ii fin du aufir
1_es [Tiiions des iiiohilisds 1)111 iuvild
Jes diahorei uii stallil (ics niohil ids » uns dc
peiiuellrc ii 1105 soll_tals dobtcnir eile
l(gerc iiiiis (11111)1)1)' colili)ellsIlinhi iillX sierifices illccssillts (111115 out, flils
Pefldlliil lciies icl?ves ()l10ri1(1 1)01)1 1)5
ciiiplois 11IIllicS, etc.). be1111
(lii)ldliic 1)11 lille
't[IX dIlls de 011 115 dcnx
cii iuulds sollf-ds eilvisagf,~s
(Jiiuil aux soldals II sIrvicls lolull)I(IiIlliliiil5 11111 (1111 llcrl_lul iii
111,011 (111- 11111 siiild 1111 sllVIcE ilii i ls
iiidrilcnt 1)lciulcnnlll In soll ii'lliiilc du
( 0usd 1 federul.
Qlle (01111)11 luuui) le ( Ouislil ii_lcluil 111)111
1)5 udiniiupciiscu lt leill. 1155111dl
de 111:011 Illurillle tille pr011clioii 11II'il uui(ideiit Ii teils
dguirdmi
Ne poiirrail-il Ivill. die Im insiglie
perilletfrail il'uitlirim Iuiltiuiliuii (lii jliullll(_ siim le ijii'ils
oul ilc0lflJ(li cl lciiu issuuiivait (11i
Illulls diudlllislalb(lS ic 1dsplil de Icimis diiiicilo\(_iis
coib111110i1 le (oiislIl Idl1(ril iuilcuul-il liilciisilici 1'iRlc IliX ViUvCS
II m ix (lrpll(liuls 11€ los 50l1Iih. II 11111 11551011 une IlIllicdl 11111 lilI 11)11
Je (itui.seul I(_'(J(ll! d i(poiiilit (illIllill siiil9
Je ()(l(lJ)re 194
Le C ollseH felldlil Ii lxiiuuiii( ii ilil iii Ii
(111(5111)11 Wulje 1lcllllujll7lisl_ ll_'l'Ol-
dde, soluii fnruiie de dipldnie, dc iii(ulaille oll dc Sold) d'liouiuiuii, alix uuilitutircs
qiii (lot finit du Service iiCli!. (olliubie le gen(ril Liii r(llietlrl'fudlbaqlie nnlitaiic
ayant aecouiupli plus de, 30 joiirs di sIrvice au'llf
110 tal>lem eouiiiudiinrilif avuut
Ilne v011er lirtust 111111 . le Conseil l'l'lldr)] lie silurtil
prcndrc nuc lulesure ivalo-
guI ; il lic saurail 1100 plus line
quii ui cilust itulcrljl (gude-
uuuuul iu'u1l1 siluiVdiimr. I'lllllcllillIl luth slllill il'lioiiiiciir 511111
cllnlruirc alix
1-14
ilolit teIfl(' Uhillillil')' 'a1eoIhI1)Ihste1u(nt d'uue obli-1)l')1I(il)e.t )lli iegiitttiit
hoi] ('oii,4iji)iiloflhi('lI(' liii pas 11(5011) tIt'1rt' l'('('olflpefl(0'. Mais on hie saurait
(1'a('(OI(l)'h liii)' lllil(' St"(iihle aux lhiiliiir)',s et jt h'urs
(111e141('I' III il(('es,4ii
It (1('l) lii)) gar suile titi servie(' aetir, ainsi (1il'h
i'llihiil!('14 tjiil (0)1)) tOlhliM's (Ilhihit
11110 atteillte (lilhis lt'iir salht', hit' p('IiVt'Iii pils Mre pr)Selv('s ('('(IX (1111. ayaai silbi
de la gne inalgrtTi les pi'e,4iatiolis de illaire.
1' ('oiisi'il ("11)1 II l(i(SVti ulle solitiioii (jthl l'ill'tilihi de ('0,4 ('01151(1 liii 10104.
5(0111)10 it'iiii' ihiiellX ('utOpie (10,4 lfl',toilis Pils.
i)i(Visoit'e (Ii' lih('slll('s ‚40('iihl('S 11)1)5
1,0 ])l'Oj('i (1'liltl(i tor le 1)iiiiil('ethit'iil
doii lor(i(' ('olh('('Iliiilii 1(5 l045001'('es iieoessaires
1'in'i's-gut'rre - go renhlaeer
itt' 5111110)' IIIX i)hiliiitl'es, ii liii ('l'CitiiOli
(II 1)iliel)l('iht tlt'ts alloealiolls pulli' 1)111)'
aide alix ('llC)hil('Iih,4 ('0111 i('flt ('0 i'fj'et alle Ii' d e ii'lVihiI t1 Ii 11110
1 thileriniror, de ()llelqlles 11111-
ilisposil juli tl'aprj's la(llhell(' lila' 50111110'. i't'siani
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1943, (III 1'ttiitls lt (olhljlt'Iisihl 1011 1)0111 lt's perl oltlt', 111101 III 3)) s'pteinhie
tlt' still 11')'.
la iii'('('sitilt" (11111)' aide 1)1115 lai'gt' illlX Lo ('ojiseil It"it"rtl I'('colhhlhil 101151 urvi de 19:19 1 1943 ei suhl 1011110i5 (11)115 le 1050111.
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Qtiestion &'i'ite Guinand.
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J.e 17 1945.
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de 1939 3 1943 soli ;Ippelt's 11 1)111' (1(5 (tt'rVi('t's (lt rt'hUh)lat'hlH'ihi
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Ii' ( oiisoil t'(lertjl lollh'rii) tillt' -il 1(161 il anloriser II' (lt'l)iiit'liii'iil 1hiiiitutire f6d6ra1 l,e ( 'ttntteil i("tl(liil t,tl
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Le Ii) IIOV('hihl(l(' 947.
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1)) ocioltni' 1945 los tliitis t') tl' litt's iiiit"t'ess6s ont 613 ilhi't(l'1116,4 ()ll'3 1)111111' lIli
de st'nVIu' tlruuis le 11114151111'hll -15 alls) 10' tloivenl (liii olil (i6](55t" l'u'hg('
,4 los
1)1(15 61i't' t't)llVt)()tlts. lt's 'Xt't'jttittuls Ilt' 51011 llt1111is('5 qiit' (1)11
',olttiioti ()n' ex. )(ttll' lt's opt'ti ittlis tl'enlj'vt'itlt'ni Iii t'xt'tttt'iti ittiiit' miltre
tlt'.. tllintu,)
lt's just rtl('littlls 11111 t'flt'til't'5. im bit Ii esl (illl('lltlll tjlle, ('ollilltlllt"lllelli it
tlii lllttlslllnlll t'('t)X (liii y uni ele irlhllsetllt(0tl('rt'I' l'gllelllelht (0111111)' htlhl1111t',4
i'trt prt1hil1iithl'6llht'llt '1 1) stIllt' (l'tllht' \'tsilt' sillittiirt'
mb Voll exprim6 par l'lliit'lht. (le 11) tillt'slll)hh, II t IlirIsi 61t" hotti t'oihtl(tt'
Ques)ion evite Feek.
(Rols 1k' 1 ralisj)01'i 1)1)111' lt'S 110111104.)
945. Ni. It' ('0115('ill)'l' 001101101 Rock Ii (I1'lhlahillc cc I.t' 1. ociohig
(I iii sti ll
Lc, nulilaires qu i parlent en cong aprs 1 rente jours de service ont druit Uli bou de,transport. Les reerues n'out pas eet ivnntage et ne hiflt'ficieilt pas nun plus, unmut l'co1e, des allocations de in misse de compensation.
Le Conseil fdeIn1 estil peIt d faire aceorder aiui reerues lUl bon de transhort tout an moins poni 1 car grand eong, nomlure de jeunes soldats nynnt PCii C ii eI un jr In s°m inc ciii ex ige un parc ii voy age
Le, r iiovenibie 1945, le (lonseil fdral a rpondii de lii mani're sii iv auf e
l)iuls Sil r(pollse 1 111 ((flIsli011 1ino5, ilit 28 septenihre 1945, eni traite du ndhnc ohjcl. l( Consejl ff'd('irlll ii CXPOeI les maiSons (liii s'opposent i In remise (le bons de transport aux recmncs poiii leni's Voyagcs duran t les congis.
Si, nialgeI les prcstations accrues des caisses de, conipeflsation, des recrues ne (IiSp0sclit pas de I'irgeu t ieIccssaire pour Voyngcr pendant les congs, cc ((ni peilt arriver lorsq ii In place d'nrmes Ost bus uloigieIe du domicile, les instiuetions administratives pruvoient quelles peuvent reeevoir Ilne allocal 1011 de In (ii sse clo rd juni re pol!r 1 elli Per iaett re cl c r encl le visite uni' fo is ä leni's ptuciits.
Petites informations
Dae1iemenfs de fravailleurs pour la (ltfense nationale.
Je IS jativier 1945, le Coiisei 1 f&kraI a p ris till ai'rt al)iOgeaut. 1IV('C tffet au 31 mars 1946, eelui du 15 dceinbre 1939 sur la forinatioti (le tktaclieuieiits de travailleiirs POIII' Iii rIef eiise nationale. l)s
leufree Cli vigneil l de cc uouvel ai'rt€ j usq (li la slippressiO]l des
(letachenleuts de fravai heu rs. totit ch(iineu f de jiationalite suisse. de 19 a 60 aus, qtli est WO auprs d'11 office du travail peilt
ti'e otwupt u tifre de polonlaire (laus im wl (ltachen1cilt SIT ti'est pas
possihle du liii promt rer ui antre travai 1.
Nouveau recueil des clispositions en vigueur.
La tjiiatriine edition (lii reCuei1 (los disposifions cii vigiteit
1 et ('ii VOiC (uni1) lessiolt ei pouria parait re vi'aisernhlahlenient au debut
(lUVJ'ij. HIe contient 110(1 setilemeut tonlos les (lispositions cli vigneu r
au 111 1946. mais a "tr eufi'reineuf revue. ( Wo
i11i1t111111'
edition piseutera douc (le nofahles avaiitages par rapport a au-
dell ne, un paH indWr (lii fait que Ice leuvoie au x difi&eutes
disposit jOlis oiit ut CO1iigS ei coiiipItis cl quo Ii udex alphahiiitiq (si 6galvnivnf puls cuinpiet. Le ledllei
1 sein mis cii eule \ lolfue
ceuftal f('dinl des iiilpri tns cl (111 niatric1 s Beruie.
Confrences et sances.
(ommission d'expers pour le service d'alloeations mix fiavailleurs agricoles et aux paysans de la inontagne.
Lacliit' (olflnhjsIÜfl a tenii sauce a B'riie Ic 21 dttciilr' 194
M. 1(' (Ii t(Ct(ll1 \V1111. I.LI (IiSCi1SiOfl d POIC 1a 1)TiCI('IU(' de
r la niod ification du service des allocatioii.s aux travaiflcurs agri-
coles et aux pavsaus de la moutagiie. La cwnniissioii est daccord
aysans de la jihne et d'lcver a (letelidre cc service aux petits p
aux travailicurs () francs par mois lallocatioii du ni6iiage accor(lie
agriColeS et a Z fi. 50 laHocation 1)0111 cufatit aux 1 ravaillcurs cl aux
pctits pltySaiiS.
Imm
Les rgimes des allocations
pour perle de salaire ei de gain
Organe officiel de l'Office fderal de I'indusfr,e, des arts of mtiers et du travail
Rdacllon Office fdral de lindustrie, des arts et m611ers ei du Iravail. Section de lassurance-
ch6ma9e et du soutien des militaires.
Expdition : Office central f6d6ra1 des 1mprim65 et du mat4rie1 Berne.
Pric dabonnemenl : Ir. 8.— per an. Le numro : 80 cts le num6ro double : 1 fr. 20.
Parail chaque mois. Compte de chques poslaux III. 520.
BERNE No 3 MARS 1946
SOMMAIRE:
Mode de röparlition concernant les subsides dus per les canlons an vertu des r6gimes des allocations pour perle de salaire et de gain (p. 129). -Aperu concernant les personnes morales poursuivant un but duti1it6 publique qui ont 61 attranchies de la contribution (p. 140). -Ciruhare du pr6sident de la commission I6drale de surveihlonce en matire dallocalions pour perle de salaire aux presidents des commissions darbitroge et cxx comits des caisses de compensation pour perte de salaire (p. 142). - Liste des motions postulats interpehlations et questions 6crites d6- pos6s devant las Chanrbres 16d6ra1es (p. 143). - D6cisions de ha CSS nos 638-645 (p. 146). - D6cisions de la CSG nos 552-556 (p. 159). - Arr6t du Tribunal 1d6ral des assurances relatit
latfectation de ha main.duvre a hagriculture (p. 169). -Emoluments de dcision ei meinlev6e (p. 174). - Petites intormations (p. 175).
Mode de rpartition concernant
les subsides dus par les cantons
en vertu des regimes des allocations pour
perte de salaire et de gain.
Le ii janvier 1946, le Conseiil fdra1 a pris 1111 arrt concer-
nant les subsides dus par les cantons en vertu du rgime des
allocations pour perte de salaire (mode de rpartition), ainsi
qu'lin arrhi qui modifie celui du 14 juin 1940 et qui rg1e la
rpartition des subsides dus par les cantons ei vertu du rgime
des allocations pour perte de gain. L'expos qui suit contient un
aperu des travaux prparatoires qui ont abouti ä la promulga-
fion de ces arrts, ainsi que des principes qui sont i leur base.
1. T,avtiux ])rparafoires.
1. Les sommes ndcessaires au paiemet des alloations pour perle de salaire ei de gain sont fouruies en partie par 1'conornie, en partie par les pouvoirs publies. Les res.source iucessaires iu paiemetil des allocaljons pour perte (le sala ire doiveiit fre fournies pour Ja inoilid par les cinpiovelirs et les travaillears, pour 1'aufre 1lloitit pa r la Coiif&hratioii et ]es caittons. Au sujet des contrihutions des pouvoirs publies. 1'ariiele 5, 3 aIina, (Je 1'arrid du Conseil fdraI du 20 ddcembre 1939 s'expriniait COITII1IC suit
« Les subsides (k\S po!iVoirs p11bhcs destins ii cotivrir lautre iiioiti des cipeiiscs sont (I ns par la ( tifd6ra 1011. Les cantons ] ul reinbourserolit Je tiers de scs presfatiolis. La rpartitio ‚ entre les c11110ns, du montant des reiiihourscinents it effcchicr soprcra sur In base (itt iiombre des salaras doinici!is sur Ic lcrritoirc de chacun d'cux, tel quil sera cIfcrin in€ pour I'annc 1940 pur le bureau fdra1 dc statistiquc. Dans Fintervalic, les eh i ffrcs du rccciiscmcnt de 1930 scrvirorit de base, sous la rserve des rcctiheatiuiis qui siiiiposeront. ii Ja suite du reccnsenient de 1940. «
Les allocafions pou r perfe de salaire payes fusqu au 31 cidccmbre 1944 ont ncessit une dpense totale (Jc 859 030 000 francs, doiit les ca ritons suijportent an si x iinc (167 389 000 francs enviroii). l)
Le caicul de Ja quote-part iue par ]es canli)I1s (i'aprs Ic nuinhre des salari6s dIo11uiciIids sur Je terriloire dc eliacun d'eii x ne pouvait pas conditire a urte solution qiiifab1e : eest pourquoi. I'article 5, -)e alinda, dj1t cit a dt modifii1 coniiiic suit par i'arfietc 7,2 alinda, clernire phrase. de i'arrcft du (oiisci 1 f&kral (TEE octobre 1941, dans sa leneur du 9. ni n 1944
« La quote-part de chaqije caiiton sera (1etcrmincc scion im mode de rtpartiiion qml scra Mabli pur ic Conseil f&hraI.
Les ressourees ‚ieces.sai,es all J)dielliefll des dllocdlions J)0Lll' perle (le giiiii aux niiiiiaires soiit. (laus Iiiidtistrie, I'arlisanat ei
1) 'JlIs(lli'au 1er jllill(t 1941, dato de leni ccc en vigliellr i6 1airti (111 Conseil
fdiral du 7 octobre 1941, les contrihutions des pouvoirs publies devaient galer
elles (le 1'conoinie. Le 30 i n in 1941. les contrihntions des pouvoirs publies dpassaient le moniant des alleen 1 jens verses, en sorte que, jusq od cette date, 10S (antOn s On 1 d ii rein boiirs&i il 1 1 011 rdra t ion 1)1ii s du s ix i dme des allocations 1)ay((5.
le coinineiCe. fourines pour Ja jiioiti6 par les industriels. artisaiis CL coilliner(allts. 1'aiitre inoiti ta11t i. Ja charge de Ja Coiifdt-
rahon ei des (allions. I)ans 1'agriculture, la part des pouvoirs J)uhlieS d itdi fiX1ie t trois cinqILi1nes des d1)enses. Les cantons
su pporleii 1 Ic tiers des sililvellt 10115 des pottoiis publics, autreineut (lit ua sixii1e des dpenses engages dans 1'industrie. 1'arti-
sanal ei Je coiiiimierce. et un cin(lui&iile de celles engages dans
lagriculture. [C nionialil des allocations pour perte de gain verses aux in(IustrielS, artisans et coiniiieranls s'levait approxi-
mafivement. Je 31 dcembre 1944. 120 169 000 franes 1) et ce1ui i des allocations pour perte (Je gain verses aux agriCultellrs a
i 883 000 fraucs eriviron. La part des eaiitons ä ces dpenses est
de lT 80 000 franes ei 2() H0() 000 franes en cluiffres ronds. La quole-part de e1iaquie caulton sopere sur Ja base du 110111)re
des uneinhres des caisses domiciIis dans Je caflioll. Deptiis 1'cntre cii \ guleur du rgi inc des allo(al 0115 pour perte de gain, je illoflialll a rein I)oUrser par (Ilaquc cantoii cit ait fixci (T'aI)I's Je
iioiiibre des exploitatioiis agIleoles. industrielles, artisatiales et
(omnlcrciales. soit dapres Je iioinljre (tel qu'd ressort du recenseutient des ciltreprises de 19)) des per50011e5 cxerauit uiie activitci ndcipendante dans 1'agriculture, l'induslric. J'artisanat et Je corn-
in erce.
2. Dös Je (IciI)ui t de 1 aj)j)l ication du rcigiiuie des allocations pour perte (Je salaire. pJ usiett rs ca iltons ont protestci confre ic mode de rcii)artit ion. prcivui t lorigimie. des conirihutions dues par eux seJon jes rcigi Ines des allocations p0111 perle de salaire et de gain. [es cantons riuuaiu x «citaicut pas satisfaits de la rcipartifion Ma-Hie d'apr&s Ja populal 1011 de rcisi(Iel1(e et Je ll(ml)re des iiiembrcs
(Ic5 caisses. vii qunn (anton pauvre nest pas en inesure. coinme ii u canton miche. de se eliarger par tciie dhabi1an1, d'une dcipense
aussi cilevcie. On ne devrait ])i5 11011 pl us tenir coinpte dans lii
inciine mesure du nombrc des paysans de la montagne et des
petits pavsans et (Je ccliii des penis industriels, arfisans et com-
iiicranls com me du iionibre des agriculieurs et des industriels,
1) L 1LX(IL14iOJI kl(4 profeeiiis LI( ]flh1i(ILI(
artisans et commerants, poss6dant des expioitations importantes et de bon rendement. La rparfition des quotes-parts devrait pluft se faire d'aprs la capacih COI1omiql1e et financire des canions, teile qu'eiie ressort du renciement de l'im1)6t pour Ja dtfense nationale. Les cantoris-vilies, en revanche, firent valoir. 1'encontre de cefte proposilion, que le nouveau mode de rpartition devrait fenir compte avant tout, d'hrnen±s dcniographiques (iiombre des habitanis, des personnes exer9ant urie activit, des saiaris). Si d'autres facteurs ttaient iueessaires, ils devraient ressortir des rgimes des allocatioris pour perte de salaire ei de gaul, 011 tre iout au moins en &roit rapport avec eux. Mais il serail faux de se haser sur la capacit conornique des cantons, lanf donn que cet Iinent apparait d~iä dans les contributions des empioyeurs ei des travaiiieurs, ainsi ciue dans le montarit des subsides vcrss par la Conf&iration. Le rendernent de l'impöt pour la dfense natiotiale ne devrait en aucun cas entrer en ligne de compic, vu que cc moyen heurterait le prillcipe de soIidarit ei de la conipensation ä la base des rgimes des ailocations pour perle de salaire ei de gain. Les parts dues par les caiitons doivent par cons&luent Ctre dterinines d'apris les aiiocations verses aux niilitaires de chaquc canton.
3. Peu aprs 1'entre ca vigiteur de l'arrW du Conseil fdrai du ociobre 1941 (concernant les ressources n&cessaires au paicnient des allocations pour perle de salaire aux militaires, ä la cration de possibihuis de fravail ei ä uiic aide aux chmeurs). ]'administration des fonds ccntraux de compensation avait ps des mesures pour rassembier les donnes nccssaires ä 1'tab1issenient Tun nouveau mode de rpartihon. Les travaux prparatoires n'oni cependant pas 1)11 tre coinmencs avant que le bureau ldra1 de statistiquc efut fourni, sur la base d'unc enqute statisfique spciaIe, les r6su11a1s statistiques indispensahies provenant du recensement de la popuiation fait en 1941. Le 31 aot 1945, 1'administrafion prcite a sournis au comit charg de Ja confrence des directeurs des finances un rapport provisoire nurn& rant dix variantes Tun mode de rpar1ition.
La prcmnirc variante fient comple du riombre des personnes cxeriant une ac1ivi16 professionnelle, la scconde est base sur la
population de rsidence, vieillards et enfants compris. Ja troisime sur la population de r&idence ä l'exclusion des vieillards et des enfants, tandis qe la quatrirne variante se fonde sur le rendement pe11da1t la prenhire p&iode de l'impit pour la dfense nationale. Les variantes V et VI runissent Je facteur rendement de l'impöt pour la dense nationale avec les facteurs population de rsidence et nombre des personnes exerant une aetivif6 professionnelle.
La variante V11 tire ses critres des rgiJ11es des allocations pour perte de salaire et de gain. On y multiplie le montant moyen de l'allocation par jour soW avec le nombre des persoines exerant une activit, en fenant compte des diffrences existant entre les montants des allocations pour perte de salaire et des allocations pour perte de gain et des diffrences provenant de la dassification des localits et (je cliaque canfon ca partidulier. La variante VIII propose la rpartition d'aprcs les allocations verses dans chaquc cantoii. La variante IX part du fait quc les 1)riodes de service n'affectent pas fous les cantons dans une mme mesure (forte participation des cantons-frontRres au service accompli, cantons ayant un grand nombre de localits astreintes ä organiscr un service de protection antiariennc OU dans lesquels r&ident beaucoup d'trangers) et distingue entre l€ nombre mininiuin de jours solds et les jours soIds en sus de cc nombre minimum. La variante IX utilise comine nombre dterminant le nombre niiiiiinuin des jours so1c1s. La variante X tablit la rparfition d'aprs la sojiinie totale des subsides des pOuvoirs publics au fitre des allocations versies dans cliaciue canton. Rpondant au dsir cxprim par le connt de la confrence des directeurs des finances, l'adrninisfration des fonds centraux de conipensation a prsent une onzime variante qui dombinc les variantes IX et X.
Ces onze variantcs, ainsi qu'un ra)port cl(taillt de l'administiation prkite, ont servi de base de discussion lors de la sance plinire des directeurs cantonaux des finanees, tenuc Je 10 octobre 1945 ä Berne. La maJorit des participants a port son choix sur la variante IV fonde sur ic rendeinent de I'impöt pour la dfense nationale, sans toutcfois dcidcr avec laquelle des autres
varianfes ic facteur rendement (je l'impot poiir la dfense nationale dcvait c'tre comlin. On prcvoyait avant tout une conihinaison de la variante IV avec Ja variante X mi XI. D'auire part, la confrence des directeurs des fijiances a exprim le dsir que Ja (luestioll du caicul des jours solds soit 1ucide par des experfs cii inatire de statistique. Cette fache a confie ä des reprentaiits du Lii reuu fdrai de statisliquc, aiIiSi que des btireatLx de statistiquc des canions de Berne et Bi1e-Vil1e. Lors d'une discussion qui clii heu le 24 octol)re 1945, ces exports sutit COflVCflh[5 que pour Je caicul du noml)rc nioven des jours (le service sokls on devait preiidre en considratioii imis les homnies et toutes les
femmes de nationalit suisse igdS (je 20 ä 60 ans, les hommes
coinptant pour Uflc unit, los femmes pour un tiers.
A la suite (10 cet examen, deax nouveaux modes de rpartition furent tablis. Le prelnicr se sert de facteurs sans liaison avec les Ngimes des allocations I°'" iierte (je salaire et die gaul, tels que le rendement. pendant Ja premire pnto(le, de l'iml)öt pour Ja
chfense nationale et la poptilatioti de rsidcnce (liLerni ilieC (je IU faon inclicjuc plus haut. Le second mode utilise des facicurs cii
rapport avec ]es dits regimes. 11 se hase sur les montants des allocations verses aux militaires de cJiaque canton, en fenant
coinpte des diffrenccs cli plus 011 cii mwns des lionhllres (10 jours so1ds d'avcc la lnoyenne gnrale. Cc mode ri 1)ond ainsi lt ii ii
v(Uu (los directeiirs des finanees dlal)rcs lequel 011 dojt tenir
compte des difftrenecs en 1)ltis 011 ca inoins des nomJ)res de jours
solds lors (10 la dcterniinatiou des qtiotes-parts (Ines par les cailtons. Dans son arr(t du ii Jan-vier 1946, Ic Conseil f&lral a (lonflt la prfrcncc lt cc mode de r(partition.
II. Le mode de rcJ)ar1i/ion du iinie (id's alio(a/io,is
OU0 perle de salaire.
Larrlt du Conseil f&kral du 1 an-vier 1946, concernant ]es subsides dus par les cantons cii verin du rgime des allocalioris pour perte de salaire, ost iiiie disposition (J 'excutio1I (Je J'artidc 7, 2e alina, die i'arrt du 7 oetobre 1941. cntr cii vigueur Je
1 juillct de la nilnie aiine. In principc. Ja quote-part des can-
tons (levrait done Ctre caJciihie depuis celle derriire date cl'aprs le nouveau mode de rel)artitiOfl. Celui-ei tant cependant fond6 sur Lilie statistique &tabhe pmir les annes 1942 ei suivantes seil-Ienienl. ii n'esl ap1)licai)Je qtCä partir du J' jalivier 1942 (AC[ art. preI1ier), fandis que les qitofes-parfs des canfons pottr in priode colaprise entre le 1er juiilet ei le 31 dcembre 1941 cest--dire jusquau moment t partir du(uel l'adininistration des fonds cenlraux de conipensal Ion a fir profit de faon suivic des COUj)Ofls de puiement des certificats concernant les jours de service so1dc.s sont calcules cI'aprs le ilombre des personnes de codton dJ1)eIldl11te dternmin par Je recensement de in population (je 1941 (ACF art. 4. 2e al.).
Lurt ide prem ier de 1'arrct du Consei 1 f&kral indique (Je quelle faoii doivent se caleule, les (jUo1e5-pmris des subsides (1115 pur les can1ons. On lient compfe i ccl effet du mnonlant des allcations verses aux mililaires de dliaque canton, ciii nornbre des jours de service solds et du niontant moven de l'alloeation par jottl sold.
[es jotus (je service soldes soiit deterinines dapres les coupOfl5 (Je paieuient des cartes d'avis cue les caisscs remet tciit 1)0111 confr6ie ii b'administration des fonds centraux. Les dif1irences cii plus mi cri moinS des nuinbres de •jours so1ds d'avee la titovenne gnrale scml rectifis par des d&luclions ou des augmentations proportionnelies h rpartir entre les cantons. La iiloveune gnrale setablit sur In hase de in population clenoml)ree par le recenseiiicnt (Je 1941. Seules eiitrent en ligne de eonipte les personnes de nationaiit suisse zigtes (je 20 60 ans, ciiaque liomme comptant pour une unit cl chaque feinme pour 1111 tiers (ACV art. 2). l'cxclusiori des &rangers al1ge ainsi les cantonsfiont ires oü rsident liii grand nombre (i'dnire eux.
La rpnrti/io,i des (juoles-J)imrls est rtglie t l'article i (je 1arrt. Un sixRme des dpenses (les poUvoirs publies est reparti (lapres le inontant des allocalions, et tut siXime d'apr's je montant (je l'allocation par Jour solds, CC (liii represente ensemble Je tiers des ckpenses des pouvolCS 1)111)1 CS i nconhl)unt atix cnn tons. 1 e tabicau annex mnont re comment sont calcuhs ei rpartis ]es sul)sides dills i' eliaquc canion cii partieuliei.
1,55
1111. Le mode de rejnzrtilion du rgimne des allocaliomis pour perle de gtun.
Lors de Ja promuigation de 1'arri du Z octobre 1941, 011 a renonc t inodifier l'articie 9, 2e alina, de l'arr~t6 du Conseil idra1 du 14 juitl 1940 selon Jequel Ja qilofe-I)art des cantons s'opre sur la base du noinbre des membres des caisses cJomiciiis sur le ferrifoire (je chacun d'eux et ä y prvoir l'institufion d'uri nouveau inde de repartitioii gaTemcnt pour Je rgime des allocatioiis pourperte (Je gaul. Ccci s'cxpiiciue p' Je fait qu'on se proposa d'instituer nil notiveau nlo•Je (je r1)artif ion dans les deux rginies cii minc temps. [ii mit. les (Jits rgil11cs doivent (tre coiisidrcs comme un tout qttant ja r6j)arfition des suisicies dus par les cantons, les mmcs rgles tant a)p1icab1es de part c± d'autre.
Le caJcul des quotes-parts en fonction du Il0fl4hrc des mcmbres des caisses aurait d'aiJleurs conduit ä des rsiElfafs peu safisfaisants. Quc Je eaJcuJ soit fond6 sur Je nombre des membres des caisses ou sur ceJui des expioifations, les cantons ayant un grand noml)re de pcfits paysans ei (je PYS115 de Ja inonfagne, ainsi quc de petifs artisans et conimeranfs aurajetit Jss par rapport atix cantons qui possdent surtouf des enfreprises iml)or- fantes et de 1)011 rendement. C'est Ja raison pour Jacjueiie 1'artidc 9, 2c alina, de l'arrc't du Conseil fdrai du 14 juin 1940 a
modifi par l'arrf du 11 janvier 1946. L'aJina revis dispose que la quote-part de ciiaque canfon affreiite auxdpcnses effectu&es dL's le fei janvier 1942 sera dferniiiic conformment l'arr( du Conseil fdrai du ii janvier 1946 concernanf les subsides dus par les cantons en vertu du regime des aJJocations pour perLe de salaire. Pour Ja priode antrieure au 1 janvier 1942, cii revanche, Ja rparfition doif s'optrer sar Ja I)ase du iiombre des membres des caisses domiciiis sur Je ferritoire (Je chaque canfon. A cc 1)rol)oS, Ja notiott de incmbres de caisses cievait ctre prcisc1 Sont considrs comme fels
les person1ics exer'ant unc activif indpendaiifc d'apr's Je recensement de 1941.
1 ) Cf. ii La notioii dc ineinbre de la caisec duns les rgin1es (les allocutions pour perte de salaire ei de gain »‚ Revue 1945, p. 545 ss.
DUDS1UtS UUS par ies CaUWII en vertu des rgimes des allocations pour perte de salaire et de gain.
li6compte dfiniti 1942-1944.
Ihipartition siir la base du noinbre des jours de service solds ainsi quo d'aprs los diffrenees en plus ou en moins des nornbres de jours so1ds favec la rnoyenne gnra1e et le montant des allocations verses aux militaires de chaque canton.
Nenibre de jours soldds
Population -- eantons de rdsidence1
Hoyenne Difidrence es plus (-f) Rectifd (Noinbre de base) Effectif
par cnitd du base oo en tonlos (-)
1 2 3 4 56
Zurich 255 961 23 082 177 90.17 849203 + 2 203 23 079 974 Berne . . . 274 665 24 273 837 88.37 615640 - 492 674 24 766 511 Lucerne 71 799 5 828 144 81.17 305254 - 645 964 6 474 108 Uri 9877 644 680 65.27 083122 - 245 928 890 608 Schwyz . . 22 480 1 690 2M 75.18 776690 - 336 798 2027 019 Obwald . . . 6 654 514 138 77.26 750826 - 85 852 .599 990 Njdwald . . 6 018 529 518 i 87.98 903290 - 13 124 542 642 (1lari 12028 1 222 560 101.64 283338 + 137 997 1 084 563 Zoug 12 385 990 191 79.96 697618 - 126 163 1 116 754 Fribourg 51 315 4 410 238 85.94 442170 - 2168,30 4 627 068 Soleure . . 56 374 5 243 060 93.00 493135 + 159 823 5 083 237 Bäle-VAle 64 535 6.563684 101.70 735259 + 744 570 5 819 114 B6Je-Campagne 34062 3093 828 90.82 931125 + 22 461 3 071 367 Schatfhouse 19 534 1 731 197 88.62 480802 - 30 182 1 761 379
.
Appenzell R. E 15 156 1 266 456 83.56 136183 -100 159 1 366 615 Appenzell 11. 1 4 194 327 18,3 78.01 216022 50 990 378 173 St-GuI! 85S3 364 90.64 986745 + 45 448 8 537 916
. . . 94 687
Grisons 42354 4 400 183 103.89 061245 + 581 128 3 819 055
. . .
Argovic 95 505 8 292 851 86.83 158996 318 824 8 611 675 Thurgovic 48 488 4 128 261 85.13 984903 -243 896 4 372 157
.
Tessin 49205 5 221 939 106.12 618636 + 785 130 4436 809
. . .
Vaud ...... 125133 11 832 444 94.55 894128 + 549 216 11283 228 VaJais 49086 4895 092 99.72 480951 + 469 013 4 426 079
. . .
NeuchteJ 43230 3938 415 91.10 374739 + 40 371 3898 044 Genve 62060 4 966 167 1 80.02 202707 - 629 776 1 5 595 943
+ 3537360 137 670 028. Suise . . . 1526785 137 670 028 90.16 988508 3 537 360
Allocations
Population de
rdsideoce1 tdduction2 Part ä la charte des pouvoirs publics Cantons Montant moye
(Nornhre Montaiit versd ex suppiduient pour Montant rectitid
our solden uotes-parts du montantMontautmoyen du hase) aux niilitaires lesdifidrencesen
rectifid3 par jour soldd
iiUS VU en IIIUIlIi ol. 7 -- 8) (CoI. 9 6) (Col. 9) (CoI. 11: 6)
1 2 7 8 9 10 11 1213
Fr. Fr. Fr. Fr. Fr. % Fr.
Zurich ... 255 961 134 619 973 12 382 134 607 591 1 5.83 2224551 67 783 611 50.36 2.93 6901532 Beine . .. 274 665 120 425 566 + 2 664 420 123 089 986 4.97 0017213 62 715 998 50.95 2.53 2290398 Lucerne .. 71 799 27 349 686 + 3 304 403 10 654 089 4.73 4874518 15 648 so 51.05 2.41 7094370 Uri ......9877 2524 064 + 1 049 607 3573 671 4.01 2619468 186385,2 52.16 2.09 2786051 Schwyz .. 22 480 6 905 796 + 1 500 039 8 405 835 4.14 6895021 4,133945 51.59 2.13 9568006 Obwald ... 6 654 2 0416 991 + 376 246 2 443 237 1.07 2129535 1-719829 52.06 2.12 0005333 Nidwald . . 6 018 2233 503 + 60344 2 293 847 4.22 7182930 1 1 180 104 51.45 2.17 4737672 (flaris 12 028 6059369 - 4159 123 5 40)) 246 4.97 9190697 27,34 700 50.64 2.52 1476391 Zoug ......12385 4 844 196 + 4173 748 5 517 944 4.94 1055953 2 797 697 50.70 2.50 5204369 Fribourg 51 315 18 906 143 + 1 013 265 19 919 408 4.30 4974121 10360904 52.01 2.23 9194237 Soleure 56 374 27 983 113 822 034 27 161 079 5.34 3264341 137,31704 50.56 2.70 1370012 Bftle-Ville 64 535 43 723 137 - 4 779 786 38 943 351 11.69 2316218 19 478 375 1 50.02 3.34 7309401 B6Ae-Campagne 34 062 17 186 721 - 121) 245 17 066 476 5.55 6638460 8 626 379 1 50.55 2.80 8644815 Schaf fhouse 19 534 9176 670 + 174 401 9 351 071 5.30 8948840 4726 710 50.55 2.68 3528076 Appenzell 11. E 15 156 6 046 146 + 521 244 6 567 1390 4.80 5588991 3 356 231 51.114 2.45 5871624 Appenzell R. 1 4 194 1 340 406 + 227 716 1 568 122 4.14 6573129 837 502 53.41 2.21 4600196 St-GalT ... 94 687 42 715 248 - 217 962 42 497 286 4.97 7477642 21644 725 5093 2.53 5129767
42354 21881 500 2784 950 19096 550 5.00 0333852 9878 600 51.73 2.58 6660836 Argovic 95 505 41 250 383 + 1 728 773 42 979 156 4.99 0800976 21 873 088 51189 2.53 9934217 Thurgovic 48 488 17773032 1 + 114462-2 18 917 4154 4.32 6846908 9709 419 51.32 2.22 073887))
49205 26644278 3860585 22 783 693 5.13 5152989 11624181 51.02 2.61 9941719 VauLl ......125133 60835364 - 2 721 223 58 114 141 5.15 0488938 29635798 51.00 2.62 6535420
Valais . . . 49086 2419684)3 - 2 234 196 21 962 607 4.96 2091051 11414 585 51.97 2.57 8938378 XeuchMpl 43 230 21 576 138 213 138 21 363 000 5.48 0440959 10 783 379 5048 2.76 6356408 (lon6ve ....62060 28840086 + 3 986 796 32826 882 5.86 6193061 16448 155 50.11 2.93 9299953
Suisse 5241 785 + 18 425 624
... 1 717 104 312 717 104 312 5.20 8862977 1 364 463 154 50.82 2.64 7367472 18 425 624
l) Suisse ägis de 20 it 60 ans, les leuinies ne eomp)aut (Tue Pour
2)Xomhres rectifls.
1) 414) des allocations poiir Le. pourcelitages iutlitiueslaus la colonne 12 vii rieut % perte de anm daus Faaricult tue
Population 28me noitid ‚i du nootant de la colonne 13
Cantons de rdsideoce1 l)re rooitid = 1/du InDIOS Fr. 0.88 24558244
Total
(Hombre de base) noontant des allocations
(Col. 14 -IL ls) delacolonne II Total
Montant par jour soldd
(Cvi. 15 x 6)
1 2 11 15 1617
Fr. 1 Fr. Fr. Fr.
Zurich 255 961 11297 269 1 0.58 5994942 13 524 748 24 822 017
Berne 274665 10452666 0.38 3689375 9 502 647 19 955 313
Lucerne 71 799 2 608 088 0.32 6091361 2 111 151 4 719 239
9877 310 642 0.16 3937201 146 004 456 646
Schwyz 22 480 722 824 0.18 7328179 379 718 1 102 542
.
Ohwald 6 654 211 997 0.17 7540842 106 526 318 523
Nidwald 6018 196 684 0.20 4913012 111 195 307 879
.
Glaris 12028 455 783 0.37 8282371 410 271 866 054
Zoug ......12385 466 283 0.37 0146360 413 362 879 645
51 315 1726817 0.23 7141294 1 097 269 2 824 086 Fribourg
Soleure 56 374 2 288 617 0.46 8229182 2 380 120 4 668 737
64 535 3 246 396 0.79 1198876 4 604 076 7 850 472 BS.le-Ville. . 1 602 844
Bäle-Campagne 84 062 1 437 730 0.52 1866583 3 040 574
787 785 0.45 9308214 809 016 1 596 801
Schaffhouse •19534
Appenzell lt. E 15156 559 372 0.34 5479988 472 138 1 031 510
Appenzell E. 4 4 194 139 584 0.22 4844274 85 030 224 614
94 687 3 607 454 0.38 5109059 3 288 029 6 895 483 St-Ga1l . . .
423,34 1 646 433 0.41 0874594 1 569 153 3 215 586
Grisons . . .
Argovic 95505 3 645 515 0.38 7511284 3 337 121 6 982 636
. .
Thurgovic 48 488 1618236 0.22 7913611 996 474 2614 710
49 205 1 937 364 0.42 7515035 1 89680-9 3 834 166 Tessin . . .
125 133 4939100 0.43 0811886 4 860 949 9 800 249 Vaud ......
49086 1 902 431 0.40 7013365 1 801 473 3 703 904
Valais ... 3 749 068 Ncuehätel 43 230 1 797 230 0.50 0722380 1 951 838
...i6 027 264 62 1)60 2741359 0.58 7194152 3 285 905
60743859 i 0.44 1227912 60 743 859 121 487 718 SuisSG . . . 1526 785
1)Suisses ägOs de 20 ä 60 ans, los temmes ne eomptant que pour Vi .
4) Fr. 0.88 2455824 - % de la moiti6 de In rnoyenne g6nra1e (Col. 13).
Aperu concernant les personnes morales
poursuivant un but d'uti1it publique qui
ont affranchies de la contribution.
Le nombre global des personnes morales affrancliies cii 1945 de l'obligafion de contribuer au rgime des allocations pour per t e de gaul selon 'l'article 6, 2 alina, de l'arr~t6 du Conseil fdra1 du 14 juin 1940 est de nouveau, conipar l'anne passe. cl lgre rgression. Cette dernire doit tre aHribue PjijPknient au fait que depuis la revisioii partielle du rgime des allcations pour perte de gaul da 5 avril 1944, l'affranchissement des exploitafions industrielles, artisanales et coinmerciales n'entre encore en ligne de compte que si une atetivit6 est exerce dans un l)ut lucratif, t condition que cette activit perniette d'oocuper des personnes ayant besoin d'aide ou poursuive des l)uts de rducation par le fravail. Dans tous los auf res cas, la questioii de l'affrancluissement de l'obligation de contribuer ne se pose pas, va que la notion d'ittilit6 publique suppose en principe le chfaut d'unc activit lucrative. *)
A l'encontre des exploitations indust rielles, artisanales et commerciales, le nombre des exploitations agricoles affrancluies en 1945 de l'ohuigation de coiitribuer a lgrenient augment. 11 s'agit pour la plupart du temps d'exploitafions dpendant d'tablissements poursuivant un l)ut d'utilit publique et assujetties seulernent aprs coup au rgirne des allocations pour perte de gain.
Du 1er juillet 1940 au 31 dcembre 1945, G21 exploitafions agricoles, industrielles, artisanales et cominerciales on W affrancliies. Le nornbre des affranchissements varie considrahlement selon les cantons. Tandis quo dans ceux de Nidwald et de Claris une seule ex1)loitafion a tt affranchie, qu'aucune ne I'a
dans Je canton d'Appenzell (Rh. int.), les cantons de Zurieli
*) Cf. « L'affranchissement des personnes, morales poursuivaiit mi hut d'utilitA publique. Revue 1945, p. 102 s.
et de Berne atteigneiit avec 158, respeetivement 74 exploifations affranchies, le chiffre maximum. Le nombre global des affrancliissements est de 416 dans I'industrie, le commerce et i'artisanat et de 205. soit la iiioiti en chiffre rond dans l'agriculture. Seul (]ans les cantons de Schwyz, Nidwald, Glaris, Fribourg, Appenzell (Rh. ex.), Tessin et Valais, le nombre des exploitations agricoles affranchies dpassc de plus de la moiti6 celui des exploitations industrielles, artisanales et commerciales qui le sont galein cni.
Le iableau ci-aprs indique Je nombre des exploitations affranchies jusqu'au 51 dkemhre 1945 et kur rI)artifion selon les cantons
Exploitations Expioltations industrielles, Total
Canton agricoles artisanales et commerciales Zurielt 47 111158
Beine 22 5274
Lucerne 11 2031
Uri 3 6 Schwyz 7 3 Obwald - 2 Nilwald 1 - (laris ...... .1 - Zoug ....... - 1 Fiibourg 9 3 Soleure 7 15 BS.le-VilI•e 3 42 Bäle-Campagne . 7 8 Sehafthouse . . . 1 2 Appenzell (Rh. ext.) 18 2 Appenzell (Rh. int.) - - St-Gall 4 23 Grisons 7 18 Argovie 16 28 Thurgovie . . . - 5 5 Tessin 11 9 Vauch ....... 14 34 Valais 5 3 Neuchtel 4 Genve 2 24 Suis.se 205 416
Le tahleau sttivant indique ciue le chiffre maximum des
affran•cliisseinenfs a affeint en 1940. 11 n'a cess depuis de
di inilluer.
Exploitations Aniies Exploitations industrielles,
agricoles Total artisanales et commerciales 1940 55 209264
1941 85 111196
1942 21 5273
1943 24 2650
1944 9 1221
1945 11 617
Circulaire
(ILE prsident de la commission fkraIe de surveil- Jance en inatire dal1ocaiolls poiir perie de salaire aux prsidenfs des commissions d'arbitrage et aiix
coniits des caisses de conipensafion pour perte de
salai re.
Messieurs,
La commission de surveillance est sans cesse oblige d'annuler des dkisons des cominissions d'arbitrage et (Je leur renvoyer des affaires Pour nouvelle dcision parce que les faits (Je la cause n'oiit pas suffisarnnient MuciUs. Afiti de prvenir un travail iriutile et des retards dsagr&ibles, je vous prie de bieri vouloir observer les rgJes siiivantes
Les faits de Ja cause (Joivent tre clairement Mablis dans la (l(Ci5iOIi de la commission d'arbitragc de manire ä offrir une base süre ä 1'arrüt (Je la cominission de surveillance, celle-ei n'ayant t se plQ)iOflcer quc sur des questions de pril)cipe (AUS art. 16, 3e al.).
Oii Mucidera les faits contests cii rclarnant Ja production de bus dociitiiciits utiles et en proc&lant ü 1'audition de tmoins ainsi qu'ii celle des parties ; les parties qui ne sont pas verses dans Ja pratique du droit devroiit ütre inviftcs ä apporter les preuves qui leur incoml)eiit.
A nioins que leur nature ne permette sans autre fornie de procs de les coiisidrer eonime concluants, les docurnenis produits (leVront &tre ports a la connaissaiice (Je Ja partie contre laquelle ils
doivent servir de preuve, afin ciu'elle puisse y opposer ses moycns de dfense vcntueIs. De mme, on doit donner aux parties l'occasion d'assister ä l'audition des imoins ou de «expriiner aprs coup sur leurs dpositions.
Lorsque cmployeur cl cinploy& sont intresss ä la dcision,011 leur donnera t bus deux la possi1ilit de clifcndrc leur point de vuc les dc1arations de i'un ne peuvent sails plus her 1'autre.
Lorsque ha caisse mne un contr()lc chez im de ses meinbres, eile doit lui cii cominuniquer le rsultat et I'inviter i. signer ic procs-verbal de contröle ; s'il refusc de le faire, ori consignera les raisoris de soii refus.
L'indication des moycns de droit cloit noli seuleinent signalcr le (I1ai de recours, mais ericore rondrc les parties attciitives au fait quc le rccours cloit contenir des conclusions claires cl motives.
Veuillcz agrcr, Messieurs, 1'cxprcssion de ma considration dis-1 ingue.
Le prsideiit de la coinmission fdra1e de surveillance en niatire d'allocations pour perte de salaire J. STREBEL.
Lausanne, le 1er mars 1946.
Liste des motions, postulats, interpellations et questions crites concernant les rgimes des allocations pour perte de salaire et de gain, dposs aux Chambres fMra1es.
Depuis 1939, les conseils 1gislafifs ont lrait par voie de motion, 1)ostulats, etc., de nomlircuses questions ayant irait aux rtgiines des alloeations pour perte de salaire et dc gain. Avant Ja guerre (lj, le Parlcmeiit s'est proccup de protger, C0flonUquement parlant, les mihitaires (cf. Revue 1943, p. 285 ss et Revue 1944, p. 1 ss). Les motions, postulais, interpehlatioiis cl questions ehcrites relatifs aux dits rgitnes, ddpos& devant les Chambres
au cours de celle dernire guerre, unI surtout en pour objet 1'assujettissement aux rgimes en caiise et leur maintien aprs la guerre. Nous en donnons ha liste ci-aprs en incliquant chaquc fois, dans in dernire colonne, ha Revue dans laquehle ils ont publis (le pr1Iier chiffre indiquant 1'anne, le second ha page).
Pate Nom Objet Trait6 Revue 1
Motions
5.12.1939 Ug N Allocation pour perte cle salaire ........aecepte üoiiiiiie 1943, 290 postulat 7.12.1939
11.4.1942 Moser N (1aisses de conipensation pour perte de salaire accepte conhine 1943, 290
postulat 8.6.1944)
3.6.1942 Weber N 1lpartitiou du revenu national .........elasstie 28.3.1945 1943, 291 19.3.1945 (fysler N Allocations aux tudiants .............adopte 2.3.1945 1945, 322 19.3.1945 i Wahlen E Alloeatjons aux ftudiauts .............tdopte 28.3.1945 1945, 322
Postulats
27.3.1941 Moesclilin N Allocations familiales .............'tdopt6 13.6.1941 1944, 5 6.6.1941 Moser N Allocations aux tuilitaires e1ibataires .......tdopt 12.6.1941 1943, 291 5.4.1943 Spiihh'i' N Allocations pour perte de salaire .........elassA 20.9.1944 1944, 457 24.3.1944 Bonei' X BAgimes des alloeations pour perte de salaire et de
gain aprAs la guerre .............adoptA 20,9.1944 1944, 457 5.6.1945 Scinubl- N Destination future des i'Aginies des allocations pour
Zurjeli perle de, salaire et de gain ...........adoptA 18.6.1945 1945, 323 26.9.1945 1 l)ietsehi N 1'rotectioii des militaires dAinobilisAs .......adoptA 10.12.1945 1946, 62 26.9.1945 Pii'ot N Proteetion des militairesdAniobilisAs .......a{ioptA 10.12.1945 1946, 63
Juterpellations
6.6.1945 1)ietsplii N Destination future des rAgiines des allocations pour
perte dc salaire et de gain ...........18.6.1945 1945, 322 19.9.1945 i \Venk E Aide aux nillitaires dans la gAne .........26.9.1945 1945, 593
Questions erites
2L2.1940 Schund- X Allocations pour perte (lc sa1airp .........1.4.1944) 1943, 292
Zuric'li
22.2.1940 Gysler X Frii ich isp dc port ...............5,4.1944) 1943, 293
28.3.1940 (4 Lia rteiioud IN (lio,seiuent des 1oealit's 31.5.1940 1 1943, 293 9.4.1940 Rohr IN Suisses rentrs de 1'ttatigei et eaisses sie corn-
pen.satioii ................. 21.5.1940 1943, 294 8.6.1940 Quartenond IN Allocations pour perte de salaire ........ 12.7.1940 1943, 294 23.9.1940 l'alseld IN 1 Allocations (1'autolune aux militaires ...... 31.1.1941 1943, 295 253.1941 Moser IN 1 ndeiuiiit0s aecord0es aux militaires e1ibataires 21.5.1941 1943, 296 25.3.1941 i Miiller- " lGgi In ( des allocatiolls pour perte sie salaire 9.6.4941 1943, 297
Ble une
26.3.1941 Houlet N Plan Wahlen ................ 6.6.1941. 1943, 297 22.9.1941 Bittnieyer IN Revision des dispositions du rginie des allocations
pour perte de salaire ............ 1.12.1941 1943, 298 30.3.1944 lost IN Caisses de eonipensatioii et service sl'instruetion 2.6.1944 1944, 292 8.6.1944 Perr€ard N Allocations aux itudiants ........... 8.9.1944 1944, 458 5.12.1944 Tiahcrliii IN Allocations pour perte de salaire aux merubres des
organi.sines sie la protection antiarienne des
tab1issemeuts industriels .......... 18.6.1945 1945, 323 19.12.1944 Perr&arcl IN Allocations aux tudiants ........... 24.9.1945 1945, 323 19.12.4944 (Bovanoll IN Allocations pour perte de salaire aux militaires 2.3.1945 1945, 138 20.12.1944 BooTet IN Allocations pour perte de salaire aux agriculteurs 27.2.1915 1945. 139 20.12.1944 lluoss IN Aide suppl&nentaire aux vieillards, veuves et
orphelius ................. 24.9.1945 1945, 593 19.3.1945 Leupiii IN Allocations pour perte de salaire et de gain 2.6.1945 1945, 193,
326 28.3.1945 Studer- IN Allocations pour perte de gain aux petits artisans 4.6.1945 1945, 325
13 erthoud
4.6.1945 5lunz IN Fonds ceutraux de coinpensation ........ 24.9.1945 1945, 541 6.6.1945 Pugin IN R6compense aux soldats ........... 9.10.1945 1946, 124 19.6.1945 Gui nand IN Allocations pour perte de salaire aux militaires 28.8.1945 1945, 409 26.9.1945 1'iot IN Taux des salaires eri nature .......... 1 3.12.1945 1945, 596
IN Conseil national E Conseil des Etats
.4-
uecisions aes commissions
r' 1, 1 111
ieaeraies ae surveiiiance en matire d'allocations pour perte de salaire et de gain.
A. Dcisions de la commission fd&aie de surveillance en matire d'allocations pour perte de salaire (CSS).
1. Obligation de contribuer.
N0 638 : Obligation de fournir des renscigilements, procdure de
soni niatioii, production des ]ivrcs.
2. Droit t l'allocation.
Cf. no 643 Exercice du droit.
3. Allocation pour perle de salaire.
N° 639 Allocation supplimeniaire presfations d'assistance rgu-
lires.
4. Restitution des allocations touches indüment, paiement des contributions arritnes et r&1amation des allocations non touches.
N0 640 Remise des allocations touches indüment : bowic foi.
N0 641 : Remise des allocations touches in(lürnejlt : charge 1 rop
lourde.
N0 642 : Remise des contributions arrires peronnc de bonne foi
lors de la reprise d'unc inaison de commerce.
N0 643 : Rc1aination des allocations rion vcrsCs : prcscription ei
conipensation.
. Procdure.
644: Comptence des coinrnissions d'arbitrage.
N0 645 : Revision.
Remarques prIiminaires.
La dkision ilo 638 porte sur les faits suivanis : le propritaire d'une exploitation agricole a refus de renseigner la caisse sur les salaires verss ; ii estimait qu'il cüt de son devoir de donner ces renseignements s'il s'tait agi de prendre wie dcision quant ä la contribution, mais qu'il n'avait aucuric obligation de les fournir alors qu'il s'agissait
cii fait dc tranclier in que.stion (Je lassujeflissernent au rgime des allocations pour perle de salaire. Aprs liii avoir crit plusieurs fois sans obtenir (Je rponse. Ja caisse fixa (loffice sa taxatioii. Le recoumut entendait dautre part quc les employs de Ja caisse examinent les livres cl pices jiisfificatives ii lendroit ofi Mait leniie la coinptabilit. tilfl(JiS (Jiie Ja CaiSSe en exigeait la pioduclioii all .sige (Je l'exploitatioii. Dans sa deeisioui 110 638, Ja CSS statue jue J'expJoitant est
leni, de fournir des renseineinenls a Ja eaisse (laus la mesure oü ils
mi soiit nccSsaire.s pour prendre une decision au sujet de lassujettisseineuit 011 (Je Ja contribution. II pent d'ailleurs arriver que, dans certains cas, eile ait bcsoin (I'inciica!ions torichant ]es salaires vers& pour Irarucher la question de J'assujettisseiueiil. La CSS reJve eiisuife qite Ja caisse na ie (Jroit (Je procder i Ja laxnlion cl'office prvue ( bITtide 27 10. (111 aPrS avoir iecourii 11 iitie proccItire (Je sOinhlldtiøfl r6g11iire et avoir iiuparti siiccessiveneiit (ieux cJiiais au contribuable pour pro(luire sec, eomptes. Dans Ja rnnic (1cision, Ja CSS confirme Je principe (kjl appJi(1u dans Ja pral id ne et selOfl Jequel ]es ii vres ei pices justificatives (ioiVeilt eire produits att sige (Je lexploitation.
Pour que Je reqmrant ait droit ii uuiie allocatioii siippinientaire, dcl.are Ja CSS (laus 5(1 (Ticision n° 659, il fallt qtiil ait fourni des
prestations r4ulire.s, mais il ii'esl pas iucessaire qite Ja persoune assisfe ait Jongtetiips dans Je hesojil.
Les dclix dtcisions nIII 640 ei 641 se rapporten! i Ja reniise des allcations lojchces indiimeni. La (leis!on ii" 640 refuse Ja rernise ä 1111 inililaire qui. sur Ja form tue dc (ienian(le (laiiocat toll suppJnientaiie.
ii in(iiqlut (Je iiianiere inexacte Je reveritt propre Je Ja persOnne
assist€e et (iont eile tiadinet pas, potui cc motif, la bonne /oi. Le fait I tue JaCaiS5C ait la J)OSSibi1ii de vrifier les d&larations faites sur la forinule ne periiiet pas de (lduire Ja I)oilfle 101 du rC(1u(ra11t.
Daiis Ja (IdcisiolI 110 641. Ja reluiise est refuse. faule de c/inre Irop
Ion rde.
La CSG avait statu. (laus sa dcision n° 545 (Revue 1946. p. 114), que ]es aliocaiiouis potir perle de saiaire ei du gaul exigibJes ne pollvaient, faute (Je (JkSJ)üsul 1011 Jegaic contraire. faire Iobct dun contrat de reprise dc delle. 11 neu va J)dS de nime de Ja reprise d'une inaison de conunerce, VII (JIle dans CC Cd5 laneiell (ibiteuir reste soli(lallelueflt obhig pendant deux ans avec Je iuouveaiu. Si le reprenant ciemauide cii Foceurrence Ja renii-se de conlribiilions arrites itielaiiuies pour LIJIC p(riocJe anteruenre i Ja reprise. Ja (1UCStiOIi (Je in bonne foi devra eire tranche dans Ja persoiuiie de Faiicieji dbiteiur (dteisioiu ii" 642).
Datis sa dcisioui n° 645. Ja (55 abandonne soll aneuenne juurusprit-
(Jence seJoii laquelle Jenip!oyeur n'avait pas (1Lla1it pour exercer Je
droit tuix ailocations potir perle de saiaire (cf. les (JCuSioIis 1111' 95 et 124. Revue 1941. p. 11 e.t 90 ii° 176, Revue 1942, p. 294 n° 344.
Revue 1945. p. 455 : 110 536, Revue 1945, p. 241). Sappiivaiit sur lar-
tide 4. 2e aIina, AUS, ca vertu duquel Je mi]itaire ou ses proches peuvcnt sculs exercer cii principe le droit aux allocations, la CSS statue que ce droit passe ä i'employeur si, pendant qile 1'allocataire tait au service rnilitaire, il lui a vers de son propre chef son salairc intgral ou tout au moins iiiie partie (je son sulaire gaie au montant des allocations qui liii revenaient. Comme le droit de rclamer les allocations n'avait jusqu'ici reconnu qu'it l'empIoy, 1'article 6 de lordonnance ri° 41 ne rgiait Ja perle de ce droit qu' son gard. Si toutefois on i'accorcie maintenant, dans certains cas, ii 1'cmployeur ainsi quc dans la prsente dcision ‚ la cornputation du Mai (I'uhIC anne doit &tre fixe par la voie de la jurisprudcnce. Dans sa dcision tio 643. Ja CSS dcIare que l'einployeur a Ic drcil de rclnmer les allocations non verses pour l'a1me prcdaiit Ja date ä laqiielie dies aal
revcndiqucs pour la J)rC1flire fois.
Suivant Ja marne j urisprudence que Ja CSG (voir 110 Si 5eextrait.
l,
p. 10 ; 110 99, Revue 1941, p. 109), Ja CSS avait admis jusqu'ici que les cJlajs fix& dans l'ordounance n 0 41 ttaicnf (les delais de (l(ch(iancc, doii il rsuItait naiiirellcincnt (jile les cranccs invoques aprs 1'cxpi-. rafion (Je ces (Jlais ne pouvaient plus &re compenses *)•
Or, dans so dcision all 6.3. Ja CSS niodific sa jurisprmlence, sinon expressinent (lii moins implicitement. Eile y traite comine uii Mai de prescription Ic dlai (]ans lequel cJoit lrc cXerc le droit aux allocations non verses. Contrairemenl i Ja c1chauce, Ja PresCriPtioli n'entrainc pas l'extinction de Ja crancc, mais cii1ve sculcnicnt au crancier Je droit de Ja faire valoir en lustice ou de rccourir ä l'excution forc&. Si, par cxemple, un militaire a accoinpJi du service en 1942 cl n'a pas rciam les allocations pour perle de salaire (Jui lui rcvcnaicnt, son droit de ]es rcvendiqucr cxpire iinc aiine aprs Ja fin du moi.s au cours duqucl il a 6t6 all service miJitaire (ord. 110 41, art. 6, 1er al.). Suppos toutefois que la caisse exige des cotifributions arrircs pour l'annc 1942. Je miiitaire poiirra faire valoir son droit aux allocations non verS&S, vu qu'il i'tait pas cncore prescrit ä celle poquc, en opposant la coiupcnsation ii la caisse. Inversernent, puisqu'il est adinis quiJ s'agit Tun dlai de prcscription, la caisse n'aura pas J'obligation de vcrser des allocations, unc fois la prescription acquisc, mais eile aura ic droit de Je faire. Si eile sert des allocations tout en sachant qu'il y a prescription, eile ne fait pas une donation au niilitaire bien plus, eile ne peut pas non plus cxiger Ja reslitution (ics moutants verss dans l'ignorance de celle circorisiance (voir art. 63, 2e al., CO). S'il s'tait agi Tun Mai de dchance, la caisse aurait au contraire pu rklamcr Ja rcstitution de des allocations Je droit du inilitaire se serail en effct
) Voir ä ce sujet : « Prolongation des d1ais de pre.scription absolus de 1'ordonnance 110 41 »‚ Revue 1945, p. 53.
CO1flI)lteifleflt Meint saiis laisser subsister aticuile obligation ]]atUrelle, si bien qu'il aurait iouch ces inontants indürnent.
C'est aux cornmissions d'arbiirage canlonalcs qu'il appartient de juger 'es contcstatioii.s relatives au rgimc des allocations pour perle (Je gain (dcisiori 110 644) tandis quc les dii lrends relatifs au ngime des allocations pour perle (Je salaire ressortissent aux coinmissions (1 arbitrage des caisses de compensatioii syiidicales. C'esi, par cons& Citient, la C011imiSSiOn d'arbitrage cantoiiale (liii est COii1pterItC pour siatuer sur les questions toiiehaiit la rduction de la contrihution personnelle cl la remise des C01itVil)Uti0flS dues selon le rgime des allocations pour perle de gain.
Selon la dcisioii ii 645. cc «est plus daprs Ja loi f&hrale du 22 jiovembre 1850 sur la procdttre civile devant le Tribunal fdra1, mais d'aprs les articles 136 cl 137 de la lol f&hrale (lorganisation judiciaire du 16 (kcembre 1943 qu'il faul juger si ei dans quelle inesure peut ftre admise wie demande IendanIe ä la reoision d'une dcision dune coinmission de surveillance. Cc changeiiient de jurisprudence est justifi par les considraiions suivaiics la loi fdralc du 22 novciiihre 1850 ne contient quc des disposiiions touchaiit ja procdurc Civile (levallt Ic Tribunal f&lral. tandis que Ja uouvclle 101 d'organisation judiciaire rgleniente aussi bicti la jitridictioii du Tribunal fdral en niatire (le clroit Clvii. puijile et adiiiiiiistratif, que celle du Conseil f&lral Cii inatire de (Irolt public ei adniinistratif. Or, comme les contestations dont connaissent les cominissions darbitrage et (Je surveillance sont (je uakure administrative, ii v ii 1 ieu dc faire applicatioir (je la riouvelle ioi.
No 638
L'exploitant est tenu de fournir des renseignemenis t la caisse
dans la mesure oü ils Iui sont indispensables pour prendre une dcision quant ä 1'assujettissement d'un engagement au rgime des all-
cations pour perte de salaire on quant i l'obligation de contribuer (OES art. 14, 2e al. ; 10 art. 21, jer al. ; IC art. 30, 2e al.). La caisse ne peut fixer d'office la taxation d'une personne tenue
de prsenter des comptes mensuels qu'aprs avoir recouru ii la pro-
cdure de sommation et lui avoir assign6 successivement deux Mais pour produire les comptes manquants (10 art. 27). Les livres et pices justifieatives d'une expboitation agricole doivent en prineipe Mre soumis i l'examen des employs de la caisse au sige de 1'exploita(ion.
Le recourant est propritaire d'une exploitatioii agricole dirige par un granl. La caisse s'aperVut, t 1'occasion Tun confr&le, qU'aucune cantribution n'avait verse sur les salaires en espces et en nature
du grant. I)ans une lettre du 18 rioveinbre 1944, eile s'enquit du Molltaut des salaires ei Iraitements que ce dernier avait fouchs jusqu'alors. Le recourant rpondit, le 5 janvier 1945, qu'ii avait form tune socit simple avec le grant si bien qu'il ne pouvait &re question d'assujettir cc dernier au rgime des allocatioiis pour perte de salaire ; pour la Jniiie raison. ii ne lui incoinbait aucune obligation de fournir des reiiseignements touchant la ciuestion de sa rmun&afion. La caisse i.itra truis fois sa demande dc renscigneinents mais n'obtint aucunc repotise, stur quoi eile procc1a, le 4 juin 1945, ä une taxation d'officc formelle : tenant compte des contributions dä perucs et des allcations (lJLI verses cii vertu du regime des allocations pour perte de gaul. eile fixt, Lt 997 fr. 30 Je iiiontant des contributions dues rtroactiveinent.
La coinmission darbitrage rejeta le recours forin contre cette taxatioii d'office en invoquaiit les motifs suivants le rapport confracmcl (tai)1i entre le recourant cl le graiit ne pouvait kre qualifi6 de socit simple il existait entre cux un rapport de subordination au sens dii rgime des ailocation.s pour perle de salaire in caisse tait com1)tten1e qiiaiit Lt In question de In remise des contributions Ic recourant avalt iobligatiori de prodtiire ses livres aui sige de 1'exploitation, (lLtflS liii dIai de 10 jours, Lt Maut de quoi la faxatioii falte par in caisse devait tre admise coinine cxacte ei entrcr ca force.
1,u recourant attaque cette dcision devant in CSS. II conclut Lt cc (Itle les cotitribtitions relames par la caisse soient abaisses sur In I}:isd' dies riiniin€ratioiis effeetiveinent verses, ou tventuellement Lt cc hie In dcision touchant la taxatioii d'office soit aiinule et i'affairc renvove Lt In caisse pour tre traittc Lt nouveau. Pour appuycr CCS (oncillsions, ii aiiLgue dpi'il n'avait pas i'obligation de fouriiir des rensd'igndincllts sur les gains du dirccteur die l'exploitation aussi longtemps que in question prjudieielie de l'assujettisserncnt n'avait pas iran-(hc in caisse n'aiirait cii le drojt de le taxer d'office quc s'il avait iefiist de donner des reiiseigneincnts, wie fois la question de l'assujet-Tisscmeiit rsolue. Lestimation du salaire vers au grant ne correspond pas Lt la rialit v u que cclii i-ci a H6 non seulenient cii recteu ticxploitalioii. illais encore experl dl'Ufl service de i'conoinie de gUerre. Les (011iples taiciit teiitis Lt A. : il n'est preserit nulle part quils doiveiil l'&tre dii sige (le i'exploitation ; le contröle devait Mre adapte Lt Icxploitation cl nieiic, ca principe, Lt l'endroit oLt l'oii tenait la coiiipiahi Iit ei oLi Von gardlait les pices justificatives ; 011 ne peut ('Xiger d'iiii exploitant qu'il di(pose ses Iivres ei pices justificatives all prLs dun garon de ferme.
La ESS a adirniS ic recours pour les niotifs suivanis
1. Le i'ccouraiit lid eoniestc plus 1'assujetiisseineut au rginie des di locat10115 J)ollr perle die salai re d1Cidle par in caisse, ei il s'1Lve seit-
lement eiicore contre Festiniation des sommes soiimiscs ä la coiitribu-(ion. La caisse aurait dü consid&er comme recours et transmettre i Ja commission cJ'arbitrage la lettre du 5 janvier 1945 dans laqiicile il confestait qii'il exist&t entre son grant ei lui-mine un engagement au seils du rgime perte de salaire. Le recourant dfend un poiiit de vue en principe exact lorsqui1 affirme qu'il n'tait pas tenn de fournir des reimseignemellts sur ]es gains du grant avant qu'ait rsolue la question de l'assujettissement. La procdure que la caisse dm1 adop-1er i I'gard Tune personne ventueIiement soumise ä l'obiigatioii de comitribuer comprend deux degrs : la question de principe de, l'assujettissement forme Je prcmier (Jcgr, celle du mnontaimt de Ja contrihutiomm Je second. A chacun de ces stades, Je membre de Ja caisse est tenu (Je fournir des renseignements dans Ja mesure of ils sont iicessaires pour rsoudre Ja question souTeve. En rgie g&irale, il n'est pas indispensable de possder des indications exactes sur Je montant des salaires verss pour trancher Ja question de l'assujcttissemcnt. 11 pourra toutcfois arriver que la nature cl, dans certaines ciconstanees, Ic montamit des gains IaJiss revtent une certaine importance po tir Ja solution (Je cette question dans cc cas, l'obligation (Je fournir des reiiseignements J-dessus premmd ra d~iä naissance dans Ja 1)roc(l Hie d 'assu j elli ssemen t.
La dcision de la eaissc du 4 j uillet 1945 doit Hre aImnuJe daijs Ja rncsure oü eile coiiccrne, non pas Ja question de I'assujettissemnent, mais Je mommtaimt de Ja contribution. 11 n'y a pas eu de proc&lurc de sommation comiforme ä l'articic 27 10, VII que les diffrcrites Jcttres (Je Ja caisse ne peuvcnt Mre considrcs comme des sommations au scns de celle disposition. 11 appartient ä Ja caisse (Je vrificr, d'aJ)rs Ja comnptabilit& Je cornpte prseut par Je recourant ä la commission darbitrage ei i la CSS et de rendrc une nouvelie dcision toucliant Je paiement des contrihutions arrircs. Cette Jeriiirc dcisioii pourra dcrechcf faire J'objet d'un recours 011 d'unc demande du rem ise.
Les Jivres ct les pices justificatives doivent cii priiicipe trc produits au sigc de J'exploitation, OÜ 011 tient d'ailleurs normalement Ja comptabiJit. Les employs des caisses ne sont pas tenus de se rendre au (Jonucile du recourant. Si ceiui-ci ne veut pas dposer les Jivres et piees justificatives entre les maiim.s (Je S0fl empJoy, il pent. l'occasion d'une visite i soll exploitation, les soumettre lui-inmc aux empJoys de Ja caisse selon un arrangement pris ä 1'avance avcc eux. Si ccci im'est pas possible cii temps titile, Je recourant (levra, sur (Jcmandc de Ja caisse, Jui remettre les livres et 1)ices justificatives 011 les dposer auprs de 1'autorit qu'eJJe aura dsigne.
(NI' 1295, en Ja cause W. P., du 24 novemhre 1945.)
NO 639.
Si un milliaire, remplissant une obligation kgale ou morale d'en-
Irelien ou d'assisfanee, prend soin d'une personne qui West pas en
mesure de pourvoir e1le-inme t ses besoins, il a droit i une alloca-
tion supplimentaire en tant qu'il verse des pres!ations rgu1iremenL
Peu importe ä ccl gard la dur*e de 1'tat de ncessit de la per-
sonne assiste (ord. n° 51, art. 1, Je, al.).
Un inilitaire se J)ollrvoit aiIprs (Je la ('SS jarc que la caisse cl la comniissiofl d'arbitrage mit ref'tis6 de Iui accorder une allocatiort suppImentairc en faveur dc sa fille, l'assistaiicc n'fant que passagrc, et non pas permanente. En effet, la jeune Valy, nc cii 1926, a siibi 1'opration de 1'appeiidicite et est tombe cntircmeiit t Ja charge de soll prc pendant Ja (lurie d'incapacit de fravail, environ un inois.
La CSS adinet le recours pour les mnotifs suivants
Caisse cl commnission (l'arbitrage oimt adniis \ fort que la loi exigc un 6tat de ncessit (Je longue dure pour l'octroi dc J'allocafmon simppliinenfaire. L'article premier de l'orcloimnance110.1 J)rV0it setilenieiit. outre I'obligation IgaIe ou inorale d'assistance 011 d'entrctien et l'ttat (Je besoin des personnes assistcs, des prestations rgu1i?reS, en d'autrcs termes des secours, non pas seulement isoks, mais consciififs ou qui se rptent dans 1'espacc d'un certain temps.
En l'espce, Je mi] itaire a pris auprs de liii sa fille mineimre pendant Ja dure (Je son i.iicapacif de travail et sdibvient (Je manire continuc
son entretien. D's lors, l'obligation (l'entretien cl J'assistance rgulire soiit hiemm ralises. Seii}e reste indcise la questiorm (Je savoir si Ja ieune fille ne pourrait pas suhvenir if son entrctien par ses prores inoyens pendant Ja dure de sa maladic. Les pices verses au dossier ne permetteimt pas de Juger (Je Ja thse coiitraire soutenue pur Je miiifaire. Mais si eile savrc au vii dc 1enqute (jite fcra la Cd11SSC, Je recourant pourra recevoir mine aliocation supp1mncI1taire de 2 Fr. 10 pur jour pendant la dure (lincapacit de travail de si fille. Si en revanche ja leime fille dispose de, revenils propres (provenant (Jim contrat (le fravail, (Je 1'assurance-rn aiad je, etc.), on fiendra compte des liniitcs (Je reveuu prvues ä J'article ‚ fer aiiIm(a, lettre a, (Je lordonnimnce n> 51.
(N' 126, cii la causc (1'. Konrad, du 21 novembrc 1945.)
N0 640. Si un militaire a donn6 de fausses indications sur la formule de demande d'ailocation supp1menlaire, on ne peut, vu son manque de honne foi, lui aceorder Ja remise des monlants touchs indüment
(ord. n° 41, art. 3, 2' al.). Le fait que la caisse a Ja possibi1it de vri-
fier les indications contenues dans la formule de demande ne libere pas le mililaire de l'obligation de faire des dc1arations conformes ä la vrit.
La corninission d'arbitrage a accorU aux inilifaires Guido et Johann Z. la remisc des a]Iocations suppkmentaires s'lcvaiit respectiveinent i 193 fr. 20 (Guido) et 62 fr. 70 (Johann) qii'ils avaient fouehes indnient. Eile a adinis leur boniic foi et l'cxistence (l'uhIe charge trop lourde, invoquant les motifs suivaiits Guido Z. a, ii est vrai, indiqu. sur la forinule de deinande, que le revenit de son prc provenaut de 1'aide aux chmeiirs s'levait ä 80 francs alors cju'il se moritait cli r~allt6 ä 140 francs ; cette (kclarutioli unexacte ne peut cependant pas trc attribue ä ilne iigligence de sa part vu que, du fait qu'il se irouvait au Service militaire, ii a dC remplir la formule avec nile certaine hüte, vu que dau1rc part I'autorit avait la possibilut de, vrificr ses dclarations ; quant A son frre Johann, qui a coinpkteincut pass SOUS Su]enCe les ressources dont son p're bntficiait cii qiialut dc chiaiieur. il ii pu tre de l'avis qu'ii ne fullait indiquer coinine revcnij. sur la forinule, que le produit du travail ou de la fortune lui non plus n'a pas agi avec ngligciicc vii qu'il na pas, au service militaire, dispos6 du temps iicessaire pour lucider cc () in t.
La caisse attaque ces dkisions devant la CSS qui admet soll recours pour les motifs suivauts
Depuis 1943, ic pre des inilitaires retire des secOurs pour ch6ineurs Comme les deux frres Guido et Johann font Ini1age colnhlUll avec kur pre, ils devauent Sans aucun doute coiunaitre l'existencc dc ces sccours ainsi m&ue que Icur inontant. S'ils ii' taicnt pas suffisumnicut renseigns l-(lessus, ils avaient ic cicvoir de deniander des I)rcIsiOIiS ä kur pre. Mine pendant ic service inilitaire, ils avauent asscz de ternps pour ic faire. Ii ressort clairernent (lii lihelk de la formu ic de dcinaii dc d'allocatuon sup pkrnentairc (voir la q liest ion 22 qui renvoic expressincnt aux explications clonnes sous chiffre 18) que- les sccours verss pur l'aide aux ch()inciirs ag& soiit des revenus propres au Seils de la formule. La conception dc In coininission dari)utrage scion laquelic le inilitairc satisfait ä ses obligations (hand ii (tonne ä la caisse in possibiiit de vrifier ses dc1aratioris cst erron€e. La caisse doit pouvoir s'en rcincttre aux indications fournics sur in formuic ii liii cst impossihle de vrifier ces indications cii dtaii avaiit chaquc versernent. La formuic de (iemandc rencI Tailleurs je luulu!airc cxprcss€nicnt attcntif au fait qu'ii doit rpoiidrc eiitireijient ci eonforniiinent ii la vrit aux qucstioiis poscs et qu'il cst passible dune 1)cinc s'il fait (lcs (kclarations fatisses oii incompktcs.
Dans Ic cas d'espce, ins militaires Guido cl Johann Z. out pour le utuiris agil avec I1gligeiicc, ic preinicr en(kclarallt que Ic revenu de son prc s'levait i 80 francs alors cju'ii se niontait t 140 francs, ic second cii taisant cntircmcnt cc revcnu. Ils ne pcuvent cks lors. scioii lurticic 5, 2e aIina, CCS. invoqucr in bonne foi Ii (Maut de
Jaquelle larticic 3 (Je Vordonn ance ii" 41 ne perinet pas claccorder une reinise de in dette.
(N0 1278, cii in causc G. et J. Zanetti. du 21 ilovcml)re 1945.)
N0 641.
Faule d'iine charge trop lourde, on ne peul aceorder t an miii-
faire dont le revenu mensuel atteint 40 franes la remise d'allocations se monfant m 117 fr. 30 qu'il a fouches indment (ord. n° 41, art. 3,
2e al.). (NO 1272, cii la caimse G. Pasche. clii 50 iiovemhre 1945.)
N° 642.
Lorsqu'une maison de commerce est reprise avec actif ei passif (art. 181 CO), les contributions chues avant Je transfert et r&1amtes aprs coup ne pourront tre remises que si l'ancien dbiteur Mait de honne fol.
La socit anonyme M. L., fonde le 6 juiliet 1943, a repris Factif cl Je I)assif de l'eiitreprisc individuelle Andr G. daprs ic hilan drcss Je 31 mai 1943. La caisse, ayant fait min coiitrle chez l'iiitiime au inois de mai 1944, a constat cu'Aiidr G. n'avait pas pay sur tons les salalre les contributions dies Selon Je rgiine des allocatiomis pour 1)erte (Je salaire. Eile a (ls lors rcianniä la maison M. L. iiiie somine (Je 1334 fr. 35, iiiontaiit des contributions ariires.
Saisie ci'une (lemande de remise, la caisse admit la hoimc foi et In charge 1 rop iourde cii cc qui concerne les emplovs, mais nia in bonne foi de G. Eile r&Iuisit sa revendication ä la part dtie par l'einploveur, soit 707 fr. 30. La socii anonyme M. L. recourut eonfre cette dcision ai:prs (Je Ja Comnmissioii d'arhitrage qul a accord Ja remise totale pour le motif que la bonne foi de cette socit ne saurait faire de doute, puisqu'elle n'itait pas encore ne i In vie iuridique i l'poque oi les contributions ont ludes par Aiidr G. ; la bonne foi ayant nil caraetre strictenent persoiiflel. lOpili1011 (Je in caisseselon lacjuelle [iiitiiiue aurait de mauvaise foi, parce qu'Andrd G. n'aiirnit pas agi de bonne foi, se rvle &tre illogique. La commissioii d'arbitrage cstime (l'dlltdnt 1)1(15 justifi6 d'admettre in bonne foi que l'intiin&' a repris i'entreprisc sur la base dun bilan sur lequel n'avait pas it port le monlant des contributions (Ines, et parce que In socite 11 a plus aucune relation avec Andr G.
La caisse se pourvoit contre cette cicision auprs de in CølflflhiSSi(ili de SurVciliallCe. Eile expose que la bonne ou in mauvaise foi ne (Joit tre exan)inie que dans la personne d'Aiidr G.; que la nianvaise fois (je celui-ci avant reconnuc. In soeit.tc reprenante ii I'ohligation,
nine si eile veuf invoquer sa propre bonne foi, de payel Ja coiitribution du l'etnployeur s'levant ii 707 fr. 30. La CSS admet le recours, annuie Ja dcision de Ja commission d'arhitrage et mi renvoie Ja causc pour uouvelle iJtcision. De l'expos des mofifs, nous tirons ce qui suit
La socit anonyme M. L. ne conteste pas avoir repris avec les dettes de l'entreprise Andr G. les obligations (je celle-ei envers Ja caisse. Eile se borne ä demander Ja remise conforininent aux dispositions du rgime des allocatioiis pour perte (Je salaire. La commissioji
de surveillance peiit d&luire (Je cette attitude que l'intiine reconnait devoir payer, dans la mesure seulement oi ja iJettc ne peut Mre remise.
La preinire condition ii la remise de la delle est (Inc Je dbiieur pouvait croire (Je bonne foi ne pas Mre oblig de payer. La ratio de cette disposition rsicJe dans la rf1exion du igislateur qu'il ne se justifieraif point de rcIamer in paiement dü depuis fort longteinps, si je (lbiteur Hait de bonne foi, c'esf--dire s'il ne s'est pas aC(Iuitti i lchance sans quij y alt faute de sa Part. La bonne foi devait donc cxister au moment ou le paiement auraif dü intervenir. Ii s'ensuit cii 1esl)ce que la remise des contributions &hues avaut la reprise (Je lentreprise supposc Ja bonne foi d'Andr6 G. Peu importe que la soel~t6 anony1nc M. L. au ou non de bonne •foi au moment cic Ja
reprise ; cc qui ne pouvait ihre remis ii Andr G. ne peut l'fre non plus ä j'intiine, car 'es droits et obligations d'un dbiteur envers Ja caisse de coinpensatioii ne peuvent pas trc modifis par le transfert de Ja delle sur la fte cJun tiers. Sera donc dterminante pour Ja remise la bonne on Ja inauvaise foi d'Andr G. La coinmission d'arbitragc sest fonde ä torf sir Ja bonne foi de Ja maison M. L. Eile n'a pas rechcrch si Andr G. avait de bonne foi. 11 faudra Je faire.
(N0 1227, en Ja cause Marbreric du Lcman S. A.. du 21 novenibre
1945.)
NO 643.
En prineipe, le droif k l'allocation pour perte de salaire ne peut
ou ses proches (ACFS art. 4, 2' al.).
tre exerci que par je militaire Ce droit passe cependant i l'employeur Jorsqu'il a vers ou continue
de verser de son propre chef a i'ailocataire, pendant son service miii-
taire, son salaire integral ou tout au moins une partie du salaire gaie au inonfant (Je 1'aljocation qui lui revient
L'employeur ne peut r&lamer ii la caisse le paiement des all-
cations non touch&s que pour une annee en arriere: la date diter-
minante pour cette computation sera celle oü l'ayant droit a fait valoir sa pretenfion pour la preJnire fois e± non pas celle ou il a pris connaissance de son droit.
3. En tanf qu'il a le droit de rc1amer le paiement des allocations non touches, 1'employeur peut les compenser avec des contribufions dues, dans Ja mesure oii le droit aux allocations n'tait pas encore prescrii lorsque ces contributions sont devenues exigibles.
Dans sa dcision du 23 avrii 1945, la CSS a coiifirm ceiJe de Ja caisse, du 27 dcemhre 1944, invitaitt la recouraiile ä payer des contiibutions arrires d'un inonlant de 2676 fr. 55 sur les gratifications cl les prsents extraordinaircs cii'elle avait octroys (je l'aiine 1941 au 30 septembre 1944. Le 12 mai 1945, Ja iiiaison prSeiita uiie reciute tendant i cc quon calcul&t ä iioiivcau ]es allocatiotis (Je SeS employes, cii tenant conipte des gratifications et des 1)rseflts (Iil'i!S avaient revus, ei ä cc qu'on Iui versat Ja diff&ence. La caisse ikclara que in crance iiivoqiie &aft &einte par premption pour Ja p€rio(Ie aiitrieitre au ler mai 1944. Devatit Ja commission (Jarbitrage. Ja recourante aiJgua (Iu'elle n'avait pu exercer soii droit aux allocations avant ic iuois de mai 1945, Maiit donn qiic l a prteiitioii de, la caisse aux contributions arrires n'avait 6f6 Mev~c que Je 27 (ItCeiflhre 1944 et n'avait pass ei; force (je loi que par i'effet (je la decision de Ja (SS ; sa crance (levait au moins Hre admise pour Ja 1)riOde partant du Ice janvier 1944. La commission d'arl)itrage carta Je recours pour le motif que Ja
maison n'avait (JUaiil iii potir exercer Je droit aux ailocalioiis ni pour foriiier recours devaitt eile, tant (JOnn quc Fern p loveur ne peut rcJamer Je versem ertt (jaijocations sans plocu ratioii des emp 1oys auxqiielles dies reviennent (Je droit cl ne peut rccollril contre des dcisions de rejet (Je ja caisse eile aiirait Tailleurs du rejeter Je recours, minc si eile avait pu J'exarnincr quant alt fond, vu que Ja (Jeman(le (Je paiement des allocations 11011 fonches n'avait prtscnte Je
(11W 12 mai 1945 ; car, iiiine si Ja inaisoti ntait pas cerlaiiie que la prtention de la caisse aux colitt ii)l1ti011S arrieres serail cmi firmc, les allocataires auraicnt pu, au moins provisionnclienient. forniuier leni' (lemande recon ventionneile Cli (JmCembre 1944 djA.
La rccourantc attacjne celle dcision (Jevant la ('SS. Eile ieRve
ciu'e]le est encore (J'opinioll que les prestations extraor(linaires accordcs ä ses empJoys ii'taient pas souniiscs m. contribution, si bicti que. coiisidraiit l'ordonnancc 1111 55 du 24 mars 1945, eile ne peut comprcii-(ire (IUC Ja commission d'arbitrage Jui ait refus d'exarniner la quesfiott (Juant au fond ; eile prend hole avec toiiiiement ([«eIle ii'avait appar€-mine.nt pas qua1116 pour faire valor Je (holt dUX allocations iii poni
.
prsenter un recours ä cc snjet i Lt coluhilisSioll darbitragc dans cc cas, la caisse aurait cependant di reiid re les cmpioves aftentifs k
i Ja
possibiJit qui Jein tait offerte (Je rclainer Je paiement des allocations jion touches ; Ja date (liii doit servir (Je base au caicul des allocations pour perte (Je salaire (Ines rtroactiveiiicnt nest pas Je 12 mai, mais bleu Je 16 janvier 1945. date oi a tt foriiiule Ja J)renIre rclaination contre Ja (ltcision (Je Ja caisse. La CSS adinet Je recours cl
renvoie la cau.sc i Ja caisse potil iiouvelle dcision. Du Vexpost3 des inotifs, iiotis exfrayons ce (1Ui suit
La conluhissioll (larbitrage va trop loiii cii refusatit (laus tous ]es Cas ä l'einploveur la facti1t€ (l'eXercer Je droif aux allocations pour perle de salaire. En principc. cc (Irott n'appartient, il est Vrai, qu'aiu ntilitaire. 11 passe cependant it l'eiinployeur lorsquil a vers6 de son proPre chef a lallocataire, pendant son service militaire, son salaire iiitgraI 011 totul au moiis uiie partie de son salaire gale au nionfant
(Je lallocation qui lui revient. Celle iiypothse est dP paremineut rualisue, au inoins partiellemcnt. dauts le cas d'espce. En outre. la COlnhlliSsion d'arbitrage, avant de statuer que la inaison ii'avait pas qtialit pour recourir, aurait (le tonte inani?re du lili oifrir loceasion de preiser si ses emplovs liii avaient di€gu le pouvoir dexercer le droit au paiernent des allocations non touches. Le reeoiurante ayarit remis t Ja CSS une procuratioui ä ccl cffet. il v a heu d'aduiettre qu'ehle est
habile ä recourir.
C'est en revanche t jtiste titrc cihle Ja couimission d'arbitragc
ii rclevd (laus ]es considcrants (Je sa dcisioii que le droit de deniander iC paicitient des allocations non toiiches est, conforminent i l'articic 6, r aIinia, de J'ordonnaiice 11° 41, i3teint pour Ja priode antrieure au t111 Iiiai 1944, vu que ces allocations ont h6 rclames pour Ja premire lojs par requte dii 12 mai 1945. La date cliii dojt servir de base ä la eoinpulatioii du (Mai dune anne est celle ä laquelic 1'ayant (lroit a prsent sa rcJaination. et 11011 pas celle oft il ci en connaissance de SOJI dioit.
II se po.se encore Ja (juestion de savoir si les allocations pour perle '.
(Je salaire correspondatites ä Ja priode antridure au 1 mai 1944 ne
cornpenses aoec des confribulions exigIpoiirraient pas au inoins tre
bles. j usqu'ici, Ja CSS a rsolu celle question par ha mgative, en accord avee la jiirispriidence de Ja CG. Eile la manmoins cxaniine fi nouveau cl constat celle oCcasioui cjnc los contribuahles cl los directeurs de caisses aussi tiennent Pour inquitable que los caisses piuisserit rMamer des contributions pour ]es ciuiq aimes coules, tandis que liii allocations non touchtes ne peuvcnt iHre rtc1anies cine pour une ciiinic cii arrire. Celle diffrencc ('St en elle-inme fande : si los unulitaires cl autres intresss souit ccnss pouvoir excrccr Jcur drout claus ic dlai
d tute auine, ]es causses en revanche cloivent pouvoir disposer (lun teunps plus lang pour faire valoir Icur crance ; los contredes auprfs des membres que prescrit ha loi ne peuvent en effet pas tre effectus ehaque anuue vii ic grand iioinbre de j)ersOhu1eS ä controler. 11 eorivieuit uhtaiimoi.iis d'att&iuer los rigneurs inhreiites fi celle grande diffreiice, (louinant all meilhl)re appek ä sacquiller dun arrir la possibilit
ei)
(II Coinpeuiser avec des alloculiorts enfi?:emen/ ou parliellement non touehtes.
Mais celle conipensafion ne døit pas SOptrer iiiiiiporte coinment ehe n'est possible (Iiie (laus Ja mesiire ofi la cr&IHce contre la caisse ittait pas d~Ja &eInte lorsque Ja prtention de celle deriiire a pris naissance. Le inenihre de Ja caisse ne peiit ainsi, par exemple, plus eninpenser des allocations poni du service fait cii 1942 avec des contrihulions (JUCS pour 1944, parce que Je droit (Je rclainer les allocations scsI teint en 1943 et ne petit d.s lors plus trc oppos6 aux crances (Je Id caisse touchaiit l'aiiiie 1944. Par coiisqtieiit, la compeiisafion entre des contribtitions arrires et des allocations non tonehes nie peut Je plus souvent pas s'op&er cii entier. illais seulenient ('Ii partie Ja caisse doit exani mci cela et cii (kcider (]ans chaq ne cas particulier.
En outre. Ja conipeusation ne pciit se faire qti Ja condition quc J emplovellr qui eilten d Jop posen ä la caisse soif coiiiptent pour faire valoir Je droit au 1)aieliieflt (Je J'allocatioii. En principe, cc nest pas lui, mais ye (Je in ilitaire) qui est conipteiit pour exercer Je droit i l'ahlocatioii 011 (Ii r1(ld1iier Je paieinent. Mais oii peiit admett re Je transfeil (Je celle coinpteiice sur Ja t&fe (Je l'emploveur. lorsqtie celui-ei avait (Je son propre chef \'ers au inilitaire soii salaire mi tout au nloilis iine partie (111 salaire gale an inoiitaiit de lahiocation 011 eneore Jorsqne J'einploveur fotirnit Ja preuve, dans liii (Mai ilnj)arfi par Ja caisse. ott heu (J1i'ii a reporh au Colllpfe du niilitaire les allocatiollis (111i iiaVaieiit pas verses 011 donit Je niontant tait trop faible. 011 hien (JilC Je militaire a expressineuit reiuonc \ seS (Jroits en sa faveur. Celle derriire ventualiti se pr&eiifera (]ans Je cas oi l'einp]oyenr se sera de lui-1ume (kc1are prt i prendre i soll coniple Je paienient (les confrii)lilions arnires diies par i'cin ploy.
En lespce, les piccs verses au dossier ne founiiisseiit auctine (lonne suffisatile POhl rsohi(l re la q uestion de Ja eoinpensation, aussi bieni quaiit au droit ä teIle 011 teIle craiice qu la possihiIit (J'0preI Ja coinpeiisation. Aiussi convient-il, 10111 cii annnlaiit la decisioii (Je pre1nire itustance, (Je renvoyer la cause t Ja caisse qui lexaniiilera t nouveau et prendra iinc dcision dans Je sens des motifs.
(N° 1274, co la cause F. cl E. Kiihiii (lii 30 novembre 1945 dans Je i)ine stils : 11 1273. cii Ja caiise Chapuis & Cie S. A., et n° 1277, cii la
cause F. Solari. (lcisions egalement rendues Je 30 noveinbre 1945, amnsi
(I Oc : n° 1303. cii Ja canse Plakauha A.-G., du 23 jaulvier 1945.)
No 644 Ce West pas aiix cornnhissions d'arbilrage des caisses de ompensation syndicale mais ä la commission d'arbitrage cantonale qu'il appartient de juger des qitesfions relatives i la rduction de la contrilution personnelle ou i in remise des contribufions prvues ii Part. 26 bis OEG (ACFG art. 29, !r al.). (NI, 1282, cii Ja cause 1. Hiiiiggi, (Ili 3 (Jce1nbre 1945.)
No 645.
La demande de revision d'une dcision de la CSS n'est recevable que si le requrant peut invoquer un vice de proc&lure ou des faits nouveaux prvus aux articies 136 et 137 de in loi fdra1e d'organisation judiciaire du 16 dcenibre 1943. (No 1265. en In causc R. ('Iiavaii nes. du 50 tloVclnl)rc 945.)
B. Dcisions de la commission fd&ale de surveillance en matire d'allocations pour perte de gain (CSG).
1. Rapport entre les rtgimes des allocations pour perte de salaire et (le gain et le droit cantonal.
Cf. n° 552 : Nature juridHluc d'lltl(' C0fll11Hi naiit daffouagciuciit.
2. Champ d'application.
N 552): Assiijcitisscrncnt (Inne cominu naiitc daffotiagenicut.
5. Obligation de contribuer.
N 555 : Achats de fourragcs de rcrnplaceiiicnt.
N' 554 : lx[)ioitatio1I agricolc 11CCcSS()I 1('.
4. Droit i l'allocation.
NI, 533 121 Lidlaufs afFcefs l lagricullure.
5. Proc&iure.
N 556 : ( ornpIci)cc de la conlmissioil d'a ibit tage : aimiidt (Vordre.
Reinaiques prttiminaires.
Les coilcetivits ei tahlisciiicnts dc II101 t public (iiii ne puiirstiiverit pas tin i)Ut Itieratif sont CXCt1)tS (1€' lassiijctlisscineiit a11 regnuc des
dc gain (A( FG art. ei 2e al.). Lcs for!.s (liii allocatioiis pour perle
ap particnucnt A rEtat. aux COiuiiu uines ott t des (011eet i vils (l( (1101 public iiv soiit J)US 11011 Pl ILS asstmjcttics. en Veltul(III lic prccii})11011 positive (le in lol. mme Si dies servemit ?t la ralisalioii (11111 1)111 lticl(ifif (ord. 11° 46. art. 71 2e al.). La questioii dc savoir si hic Coinhuiutimauil daffouagcinetit ([htdgeuici tide). I)Ioprita ire de forts et (mi iiiietuds d'iine grande tendne (dcisiout ii 552). eStassitjctfic 00 hOn au rtgiliic des aliocations pour perte (Id gain. se iso1l(l par const(Iiieuuf (iaprs sa nature juridiciuc. ccsf--diic Id caractie. (l (11011 1)ui)iie ott (lt
droit priv6, qu'on lui reconnait. La question doit de nouveau tranche, selon l'arlicte 59, 3e alirna, CCS, conforinment au droit cantorial, comme I'exprime claireiuent Ja CSG dans sa clkision (cf. ä CC sujct les dcisions 110 127, Revue 1942, p. 238 ei n(1 468, Revue 1945.
p. 254).
La CSG a dji jug i rikrcs fois (cf. dkisions 110 24, 2e extrail.
p. 15 ;110 67, 4 extrait, p 11; 82, Revue 1941. p. 31; no 104, Revue 1942, p. 139 ; ii° 508, Revue 1945, p. 396) que des achals de foin doivcnt tre converlis en uni1s de gros btaiI cl (lcIuits de 1'effcctif (in btail (OEG art. 5. 2e al.). Le barme de conversion est donn dans la circulaire n° 60 du 19 luilIet 1944. La pnurie croissante des fourrages a souvent contraiiit les agriculteurs ä achetcr des fourrages de remp/acement en heu cl place de foin : cette situation est ä Ja base de la (leCiSion110 553. 11 est jus1ifi pur consquent de tcnir gaIernent corn pte dachats de cc genre. Mais il ne faul pas se foiider uiiiqueinerit sur Je prix il faul &ablir dans chaque cas partiduhier le rapport entre le foin cl les fourragcs de rempiaceinent. C'est sculcmcnt sur la base de cc rapport (Ju'il sera possible de proc&icr Ii Ja convcrsion en units de gros btail.
Lcs membres des caisses syndicales de compen.sa/ion qui ont itiie exploilafion agricole accessoire dcon1ptaidnt ii 1'origine pour cette derl]ire avcc la caisse canfonaic, taiidis (IUIJS 6taient ruf tach& en gnruI pour leurs enipIoys Tt la C5i55C syiidicalc. Ces Jnenlbres devaicnt done dcmpter avec deux caisses, cc qtii entrainait des inconvnients. Aiissi la circuhaire no 64 du 31 IuiIIct 1944 dispose-t-ellc qu'ell cc (Jili coiicerne les contribiitioris d'exploifatioii, cc.s membrcs cloivcnt aiissi (bcomptcr avec Ja caisse svndicale pour leur exploitafion agricole acccssoire (dcision 110 554), alors que Je ciasseinent (Je i'exploitaiion agricole cl Ja revision soiit (IC Ja Com1)tdnCc (Je la CaiSse cantonale.
Aux tcri,ics de l'artiche 4, je" alina, de I'arrt du Conseil f&hral du 5 octobrc 1945 sur I'affectation de la i1iaiII-d'(uVrc aux 1ravaiix servaiit ii assurer l'approvisionnenieiit du pays cii dcrires alirnenfaires et cii cornl)usiibies, les personncs affectes ä 1itre extraordinaire i l'agriculture fouchent, en sus du salaire normal, une alloculion de iransfert destine ii cornpcnscr leur pertc de gain et leur surcroit de (JpenSc ; cette ahlocafion est dterminc schon les mincs irnrrncs cl COfl(litiOfls (lUc les allocations pour perle de salaire et (Je gain (lont bnficient les mii ifaires. L'art'icle 31. 1er iiIiiIa, de I'ordonnance du dpartemcut fdra1 de l'conoinie puhhiquc du inine jour exprirnc plus claircwcnt encorc le rapport avec les rgimcs des allocations 1)0111' perte (Je salaire cl de gain Iorsqu'ii proise quc les travailleurs affects i J'agriculture ii titre extraordinaire par I'office prpos ii l'affectation de la main-d'(euvre ont droit ä une ahiocafion de transfert si, avant leur affectation, ils 6talent assujettis au rgime des allocations pour perle de salaire ou de gain, cl quc cette aJiocation de fransfert se caheule schon les m&mes rg]cs que l'ahlocation pour perle de salaire ou de
gain. La conditioll du vcrscment d'tine allocatioii de transfert est done (hie l'intress au soumis, avant soll affectation. au rgimc des allocations pour perle de salairc oii de gaul. Coniine I'expose Ja dcision ri° 555, celle condition ne se rencontre pas chez les Mudiauts, car les allocations pour 6ttidiaitts, cres Par FarrM6 du Conscil fdral du 29 mars 1945, reprseiitent un rgimc propre, ir1(1pdndant des rgiines des allocations pour I)crte de salaire cl (Je gain (cf. lt cc sujet Ja dcision de Ja CSS0 621, Revue 1946, p. 59). ei ju'eii outre la condition pour tre as.sujctti ii cos derniers rgimes est I'existence Tune activili lucrative, cc qui n'cst pas nces.saire en iiiatire d'aliocations pour Mudialits. Les recours corilre les d&isious irifligean1 des amendes sollt souinis au pr&odent de la conimission d'arhitrage de la caisse qui a proionc l'ainendc, Jequel statue dginhlivenlenf (ord. il(1 21. art. 4, )e al.). Mais Si Ull mclnl)re d'unc caisse syndicale reeourt cii iiime temps contre UIIC dcisioii relative lt soll ciassement, eonforinement aux prcscriptions du rgime des allocations pour perle de gaul. recoiirs (10111 connait in comm ission cantonaic d'arbitragc. cl conirc une diCi5i01i liii iiifligeaiit une amendc, il est md i(lu. antaut pour des raisons de droit inat&'iel que potir des inotifs de siinplificatioii (Je I)rocdure, qtie la cOifllniss!0II' cantoiiale daibitrage statue ion scuicmeiit sur Ja prteiitic,n de droit matrie1 (classcmcnt), mais aussi sur le rccours dans la inesure 011 il est (lirigt contre Ic J)0I1O1lC( de. l'ainen(le (dcision n° 556). En vertu du mnic prineipe, le fait quc Je rccours interjeii contrc la deision relative lt l'aincndc soit trait par la cOmhuisSion toiit cntieie au heu de 1'tre seuieincnt par mn pr(si(lcnt ne constitue pas im motif du rccours, car (laus un tel cas. 'es garantie.s juridiques augmentent.
No 552
La question de savoir si des communauts Faffouagement (Herdgemeinden), d'allmends et d'usagers (Reciitsamegemeinden) sont des corporutions de droit public ou de droit priv se rsotid d'aprs le droit canional (CCS art. 59, 3e al.). Une commuiiaut d'affouagement qui ne rempiit pas de tltches publiques est assujettie, en qualits de corporation de droit priv, au rgime des allocations pour perle de gain (ord. n° 46, art. 7, 2e al.).
La conirnuiiaut d'affonagement H. a recouru lt la counmissii)11 darbitrage contre soll assujcttissement au rgirnc des allocations pour perle de garn. Le reeours a eart parce quo, de l'avis de la cominission, Ja conimuiiaut (I'affouagement est, aux termes (le soll rgiement et du coiitrat itabhissant les Jimites entre ja commune d'habitants ei ha eommune bourgeoise, une commiiivaut d'allmcnds cl d'iisagers. Eile est doiic d'aprs l'art. 961 1- al., (Je Ja ioi bcrnoise sur J'organisation communale du 9 (lccmbrc 1917, und corporatioii de
droit priv6 au sens ne 1'article 20 de la loi bernoise d'introduction au CCS. I)ans son pourvoi t la CSG, la recourante allgue qu'elie est inne corporation de (lroit public et qu'elle a les mmes droits et les mrnes obligations que la comniune d'hahitants et (Inc la cornniune hourgeoise H. La CSG rejette Ic recours par les motifs suivants
1. Si la recourantc est une corporation de drolt J)tlbfic. la (Illestion de son assiijcttissernerit au rgiine des allocations pour perte de gaul ne se pose pas (ord. n° 46. art. 7, 2e al.). La cornmuiiau1 d'affouagenient 11. est propritai re (le forts et (Je ptui'ages Tune graude tendne. Son activit consiste ä vrai dire ii adrninistrer ces biens-fonds et i les rpartir en lots aux ayants droit qui en ont la jouissance. Ont droit ä la jouissance les bourgeois de la commtinant€ d'affouagement dornicilis dans l'arroiidissement et ägs (ic 28 ans rvo1us, aiiisi qne ]es bourgeois (jUi ont vers6 un rnoiitant d'achat (Iterrnin cl (fui possIent la itioiti6 au moins dune maisoti d'habitation situe dans l'arrondissement de la commuinaut d'affouiagement ei dans laq neue ils habitenit eux-mmes (rgleinent du 12 janvier 1865, art. ). La cmmunauit d'affouagement H. est par coiis&juent une corporation seni-1)lahle aux coop6ratives d'allmends. 11 appartient an droit public de dire qunelles sont les corporations de droit public (Egger, commentaite du droit des personnes, 2e &Jition, N. 3 ad art. 59). ('oinnie les socits d'allmends et antres senihlables sont rgies par le (lrOit cantonal. Icur nature Jurniique doit tre (ltermiIIte (lapr'i's co droit (CCS art. 59, 3e al.). Elles sont assujetties alt droit cantonal, meine si dies ont na caractre (Je droit priv (Egger, op. cit. N. 27).
So11t de droit public tout d'abord les eorporations qu i sont (kSigfles coinIne teiles par Je ligislateur. C'est le cas dans Je canton de Berne pour les communes dhabitants et les communes bourgeoises (art. 1ercl 75 de la loi sur les communes). En revanche, aux terines du l'ai't. 96 de cette loi, les commuiiauits d'allmends et (tusagers (jill ont (les droits communs traditionnels sur les bietis-fonds, sont rputes c'orporatioiis (le droit jiriv coiifornanieiit ä i'articie 20 de Ja loi dapplication du CCS. Mine si ces coiniiiiinaut.s d'usagers ou (lahiflien(ls sont orgaiuises coniiiie des COIfliflhlfles ou doiveiit reinpli r des tches coniinunales periiianeiites, elles sont q uuiit A iexcution (ii' (es tehcs, comme aussi ein c'e qui concerne 1'tabIisseiiient et l'examen des cüniptes cl ]es dcisions sur ]es biens (Je la corporation, assujetties comme les comrnuiies aux prescriptions du la loi (kj1 cite (art. 96. 2 al.). L organisation pareille Ii celle Tune coinrnune 011 l'excuttiol1 de tches communales permanentes ne transforinent pas une commutuuauti d'uisagers ca une corporation de (Ir0it public. comme Fa pronouic Je Conseil d'Etat dans une dcision il seiisuit seulemeut que certaines affaires de Ja comrnunaut, bien dfinies par la loi. sont
souimises aux dispositions de Ja loi sur les communes (Revue auen-
suelle potir le droit admiiiistratif et le notariat du canton de, Berne, 1943, p. 59).
D'aprs u ne coinmunication de Ja direction des communes (in canton de Berne. clii 2 octobre 1945, la communaut daffouagement II. a provisotremeitt range parmi les corporatioiis selon Farticle 96 (Je In Joi sur les communes. (Inne parmi les corporations dc droit priv, sans toutefois que Fon nil proc&l par la a une ciassification obligatoire. La nature jiiridique de la communaut (Iaffou agernent peut clonc encore &tre librernent exami iie.
2. D'aprs Ja jiirisprudence actuellc, pour dferminer si une association est de droit public ou (Je droit i)riv, il faiit examiner si des 1ches publiques Iui inconibent et si eile les exciite d'office en vertu (Je poiivoirs dc sotiveraiiiet de 1'Etat, ou s'ii s'agit de rapports dans lesquels i'association apparait i l'gard des tiers sur un plan dgalit(, cornine une peronne prive (Egger, opas cit., 0., jö 9; Fleiiier, Institutionen ('es deutschen VeiwaJtungsrechts,
81 Mition, p. 48. 104, 321).
La recourante relve que depuis des annes eile paie les coiitributions au fonds des pauvres pour ses socitaires, qui se sont leves ca 1945 ä 33 francs pur personne. Cc geste lt lui seul ii'indi-(hiC pas que la cornrnuiiaut daffouagemerit exciite ijuc tltche publicue. La Cour siiprme du canton de Berne a dciar dans un arrt, approuv Jans in suite par le Conseil d'Etat, qu'une Organisation de citoyens cl&iguc soiis Je noin dc commuiie n'tait une corporatioii de droit public que « si pur i'exercice (Je fonctions de droit public eile iitait devenuc une partie de i'organisme de i'Etat «‚ ou en d'autres termes, « si eile est prise en coiisidration pur Ja Jgisiation pour l'u ne ou lautre brauche (Je I'aciministration publique, en cc sens que ic droit public en vigileur lui accorde des (Jroits et mi impose des obligations pour l'cxcution (JC5 tltches reiitraiit dans son domaine ». Mais Ces conditions ne sont pas riaiis(es clii simple fait qu'une corporatiott est tenne d'effectuer ccitaines prestations du droit public (Revue (Jc in socit des Juristes bernois, vol. 47, p. 413).
Dans la commune H., ]es tltclies publiques sont excules par in commuiic cl'habitants et par la commune bourgeoise. A in corninunaut d'affouagement testait encore l'administration de ses biens propres et la ipnrtition dc Ja jouissancc. Cela ne liii coiifirait pas encore le caractre de corporatioii (Je droit public. Eile ne poursuit pas uii hut public, car le profit revicnt aux ayants droit (cf. dcision n(1 53 (Je in CSG, 3« extrait, p. 26). La communaut d'affouagcment H. doit pur cons&iuent trc coiisicliric comme uiic corporntion (Je droit privi et assujettie en raison de ses bieiis fonciers au rgime des allocatioiis pour perle de gain.
(N(I 1395, cii In cause Herdgemeinde Huttwil, du 7 dcembre 1945.)
NO 53
Les achats de fourrage de remplacernent doivent Mre assimiks t des achats de foin et convertis en unihs de gros betail.
A J'occasion (lun nouveau classemerit. la caisse, se foiidaiit siii 1'effectif du btaiI, a fait I)Se 1'exploitation agricole du reeourant (Je Ja 3e dans Ja 5e ciasse de cojitributions. l)ans soti pourvoi t Ja colamission d'arbitrage, le recouraiit admet ([U'il a 10 vaches au heu des qii'il avait prc&Ieininent, mais cela ne correspond pas a mi effectif moyen, car il n'a garU Je btail que pour ne pas devoir Je c&ler a perle. En consquence, il a di acheter uiie graiide quantit de fourrage de remplacemetit, ce qui Iui a caus des (Jpeuses Ieves. La commission (I'arbitrage le dbouta, car rnme en tenant compte des achats supplmentaires, I'effectif du btaiI (Jpassc 12 units. Le recouraiit s'adresse alors ä ha CSG, qui rejette le recours par Jes motifs suivants
Ii faut tenir compte des achats cl des ventes (Je foin lors du ciassement des exploitations agricoles dans ]es rgions de montagiie (ef. dcisioiis n° 24, 2e extrait, p. 15, et n° 104, Revue 1942, p. 139), et recherchei si Je rencJement effectif en foin couvre lus besoins du I'exploitation. l'effectif du btaiI restant le mme. l)'aprs la formale (Je taxation du 10 ilcernbre 1942, le reconrant poss6dait au effeetif de gros btai1 reprsentaiit 12,35 iinitis, sans conipter Je ren(lenlent en bois de Ja fort. L'estiination 1)ol1 1945 (lollllait un effectif moyen (Ii 13,30 ttes dc gros btaiI auquel dort tre a.jout. aprs coiiversioii. Ja croissance aiiuuelle (Je la fort. Le recoiiraiit alkg'ue cii outrc qitil a dü acheter nun du foin, mais dautres fonirages de remplacenient. ii produif comme preuves des (luittalices (lachats. Si, par suite (le (lifficu1ts dans Ja production du foin ucessaire, an agriculteur est contraint d'acheter des fourrages de remplacenieiit pott r soll btail, (es achats doiveiit tre pris cii coiisidiatioii Jors (111 (laSsemetit. II nest cependant pas possible (le se fonder uiii(lueme!lt su r le 1)IiX du (es fourrages de reinjlacenictit. 11 ncxiste pas de I)arine pou r la conversion des fourrages de remplacenient ca t&tes de gros lxtai 1. En conscJuencc, la coininission (l'atbitrage a pris Javis (Juli expert (jili a admis quc Je prix (Je ces fou rrages €'tait le double de ccliii du foin. Comine le recourant a achel pour 247 fraiics de foiirrage. cela coriespoud it un achat (Je foin (Je 1424 francs. soit 13,2? toises. Cc mode de caicul semble tenir laigemctit conipte de Ja ralit, et ii ne peiit tre mis ca donte. La (Iduction obteiiue de celle faoii ne piovoqiic toutefois pas un classeinent (Jans tine catgoric iiikricuirc. cai 1'effectif (J(tcrminant (1€' btail dipasse cncore 12 uiiits de gros btail.
(N 1416. en In causc U. Rechstei tier. du ? (J6c(mnl)re 1945.)
N° 554 Les membres des caisses syndicales qui ont une exploitation agricole accessoire dcomptent, quant aux contributions dues pour cette exploitation, avec la caisse syndicale, fandis que le elassement de l'exploitafion agricole et sa revision incombent i la caisse cantonale, conformment a l'ariicle 12 de 1'ordonnance n° 46.
(No 1402, en in cause Sandoz A.-G., du 7 c1keinbie 1945.)
No 555
Les tudiants des ttab1issements (l'instruetion suprieure affects i titre exlraordinaire ä 1'agriculiure en vertu des dispositions sur le service obligatoire du travail n'ont pas droit aux allocafions de trans- ACF du 5 octobre 1945, art. jer et 4; fert (ACF du 29 mars 1945, art. 2 ; oril. DEP du 5 ocfobre 1945, art. 51).
Le recoui'aiif. un tudiaiit astreint au service militaire, s'est i Otive du 15 juilict au 3 aocit 1945 au service ohuigatoire du travail da ns l'agricultnrc. 11 a (icmar1(ii de foucher les allocations de transfert. mais sojt la caisse, soit Ja cornmission «arbitrage les liii mit rcfiiscs .i,c rccourant se P°0 i'vojf contre in (ICiSiOI1 de in commis-51011 darbitrage i in CSG, alIgiiaiit qu'aux termes de 1'article 13 de
(III C'oiiscil Idral dir II R'vricr 1941 sur i'affectation de in
mai n-cl(euvre i lagricuJture *)‚ les travailicurs affccts ä titre extraordjnairc t 1agriculturc touclient des allocatioris de transfer! (k!crmi ines seloii les iflmcS iiorrncs ei eoiidjtioiis q ue les allocatioiis poiii' perle de salui ne et de guiii. Comnic liii locat iOn p0111 etudiant est iiiie forme dallocations POhl' pete du siilaj ne mi de gain. les tudiants illl i'aicll! allssi ii roit aux allocatioris (le transfer!. La ('SG rejette Ic i'ccours par ]es I)10!i fs suivaiits
L'articic 13, l"' aliiia de FAX 1' du 11 f6vrier 1941 sur l'affectation (II.' la inani-duinvrc ä lagriculinre ) disposc que les travailleiirs affccte i titre cxtraordinain'c a Iagi'iculture touchciit. en stcs dc leni' saiai re. des iii ioeations de traiisfcn'l (1tcrmin1cS selon les mmcs nor-Ines cl conditions que les allocat 0115 pour perle de salaire ou (le guin dont bni.ficieiit les inilitai res en service actif. Celle (liSpositi011 pr& yoit iioiit (tue les C0fl(litiolls (hI di'oit dtlX allocations pour perle du salairc et (ic gam valent aussi poini' ic droit aux allocations de transfort. Ces comiitionis. Je rccouranl, eH sa quaiit (i' thl(iiant, ne les i'emplit pas. 11 iicxeice iii u ne pi'ofession (lpeflda1lte. iii inne pi'ofcss (III iiid 1)eildante.
') Actue11e'nient ahrog et reiuuplaeu' pur l'ACF du 5 oetohre 1945 sur 1'affectu tiou da hu ‚uni ii-d'uuvre aux truvaux servant ä assural' 1'approvisioiiueuueut du pays cii deiires ulinentai las et ei, c'oiiihustihle, art. 4.
Plus daire encore est Ja situation juridique dcou1ant de l'ordonnance n° 5 du DEP du 15 mars 1945 sur l'affectation de Ja mai11-
l'agriculture **). Aux termes de 1'arlicle premier (Je cette (ouvre ä
ordonnance, ]es travailleurs affects ä l'agriculture ä titre extraordinairc n'ont droit ä ijiie allocation (Je transfert quc si, avant leur affectation, ils taient assujettis au rgime des allocations pour perle de salaire 011 (Je gaul. Tel n'est pas Je cas pour le recouraiit.
L'allocation pour 6tudiant, institue par 1'arr&t du Conseil f&lral du 29 mars 1945 rgant Je paiemcnt d'allocations pour service rnilitaire aux Mudiants des 6tablissements d'instruction suprieure, ne peul pas tre assimile aux allocations pour perle de salaire ou de gain. La rglementation est toute diffrcnte, qu'il s'agisse clii droit l'alJocation, de 1'obligation de contribuer, des ressources financires. etc. L'article 2 de ccl arrt oppose mme 1'allocation pour kudiant Fallocation pour perte (Je salaire 011 de gaul. T)'aprs cet article, un tudiant qui a droit ä l'allocation pour 6tudiant Iorsciu'il est mobilis, West pas assujetti au rgime (los allocations pour perte de salaire 011 (Je gaul, au seiis de 1'article premier de l'ordonnance 11° 5 sur Faffectafiori de la main-d'uvre ä l'agriculture. 11 Mait bieii enlendu, Jors de 1'institution des allocations pour lucliaiits, quo (JC celle faoii los 6tudiaiits nlaient pas assujettis aux rgimes des allocations pour perte de salaire ou de gain, cl quo, ma1gr los coiis&Iuences coiiomiques (111j Cl rsultaient, la perte de temps cians los 6tudes n'tait pas ii proprement parki une perte de revenu.
Ii rsu1tc du reste du procs-verba1 de la confrence de 1'office fdral de 1'industric, des arts et mtiers cl du travail avec los reprsentants des universits, des 6tudiants et des caisses de compensatiori, tenue le 13 janvier 1945, quo Fon y a discut du versement (FalJocalions (je transfert ou d'allocalions pour tiidiaiits cii cas (Je service i Ja campagne. Mais on y a unaniinement reiionc, los jugeant inutiles. äL cause de Ja dure rduite du service ä la campagne, qui ne cause pas de retard iiotable dans los tudes, et qui ca outre tombe Ja plupart du temps pendant los vacances.
(N0 1414, en Ja cause J. Fahrni, du 28 novcmbre 1945.)
NO 556
1. Si un membre d'une caisse syndicale recourt ä la fois contre une d&ision de ciassement ei conire une dcision le frappant d'une amende, la commission cantonale d'arbitrage est comptenie pour juger los deux recours.
**) Actuellement abroge et remp1ace par 1'ordonnance du DEP du 5 octobre 1945 sur 1'affectation de la rnain-d'cauvre aux travaux servant t assurer 1'approvisionnement du pays en denries alimentaires et cii cumbustibles.
2. Si un recours est dirig a la fois contre une d&ision concernant la taxafion du reconrant et contre une dcision le frappant d'une amende, la commission d'arbitrage tout entire peut aussi, et nott seulement son prsident, statuer sur le recours quant t I'amende, sans que cette dcision puisse tre dfre par voie de recours a la commission de surveillance (ord. n° 21, art. 4, 2e al.).
Le 2' mai 1945, la caisse syndicale taxa doffice l'iiitim et le frappa ('une aiendc. Cciui-ei iecouiut contre les deux dcisions ä la commission cantonale (l'arbitragc qui rejeta Je recours (lans la mesure Ott il Mait (Jirigi contre le ciasseinent, mais annula l'ainende en admettiiit partiellement le recours. La caisse syndicale recourt contre cette (keisio1I a Ja CSG, fuisatit valoir que ce n'est pas la commission d'arbitrage qui est coniptteiitc pour statuer sur les proi1oncs d'aniendes, mais le prsident exclusivement, et (je fait, d'aprs lordonnauce II°21 article 4, 2e allti~it, le ijrsident (IC Ja coinmission (IarI)itrage syndieule. La CSG rejette le recours par les motifs smiivants
1. La CSG n'est pas comptente pour examiiier les dcisioiis concernatit des aincndes, car l'article 4, 2 alina de J'ordon nance 110 21 dispose que le prsidcnt (je la commission (i'arbitragc statue dfinitivement. Mais ii faiit faire uiie exception si une autorit incomptente a statin en premire instance. La ('SG dort en effet veilier l'autorit compteiite statue sur le recours.
Toutefois Ja recourantc allgue ä torf qu'aux termes de i'arficle 4. 2 aJiiia de l'ordonnance ii' 21 Je prsident de in coinmission syndicale d'arbitrage soit comptent. Cet articic ne signifie nuilement que le prsiddnt soit (laus tous les cas coiiipteiit, (IUC l'arncnde ait
proiiOnCe cii vertut (In rgime des allocations pour perte (le salaire ou en vertu (In rgime (ICS ulloeatioiis pour pertc de gain. La commission d'arbitrage de in caisse qui prdn(l in (iiCisioII est toujours In commission cantoiiale d'arbitrage, iorsque celle-ei est cornptetitc quant ä l'objet et doit statuer sur ic fond. Cc semit wie cOlnl)lieati011 si, comme pur exeinpic (lans le cas paiticuiicr, oü Je ciassemnent aiissi bien que lamcndc est Iitigicux, je preniier poiiit mlcvrait tre examiii pur la comrnissioii (larbitrage comptente (Inant au fond. et Je second. (IUi n'est qu'u ne saiietiou cl inine qu'mi ne amen(le d'ordre, par le prsi(lent de in commission d'arbifrage syndicaie, noii coinplente quaiit au fond, c'est-t-(J ire de in conimission (1'arbitragc cii mnatire dallocations pour perle de salaire. En revanche, ic prsideiit (Je In (OlnhhiSsion d'arbitmage syndicale doit tre dclar comptent pour statuer sur ]es recours ciiiig& contre des pronoiics (iamcn(Ie, loisque celle-ei forme seide l'objct du recours, sans que, Je ciassemneiit 011 iine utitre (JcisiOn (je in caisse soit coiitesf.
2. C'est i boa droit que Je reeours cotitre Jameiide a j iig par Ja commission cantonale clarhitrage. et non seiilemeiit par son
dent. La circonstance que Je prsi(lent, et 11011 totite Ja COmmisSion darbitiage, est compteiit poiir pren(lre ane dcision est une rgk (lont Ja violation chappe i ja CSG, car ii ne s'agit pas a 1)iopremtI1t parler dune piescriptioii de comptence. Les garaiities sollt (Inillelirs plus grandes pour le jasticiablc 51 Id CommiSSioll tout e,itire traite du recours contre I'ainende. Le prsicIent de la commission cantonaic d'arbitrage 6tait sürement daccord qui1 cii füt aiiisi, et cutte proeii dure itait aussi pratiqite, car il fallait cii mme teinps statuer sur Je ciassement. cc qui tait de la coinpitciice de in (ofllflhiSSioll mut cnt i?rc. (NI, 1388, ca in caii se C. Moccetti, du 7 novembie 194.)
Arrt du Tribunal fMra1 des assurances
concernant 1'affectation de la
inain-d'oeuvre l'agriculture.1)
Les travailleurs affects t titre extraordinaire i l'agriculture ne sont assurs, selon le droit fdral, que contre les accidenis et les maladies professionnelles mais non contre les accidents non professionnels (ACF du 5 octobre 1945 sur l'affectalion de la maiu-d'uvre aux fravaux servant ä assurer I'approvisionnement du pays en denres alimentaires et en combustible, art. 5, 1- al., et ordonnance d'excu1ion du DEP du 5 octobre 1945, art. 43).
Les droits et avantages d&oulant de l'engagement antrieur des travailleurs affects a titre ex1raordinaire ii l'agriculture demeurent acquis (ordonnance du DEP du 5 octobre 1945 sur 1'affectation de la main-d'ouvre aux travaux servant i assurer l'approvisionuement du pays en denres alimentaires et en combustible, art. 14, 3 al.). Cette garantie West toutefois pas valable pour le rapport d'assurance de droit public avec la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents.
Le demandeur a travai1li jusqu'au 24 avril 1941 dans une fabriquc sournise t l'ussurance ohliga!oire et fut ensuite affect titre extraordiiiaire i J'agiiculture comme vacher et valet qualifi. Pendant prs de deiix ans il travailla Ii tour de rle chez les agriculteurs ayaiit particulirement besoin de son nide. ii s'acquitta de sa tche ii Ja satisfaction de tous.
Le 21 mars 1943, le demandeur souffrit des intestins. II resta ä la maison et se rendit le lendemain chez Je mdecin. Le 26 mars un paysaii chez qui il avait travai116 auparavant, alla chercher pour le (lemandeur mi charroi de branches de sapin. Le dematideur dorit ltat (Je sant stait amlior liii prta son aide pour Je transport. Durant le irajei, l'attelage sernblh lorsque le demancJeur vonlut serrer les freiiis il se heurta et toinba avec Ja main (lroite sous l'avanttrain. Sa iiiaiu fut J)roye et dojt tre cousidtre coinme perdue.
La dfenderesse, en J'occurrence Ja Caisse nationale, ayant avise imnidiateinent (Je J'accident, dclina Je 30 mars 1943 sa responsabilif. Le demandeur, cii effet, conforrninent ä l'article 4 de l'ordoniiance III du (lpartement f&JraI de l'conomie publiquc sur l'affec-
tatioii de Ja main-d'vuvre i l'agriculture du 17 mars 1941 n'tait pas assur contre les accideiits non professioniiels. i) Cf. arrits du Tribunal fdtra1 de, assuranees, reeueil ofticiel, 1945, faseieule 1, 1). 9.
Le deinandeur fit alors valoir son droit aux prestations de l'assurance devant le Tribunal cantoiial. Cc dernier se borna ä examiner In question de principe de la respoiisabi1ili de la dtfenderesse et rejeta la dernande.
Le demandeur a alois iiiterjet appel en ternps utile au Tribunal fdral des assurances, prsentant les mmes conclusions ciue devaut la juridiction cantoiiale et dernaiida (LUC le fond du litige soit trait et jug comme question pr&jiidicielle.
A I'appui de son poiiit de vuc, le demandeur s'eil rfre celle fois t 1'article 5, 2e alina, de l'arrt du Conseil f(lral du 11 fvrier 1941 sur l'affectatioii de la Inain-cI'uvre i l'agriculture 2) aux terines duquel « les droits cl avatitages dcoulant (le l'engagerncnt antrieur demeurent acquis ». Le demancleur estime que l'assurance contre les accidcnts non professioniiels dont il btnficiait comme oiivrier de fabrique doit (lerneurer en vigueur pendant l'affectation i l'agricultiire inckpenclamment de l'article 62, 2e alina LAMA. Le droit de ncessit de l'conomie (le guerre 1'cmporte CII effet sur la Igislation or(linaire. Le demandeur s'cst toiijoiirs acquitt6 comme auparavant, t l'officc prpos 1'affectation de la maiii-d'vuvre de B., des primes pour son assurance-accidents cl n'a jamais rendu atteiitif au fait que, depuis son affecfatiori, il se trouve vis-a-vis de l'assurance elans iine situation plus dfavorable qu'aiiparavant. Le deinandeur estime ensuite que son droit aux prestations de la caisse elassuraiice West pas non plus devenu caduc parce qu'il a elü interroinpre pendant quelque teinps seulement son travail t la campagne ä cause de sa nialadic d1ntes11n. Son rapport (i'engagemdnt n'a rlullement tt infliienc de la soitc. L'article 9. 1er alina, de l'ordonnancc du 17 mal 1940 prvOit que l'engagement reposant sur le service obligatoire du travail ne peut tre r6sili6 que par l'officc prpos \ l'affccta!ioii de la main-duvre. Cc qui n'a pas je cas en l'espcc.
Le Tribunal f&IraI des assiiranccs a rcfet le recours ct confirin6 le j ugeinent (iii Tribunal cantonal.
Extrail des inolifs
1. L'aceident du deniaiideur du 26 mars 1943 apparait manifesteinent comine 1111 accident 11011 professionnel selon l'article 67, 3e aIina. LAMA, puisqii'il lui arriva lorsqu'il travaillait pour lui-mme, dans son propre intrt. La question litigicusc est celle dc savoir si Je deinandeur lait assur, selon Ic droit f&kral, contre les aceicienis non irofessionnels pendant son affectaiion i 1'agriculture.
Aprs que le Conseil kdral, se l)asant sur l'articic 2. 1cr alina,
2)Maintenant abrog et rem.p1aet par 1'ordonnanee du DEP du 5 octobre 1945 art. 14, 3e al.
de Ja mi fd€rale tdn(lant t assurer iapprovisioniieinent du pays en inarchandises indispensabies, du 1r aviil 1938, eut pris poiir la preiiiiie fois, li' 23 i n 1939, une ordonnance de caractre prparatoirc
in
sur « l'affeetatiou dc Ja main-duvre en cas de mobilisation »‚ il ordoniia au dhut de Ja guerre, soit Je 2 septernbre 1939, Je service ol)Iigatoire du travail cii giirai cl le (lpartement f&hiral de J'iicono-
lilie puhiiqiie reii(111 Je 1 mars 1940 une ordoniiance organisaiit
1 affeetation de la mai ii-d'muvrc cii vuc dassu rer la production agricole. Toiite celle ma1ire fut eiisuite revise par lordonnance du Con-
seil fdra1 sur Ic service ohligatoiie du travail du 17 mai 1940
(RO 56. 523) ainsi que par l'arrt du Conseil f&lral sur 1'affecla-
(ic la inain-d(rnivre du 11 fvrier 1941 3) 57. lioii t J'agriculture (R()
149). J'arrt du Conseil ft16ial sur 1'affecfation (Je la main-d'muvrc aux travaux de, (onstrliCtioll (linter&t national du 17 avril 1941 3), l'ordoniiance du dparienieiit fdra1 (Je l'conOmie pubi ique sur
1affec1a1ioii de Ja maili-(Itetivre aux travaux d'aiii] iorations foncires des1ins i augrnentcr Ja prod uction (Jc denres alinientaires du 17 dcem bre 1941 4), Fordonnance du dpa rtenient fidraI (Jc 1'coiio-
lilie piihlique sur Faffectation (Je Ja rnain-d'muvre pour IexpIoitation
de la bit rbe (111 14 mai 194-) ') et lordonnauce (lU (Ipartcment fJtal (Je Jeoiioniie pllbli((ue sur Faffectation (Je Ja rnain-(1muvre i ]'Industri e forcstirc (in 28 fvrier 1944 4). Plusicurs dispositi ns ten-(10111 i\ Jcxeution dc ces diffrcntcs bis. 041 les iiioc! ifiant et les com-1)Jfant, out it reudiies i Co sujet.
II ressort dc lensemhle de celle 1gisbation (tue lordontiance (itt
17 mai 1940 (beI l re considre comme Ja rgiementation (Je base.
In lex gejieralis, du service obhgatoire du travail taudis que les
arrts du Conseil f&kral cl ]es ordoniianees du dlpartement ci-(lessus nieiitionn('s cl rend us postiieurcment apparaissent cornine des
bis spciales rg1ementant Je service obligatoirc du travail daris des (as coiicrels. Conformment au prineipe qui veut jtie Je droit spcial leinport(, sur ic (1 roit gnraJ, ii s(, iisu i t que Ja qucstion d'assurance
(hscutec cii J es1)ec (bit &tre cxainine tout (lahord sur la hase (Je J'arrl du Consei l fIrai du II fvrier 1941 ) cl (Je SS (lispoSitiOliS (iexdution, doü il r'su1tera, au su rpl us. qii ii nexiste aucune contradietion entre ccl arrt( cl 1ordouiiianee (11 17 mai 1940 (cl ses dispo-
sitions (JexdntioB).
Ma iiilniaitt ahrog et reinp1ac€' par _CF du 5 oetohre 1945 sur Faffeeta-1 ion de la inain-dwuvre aux travaux servant fi assurer lapprovisionnement du pays en denres alimentaires et ca combustihle.
Maintenant ahroge et reiuplacic pur 1ordoniianee du 1)EP du 5 oetohue
1945 stur laffectation de la ivain-sl(xuvre aux travaux servant d assurer 1'appro-
visionneinent du pays en denres aliinentaii'es et ca coinbustible. Maiutenaat ACF du 5 octobre 1945.
1:1
L'article 15, 1" aIiria, de, l'arrt du Conscil kdra1 du II fvricr 1941 O)
rglemente la question de, l'assurarice cii cas (l'aecidcnt de tu mauirc suivante
« Le principe de Fassurancc obl igatoire contre ]es accidents s'appliqiie aux travailleurs affccttis i'i titre cxtraordiiiaire, y compris les \oloiituircs. Le c16parteiiiciit fchiial de l'conoinie p uhliquc dictera les dispositions d'excution
L'ordoniiance III du dpartcrncnt f&lral de lconoinie pUl)llquc (111 17 mars 1941 (RO 57, 290) relative ik l'assurance en cas d'accidcnt cl comincutant cctte (lLsposition mcntioime tout d'abord que l'assurance prvue i'i I'article 15 de 1'arrt du Conseil fdral du 11 fvricr 1941 ) sur l'affcctation de la inain-d'unvre i ]'agriculture est falte pur iu caisse nationale suisse dassurance cii cas d'accident, ä Lucerne (art. 1). Les dispositions suivan!es oiit au snrp!us une porte dcisive
Art. 2 « So11t assurs cii vertu de l'arrt du Conscil f&Jral les travailleurs affects i l'agriculturc i titre extraorclinuire, Y COmpris les voloiitaires ».
Art. 4, Id al. : « L'assurance couvic les accidcnts profcssionncls et ]es maladies professionnelles, coiiforn nicnt aux dispositions de la loi f&lra1e du 15 juin 1911 de 1'assurance cii Cas de mala(lie cl d'accideiit cl des ordoiinances coinp1rnentaires. »
II apparait donc nianifestenient cine I'assuiaiicc cii cas claccicicnt prviie par Ja loi n'englobc pas les accideiits iion profcssionnels.
Peut demeurer cii suspens Ja qucstion (Je savoir juscliCä quel point les accideiits non profcssioniiels soiit coiivcrts par I'assurancc-maladic obligatoire lcrte pur le Conseil fdra1 claus ses arrts cornpl& mentaires sur I'affcctation de Ja maiii-d'iivrc i 1'agriculture des 17 avril 1942 et 22 avril 1944, car cc ti'est pas contre la clfciideresse mais contre Ja caisse-malaclie cntraiit cii ligne de comptc (juc ic dcmandeur devrait Mever sa prtcntion. En revanche, I'arrt compl-
inentairc du Cojiseil fclral du 15 dcernbre 1944 (RO 60, 813) (liii,
sur requte spciaIe, peut kre itppli(Iii6 rtroactivernent (art. 2) - charg la Caissc nationale de fixer les reiites d'iiivaIidit. Seuls, ccpendant, les travailleurs affects ä l'agriculture ä titre extraor(linaire ont droit i «inc rente diiiva1idit si la personne qui cii fait la (Jemande prouve quc Iinvali(lit est Ja cons&jiiellcc (Inne affection qni, selon toiite vraisernblancc, a causc ou aggrav€e pur l'accomplissernent du service du tiavail (cf. aiL irr de I'airt prcit€). Ces conditions ne soiit pas remplies cii Icspce.
Le fait que les dispositions spcialcs sur l'affectation de Ja maind 'ouvre ii l'agricultu Ic ne inett cii! pas an I)ngjce de fass ii rancc cii
6 ) Maintenant AcF du 3 o(-tol)i-e 1945, art. 5, 1cr i1., od la dernidre phrase a tt supprinie.
cas d'accident les accidents non professioiiiiels est eiitirement conforme aux principes g&iraux rglant le service obligatoire du travail en gnral (cf. a ce sujet ]es clispositions y relatives : or(lonnance du 17 mai 1940, art. 15 : ordoniiaiice du l)EP du 12 juiii 1940, art. 4, 11 1 al., ei ordon nance du DEP du 20 in illet 1940, art. 10 7)•
.2. L'article 5. 2e alina, de l'arrt du Conseil fdrai du 11 fvrier 1941 ) ne saurait modifier la situation (le droit teile (Ju'elle apparait cii I'espce. LeS « droits et avantages assurs » ne se rapportent (Jui lengagement antiieiir (cf. galement i cc sujet la note marginale). cest-I-(lire aux rapports contractuels de droit priv existant entre le tiavailleur et 1'employeur mais non pas aux rapports d'assurance (lcoI1laiIt (lii droit public. S'il cii tait autrement, il aurait fallu le (lire exJ)ressrnent ä i'article 15 de l'arrt prcit du Coiiseil f&lral 0(1 (lanS l'ordonnance III du 17 mars 1941. Le deinandeur a a(lmis qiie 1 articic 62, 2e al.. LAMA n'tait plus applicahle aux rapports dcoulaut de lcoiiomie de guerre. Mais cette ihirogation ii'aurait •jamais pu survenir tacitement eile se trouvait sans cela cii cnntradictioii flagrante avec i'article 10, 2e alina, de l'ordonnance du 20 jitin 1940 9) ei avec l'article 4 de I'ordonnance 111 mentioniie ei-dessus.
On pcut supposer cue le dernan(lell r Mait assur pou r la du re de soii service agricole contre ]es accidents non professionnels sur la hase d'une assurance conveiitionnelle (Abredeversicherung) (cf. ä cc popos Lauber, « Praxis des sozialen Uiifailversicherungsrechts der Schweiz ». p. 260 ss). Le demandeur n'a toutefois jamais prteiidu qtiil existait un tel coiitrat. Au contraire, ja constatation faite par In (lfencleresse devant le Tribunal cantonal qu'un tel conirat n'existait pas n a null erneut iit coiiteste.
Eiifiii, la question de savoir sit existe ou non uiie assit iaiice ne se (lttermiiic pas d'aprs d'ventiic1s versemeuts de primes. Le fuit qne le droit t des prestations d'assurance existe on cesse indpendarnmen1 (lii !)ayernent de primes apparait bieii plutöt comme mine caractrisiqile (le l'assurance cii cas (l'acci(lent obligatoire.
(Arrt du Tribunal fchirai des assurances, du 26 jti iii 1945.)
Mainlenanl abrog(e et renip1aece pur 1'ordonnanee du DEP du 5 octobre 1945. Maintenant ordonnanee du DEP du 5 oetohre 1945, art. 14, 3e al. Maintenant ordonnance du DE I3 du 5 oetobre 1915, art. 43.
Emoluments de dcision et main1eve.
La main1eve dfinitive esf accorde pour 'es moluments de
d&ision des commissions 1dra1es de surveillance en matire d'allo-
eations pour perte de salaire et de gain. Le juge de Ja main1eve n'a pas ä examiner si les raisons qui ont motiv cet tmo1ument sont fondes.
Liiitinii est avocat et a (lcmall(Ie it Ja CommiSsi011 fdia1e (Je 5111 - veillaiicc eii natire d'allocations potir perte de salaire Ja reviSion de Ja (lCis1on reiidue (laus son cas. Ladite cOlnmlsSioll a rcjet Ja dernande de revision et mi! ig i Fiiitrcss, sans motif A I'applli. uii molurnent de cJcisioii de 50 fraiies. Lintim, inaJgr plilsicurs nvcrtisserneuts ne s'acquitta pas de cc montant. L'officc f Iru1 de 11ndustrie, des ai'fs ct mticrs ct du travail fonctionnant comme secrtariat de Ja conimission fdraJe (Je survei Ilance intcnta alors unc poursuite contrc mi. L'intrcss6 fit opposition ct pr&tciidit dcvant Je j11C1, de Ja mainlcvc cjue Ja peine (111j mi tait inflige (11111 mo1ii mclit de dcisioii n'tait pas j iistifie.
L e juge de Ja mai iii eve alin it Ja (lem ande de 1 'offiec ei aceorda Ja main1eve di niti ve pour lmo! timent de d&ision de 50 francs sur Ja hase de I'articic 80 LP. cl de 1'aiticle 16b'1s dc l'arr&t du Coriseil f&lral du 20 decembre 1959 sclwi lequel les (JCiSi0nS (je Ja commission f6dralc (Je surveillane(,. sont aSSimi Ies. (luallt ä leHr forec excutoi re, aux jugements des tril)ul)allx. A lappui du sa (lcisioll. Je uge de Ja mainIcve a estini quc ion ne pouvait pas examiner alt coiirS de Ja procdure de main 1ev6c si ic prononc (Inne aniende de (ICiSi0II par Ja commission fdralc du surveillancc Malt inatricllcnient fond. Oii peut uniqucment examiner si cutte coinmisSion est coinpctcnte pou r j uger (tu litige cii questioii cl pour perccvoi 1 lIli tnoIunidnt dcision. Comme 011 dcvait rpond re a celle qticstioii par Yaffirniafivc, confornument ä l'article 16, 3e aliina, de i'arrt du Conseil fdral du 20 d6eemhre 1959 cl de 1'article 9, 2c aJina, du rglement des commissions f&i&ales de surveillance. la mainlcvc dtifiiitiye a accorde.
(Dcision du prsident du tribuiial civil de Bie-\ ille, du 5 imveinbre 1945.)
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Petites informations
Fonds d'entr'aide aux mobi1iss.
L'a titorif conini una ic de Lausait ne a consti 1 tl im fonds dcnfrai(lc
a11 .x 11101)iliS('S (11111 inontamit de 100.000 fra ncs. Le r1glc1uent dc cc fonds
pivoit (fuji scra (IcStiiie auX vcuvcs et orplicli IS (IC militaites (lccdcs cii scrvicc actif OH (leS suitcs de cciii i-ci. ainsi (]liaUX niilitaics titala-
(lcS nil viclinics daccidcnt (10111 liii valid tt perinaiiciitc dpassc 70 %
I_cs cIciiiandcs (Ic paiticipatiltil sollt cXi1ituil1(cs par iinc CoillflhisSiOil
(oinprciiant (1(5 rcpitsciutants de in in itl1icipaIit. des piiiici patlx J)1lrtiS pnliti(fucs, de lUnion des iiinbi Iiss ct de 1' L iuion des sociut.s iuiilitaircs
de iatisaiiiic.
Versemenf par la caisse (je compensafion d'iine allocation spciale aux milifaires ayant accompli da service actif de 1939 ä 1945.
Ati colIrs du In sc5SiOil 1 945 dii (iaiid Conscil I)clil0JS.
\E. le 0 f)OS( Iii sililf)11 qmicstioii suivanic
Plnsieti rs (olnfllulles mit dj5 eLtecttt le verseinetit dirne alloeatioiu aux Inflitaires ayant aecornpli (tu Service aetir (Itiriulit in P(liode dii 29 aoQt 193 alt 20 aoüt 1945. 1 )a itres tonuinurues ont ga1euent vot un crdit Lt (et eifel.
La ptib1icitioii de 1ttrrt(i du Coi)scil t'xtiihif du 10 aoüt 1945 invitarit los (001101111 es it an litt [er jta teil] e tlec is ion ;t ca tt0 liii 0 grtnde stu p( tat 1 ion P011111 les iutrcssus, (101 not saerifiii leiir tetaps aux tront dres.
A Liii (1 arriver it une rpartitioiu rnu ifornic dans mutes les 00ifllilufl€is, taut o1H1res quc ltieu p1aces, Je Conseil excutiL 110 pense-t-il pas quil serait in iliqii diiilervenir ;tupris des au loiits tddiitics poiir ic versement «alle
;11 1o(- zitio1i su[(J)lt1uei1tlulre 1) erleiluei till In 0111.510 (11 cnitl[)e]lsiitioiI
Ic 26 novcinhic 1945. Ic Conscil cxccutil a don it i celle qucstioii
la ieponSc ci-aprs
1. HpontIan t ä itruc question ieriIc tl(pose au Conseil itatiotiiul, coiieeiiiafl Je veiseinetit (111110 1- 1coInhJense aux Soltlltts Lt la tin (III service actif, le Conseil tdra1 ii d5elaui Je 9 o-etobre 1945, tine lalloca (ion duzte solde dIionneur silili tun tni ire aux Prifl(i iJes qui r1gissent notre sytiime inilitaire et (1)10 laceoaiplisseunetut dirne o1digthiou conshitut ionnelle na PilS besoin d'fitre reoiflpei1sE1. Lii Conseil 1d0ral na Cc[ten(lant [till coiitest in ncessit daceorder une aide sp&inle 1IUX 1iui1itt ires et Lt 101115 11tiuiilles (1ui sont tornlds dans le diiueinent pur suite da service acti!, ainsi 1U'LL ceux qu i, ayant siibi wie atteinte dails 10111 saru1i, ne peuverit 11115 111 re pr1servts dc In gfite 1i1a1g1( les prestatiiis de lassti-1lliu(e tiiilitaire.
Partaitt de LOS coisidrations, 011 envisage de verser au don ivational 11110 summe, restatut Lt dtermirucr, de quelques millions de francs par pr1vemcnt siti le foiuds de coiiipensation p0111 perle dc salaire.
2 Fondd sur lavis cxprinlim par le Conseil fmdra1, le Conseil ex(eutif jage iiiutile diutemvenir aUprs des autoritis fdimi.a1esLt propos de cettc fl1(fle aflaire.
Service militaire obligatoire.
Selon l'ordonnance du 18 fvrier 1946 du dpar1ement militaire fdra1 concernaitt l'inscription (je volontaires pour le service, tous les hommes astreints au service militaire ou complmentaire qui sotit au service actif 011 qui y seront encore convoqus accomplissent mi Service obligatoire. Les hommes astreints au service militaire ou coinplmentaire qui s'annoncent comme volontaires peuvent, si le service l'exige, tre convoqus cl'entente avec les offices cantonaux du travail. Ce service est 6galement obligatoire.
En revaiiche, les hommes qui s'anuoncent comme volontaires pour se soustraire ä leurs obligations finaiicires ne doivent pas tre con voqus ; ils seront licencis s'ils se frouvent djit au service.
Service militaire en 1946.
Larrt du Conscil fd6ral du 13 fvrier 1946 concernaiit le service militaire i accomplir cii 1946, dispose qu'aucun cours de rptition, iii dinspection (Je l'armeinent et de l'&luif)enient personnel n'auront heu edle anne. En revanche, quelqucs units et corps de Iroupes de 1'1ile cl (je Ja lanciwehr peuvent tre appels comme troupes d'instruction 011 1)0111 trc instruits ä l'einploi de nouvelies armes. Des cours iactiques cl techniques, en plus de cciix d6 jä prvus, auront heu pour l'instruction des officiers (Je tons grades.
Solde.
Par arrt du Conseil fdral du 15 fvrier 1946 concernant la solde. les soldes de certams officiers suprieurs d'tat-major ont rduites. Cet arrt prvoit, d'autrc part, le versernent d'un supplrnent de solde aux sous-officiers, appoiiits et soldats pour les services qu'ils accoinplissent cii dehors des cours de rptiiion et rgle le inontant de Ja solde des homines astreints aux services complinentaires. En outre, schon l'articic 5 dudit arrl, je droit ä la solde commence le jour (l'entre au service fix par Fordre de inarche et finit Je jour du licertciemnent. Aux terines (Je 1'article 6. n'ont pas (lroit lt la solde
10Les hommes astreints au recruternent, pour la dure du recrutement
20les hommes astreints au service militaire 011 cornpltrnentaire
a) qui paraissent devant une coinrnission de visite sanifaire ou
une commission (Je recours,
qui preniient part aux inspections de Farineinent et de l'quipement personriel (art. 99 OM).
(Jili rcndeiit, reprennent 011 changcnt l'arnicment et l'&iu penien 1,
qui vont livrer ou reprendre des chevaux de cavalerie,
qui prennent part ä des cotirs spciaux en vue d'accoinplir le tir obligatoire (art. 124 OM),
qui sont en dtention prvcntive ou suhissent des I)cifles de toute sorte en dehors dii service.
Ccl arrtt. a effet au 1" mars 1946 ii est applicablc jusqu'au 31 dccmbre 1947 au plus tard.
Recueil (les circitlaires.
Rpoiidaiit i un dsir exprim (le (hfftretits cölis. l'office f&1ral de I'industrie, des art.s et mtiers et (111 travail a rassernb1t, ei) un rccueil, toutes les circuhtires en vigucur au 31 (licemhre 1945. Depuis l'infrocluctton des rgiines des allocations pour perle de salaire et (le gain, le dpartemeiit de lconomic puhlicjuc, l'office fdraI cl le Souticn des niilitaircs ont commeiit (laus plus de 180 circulaires les arrtts (lii Conscil fhlral cl les ordonnallccs (lexcI1tion, cl p1ib1id diverses iiiforinations de porte giarale. Les circulaires en (fiiestioii ont iiiuItigraphues cl en partie impriines les mies sont dcvenues salis objet, d'aufres ont abrogcs coiiip]tement ou en partie seuleinent ou remplaccs pur de nouvclles circulaires. Septante sont elcorc tctalcnient ou partiellemcnt CII vigueur aujourdliui.
Le nouveau recucil des circulaircs prscnte Une relle vaicUr poiir lcs offices et les personncs charg.s d'appliquer les (liSpOSiti011s des ines des allocations pour perle de salairc cl de gain. II conliciit enplus de nornbreuses rfrences ä la jurisprudence des cominissions f&lraIes de su rvei Ilance. En outrc, cc rccueil es! comp 1 par t rois appen (lices les informations de l'officc fdra1 de I'iiidustric, des arts et nitiers (t du travail, les disposilions de l'adiniriistration f&kralc des Ilfialices cl les circulaires die I'administration des fonds ceiitraux de compensation. (inc liste des forniules utiIises claus ]es dits rgimcs cl pour le service des allocations aux Mudiants v est iga1ement jointc. (in index alphab&- tiquc dhtaill facilite la recherche des diffrcntcs instructions et inforliii!t iOn S.
Le recueil des circulaires, cii iangue allelnan(le, est cii vcntc au prix de 2 fr. 60 a l'office central f&kral des imprims et du matricl Berne. L'djIion en lanue frantaise est en prpara1ion.
Conhrences et sances. 43e session de in commission (l'experts.
La CommisSiOtl dexperls pour !es rIginles (los allocations pour perle de saIare et de gain s'est runie pour in -V fois. La sance sest feillle Berne le 26 fvrier 1946 et ätait prsi(1e par M. Je I)r Baeschlin. Les questioiis figuraiit i Vordre du jour 6taient les snivaiitcs : revisioii (los iiistriictions coinptnhles toiichaiit Je (-onirJe anprs (los iiienibres : revision de Iordoiiiinnc' (lexdution ilit rgime des albcations pou r porto de gaul So rapportaiit i In relilise (lOs coiitruhtituoiis (OEG art. 26 bis) ; proj eI (10 lordonn 01101' 110 13 I1O loffuce f6Iira1 d0 i'undustne, des orts et nuItiers et du travai 1 (revision de Ford. 110 11).
44( session de in cominission d'experts.
Cette sance a eu heu le 19 mais 1946 1 Bein e eI tait prIsi(le par M. le Dl Baeschhiii. Soule 0 (t( discutee ha leViSi011 des (iiSpOSiti011S (I'eX&'tltioll (JR 20 ju in 1944 concernant le service (Lillocatiolls aux travailleurs agricoles et aux paysiiis de in IllolltagIle.
Commission ti'expeits pour le Service (1'alloeatiOns aux travailleurs agricoles et mix paysans de la montagne.
Celle Commission s'cst t nouveau r(1ll1ic le 28 fvrier 1946 i Beine. Prside par M. le durecteur Willi, ehe a disetite (Je 1€iat achtel coticeriiant la revision du Service des al locations aux travailben rs agricoles ei aux pysas (Je Id niolltagne. LIle a iiiaintciiit itiiaiiiiiicnieiit soll poiiil (Je V1IO au11ricug t't savoir que cc Service (hut tre ctciiiiu aux pelits
Ji) 1IVSO III (10 Ja phainc.
l)aiis lilie stanev uitcruciim tenne le 1 8 mars a Burne. ladute cuinmission sest oCCtIp'e de ha revision des (lispositiolis liexeciltioll ilti 20 juin 1944 concernant Je serVicl' pr(10i1e.
Commission des pouvoirs extraordinaires (lii Conseil des Etats.
Lii (ute c011lllliSSi0ii a siIg( L'l Berne los 23 et 26 fvrier 1946 50115 in prsidcnce de M. dc Weck. I'n cc qni conccrne un projet (iar1'&t€ autorisant Je prRvement cii faveu r (in Don natiotial 5111550 (111110 s011llne (Je SuX millions sur Je fonds ceutral de coiupeiisatioii pour perle de salaire.
Ja comliiisSiOfl a itt ullanillle 1)0111 Je ren vover an (onseil fkrai a hn
€iu'ii Je sonmette it 1appro1ittioti du lASScllihl(e 1drale p111 In vuic 1giihire cl 11011 pas (eile (lS Pütt voirs extraordi naires. An sujet (le ha question (liiii nonvel amMt modi fiatit Je Service dah1ocation (IlIX 1 ra-
vaileurs agricoles cl aux 1)1IYS1IIS de in nientagne. In conirnissioii a
rsoIU de scii ten r a soii p raVis antvrictii eteiidu n t ic l;tifice d1 (es iiiesiireii aux petuls paysans (Je 1 plaine.
Im
Commissioii des pouvoirs exiraordinaires du Conseil national.
La COI11IIiiSiOi1 )rCic sest iuiiie le 5 mars 1945 t Berac SOUS la 1)r6SidcflCc de M. J. 1-Jiihcr. Ati sujet du privemeuii de six millions de francs en faven r du 1)oii national suisse. eile s'est prononce (laus Ic unnic seuts (hic la COiIIu11jS5iOI1 du i'autrc ( hainbre. Eile s'est ga]cnicnt ectipc de la reViSiOn de larr&t du ( oiiscil fdra1 du 9 juiii 1944 rghmt le service d'allocatious auX lra\ ailleurs agricoles ei uni'
paysalis de iii niontagne. Deux propositions mi iaient sOiiifliSeS:l alle
ieuidauut ii prorogcr le service des ailO(ltiO11S ('t aaugincnter ces (leriuires. [autre visaiut ii elargir le cerele des avants droit par 1'ad iii iSSiDil des petits paysans (le la piainc ([III. usqu'iCi.nont pas huieficie de ces allocations. 1 a imümei de la coun in i.ssion sest proilonc&' en lii vejir de la pieni il'e pi'Oj)OSiIiOI).
Les rgimes des allocations
U
pour perle de salaire ei de gain
Organe officiel de I'Office fderaI de I'industrie, des arts et metiers et du travail
RdacIion : Office fdraI de ]Industrie, des ans ei mtiers ei du travail. Section de lassurance
ch6ma9e ei du soutien des rsnilitaires.
Exp6dition : Office central fdddral des impnirnds ei du mafdriel, Berne.
Prix dabonnement In. 8.— par an. Le nurn6ro 80 cis le nsum4ro double 1 fr. 20.
Parait chaque mois. Compte de cheques posfaux III. 520.
BERNE No 4 AVRIL 1946
SOMMAIRE
Revision des dispositions relatives au Service dallocations aux travailleurs agricoles ei aux paysans de la rnontagne (p. 181). - Etat des fonds centraux de compensation des rdgimes des ullacations pour perle de salaire ei de gain (p. 188). - Ddcisiorss de la CSS abs 646-652 (p. 190). -Ddcisiovs de la CSG nos 557-560 (p. 200), - Ddcisions de la CSG rsos 6-8 relatives au service dallocations aux travailleurs agricoles et aux pysans da la monlagne (p. 206). - Jugemeafs pdnaux an matihre dallocations pour perle de salaire ei de gain (p. 212). - Quesfions dcrites ddposdes devant las Chambres fdddrales (p. 216). - Petites intormations (p. 218).
Revision des dispositions relatives au
service d 'allocations aux travailleurs
agricoles et aux paysans de la rnontagiie.
I.'arrCt du ( 0115(11 1er1t1ral (Iii 15 111015 1940 ci 111O(1j116 CCIII!
du 9 jul ii 1944 ielatj 1 au scivic dallocal ollS aux 1ravaillfurs agricoles ei mix pa 50115 de, la iliolilaglle. [es niodilical iolis pol-
1 ent flotallifllelll StIl 11.' 111(11111iCfl de cc service. Ja ug'uidntal jou des
allocations ei ICH 1 relal ioii avec CCI ICS 1)011 r perle (lt salon ii. ei (Ii "ajil Le (lcpolrielnellt (II,' lecoiioiiiie piibliqtie ii. potir so part. pils
lordoiiiiance (III 2() inars 1940 iindj 1 ia1i1 ei ctiitipliaiit les (I!spnsjijiins (lexecuijoll (III 20 juin 1944 claus Ijuiciel (1(5 iravaillttirs t' ei (lt \'IIe (Ii 5!lllplifiel Iext(Ili!l)11 de CC
3469534695
1. M1III1/t('fl du service (l'al/OCatiOfls aux travailleurs agricoles et aus paysans de la Tnonlagne.
Primiiivement, la dure de validit de 1'arrt du 9 juin 1944 tait Iiniiiie au lenips pendant lequel le service ohligatoire du travail dans l'agriculture est applical)Ie. 11 paraissalt touiefois iicessaire. po ur des raisolis (Je poitique sociale et du point de vue du marcU du travail, (je maintenir Je service des allocatiotis. Ii a d's lars W disjoint du service obligatoire du travail et restera en vigueur jusqu'au 31 dcernbre 1947, comme le r€gimc ti'ansitoirc concernant I'assurance-vieiJlcsse et survivants (ACF art. 24).
II. Allocations aus IrEwailleurs a gricoles.
Auginenlatiaii des (aux (leS cillocations (ACI' art. 3 et 4). Les taux des allocations pays aux travailicurs agricoles taient d?s Je dbut inodesles et ne parvenaient qc dans une faible niesure i rdduire l'cart existant entre Je revciiu du personnel agricole de caractre stable et celui des travailleurs affects Ii titre extraordinaire ä l'agriculkure en vertu des dispositions sur le service obligaioire (lii travail. C'est pourquoi, en raisoll de, 1'augmentation du cofit de, la vie aussi, i'allocation de mnage a ti j)0rt(e (je 14 ä 50 franc:s par mais, au de 36 centimes ä 1 fr. 20 par joiIrne de fravail. L'allocation pour enfan t ei 1'allocation dassistance out passt de 7 frarics ä 7 fr. 50 par mois, OU de 28 i 0 centimes par journe (je iravaiJ. Le tnontant maximum de I'allocation qui, jusqu'alors, ne poiivait dpasser 63 francs par mais, peut atteindre maintenaiit 75 francs par mais ou 3 francs par journe de travail. L'allocation d'assistance s'ajoutant au non ä 1'allocation de rn&nage ei i. 1'allocation pour enfaiit est de 22 fr. 50 par mois au maximum, ou de 90 centimes par journ&
le travail.
Dfinitio,i du travailleur agricole (OE art. 1r ei 15, ler al.). Jtisqu'ä mainfenant, seul tait reconmiu comme fravailleur agricole celui qui a exkuti des travaux agricoles au moins pendant 90 jours pleimis au cours (je 1'antie, out pendant 14 jours pleimis
se suivatit sans interruption, ott encore pendant 14 jours 1)leills au cours Tun mois de l'anne civile. L'exarnen de cette question dans chaque cas d'espce, oceasionnait aux caisses un notable surcroit de travail. [es 1)rescriptions sur la durc minimum de I'cngagement dans l'agri eultu rc Aalent d'ailleurs ‚jug(eS Superflues, vu (Jile, cii rgle gnraie, los journaliers fravaillent galenient plus de 14 jours dans l'agriculture. Aussi a-t-on abandoiinc los iaps de temps de 90 ei 14 jours. Le droit ä i'allocafion n'cst done plus suiorcioiin qii'aux Con(iitiol1s suivantes : le travailleur doit ex&uter des travaux agricoles comme snlari d'une exploitation soumise au rgi inc des allocafions pour perte de gain, grOUpe dc l'agridulture. Les personnes qui ne sont engages que teinporaireinent pour ex6eufer certains ouvrages dtermin& et lirnits (10 art. 2, 2e al.) ne peuvent c'irc considres comme iravailleurs et n'ont par cons&jiient pas droit t 1'aiioeation pr& vue par 1'ACF du 9 juin 1941. La quesfion de savoir s'il y a engagement donnant droit ä l'allocafion se dterriiine d'aprs los preseriptions du rgime des aflocations pour pe de salaire. TI siiffit dotic que in (aisse s'assure que los contribufions au titre de cc rgime ont payes, de m(me que la contril)ution de l'eniployeur prvue t l'articie E de 1'ACF dii 9 juin 1941 (OE art. 15. ler al.). Si tel est le cas, l'allocaiioii peilt tre pave, sons rserve que los aitfres coiidifions reqilises lt ccl effet sojent rcml)lics.
Peu de tenips dtjlt ai)rl5 I'enlrte CIIvigueur de l'arrC'te prteii, diffrcns rnilieux oiit dcniandt que los inernbresde in fatniiie oC( - l1/)Cs dEUl.s iexpioitnlion. parents (le I'exploitanf en ligne collatrale seuletuent, soieni c nsidrs coiiiuiie travailleurs agricoles. [,ors de in confrence qui a rtuni le ler dcembrc 1914 ii Bcrne ]es directcurs des dparfenienis canfonaux chargs de I'excufion (je l'arrf en causc. In tiiajorit des partici pants s'csf prononc("c pour le inaintien (je la rglementation en vigueur jus-(ju'iei, atfcrulu que los llienhl)reS de in faifiille n'occupent pas la niinc situation quc los domestiques de campagne. car ils ont des droits successoraux et sont, de cc faif, directement intresss au I)tiufice de 1'expioitation. Youlojr assimiler les parents de I'exploitant aux Iravailleurs agricoles contredirait d'ailleurs los laits, vii que la familie paysanne reprsente une cominunauf de production et de consomniation. La commission d'experts int-
C5s(C a, de son cfc. cxaiin ii6 Ja c1iiesfloii au cotirs dc pinsieurs stances. Eile est arr1vte i Ja conelusion qii'iI ne seraif pas admis-
Sil)IC de cnsidrer les iiieinIrcs de la lii in illt' de I'eXl)IOitaflt
coluine travailleurs agricoles. taiid is (jUC (Ja 115 Je i(gifl)e des (II I('a j mis p0111' peor (Je gui ii i is sotif rli"pti eS person UCS d e (OHclii ion i ild(pendaiite. Si Ion V()Ulilif aceorder (les alloCationS a ces person iies. il [ii itd rait les cxci tire (111 rcgi nie tIeS allocal ions 1)011 r perte de gui n ei les assujett ir i eeliii p0111 perle de salaire. EI cii rstilteraif mal lic ti icuSeinent CJ1ielles dcvra ieiit puycr des
((III 1111)11101(5 au Fonds des ailoealions pour perle de saiairc plus
eieVes (JIle Ja contri 1)11 tion personnelle (iRe 1)011 r dies pur l'exploilani . Pour ces raisolls. Ja (()illflhisSioll dex perfs p011 r Je ser-
vice d'allocai ioiis aux travailleu rs agricoles et au x paysans de
la moni agne a propos6 (Je I' p115 eiiglohci les memi)res (Je la
fani ille de l'expioi 1 auf (Jans les fravailIeiirs agricoles. T)ans sa
staiiee du 1 3 mars 1946. Ja columission d'ex perfs 0H ‚ les rfgi1nes des ali(}catiol15 j)Oli 1 perte de salaire et de gab a ol nd dans Je meine sens. La rgIeincnfation prvu(, \ l'oEig] ne reste dOuC i1J)J)ii ca l)le.
3. Sa/atre i,(/rieuIr aux Iaux locaux iisuel.s (ov art. 1
paieinent des aliocations est subordoiu11 t il (-M it tun que Je
lniicficiai ic reoi ve un salaire corres1)OI1(IaI1f all iilOiflS au X lau X
Iocaux iiueis (ACl art. 8). 1 orsqu'eiie verse les allocal ons, Ja caisse dof (Jone v1 Her a CC qime J'emploveur coni in ne ä paycr
ses 011 vriers agricoles Je salaire ('Ii usage (]ans la locaJif. Si eIle est i nie i 101) bas Je saiai re pay(, Ja cai sSe avisera leiii ploycur pur &rii cii In i i ndiquant Je saiairc correspondant aux 1 aux locuux iisiicls, lile liii iinpartira Cli i1R'11iC leliij)S liii cJtlai cle (JiN f()115 iiour inlere1cr recotirs. Je cas 6ch6 ant 1 orsqulc cc dt1a1
ii'tai L pas iii ii is (iii (j11(' ic re(011 rs taif ie;ct ei dIi1(' Feinploveulr coni ii (Elli t ti pa\ - er (In salaire 1 ro) bus. Ja eaissc dcvai t. sons lem pi re des aneieiu mies d isposi tions, en aviser loffice eoi1i-
J)l('lIt ju6 pe6 ä l'ulfectal ion de Ja main-ci'cxuivre afin quc ceiui-ci aulorisfil Je 1 ravailJeuir ä qiiilter sa pIice. Aux ferme.s des nouvelies preseri ptions. lavis ä I'uflice prcil ii'est j)llls
rucessaire. ilant donnt quo Ies dispositions stii ie service obliga-
foire du iravail ont effet jusqu'au 30 septeinbre procJiain.
Le Iiux /ii sdldile ii.iieI I)UY lt un 1 ravailleur ugricole clepend de sa ea pari t6 de telatenieli l.Ies (disses ne j)ettvel(i dls Tors pLls tahler sur les salai mes pa \s an \ 011 vricrs agriColes dont la (epara6 de travad est cniil're. Mais on ne peilt pas exigem' que, (falls Cilaqile (aS (1 esp&(e. cl les 6tahlisseii 1 qIlel taiix (11)11 Ii cc contd6 r6 Collinle salaire en iisaie dans la loalite. Aiissi. Ii' 11(1(1- vel an ide 17 des disposi 110115 (iex((u ioil prvoi 1-il qtie Ja caisse seniendra 1t cc snjet avec l olgail isat Ion profession neue 1Ynne du (anton iiii ('si domi(ilic lciiiphivciii'.
-L I)roii de Ieiii pluijeur de i'eveiidiqiier /alloca lion (OI' dii. 16 bis et 1$). I)ans (Je iioiiihreiix (ar lagniciiliciin aoi(Ie a
ses 011 Viiers (Tc.s ahlo(atioils luhinhiales ('1 (IS indciiiiiiliis (je vie
diene (1001 je iiioiitant (lCO55 (cliii (15 ahlocalioiis dues cii vertti de 1'\Ch' du 9 jiiiii 1944. I)aiis ecs (as. lenlplovcur a Ion jours 11 a uhrbt Lt garden Imur liii les ahl()(atiohls vensees pur la CaisSe (Je (:1111 perisat ion. coninie (eid se Lt t dailleiiis Cli nlah('ne (halloeafioiis pour perle de salaire (() LS art. ). Cci te fa.cuit (Je ompenser les pnestations l)fl6Vohcs de I'agriculteur avec- les allocaiions (ines lt ses ouvniens agnicoles est mainlenanl express(inent prvue lt l'ariielc 1() bis des disposifions (I'exCutiol1. 11 arrixe son en 1 toll i efols quc l es alloeafions fani.iliales et les 1 odem ni bs de vic cliere ne soiciii pas pavcs sc1)ar&nen1, ni ais soient C0111-
prises dans he salaine. 1 eniploveur poiirra toujours prtei1(]1e lt
lalloeafioll lorsqiii 1 I mie dii 1 navailleur agrieolc un salai re doiit le nion tan 1, v eoin pnis les allocations lani iliales eI les illdelhh iiif(s de vie eh&re dpasse les Iaux locau x usuels du inon taut au fflojfls des alloeations auxqitclles a (1 roit le travailleur. 1 'employeur qul revcnclique lallocal ion (10! 1 cii faire Ja deinau(le pur 6ei t lt Ja Caisse et proiiver qu'il rein plit les (onditions nequises.
Si sa dcnian(Ie est a(-c'epltc, l'cin ployeu r sii((ede au travailleur dans ses clrOi ts. II peu 1 (loilc prtI eiidre In i-nleine lt l'allocation ci Lii taq tier Liii l)esoi ii Id (leCisiOn de Id Caisse devant ja corn-
IflisSioll darhitrage (A1.G art. 11 Pr al.) : il peul tgaleinent
recourir lt la place clii travailleur cii cas (je diffrend relati f LilE
clroit lt l'allocaiioii 011 an iiiomitaiil de celle-ei (OL art. 18. 2e al.).
111. Allocations aux /)yil!ls /e la inoii(agne.
L'allocaiion potir enfant a W augiiieiite dans la ime rncsurc cliie P°'" les travailleurs agricoleS, soit de 7 franes t fr. 30 par inois (ACF art. 5, '20 al.). Ont druit äL 1'allocation le propritaire, fermier Ott usufruitier (jin \OUC SOJIactivit( principaic i l'exploitai ion d'un l)ien rural, ainsi que les personnes 1)a1cfls du sexe inasculin qui sollt rgulirement occupes avec liii (lans cette exploiiition. Ce (Iroll suppose (loJ1C que les abcataires sont de profcssioii pripiTe agricultcitrs, c'est--dirc
cours de l'anne ils consacreni la majdure partie de leur activit it la culiure de leur doinai ne. Auparavant, le fils, par exeinpic, d'u ii paysan de Ja rnontagne qul di rigeal t en fait 1'cxploitation pour catise de dk's ou de inaladic de son pre, ne IJou\rait ps rccevoir d'allocations J)OUF ses frres et suurs de inoins (Je 15 ans, cc que les intresss jugeaicnt c1ioquant. C'est pourquoi l'articic 3 des dispositions d'excufion a complt pur un cJuatrin1c alina qui prtvoit qile si lexpiottant meurt 011 se retire par suite d'incapacit permanente de fravail. le parcnt du sexe masculin qui dinge en fait l'exploitahon liii succde Clans ses droits. La mjjie rgle est applicahle cians le rgimc des allocations pour perte de gain (A(FG art. 3. l al.).
JJ7• D1er,nination e/ j)aieien 1 (le.S uilloea tions.
1. (7aisse (le compensalion cmnpefente (Of,' art. 12). Par circulaire du si juillet 1944, Je dpartemcnt (Je l'kojiomiepublique a dI1arg les caisses syndicales de cooprer ä l'exkution de 1'ACF (itt 9 juin 1944. Cette obligation ressort maintenaiit de l'article 12, 1er alina, des dispositions d'excuflon du 20 juin 1944, d'aprs lequel les travailleurs agricoles doivent remeftre leur questionnaire ä la caisse de coinponsation dont dpend leur employeur. j usqu'ici, les allocations aux Tournaliers &alent payes, cii rgle gnrale, par la caisse cantonale, mme si l'employeur &aft affi1i i une caisse svndicale. Du moment qu'on ne faif plus de diffrence entre travailleurs stables et journaliers, les allocations dues ?i ces derniers doivent dsormais foujours ire payes par la caisse lt laqucile est rattach l'emploveur. Les paysans de la
niontagne envoient Ieur qiiesfionnaire ä la caisse de conipensa-Ion (Je lehr canlon de domicile.
Relation avec Ie.s Iimes des alloculions pour perle de salaire ei de gain (AU' art. 17). Jitsqu'i inainieiiaut, un travailleur agiicole 011 LIII J)aYSLIn de in inontagiie IiC pouvait pas recevoir simttlfan(meI1t des allocations prvues par l'ACF du 9 juin 1941 et des allocations pour ierte de salaire ou de gaul. Avant (je verser les premkres. in caisse devait dutte toujours s'assurer si I'intress avait DU 11011 fouelu des allocations pour perle de salaire ott de gain. Cut examen, de mtme (JUfl Je calcul (1CS allcations - (Ines en vertu de 1'ACF du 9 juin 1910 en Cas de service inilitaire du travailleur ou du paysall donnaient aux caisses healjcolt1) de travail. D'aprs i'article Z revis de l'arrI dit Conseil ficIiral, les iravailleurs agricoles ei les pa sans dc la tiioiitagiie penvent louclier i lavenir ces deux sortes cl'alloca-1 ioils CII I1III1e temps.
Fichier (OFt art. 14. ie al.). Les cxpriences faites jusqu'ici ont montr qne ]es cIonnes faisalent dfauf qm aiiraietit permis d'valuer les cicpenses occasionnes par une extension du service d'allocations. Cesi ainsi que les rpercussions financires dcoulaut de in revision. le 15 mars 1946, de l'ACF (In 9 JLII11 1914 ii'oiit 1)11 tre ives quc Tune iiianire trs insuffisante. Pour rcnl(dier clortnavanl t cet inCoflv6i11eut, les d151)ositioflS d'excution prvoient que les caisses doivent tenir un fichier des ayanis droit.
Friis (Texcculion (OE art. 1-bis). Aux termes de l'article 16 ACI, le dpartement de i'co1ioniie puhiique doit Mieter des dispusiliotis au siiet des subsides tirs des fonds centraux de colnpensatioll pour cIidominager les caisses des frais que leur )ccasionne l'exctitiun dudil arr&l. Jus1u'it inainfenaiit, les caisses ont revti t ccl effet un subside de 2 % des allocations payes, taux qui correspond ä celui applicable dans le rgime des allocations pour perle de salaire lorsque les caisses verserit les allocations directernent aux sa1aris. Celle rgle a 6t6 adopte POUF Je service d'allocations aux travailleurs agricoles ei aux paysans de ja montagne.
Etat des fonds centraux de compensation des rgimes des allocations pour perte de salaire et de gain.
(4 frimestre 1945.)
u COtIFS des mois d'octohre. iioveinhre et dcceiiibre de l'annc 1945, les contribul jolls des emploveurs ei des travailleurs au follds des iIloca(io,is poui' perle de salaire se sollt Ieves 6S235 -501 fr. 33, et edles des poti%oirs publics (Coiifddration, cantons ei COm1flUflC5) ä 8 643 764 fr. 28. Durant la nirne pcrinde, rles allocations pour perle de salaire ont atteint le moniiit de 9 802 738 fr. 50. les (l)efl5d5 occasionnes par la cralion de possibilitis de iravail 2907 452 fr. 40, oeles potir l'aidc aux eliömeurs 60 165 fr. 09. les allocations de tratisfert aiix fravail-Icurs affcc1Ss Ti I'agriculture it titre extraordinaire 6682 916 fr. 54 ei les allocations aux travailicurs agricolcs 705 154 fr. 95. Au 31 (]cemhre 1945, le fonds ccntral dc compcnsation clii rginic perte de salaire s'lvc a 532 166 926 fr. 76 en regard de 473 595 214 fr. 31 au 30 sept einirc 1945.
Les agricultcurs ont coniribu au fonds (les ailocaiions pour perle (Je gain, grouj)e de l'nricullare, pour un niontant de 3588650 fr. 31 cl les P0L1V011s pttl)liC5 j)oiir 37-360S fr. 34. Les allocations pour perle de gaul vcrses aux agriculleurs se sont 1eves lt 602 728 fr. 56 ei les allocations aux paysatis de la inontagne lt 1414409 fr. 82. Au 31 ddccrnbrc 1945, le fonds cciitral de cornpeiisation du rgime perle de gain, groupe de l'agricullurc, est de 20 196 922 fr. 58 ca regardi de 18492 846 fr. 42 au 30 scptcmhrc 1945.
Les persoliiles excrant itnc activif indpenclaiite dan. 1'inclustrie, l'nrtisanai ei le commerce ont pay6 pendant le qua triine triinestre 1945 des contributions d'un montant d 5 847 987 fr. 34 les pouvirs puhlies oiit contriI)ut pour um soinnie de 482 365 fr. 64. Les allocations vcrses aux industriels artisans ei eomrnerants onl de 935 389 fr. 65. Le fonds cd
tral de comI)eusaion du rgime perle de gain, groupe de l'indusflie, artisanat ei conimerce. a pass de 20 741868 Fr. 3 (30 sept. 1945) ä 26047 543 fr. 63 (31 dceinbre 1943).
An cours du 41 trimestre. ]es alloc[llions vcrses nizx etudianis uni atteint lilie somme totale de 116 765 Fr. 20, prle\e sur les fonds eenlraux claus les proportions suivaiites : 70 059 fr. 12 sur Je fonds (les allocafions pour perle de salaire ei 23 353 Fr. 04 sur eliaeuii des ioiicis des allocations pour peite de gain. groupe de 1agrieulture ei groupe de l'industrie, artisanat et eoinnicree. Ces ninies fonds uni eiieaiss6 9S 050 franes de conirihutions verses par les tudiants: 59 190 fraiics pour le fonds du rgiIne des aJlocations pour perie die salaiie ei 19730 fraiics pour chacuii des groupes I)rcit&s du rgi tue des allocations pour perle de gain. Les coutributions des 6tudianis ont ainsi, pour le trimestre en cause, couvert prs de 85 % des alluealions payes.
es I!L)iS /oiicl.s cenliaux (lc colnpefl,sa/ion I)rse111ent au 31 deembre 1945 na solde total de 57S41 1 392 Fr. 97 contre
)
514 829 929 fr. 48 au dbut die cc trimestre.
*) Cc chiffre n'est pas dfiuitif. ],es frais d'administration ne sollt indiqus que dans le cornpte annuel.
uecisions es commissionsdes
r, 1, 11
iecieraies cte surveiiiance en matire d'allocations pour perte de salaire et de gain.)
A. Dcisions de la commission fd&ale de surveillance en mathre d'allocations pour perte de salaire (CSS).
1. Champ (1'apphcation.
NI, 646
N0 647 : Notion de l'engageinent.
N0 648:
2. Salaire de base.
No 649: Prestatioiis assimilables au salaire.
N0 650: Remboursement de frais.
3. Allocation potir perte (Je salaire.
N0 651 : Indemriit de mnage.
4. Procdure.
N0 652 : Revision, mise a charge des frais, amende d'ordre.
Remarques pr1imivaires.
Daus les dcisions rill, 646 it 648. la CSS s'occupe de la notion d'engagcwent selon les dispositions dii r€gime des allocations pour perte de salaire.
Dans la dcision no 646, eile statte qu'un cainionneur de condition indpendinte qui cnIve les ordures pour le coinpte d'une corninune ne lui est pas 11 par un engagement. Eile abouitit ä cette conclusion en constatant (Tue le camionneur ne doit se conformer qu'ä des instructions rnises dans 1'intrt public, tandis qu'il ne reoit, pour le surplus, aucune instruction de la conmiune (cf. ä cc sujet ainsi qu'iu propoS de la dcision suivante : n o 445, Revue 1944, p. 219).
Dans sa d6cision u° 647 6galement, la CSS considre surtout si 1'intresst, un ramasseur de liit, doit ou non suivre exactcinent les instructions et les ordres de la socit cooprative. Ne milite pas contre son assuetfissement le fait qu'il touche pour rmunration Je bnfice raIis sur les vcntcs de laif faites dans la locaIit.
) Note de la rddaction : Des dcisions traitos dans le präsent numro soni los dernires d6eisions de 1'anne 145 retenues pour la publication. La jurisprudence des commissions fd&a1es de surveillance pendant leur siximo aune d'activit6 se trouve ainsi cornp1t6e.
Ie Jernijei' dtiiie exploitai 011 agricole est assujetti au rgiine des allocatioiis 1)0111 perle dc gaul. Ii pellt touietois &tre SonmiS ga]enieint au rgiii1c des allocalions pour perle d u salaire en raisoii des liii vaux qui ne sont p115 cii rapport aVec Soll aCtiVi( (lauS lcxploitat ion, [)ans sa (l&ciSiDi1 n° 648. la CSS a proilOiic ([11'tuil lermier cliarg (l'al)z'i t re rgulireuiienl du hois dans ii ne for&t du bau lehr non coiuprise (laus Je (lOflIahuiC alferuui6 (lud VerScr. Stil' la reluluhhhratuoll (Jhl'i 1 tünche pour celle activiti, les eüuit i'ibuitions 11V1Ie5 dihuls le rgime (lt'S ahlocahions pour perle (le salai r e.
Selon larticle 12, ir ih1ill1iil. lO, est i'(pUti salaire de base le revenu net des voyageurs dc Commerce ei des autres persouincs tiont lactivitt profession neue s'exercc ei est uunuuurie du ne manire ii ulalogile. Celu-ei coiiiprend Je salaire fixe ei les ilinients variables de Ja rinunrahon, abstractioa falte du frais de h;OjJue icinhotirsis sparuneiii. L'article 12, 6 alinia. anden. I() assinulait t'xpressuueiit aux vovageurs de comnlerce lt's unorileurs (Reiseniontenre) c[ile leur entreprise CflV0iC de heu en heu 1)0111' procder au montage et ii J'instatlaiion des nuachines livres ei quelle indeuiiuusc coniiiie (les vovageurs de coiniiierce. On doit cont titier de se Icuit' a celle conception. Pur analogie, les indeinnits de (lplacement ahlou&'s aux employ&s occiips pendant des priodes a.ssez longues hors de leur heu de doniicile - il ne s'agit pas id de voyages, mais hien d'un sj0ur (1 une cerlaine dur& dans Ull Iflfl1e endroit, ne sollt pas souiinises l la contril)ution pour perle de salaire en tant qu'e]les reprsenteut le reunhoursement des frais suppkunentaires encourus par des euliplovs (dcision n° 649).
Les reniboursements (Je frais ne sollt pas cii principe SOuuuis i Ja coniribution prvue dans le rgiine des allocations pour perle de salaire. L'int(rcss tlod loutefois potivuir dinouiti'er (Julis quelle mc-Stile les sounines qu'il a fouc}i6cs reprsenteni la rninntralion de soii fravail ou, au • contraire, hin reinhotirsement de frais. S'il s'agit d'un vovageui r de commerce ou (Julie au 1 re personne dont l'activ i t professionnelle s'exerce et est rniunre dune inanire analogne, oD peut, lorsque les frais ne sollt pas remiuhoiirss sparment, dduire 20 % (In revenn brut pour les frais de vovage (10 art. 12. 3' al.). Selon l'artiehe 12, 40 alina. 10, l'offiee f6(Ira1 (Je lindustrie, des ans ei intiers cl du travail peuut toutefois, ei) cas de circonstances particulires, Mablir des rgles spciales pour le calcul du salaire de base. De Ih s'est dveloppe une pratiqume quc Ja CSS couusacre dans sa dcision 110 650 cii statuant que les irudemru iis eer.ses aux orianes ei ernp1oys classociaiio,is prih)Les J1ii ij e.verceni leur LciiuiI ä titre acce.ssoire sollt cxonres de Ja contribuition itis(Iii 'ä comicurrencc de 100 francs par
anne sil est inipossihic de constater exacienient les somune.s (IeStiiles a couvrir les frais euucourus. Prcisanl Ja ddisioil n° 441 die Ja (G (Revue 1944, p. 554), Ja CSS statue, dans sa (ludisiOlu ii 651. qume Je nuilitaire cjui possbde im
nage ca proprc cJan leticl viveut ses ciiFaiit uaturel.4 i'ecouiius voloii-
(11oit (1 lindel(01ile de II(IL1L 0 pailil (10 jour oi il Jes a
tairclllcllt 0 lt CO1 nIlS.
ciilcs peuveut loire J oJjet (lline deiiiaiule (Je i'CUIsiüll les (ItCisioiiS de Iii COIIiifli5Si(IIi (1C S(irveiil(IiiCt' q ui ont Je reiiurant. Si celui-ci 11(1 1)05 t6 Jts6 pur le dispusitii (Je Ja (I(Ci5i0li, In (011(iI1iSSIOII doit ecu rter so deina id' (pf. deeHioll Vi" 4. (Je Ja ( Revue 1945. p.
.i Ja (0111111 ilsIoll (larJ)iil-Zig(, 011 du siI1\eillailcc a reje1 uti reCour.s pur
Je nailif tjiie Ja Cuisse ilV(Iif (Jjit (i(Ji(lis JCS prtteiitioiis du reeouiant,
CC (leillier ne Saliluif (Immuhr Ja ievisioii (Je Ja (J((iSi0r1 de rejct sous IntWup (Uc la ColliIiiissioli illilait CJC (lcclaler S011 reeours uns OJ)jct u 11(11 (Je Je jugcr quatit au fud (dciiou Ii 6521 Si iiue persoline
(l)la(liie UUC (J1C1Si01] (iii i ne Ja pas 0Y 1)111 gofit de Ja chicane.
il tst ir'te. ('11 1(115011 (Je cct (11)0.5 (/(1 (Ii ((ii de Ie(ottlS. de mcli re a. so
eiiaige (UI e!1IOI11IIIe1( 1 (je (/ecesiol( . Ii (011V ciii Igalc111eI1l diii fliger
lifle U,nelldc (laidre au recouirufl 1 - ((ii i( ccliii ( iu dcuiiaiide wie ievi-
Si()iI 101S(1tliJ ii Yi0l(IZ. (laus Se lapporis uvcc Ja CSS. les eoiivc-
-
iiallces (onhiluuii(Jce.s pur les J)01iI1C5 iowurs.
N° 646.
1Jn voiturier de eOfl(litiofl indepeiidaiite qill enkve les ordures pour le cornpte Tune eommune cl ne (1011 se conforiner qu't des ins-
trucijons mises dans l'in!rt public (exigences (le la Police sani-
taire, etc.) ne se ironve pas li t celle commune pol un engagement
au sens du igirne des allocafions pour perle de salaire, ii moins que
d'autres faits ne pei'mefleiii (Je conehtre l l'exisfence d'un taf (le
s uhordinah 011.
C. 1., voituricr. est charg pur la cain iilllllc (le S. de lenkvcment
des ordures iinag'res. La niunicipa1H6 mcl t sa diuposition deux
chors spciaux Ochsiier. Daprs Je plan etahli par eile. l'cnlvenient
des ordures doif avoir heu i eertains junis ei selon 110 certain ordre.
En outrc, ne (løivdflt ire vid€es quc les poubellcs (in in0clie Ochsncr.
La caisse a assujetti C. L. au rigiine des aJiocations pour perle de
salaire et chgl de la Conimime (Je S. cii so (Iti0if6 cl'employeur les contrihutions siir les 50 % des iiidemnits vcrscs, les autres 50 % tant
coiisidrs eoinme rcinhoursenicnt de frais. La commission d'a rbii rage
o rvjct6 le recours intcrjcti par la coiiiiiiiiiic COfl) te CCttc decision.
du rtginc des all-
pour Je motif qii'ii eXiste (in ('ligagcnlclmt au Seils
de salaire entre elbe ei C. L. La commune se pOur-
cations pour perte
de Ja CSS. Eile fujI vaiomr
voit conire cctte dcruiirc deision auprs
des mohfs (Je poJice de saimt coii trainte d'iitroqu'efle s'est vue pour
duire ehlc-mn&nie Femploi des chors spl!ei0ux Oc!isner ei de prendre
nnrmagres. Mais des mncsures «ordre pour leimivenmcmmt des ((idurcs
L. est eiutiereiiieumt lii)VC (Je 5 acquitter cmi dehors (Je Ces pre,scriptions.
soii gri de son iiiaiidil . In ( 'S') adiiict Ic rccaurs polir ]es inotifs suivants
C. L. cxcrcc du lll.ailierc iiidpciidante Ic iiuticr dc voituricr. Coninic id. il ('x(iClltc los iraiispoi'ts coiiforiiiiincnt all iiiandat (juc cliacuii pellt In i don hei'. Oii doit ai isi prisuincr q liii proede (laus los iiicnic coiidjtons i lciflvciiieiit des ordu ics intuagres pour In conuinine de S. (iii iie poihi'i'ai panel' (11111 ciigagciiiciit (Iic Si le eonti'at ([lii ic lic ll lit 1I11111icipiIIitt. avait loulus los caract(i'isti(iics (11111 contral dc travail. Lt CSS scs1 dji pi'riniiicc daiis cc suns (lans ses dk'isions iiS225 ei 343 (Revue 1941 p. 530, ct Revue 1945. Mais cc
p. 161).
West piis le cas cii l'esj)'cc. Lcs raisolls qiii 011 t ainciu In cotam ii ne de S. iprehldr(' cci'iaincs (lispoSitii)lH pour leiikvcinciii des orduies innagres sont inspirics pur le sottei de Iin11ir't public. ei parlietlier de la police sanitaire. Lllcs ne peu veiit tione pas avoln pour effet de crcr liii €ta t (je stilxii'diiiatitin (laus les napports ('Ofltraclucls aveC ('. L. (cIui-ci ne se troii ve )dS S1II)O1'd0lln( (Inne inaulire Plus etroitc (!ne ne Fest loul voiiunicu' ä ltgaid dc son eben 1.
(No 397. ('ii lii eailsi' euuuiiilic (le Sion, (In 1. (lieenlhi'c 194.)
NO 64?
Loisqui'uin ramasseii r de mi t doit peser, filtier et rafiaichir Je mit ieeuteilli ei buche I)O1LF reinuiteintion le l)en(fice provenant des ventes de lait faites sur in place, il est 1i u Ja socift cooprative de laiterie par un engagement sdon Je rgirne des allocations pour perle de salaire autant qu'il est tenu de suivre ses instruetions et ses ordres.
[. W. scsI ohligi pur ('OIiti(lt \ iceucillir Ic lud jour le conipic de ja i'eeouraiitc, 1111€' s t'iitt" cO0pi'ahi vc de lautcrie. Son MAI collSisle iraitcr scion lcs rglcs du intl er Ic bit 1 ivr6. i le pc' t ic fi Ituer ct claus ja niesure 011 il dcvra btre lu'auispuntt. \ le ratraieliir. En outrc, il est tenut daidei le camuonhien r i deliarger lt mit. Poti i r&n uinration de celle activih. (letenull ine par contrat, il buche la marge de hnfice provenant des venlcs de bit faitcs suir la place. La caisse Fa assujct1i au rgiIne des allocat bus p0111' perte (Ic salaire cl a i'claiui stir los solnines (Lili 1111 Ii nient versees lt'S t'oiili'ihiitioiis (le leiiipboycur et dc lcinplov. La recoiirante a attaqui celle (liiCi.sioll (lCVLt1it in Collllllissiofl darhitrage qlli l'a (I(lJoutle P" le motif quc Ic eonti'at coiiclu cnbi'c les parties repSsenfah un engagement. La conimission s'appuyail en particulicr sur in considibiation quil exislait entre los parties un rapport (Je suiliord ihiati011. l'cihiplov tant lena de respcctcr les insiruclions ei ]es ordres de l'cmploveu r. La reconrante se pourvoi t con tre celle dicision (levahul Ja CSS qt ü i'ejcttc lu i'ecwirs pour los inotits
suivants
L1 (IS a soitvcnt stath16 quc la notinn de Icngagcincni a tale porte plus lange dans le reg ne des allocations pour perle du salaire (ltld
selon les dispositioiis (in code (ICS obligations toucliaiit le contrat de travail. Ii engagement selon le rginie des allocations pour perte de salairc c'est 1i le critrc fojidaincntal perincttant de distinguer les denx notions - des qu'une activit lucrative est cxerce de manire clpcndante, en d'autrcs terines ds clu'une partie est siihordone Fantre, l'employ tant tcnu dobscrvcr ]es instriictios et les ordres de icinpiovelir. Or. ii ressort ciii contrat passe entre E. W. et in recouranic' que cette condition est sans acicun donte ralistie en 1'espcc. Le cuiitrat fixe exactement In nature ct la (Iurc de Factivit, sa rmuncration, je prix d'achat du bit auprs des fournisseurs et soti prix de venfc. E. W. n'est pas libre flOtt pIUS puar cc qui buche ic coinmcrce du fromage et du heurr : il (1011 acheterc' ces produits ä une socit cooprative de froniageric dtcnninee. La socit fixe la marge de profit servant i calculcr le prix du veitbe. Eile supportc les frais (i'(cIairagc du local oi le laib est rcciieilli. Le rainassenr est CII outre ohligti de reconiiaitrc conunc na lncnt du conl rat et d'ohscrver C0flSCic]lCietiScifleiit dans toutes scs parties ic rglentent ne la fdration des socitcs coopratives dc froinagcrie cl de laiteric nie Suisse nord-oric'iitalc coiicernant les ramassdurs de bit. II doit enfin respectcr i tons gar(ls les instrtictions maiiaiiI du cotiiitt dc la søcit COOpirative. La (55 a dtj coticlu il I'existcncc d'un cngagemcut dans un cas analoguc (ii 226. Revue 1942. p. 53).
(NO 398. CII in causc MlldjlprodUZd'flteit_GciioSScllsChaft \\olfhauscn
und Umgehung. du 1 dtceinhrc 1945.)
N 648. Le ferinier cliarg (1'abattre rguli'rement du bois dans tine fort du bailleur qui n'appartient pas au doinaine afferin se trouve, pour
celle activit, 1i au bailleur pur im engagement selon les disposi-
tions du rgime des allocations pour perie de salaire.
Le rccourant est propritaire cltiii doniaine agricole qu'il a affcrm cl d'une pctue fort. 11 s'est rgubiremcnt accuiti pour ces dcrnicrs die la coiitrihution nieiisuclle dcx p10i1a1i0n. Le fcrinier proccie rgu-1 iircincnt chaquc annec aux ncttoyagcs ci mix ahalages iuccssaires dans In fort. fl est rtinuiir poiii' cc 1 ravai 1. La caisc avant rc1am ICS conirihutions pour perle de sabaic stir cutte rnitinration, 1'iIItress a recouru i la coninnssion tjarhitragc. San recours tut rcjet. Lii comiii isSion darhit rage jugea quc' In' rapport juridique entre le propritac cl le feriuicr devait trc coiisi(1~,r6 eoinine tin engagement selon les (lispositions du rgimc' des albocatiomis pour pertc de sa]airc. Le rccourat attacimie celle dcisiomt ijcva itt la CSS qui le dbotitc pou r ]es motif5 suivants
Le fermicr est assujet Ii 1)0111' IC domaIne pris i ferme au rgimne (lCS allocations pour perle (IC gai 1. Le tra vai 1 accompli (laus Ja fort.
11011 e11glob(e (lans le domaiiic affern, n•a rien i voir avec Je contrat (Je fermage. A teneur de soll contrat, les travaux effectus en forst n'entrcnt nuiictnent dans le cadre des aftrihittions du fermier. Comme Je fermier est charg d'abattre chaque annc 1/20 eiiviron des bois et qu'ii rc(,oit it celle fin une rinnnration, il ne sanrait tre question en l'esf)ce d'un dngagenient femporaire pour excuter certains ouvrages dtermims et 1iinilis seloii I'article 2, 2 alin6a. 10. Si le nettoyage (Je Ja fort cl 1'ahaiagc des bois 6taicnt effectus par de Ja maindu'uvre trangire, les contributions pour perte de salaire cicvraicnt ire igaJemetit aCq ttitfes, puisquil existerait sans aucun doute, en Jespce, un engagement.
(Ne 396. en Ja causc L. Zeliner. (in i? dcenibre 1945.)
NO 649
Les in(Iemnits de (hpIacement nhloues ii des emp1oys occu-
ps pendant des priodes assez longues hors de leur heu de (lomicile ne sont pas sonmises ä contribution en tant qu'elles ne reprtsentent qu'un remboursement des dpenses supp1mentai res rsultant du travail t 1'extrieur. Les sommes verses i un emp1oy pour l'tude de plans, etc.,
reprsentent la rmunration du travail Yourni et sont pur consquent soumises, dduction haUe des frais diTirnent prouvs, ä la contri-
bufion prvue dans le rgime des allocalions pour perle de salaire.
Ex/rau des ino/i[s
1. La coniniission d'arbifrage donne une interprtatioi errone de [article 12, (je aIina. ancien, *) des instructions obligatoires, en disant qiie les (lisposifiolls visant les voyageurs (Je cominerce sont appiicables en Fespce aux ouvriers de Ja recouranfe. Ces ouvriers ne sont videmment pas des inoiiteurs (« Reisemonteure »)‚ mais des eniplov& oecups pendant des priodes assez longues sur des chantiers de la maison loigns (Je leur doinicile. Pur Reisemonteure Je 1gislateur entendait clsigner seulement les monteurs qul sont env0ys par leur entreprise de heu en heu pout proc(ler au montage et ä I'installation des machines livres, et qui sont indcmniss comme les voyageurs de commerce. Les iiidemnits de dp1acement alIoues par Ja recouraiite Ii ses monteurs seraient cependant sonmises partiellernent contribution, au cas ofi dies ne reprsenteraient pas seu]emeit le iembou rsement des dpenses suppl mentaires encourues par les ouvriers travaillant lt l'cxtricur, mais aussi une partie du salaire. Mais sur cc point, les pices verses au dossier ne fournissent aucun indice, en sorte qu'il convient cI'exon€reu (les contributions les indemnits de (Iplacement CII question.
1)Maintenant 10 art. 12, 1er al.
2. Ii ressort du rapport dii contrleur (Iuc la reconranle a versi i des enip1oys sl11)rietlrs cl ä (ICS monteurs iine SOinne (Juli moiitant gal t un salaire mensuel. it la liii des aiili(es 1940, 1941 et 1942. La
cornillisSion d'arhitrage a avec raison suilmis i contrihutioii le mon-
tani aJlou LUIX inonten rs pour lettide (Je plans. (101ic poli r des prestations de travail. L'expl ication de In recou ran 1 e, selon laquel je eile ne
pourrait plus donner auourd'liui le dtail d'iiideiii iits verses cli
fin cl'anne. et Je fujI quc ces honifications laicnt j ustement (lun
montant 4-al au salaire metisuel, nionlreiif hien qu'l s'agit li essen-
tiellcineiit dc gratifications SOnIniSeS it coiiti'ibiitioii et dc suppinienls pour travaux excuts cii deliors des hciires de lravai 1 habituelles. I_.a caisse ne (bit cxoiu"rer ces indcmnits que dans la mesure Oii la recourante apportera Ja preuve que edles-ei coniprcniicnt les icinbon rseinenls de frais cffectifs.
(N° 1255, en Ja cause Burgi & Cie S. A., dit 21 novcrnbrc 1945.)
NO 60. Les iiidemnites verses aux orgailes et ernJ)i0yS d'assoeiations privtes qui y exei'eent letir activili i litre accessoire sont sournises t in contribuition prvue par le rgime des allocalions pour perte de salaire (ACFS art. preniier, 1" al.; 10 art. 14, 2 al.). S'il est impossible de dterininer exaciement (lans quelle mesure ces indemnits scrveni ä couvrir des li'ais encourus, 011 pourra ca rgle gnraie estimer les d5bours exonns de In contribution t 100 francs par anne au maximum. La caisse a cxig6 de, E'intiine, u nc societe du sccou is mutucis. le
paicment des conlril)111!ons sur les indcniiuts vers(es de 1940 ?t 1945 ses prsident, secr6tairc ei caissicr. Saisie d'u ii rccours, in coinmis-Sioll d'arhitrage a proiiiicc qu im montant dc 550 franes par anne n'tait pas soumis it contribulion ; les 4 % n'taicnt dits quc poti r le surplus, sous ilcductioii lc 25 % repi'(scutiuit Je reinboursenicnt de frais.
Uoffice f&lral attaquc celle dicision en concluant i cc qil'il plaise i la CSS de fixer i\ 100 francs pur annc le monlant non solimis t contributiou, les 4 % Haiit (inS 1)0111' le surplus. L'officc explique qiie in commission d'arbitrage t largement dpass les normes en usagc j us(juici au sujct (li'S d&luctions pour les ikbours, en fixant
le moiiiant 11011 SOumis i contrihutwn i 550 fi'ancs par annc. La CSS
adinet ic recoiirs pour ]es molifs suivanls
Ii est elair (1C bes iidcmnits versecs par lintinit.e ä ses prSident. secrtaire cl daissier ii' sont cii i'muii6ration (l'uii certain travail. Itile reconnait ci1c-nime (jll'il s'a git la « dune cel'lunc gratitude
pon!' serotces rendus ii In socit . Ainsi se tronvent remplies ‚es con-
dilions mises i 1'cxistence (iii n engagenieiit au sens (111 rgimc des
allocal buS p0111 IJeile (Je Aale cl (les IoN Iintirne d Foh] igatioii (Pc (Olitlihuer Stil CCS paieinents. Quue eis 1 uidciriuijts 501(111 iiival 1 fies (PC salaire ou (je « inarque de gratil ndc ne cliii iige rien i cc fujI. Dans ii ne informalion puhIic dans Ja Revue (1945. p. 81 SOI1S n° 118), lofluce fliiraI a cXpri n16 lavis quc les iiidcnni iis verscs par des ussociations privcs il ]eiiis orgabies (t fonctionnai res petivent Etre consi (1 res jus(juu concurrence de 100 francs par all iiec coinme reinhouirsemcnf ik' frais. Cc unontant pent neaninoi IlS dauis certaitis cas Ire frop 1106 on trop bus. On ne (Icvra d's lors pas Sei tenir uni-(Jhlelilelil it cutte in forunutioui, (1ui n'a d'ai Ileurs aucun caraclere ohligabi re. mais hien aux (Ibou ii cffectifs cl prouvs encohirhis pur an organe on iiii foiict iollllai re. itn ievauiche, celle inslrncfion sera appli-( IhiC 'i lilie diuidieafiou gniaIc en cas de, doule. L'alltision de, in coiiim iSsi011 (IU 1I)it lage atix j efons de pr6sellce des collseilS d 'adia iii ist iation. q iii ne sont pas soii uiiis t coiitrihutioui, est Sans i mporlance en l'esp'ce. 1 'exon6ration compI1e qile sollicile I'intinie nest pilS possi hie. ija ice qhle, cout iaireincuit au rgime (les aliocations JJ0l1i' perle (Je gauiu. Ii' rcgin1c des allocafions P°0 1 perle de salai re ne iii prvoit pa.
(1\ 590. cii ja cause a 1 e liogrs a ('1 coiisoits. (111 16 tiovenihre 1945 (iLuu1S ie mnic seiis iv, 39 ' en Tu (aiise thinn Chorale. Igtement (lii 16 iiovcin l)re 1945.)
N0 61.
1. Lorsqu'un mililaire abandouine son ninage ensuife de divorce, il perd tout droit ä iine indemnit de mnage. Mme si, dans le Mai (l'uifl an i compfer (Je SOfl divorce, il fon(Je 1111 nouveati mnage, Soli (Jrojt t 1'indemnift ne renait que si son pouse ou ses enfants vivent iiVCC ml (10 art. 7, 41 al.). . Lorsqu'un militaire possde un mnage en propre (lans lequel vivent ses enfants naturels reconnus volontairement, il a droit t l'indemnili de mnage ä partir du jour oü il les a reconnus.
E nsiute (Pc 5011 (1 ivOrcc, Pc recoii rant a ahandon ul(sOil iilui agc, Je Ir fcvrier 1944. pour aller hahiter chez sa mrc. Le l e , avril 1944, il a Jou. daiis Ja m&rne maison, an appartement (laus lequel ii a vicui avcc sa inrc aiulsi quavec iiiie feunme qiii liii a (lonn(. Je 6 octobrc 1944, liii enfant naln rel. II a volonfairement recoui na 1'eiifaut, Je
15 iioveunhre 1944. La caisse et in commissioii d'arhitragc liii avant coiitest bat drott u Ihndeninh6 (Je ninage pour les jours d e service
militaire accornplis de niar.s ä uiovernbre 1944. il forme na recojirs (levant Ja CSS. 11 alkgue qu'il n'a pas, aprs son divorce, ahandonn Soli mnage antricur, ca sorte qii'il avait clroit t lindemnU6 de
inuiage peiidaiif une anii€e encoree conforminent allx (liSpositionS
ca vigueiii. La CSS adrnet Je recours, annuile Ja dcision de la commission darbitrage cl renvoic Ja caulSe i la caisse pour noiivclle dcision.
Ex/nut des moli/s
Aprs son divorce. le rceourant na pas seulemeut chang6 de doniicile, mais il a bei ei hieii abandoun son m&iagc ant6rieuE. En effet, il a clabord hahit detix mois ehez sa mmire ei cc n'est c[u'ä partir du 1 avril 1944 c1uiI a repris im appariement I)OUr y vivre avec sa rnre et une femme qui n'iitait pas son pouse. C'est par consquent ä juste titre que la caisse ei la cotninission d'arbitrage, considrani cette ituation, lui out cl&i ii Ion 1 droit t 1'i 1 deiiinif ne m1nage. La CSS a d~iä statuti ä plusleurs reprises qii'un changemerit de doiniciie n'affecic pas ä mi senl le (irolt i l'indemnits, mais que le inilitaire perci cc droit avant 1'expi ralion clii (Wal dumme aniie priivn s'il ahamidommne soll m&lage en propre. Le d roit i l'iii(leiniiit6 ne reiiaif lorsqu'il fonde Ui) nouveau nnnage que s'il v vit avec son pouse 011 SCS enfants (cl. les (ticisions n 352. Revue 1943. p. 467. ei n' 632, Revue 1946, 2e fascicuie, p . 104).
En revanche. 011 doit se demauder si le militaire n'avait pas droit ii une indcnmnit de mi)age - (lisfmcte de la prcdenfe pour le motif qu'ä partir d'une certaine date soll enfaut naturel a vcu (laus iC nouveau miiimage qu'il avait fond. L'articie Z, 2e alina, 10 riaccorde i vrai ciirc cc droit qu'aiiX milifaires (liii font mninage cmiimun avec des parenis cii ligne directe ascendaiite mi descendante, etc., pourvii que vivent daus le m&nage leur pouse ou icurs enfanis 1gi1imes. U1 CSG a cepeiidant proi1onc. daii.s sa dcision n° 441 (Revue 1944, p. 554). que les enfan/s naturels reconnus nolontairement doivent &tre assimils ä des eufanfs igitimes pour cc (Lili buche le droit ä 1'iudemmiitd de mnage, vii qu'aux ferines de 1'articic 325, 2e aIina, CCS, Ic pre a les rnines obligations envers eux que s'iis taient igitimes, ei Mant (lonhI, Taufre part, que selon la voiont clii ligislateur le militaire a droit t I'nidemiiit de mnage lorsqu'il a nil (levoir d'entrefien ä l'dgard de SOlI pouse ou de Lses enfants vivarit dans son rnnage. Pour assurcr une application uniforme du droit, la CSS se rallie Tt la jurisprudcnce de la CSG. Eile prdcise ([UC ic droit t i'indeinriitii de imnage ne prerid naissance que le jour de la reconnaissance de 1'cnfant naturel, vu cju'avant celle date le pre a bien un devoir d'assisiance envcrs 1'cnfarit, mais qu'il ne lui incomhe pas (le 1'entretenir pleinement.
(N° 1290, en la cause A. Maier, du 28 dceinbre 1945.)
No 65'
1. Le recourant ne peut demander la revision d'une deision de la commission d'arbitrage ou de surveillance qui ne 1'a pas 1s quant au fond lorsque son recours a, pour des motif s suffisants, repouss au heu d'tre, comme il le voudrait, dic1are sans objet.
Un 6inolitment de deision peut Mre mis t la cliarge de celui qui forme an recours par pur got de la cliicane, vu qu'il s'agit alors d'un abus du droit de recours (RCS art. 9, 2e al.). Est passible d'une amende d'ordre celui qui, dans ses rapports avec la CSS, viole les convenances comivandes par les bonnes maurs en usant d'expressions grossii'res 011 de menaces (RCS art. 9, 3e al.).
Le 5 octobre 1943, la CSS a repouss im recours form par le requjant et a mis a sa charge un nioIuinent de dcision de 20 fraiics, estimaiit (luc sa cleinaiide n'avait dautre fotidement clue son goft de in chicane. Eile inotivait sa dcision en exposant que le Jifige Aait cievenu sans ol)jet par 1'effef de la dcision de Ja commission d'arbitrage atta(I11c, vii que le reconrant avait obtenu satisfaction quant ii S(S conelusions fotichant son assitjettisseinent au rgime des allocafions pour perle de sainire, et vii (111il ii'apparteriait pas ii la CSS de trancher Ja quiestion. purement 1Iiorique, du traifernent dont la caisse doit user Ii l'gard des contril)uahles rca1citrants fenuis de verser des coffl ril)utions arrires. Le iequiranf deniaride la revision de cette cicision ki Ja CSS. 11 lui propose de Jannuler et de, prononcer quc. Ja caisse Jul ayant (loIin raison sur les points conteslis, Ja commission (larbitrage aurait (1i. 11011 pas repousser Je recouirs, mais le dc1arer sans objet. La CSS repousse Ja (lelulande (Je revision, prononce un (1m0- lumetit de cIcision et uinc amencic d'ordre.
Ex/raU des motifs
1. Selon Ja jiirisprudence (je Ja CSS, in deniande de revision d'unc chcision n'est admissible quc lorsquc se trouvent ralis& les motifs de revision prvus par les articles 156 et 137 de la loi fdralc d'organisation judielaire du 16 dceinbre 1943. Cc West pas Je eas ici. Comme Ja CSS Je rclvc avec miettet dans Ja dcisioii en cause et Je requrant ne conteste pas ce point dans sa deniancle (Je revision . Ja commission d'arbitrage a dji admis dans sa dcisio.n la prteiition de l'intress de ne pas Mre assuletti au rgiine des allocations pour perle de salaire. Le requiraimf doit s'eii prendre ä lui-rnme si Je prsidenf de Ja commnission d'arbitrage ii'a pas d&lar Je Jitige sans objct, mais a repouss le recours cc qui mi'affectait en rien, quant au fond. I'issue de l'affaire -. Au heu dexposcr brivenient ei clairement que son recours &alt chhsorinais sans objct, aprs avoir revu le compfe corri-6 (Je Ja caisse et Jorsqime Je prsident le questionna exprcssment ii cc sujet, il s'cst rpandu, dans sa rI)011se du 24 avrii 1945, en expJications obscures et fortueuses. Le prhsident de la commission d'arbitrage a par consquent fort bien pu s'iinaginer que lerecourant contestait 6galement, t fort, les frais de sornmnation et d'administratioii dtis cii vertu du rgiine des alJocations pour perle de gain, et, partaiit, repousser le recours dans Je sens des considrants.
i)ans Ja dciiioii cntcste. J (IS a (lji fait ciitendre ciaircment an rcqiirmt (jtic. Je Wie tunt devenii S1111S ohjet par 1'cffet de Ja deeiinii de Ja cOminision darbiIragc. eile dcvait d's lars cüiisidrer quiJ ilavait pr6sent6 un recou rs (hiC Par goit de Ja cliicaiie. 11 scnsuit q ne Ja pr6seu1e (lenlahlde dc revision doit galcmdnt tre rega rcie (0111 inc ahiisi vc. Ei (s1 par coioiqiieiit jiistc de nicttre i la ciiarg'e du requraiit un imoluinent dc (lcision d e 3() fraues (R(-'S tirt. 9, 2 e al.).
1 e requ6rant croi t devoir atl iver l'alteiition du juge sur sa dcivande de rcViioii cii recourant a (IcS all tis uns parla itcnieit (i(pIaces, t des gros,si'rctfs cl nicine ä des iiieiiaees. II a ainsi vio1, dans ses rapports avec Ja ('. Jes con vcnanees coiumandiics par les bonues nuXurs cl csl coimdanmn( de cc fai 1 ä unc ammiende dordrc dc 50 franc.s.
(N° 125. cii Ja calisc E. ()herl)olzcr, du 12 ilceinbre 1945.)
B. Dcisjoiis de la commission fd&a1e de surveillance eii niatire d'allocations pour perte de gain (CSG).
1. Chanip (1'apphcation.
N 33' Assujetli.sscincni des vignes (, xI)loit€cs par Uni' conhiiiunc.
2. Exploitant.
\1 55 : I''pIoiIant dumme aiihcuge.
3. Obligation de contribuer.
N° 559 : Appiical Ion des fahles de Kcssicr (Erfahrungsziffern) ton-
chant les hötels, rcsfau rants ct cufs.
1N 560 : f((diiction de In coiifribuition personnelle.
Remarques pFeil niiiiaires.
Sont cxccpt('s de Fassnjct l isscnment. scloii l'articie p rem 1er, 2e al iu€a. ACFG, leS cOiicctivitms cl 1taWisseinents (Je droit public oti de caiac-1rc cccisiastiquc qui ne visciil pas im hut Ineralif. Si loulcfoi.s une conmmunc vcnd Je produmit de ses vignes -- tels sont les faifs sur lesquels repose la (l(cisiou n° 337 -- •. eile vise ainsi uii huf mcm fif ei (bit pur consqueiit bire assnjcttie. pour cc (1Ui buche ses vignes. au rgirnc des allocations pour perle dc gail.
La dtcision ii° 558 comitrihuc i preiSer In iiolioo Je IexpIOtfLitlf. Ne pcut ihr rcconnu exploitant itudiaiit qui frdquente uiie co1e au deliors et fravaille lout au PlUS I)Cfl(iaiit ses vacances daiis lauberge de ses parents. Scuic peut C'tmc d&igiue cii cetle (Inald6 Ja personne qui dinge effcctivemenf 1'expioitaiion .swl celle qui donne les ordres ei prend ]es iiiestires de (hreclion i1ccssair('.
1,1 (Jtfribl(Iiojt(1(5 peis)iiitcs de (ülidition iud(pendante (,st eale01-ssur Lt 10151' (Je lui eur 1aflFici (nilililerCial id (III ii restilte ii€' letir (0ln1)l(thiJit1. Si (dies ltd ii(llilelli pas de (0ltil)tabiIit 011 Si celle-ei pi(seliic (lds hiciiiics. tu caisse (bit fixer Iii cctiitrihiiiioii tu fahlant sur daiitres ciit'res. Eile peilt alois se foiiilcr stir des fahles ewpi-!iqile.s (Erfahrungsziffern) cii pr(iiaut totitefots (lunleut cii ({lnsideratioti iii nature pariictifirc des diffrciitcs explollatioiis (deisioii no 559).
()n 01)lidiit Id rcveiiii liet iliOV(lI (jili scr( de hase a iii idiieliou de la cml lriLu,Iioji perso:titelle cii (ltid1I isa ei ]es frais giira IX (Id lexpI0ititioii de ses receltes hrtiics (ord. ii" 4$. art. 2. 2u al.). (elfe disposition s'appliqlie 1g01emd01 alix ('xplOilalils .51(115 e.vploi/afioit. I)aiis sa (lCCi5iOi1 ir 560. la CSG statue ca oiitre (tue h (kcisiOil ile la caisse ernportaiit r&luel ion de la Cuitt i'iliiifiori peul &ire reexaminec Lili hotit d'itiie aiine, iii'iic lorsqiie la rtiductitiii 0 M6 aceordec PUlli (feliX 11115, soit si Ic cunirihuahle pr(sente wie req ute P11 lCd lilie SOli revill ii adt o eileore diniiiti. soit qae la caisse. avaiit appris q ite cc reveiiu a au controje tilIClllelit(. ieeoiisidere Lt ffaire doffiec. De (dl te i1iahiire. la contrhutiuii per.sonhieile rdii je peilt ühv niiellX adiptee t la ituation reelle titi cotifrihtiahle.
Nc 57
Si wie commune vend le plo(luit de ses vignes, eile vise un but lueratif et est par consquent assujettie pour cefte exploifaiion au regime des allocations potir vene (le gain (ACFG art. premier, 2 ah).
Ex/rau des malus
11 peilt arriver t'i vrai dire (Inc les vignes (fluid (0fl1fl)liiid snieiif si pelites qu dies ne serveitt i aucun hut lucratir et (ltl'oll les exploite uniqueiiieiit. pur (xeinplc, p0111 dii firer iii Viii (Hinlilleur. Tel nest iouitefois pas be cas du [esphce si l'on seit tiejut it Fcxpos. (l'aillelirS (1 igne de foi. de la recon route. 11 Id rel ve e o rcssiiient quill revend le prodint (Id ses vigites. I)ans ces coiiditioiis. elfe les expioite daus itu hut lucratif ci doit ehe assujettie all reg ne des allocatioiis potir perle de gaul.
(N° 1585, ein la ca iise cwii in otte de Peseux, du 9 cetohre 1943.)
N0 58
Ne petit itre reconnu expioitant i'tudiant qui frqucnte une cole
au dehors et travaille dans 1'auberge de ses parents tout au plus pen-
dant ses vacances (OEG art. 10 bis, al.).
Les fircs Ennico ei Giovaiini lieiirient wie auherge cii conhinuit.
Le 18 janvier 1945. Enrico a (leniandt que son neveu Giuseppe, fils
de Giovaniti, soit ditgn6 s sa placc conime exploitant de l'auherge.
La caisse a repouss cette requtc. De soll cöt, la coinmission darbitrage a rejet6 le rcconrs form contrc la cicision de la caisse par le motif cjuc Giuseppe ii'tait pas ciicore majcur, frqucniait ulic colc au dcliors ct n'avait pas par cons&iuciit le femps de dinger l'exploi- tation. Devant la CSG. Giuseppe relve qu'il est majctlr depuis Ic 26 dceinbrc 1944. a maintciiant pass Fexainen de maturili f&lral et se propose de se faire immatriculer a la facu1t de mdecinc dc Zurich. Comme ii est poiir le moment au service inilitairc. ii (leinafldc que soit rcconnu Soli clroit ii l'aUocation pour perle (ic gain. La CSG rejette le recours potir les inotifs suivaiits
Est exploitant d'unc cxploitatioii industrielle, artisanaic ou cominercialc. son titulairc (proprhtairc, fermicr. usufruitier) (OEC art. 10 bis). S'il ne dinge J)S iui-innic l'exploitation, tin nicmbrc de sa familie qui assume effcchveinent cette ichc peut, avec ic conscntement de In caissc, Hre cl&ign cii cette qualit. La (lsignation ne l'exploitant ne polirra dans la suite &trc inodific,si cc «est pour des raisons fon(l&'s ei avec le consentcincnt de in caisse comjntente. Quant aux auherges, in CSG a statu6 sp&ialemcnt qiie devait ei) rgle gnralc tre rpu«c titulaire in perso1lnc au imm nie laciuellc la patente est dtahlie. tiiie autrc persoline ne saurait Hre clsigrm6c ei' cette cjuaIit que lorsquc In lgislation cantoiiale sur les auberges ne s'y ojposc pas (cf. dncisioit 110 235, Revue 1943, p. 159). Ccci suiposc ci'ailicurs que in direction de l'exploitation a effectivcment transmisc ä cette personnc. Dans ic cas d'espcc, ii est inutilc d'exarnioer si in hgislation cantomiale sur les auherges perinetirait au recourant d'exploiter l'aubcrgc fainilialc puisqu'il ne peut, vii son abscnce, en assumer in direction. 11 se proposc de commencer des tudes de mdecin. 11 pourrait done consacrer son activit l'exploitation tout au plus pendant ses vacances. Au siirplus, il n'a mmc pas prouv ei il parait pcu vraisernblahlc (1ui1 ait, jusqu'ici, assuin la direction de l'auberc pendant ses vacances. L'eiiciutc faite a bien plutt dmontr que cc sont le pre cl la rnrc du rccourant qui tienneiit l'auberge. Dans ces conditions, Ic fils ne peimt eire dsign comme exploitant.
(NI, 1377. cii In cause C. de Giorgi. du 10 cikembrc 1945.)
No 559
Pour trancher la question de la rduction de la contribution, on
ne peut se Tonder sur les tables de Kessler (Erfahrungsziffern) tou-
chant les hötels, restaurants et caTs, que si le contribuable ne tient
pas de comptabilite 011 si la comptabilit produife West pas satis-
faisante.
E.\-li-ztit des rnolifs
On ne (lcvrait se foiider sur les tables de Kessier (Lrfali riingsziffern) fouchant les Wels, restauranis cl cafs. quau cas oi In c()JiiptahiIitt fait (It.faut ou est. dans In forme, iiisuffisanfe Iorsquelle est. par exeinpic, inconiplte J)ans la dcision atta(fue, la cuinni issioii ilai'- bitrage ii'Ive pas cxpress&nenf (1CS doutes contre la cuin p1 abiTit. du point de vue forniel. Toiitefois, il ressort du rapport dii coiit rIc cantunal des finances (Inc celle coiiiptabilitd nest pas i'i li)115 igu rd irrciisahle. Ainsi, les bandes de con1r1e de la caisse elilegisi ieuse ne portdnt pas de dates. A in Liii de l'aiine 1943, le inoiiiaid cunsidirahie de 4100 franes a porli eH complc pour des achats de inarchandises qiie Walteste aucuiie picc luslificative. En 1944, les aclials non justifis par des doctiments afteignent la soinmc ne 5500 franc.s. Je bureau fiduciaire qui reprsente In recourante expliciue ces iniseniptions coniptables par 'es grands dficits qu'on avait ä cctte Poqtie dcouverts dans In caisse. Le nuinoirc de recours adress6 i la ('G reeonnait cxpress&iient que la comptabilit6 a dci &re &ablie apr5 coup. Dans ces circonstanccs, in ColnuhisSion d'arbi rage ponvait fort bien se .servir des tables nie Kessier pour fixer la taxatioii, ei Ie objcctioris que la recouraiife Ive contre cc prociid sont dnues dc tout fondenient.
(N 1361. cii In caitse A. Weiss. du 12 dee,iibre 1945.)
No 560
1. Les dispositions de 1'articie 2 de 1'ordonnance n° 48 stir la rduc-
fion de la contribution personnelle sont ga1ement applicables aux exploitants sans exptoitatiou.
9. Si la caisse a accord la rduction de In contribution person-
nette pour deux ans (ord. n° 48, art. 2, 4e al.), le contribuahle petit nanmoins prsenter une nouvelle demande de r&Iuction ott la caisse rvoqiier sa dcision au bout d'une anne lorsque la situation s'est modifie dans 1'intervalle.
Lintirnd est assujetti comme COI1)orteltr au rgiiiic des allocations pour perte de gain. Par dcision du 24 octobre 1944, In caisse i rdiiit sa contribution ä 3 franes pour la priodc s'tcndait du 11- jiiillct 1944 au 30 novembrc 1945. Dans sa demande de rdttction, il avait iiidiqu qu'il gagnait 7 ä 8 franes par jour. L'iniini n'ayaiit pas prsent de
relev& de compte lt la caisse cii janvier cl fvrier 1945, eile a rccouru
la procdurc de sommafion prvue et a J)roCdci, le 12 juillc! 1945, lt une taxation d'office sur la base de laquelle eile Iui a dercchef rdam iine contribution de 3 franes par mois. Recouraiit contrc celle dcision. ii a all~-ii6 quc ses rcssources avaierit encorc diminui. II les estiinait lt 890 franes (dont 653 franes seuicineiit provcnaicnt de col-
poiage) pollr les 8 prcinicrs iIiOIS (le 1943. La COlilifliSSiOn darhitrage a admis le reeours. Ellu a eonsi(icr quc l'intim avait voulu Prscnter
une nonvelle (!cnialidc de rcl action pendant (IUC la rd ic! Ion accordce
1)lcdclnmcI1t (lpiovait encore seS effets, cc qui Hait adiiii.sihle. Eile ii hmN6 la caisse ä trancher celle deniande. La caisse attaquc cette dcjsjon devan! in CSG. Eile reprsentc quc, conioriniiient i\ l'art ide 2 (je I'ordoiiiiaiicc n 49. eIle a i'i juste titre fundt sa (hCisi0Ii (je rtdiictioii sur le revenu ant(rieur de 1'iitinu. La contrijuition red ute avait tti Ii xe ä 3 franes par lfl0iS jilsqu'au 30 iiovenibrc 1945. 1 ne iiouvclle cli ninut Ion de revdnu ne pouvait entrer en ligie de, coniptc. pour Ja lctcrin naitoii de Ja rtductiwi, quc poiu• Ja priodc partant du ! (l€ceinbre 1943. [11 notivei cxaiiien de Ja (lCiSiOfl (Je rci adt 1(111 J) Iiniltive naurait pil Ctre envisag qic si eile avait tcnu eoiiiptc par
errelir (liii ieveini trip AG cii reiidant cette dcuo(n. Je] na pas (t le cas. La (SC aclniet partielleinent le recours pour ]es motifs
suivant.s
i articic 6 de lordoniiaiice n° 9 ne prvoyat pas quelle 1)ri0de (bit servir (je hase iI led mal iOil (Iii rcvenu lors de l'cx amen dune
(1cm au (Je de rduetion (Je Ja coiit rihut mii. L'article 2 de l'ordon mi anee
ne 4), cmi trc cii vigielmr le 1 mai 1914, prcisc cii revanche (Ju'on (bit se foimder sur i'annc eivibe ou iexerciee 6coult II es vrai (JUc cette
(liSpo'ition pambe dexplomtatioii et vise par eonsquent lc.s exploitants ponrvmms d'une cxj)loitatioll, alois qummn colporteur neu possde pas.
II ne se juslific cependaiit pas (i'tabimr une difftrencc ii eet 6gard entre es persomimies de coudmtion mndtpendantc avcc cl saus cxpioi-
ation. Ii e4 exact (1U'il sera loujonrs difficile de dtermniner, Von barticle 2, le revenn des personnes de condition indpendante qui ne
imennenl I)lS (je eoniptahiliti, mais cette difficuit pourra se pr-
senter amlssi ii propos de edles (till possdent une cxpboitation. I)ans
je cas d'espec. c'est done lt hon droit quc In caissc a foiidc sa (1&i-
siomi de rdi,ction du 24 octobrc 1941 sur le rcveiiu de Ja priode anterietire. C'cst lt juste titre 6galeiiient qu'elle a, dans sa taxation doffice du 12 juillct 1945, rclain la contribution rduite de 5 fraiics Par Il101s.
1:oji in ion de Ja com mission d'arbi trage selon laquefle Je contri-
bmiable peut, pciidaiit la pirioIe oh il bnficie dihs d'une rdIuciion. revcuir lt son gr6 sur sa requtc cii tablant sur soll rcvcnu courant, ne saurait tre adinisc d'une rnanire aussi absolue. $clon I'article 2.
-. alors que 1'article 6 de 1'ordonnance ii° 9 1tait muet lt cet garci -‚
cest ianhie coultie qui doit servir de base lt Ja taxatioii, de miue (IU'en mnatire fisca]c. Cette rhge est obligatoire cmi dautres terjiie.s. on ne peut se fonder sur an revenu postrieur pommr tranchcr une (lemande de nouvel examen. Damitre part, on ne pemmt noii plus a(lmeftre entihremnent le pomimt
(Je Vne de Ja eaisse. J a rliele 2. -I a i iia. (Je Iol Ion na nec Ii 4S', (Jisp0Sc (Inc Ja rinel1W! peitt Hiv aec(ir(Je pour Ja iine en CWI (5 et Celle (Iii suil, mais 1)0!!r deux iitis (lii plus. Lorsqiie Ja !'e(Jlleii( ii est iccorJ(e p0111 Ja (Jll1'te 1liUXil1)U1ll (Je (lell\ ans, il Sellsliil quiliie seile atinec seil (Je hase (lii caicul dc la ('oiltiil)iltioll verser petiiJaiit (es clenx ans. Si Je eohitril)nalde u ne llollVelie (lellilltide (Je rduei t011 1 lexpirahioll des deux ans lartiele 4 4e iiJin6a, Iv aiitoroie e\pl'essiiieiii -. lilie seile ailliee seil dc nouveau de pirtode dc faxatioii.
LII (1 au 1 res 1ei'ni es, ]es an inTies ec0111(es ne (01111) ten t )as iTi tour du
rolc eoiiiiiie p(!'io(tes de taxatioti : seuJe Ja seeonde aninTie de cliaqiie tral!eJ!e (Je (lenx (1115 joue cc iiile. iIICI!lC Si Je reenu se tronve eIre parhietil l'reiiien 1 Las bus los deux aus (lailllte du iiioiiidi'e revdllil corresl)mdani aee celle de taxalion). Ce r6sn1 tat ii'est pas &inibahle et 110 (ella 1 neiiieli t pUS ete Wirt pa r le kgislateur. J.es pci i Is revenls sotit Soli veiil sotinits i des fluch Ilatiolls eonsidraJjJe. 11 ne serail pas con forme a Ja eoneepl 1011 de J'articie 2 q11'itii conl rihuaJ)le dreI SC COnbenter peiida iii deux aillld'es piei nes Tune rTidiiei 1(111 clu'il 6prouve conittic 1115(1 ffisanle all t'egard de soli revenii conran 1, alors que la piTi liod e de laxatioii est dTijt Mohn, depnis wie i den x an (1(Cs. 11 est j uste (Jcs lars de J autoriser i priscntei une (Jeina till e de 110 uvel examen 011 de ted netion au baut ci'uine aniaTic, Lien que J aneielille (liTiciioli de ledllelioll eoiiliiiite (Je (liTiplover ses effets. De (i1(l1 qii 011 ne fomJe
Ja taxalnin qiie Sil r Je reveiln (Illile anflee eI 11011 pilS. par exeinple, sur Je re cli II lnoyen de deux (1115, coiiiiie Je prtTivoii 1 iiiip(it pour Ja
d6fene (lahiollaJe ‚ (Je fllli1e Ja decjsjnti (Je reduehion ne doit pas clre vt1ih1e puls d'nric anne si Je (olitrilillaJ)le peilt ilivoquer na Jianienienb (Je silitatioti. Inversenieiii. Ja eaie doit (Je son cnte paul-Voi r rcVOII nei so d&ision all Lont duiie arilice Jorsqn eile aji pl'elld que
Je reverin dc J 'iiiIress a auglllenaTi. Celle (Jkis 0!) accroitra (Jans im c Certaille mest 1 re Je 1 iava i J des calsse.s. ( CI aecloissemeil 1 apparaifrait de taute niall icre Sons 11111' anlre forme. p ar exeniple Sous forme de (Icinande. (Je reIn ise 011 de cas de cont rihntions irr6couvrabies.
I)ans Je cas (l'eSpL'ce, il fant clotic ad uiicl tre qnc Ji tu inhiTi ponvai t pivTiseil ter. ei a effcciivetueti 1 prsentc. ilne (11)11 vel Je (Jemna ii cJ e de rTiduebion pulli 1(1 piTii'iode partaiil du juillct 1945. Ainsi. Ja cinSe (Juli ehre remivovTie i Ja caesse ahn qneJ Je IaJ)iisse Je revenn \ consokrer p011 r Cello ji irio Je.
II Coll viellt ellcOre (Je signaler a Ja Caisse I ute Je kgi.slateti 1 dl lili!- tire fiseale. qui se fonde sni deux ans et 1100 seullellienl snr lilie ann(Tie, hellt lUi-mH&lllC coinpte, dalls des disposil (ins (Jieh(es p:U Piquit6,
des cllangeullents surven us (laus Ja Sitliatioll (Ja eolltrihllahJe aprs Ja
pTiruode (Je taxal OH (cf. J). ex. I'arl. 42 (Je l'A( l' du 9 (J(eelnhre 1940
onceinant Ja perecption Tun im p 'it 1)0(11' Ja (I Ti Je ii e na tionale).
(Ne 1407, Ci! 1(1 ('((Ilse L. J hugo. (III J (JeelnLre 1945.)
Dcisioris de la CSG relatives
au service d'allocations aux
travailleurs agricoles et
aux paysans de la montagne.
6 : Lroit a lallocation des travailleurs agricoles.
Dliinitation des rgious de moiifague droit äTallocation des paysaris de la inoutagiie profession prifleipale.
i)roit a l'allocation des pciVSaJIS de la moutagne : ayaut clroit.
Remarques pr1iminaires.
La CSS a statu dans sa dcision n" 1 (Revue 1945, p. 400) que le perSonnel des alpages a droit aux allocations aux travailleurs agricoles. (Im, l'cxploiiatioii alpestrc soit OU non assujcttic au rtigiine des nUnealious pour perle de gaiu (art. 9, 1e1' al., ord. u° 46). Eile partait du pririCipe que l'exploitat]on dans laquelle est oecup le travailleur agricole ne doit pas ncessaireuicitt tre assujettic en fait au rginie des allocations pour perle de gain cl qiL'il siiffit qu'elle appartieuue, en ruison de sa nalure, aux exploitations ran.-&s dans le groupe de 1'agricultitre. Dafns la dcision ic 6, in (SG clevait traifer im eas iclentique. Eile a adinis que les travailleurs occups dans des vignes ont clroit l'allocation. jn&nie Si Ces vignes ne soiit JJIS s011fli ises i In coiitribution au titre du rgiine des allocatioiis pour Pelte die gain.
Selon l'article 5 OE, la cklimitation des rgions de montagne se igIe d'aprs Ins prineipes du tgime dies allocaiious pour perle de ,11d1,11. Le dipartenient fidra1 de l'conouiie piiblique a dclar applicable dans ]es canlons de Lueerne, d'IJ uterwald (Ohwald et Nidwald), de Schwyz et de Thurgovic, ainsi que datis in comniuue cl'Unterlangenegg (canton de Berne), la liinite-type du caclastre fdral de la procluction agricole (voir ä cc sujet i'article « La nouvelie ckliinitalion des rgions de montagne ‚ Revue 1946, 2e fascicuie, p. 94). Na droit i'allocation que le paysan de la montagne doiit l'aetivit6, principale
ii pour obtet 1'exploitation autonome Tun i.nen r(im1 cii montagne (art. preuiier, 1°° al., leftre b, ACF). On ne peut aclmettre qu'un paysan de la rnoiiiagne voue son activit principale c l'agriculture (ille lorsqu'au cours de l'anrue il consacre la majeure partie de son travail ä l'exploitation de son bien rural (art. 3, 20 al., OE). La CSG relve expressincnt, dans in dcision n° 7, dlu'no cloit, pour trancher In question de l'acfioit principale, taijier siir une aime cntire ei non seulement sur une partie de I'auue.
Dans le rgime des allocations pour perte de gain, Je druit aux allocations apparticnt ii l'cxploitant, soit au propri6taire, au fcrrnicr, r I'usufruiticr 011 ä an incnihre de Ja faniiJlc dsigm d'avancc qui dinge ca fait Iexploitatioii. Le droit aux alloca/ious miv paysans de la fnoulLlgrle compde en revanche au propri€taire, au fermier ou Fitsufruitier, qui vouent lehr ach vit principaic i lexploitation du bien rural, aiiisi qu'aux parents du SeXe niasculin rigii1ireincnt oceups dans l'eXplOitLtiani. Ainsi, si Je proprittaire CXeFCe son activit principale dans 5011 cxploitalion agricoJe, il est superfiu de rcchcrclier s'il cii assitine au surplus la direction effective ca prenaiit les incsures inconihaiit ii. 1cxploitaiit (dcisioii n° 8). Na pas droiL a Fallocation, de cc falt. l'pouse (11-ij dinge lilie cxploitaiion agricole, si celle exp!oifation appartient i'i son wari ou les pouX vivant solis Je rgimiic (Ic lunion (leS hiens iepr6scntc 1111 de, ses apports doiit Je marl exerce l'adinimmislrahon et possdc Ja jouissance. Lc (lroil aiiX allo- cations auix paysaims de Ja mnontagne apparficiidna dans ne cas 1'ipoiix, ii coiidittoii (JlI'il rclnplissc les autres COII(liti0i1S prviies j)(lI' Jes disposilions cii Ja niatire.
N06
Les fravailleurs agricoles occupts dans les vignes d'unc commune ont ilroit i l'allocafion (OE art. premier, ltr al.), peit importe que les vignes soieni ou non assujetties au rgime des allocations pour perle de gain.
La commune de P. est propritaire (Jun (lOmaine viticole provenant en partie d'un legs et constituant au fonds spcial. Les vignes sont cultives par des vignerons-tcherons. La commune ayant neniaiid6 pour ces (lcrniers ]es allocations verscs aux travailletirs agricoles cii vertu de 1'ACF du 9 j tiiii 1944, ces dernires furent rcfttses. La caisse partait du fait que Ja commune n' tait pas assujettie au rgime des allocations pour perle (Je gain et que, selon l'article premaier, l aliinia, OE, seuls entrent ca considraliori les travailicurs nlexploitants agricolcs assujettis au rgime des allocations pour perle (Je gain. Par dcisiori du 19 juillet 1945, Ja commission darbilrage a confirrn cette mnanire de voir. Ayaiit examin si la commune en exploitant les vignes exernait une activit lucrative, eile a rsolu n6gativemenl celle queslion. Eile a jug6 de cc fait que, conformment ii 1'article premier. 2e aliria ACFG, les travailleurs n'auraient ainsi ancun droit aux allocations. La commune a recouru contre celle dcision t la CSG qui se prononce comme suit:
En admeltant nimne que Ja cornmniinc de P. miexerce aucurle activil iucrative en cultivant ses vignes et que c'esl par consquent ä bon clroit qu'elle ne devait pas tre assu.jettie au rgime des allocations pour perte de gaul. on ne peut pas deiner aux lravailleurs Je
20'
droit aux allocatiolls prvues pour ]es ouvricrs agricoles. L'article preuiicr, 1e1' aUna. OE doit hre itilei'prtS elans ce sens que l'assujettisseinent au rgime des allocations polir perle de gain n'a pas bcsoi ii dtre eff(,el if pou r permettre aiix Ouvriers agricoles cl'avoir droit aux allocations mais qu'il suffit que les conditioris requises pour 1'assujcttissenient ca cc qui concerne notamrnent Ja iiaturc cl Jiniportance de l'exploitalion soient remplies. Si une exploitaliori agricole devaiit tre asstijettie ca raison de sa iiaturc cl de son importancc, cii est cxoriire par unc disposition sp&iaIe, le droit des travailleurs aux allocations agricoles n'en est nullenient affect. T.a CSS a d~A jug ainsi Je 25 avril 1945 ca Ja eause Rigiani (Revue 1943, p. 400). II y aurail gaJeinent rine ingaIit choquatite, cc que Ja cojnni une invoquc a piste titre, si les ouvriers cI'iine commune, les forestiers par cxemplc, devajeiit trc ls(s fi iiaiicircrncnt parce que Jeu r cinploycur ä 1'cncontre il'autvcs, sont ii ffraiichis de 1'obl igation de contrihuer.
(CSG n° 1383. cn Ja causc Commune (je Pescux. du 9 octobrc 1945.)
No?
La (li1imitaiion des rgions de inoiitagne est dfermine par lor(lonnanee 110 3 de la limite-type qu'a frace Je cadastre hkra1 de In produetion agricole, en fant que 1'autoiit YdraIe a (Jc1a1 cette Jimite applicahlc au rginie des allocafions pour peite (Je gain. Seul a droit ä 1'allocation je paysan de la montagne qui vone son activit principale i 1'agricitlturc. Ii Laut pour cela que la majeure partie de son activit solt consacre en conis d'anne ä l'exploitafion de son bien rural (OE art. 3, 20 al.).
Le recoii rafft exploile UII petit (lonlailic rii rai range (laus la prc-Inirc elasse de contributions j usqii'au 31 mars 1945, et daus Ja SecOnd(' ds celle date. II a iravaill galcment comme büchcron pour Ic eompte de Ja corporation B. Jiisqu'au 20 janvier 1945, il a reu, des allocations pour pertc (Je salaire. A cc rnonicnt, il a deinande i &fre mis au Jinfice des allocatioiis servies aux paysans de Ja inonlagne. la caisse a rcfus cefte dcmande. cii (lisani qiie le rcqurant n'tait pas paysan de profession principale, mais sa1ari. Uiic dcuximc (lernuulije a rcjcte de Ja niiric man ire. pa r Ja caisse d'abord, puis, sur reconrs, par la commission (larhitrage. D'aillcuirs, comme Fa fait reinarquer celle dernire. Je recourant naurait de toute faon pas cii droit ä 1'allocation, son exploitalioii Maut situe. scion Je icgistrc cadastral, au-dcssous de 800 m?tres (l'aJlitude, donc cii dehors (je Ja rgion de montagne (ord.0 3). Au surplus. celle exploitafion ne scsi pas modifie et le revenu quc liiteresse retirc de son activit (je sa1ari reste toujours 1)1115 Mev que cclui qiie soll bleu rural Jui rapj)ortc.
20'
L (ecolllalit fail valoir ('II partieuh ür (l('Vdllt la (SC 1ui1 consaert' plus do tumps ii son ach vit aglucole qii'i\ smi act i vif salarie et que in prenu'ie Jui rapporte aussi (Lt vantage qe la secoride. Ii
doit par caiusquieuut tre catisideie COflhltle agricu licu r de profession
1)11 ucupale. II lii it reinarquer cii ouulrc (111k ses VOiSuI1S possde'nt des exploilatuouus agricoles ii la 1flCfl1(' a1tutid' quc la sienne eh quils rcoivent (ICS allocalions.
La CS( adinet lt ricoiirs pill' ]es mut i l.s suivamuts
1. la dclinitatuon (1(5 rguOuiS (lt inonlagnu ii lait lohjet de Vordonivauuee Iii" dii PS jiuillet 1940, I)dpr's larticic 1)r('Iui 1(1. tontis les i('gicuus situets ii I ns k tO) nit rus souil Spubes rt1gions (lt 111011- tagne. 1)s (xccptiüliS, tuiul01(1(15 (LiliS 101doll naiice. sont prvues
1)0111 cei:taiics (()iullilii uies. nlais ilhl(Iiui( nu tötielic 1'i1tress(. Son
exploitai ion nest (tone pas s11u6e ca igion mnontagneuse.
11 sest revIe toiutelois (litt. (1(1115 Lt pial IqtLe. les (1 ispositiwus de
lordonnance 110 3 nv tetuaicnt pils coinptc' (lt lotites les circoristances
pattieuhires. (es1 poiirqtioi, lt dtpartciiieuit (lt l6cotiouuuie publicjue envisage d'adopter pet ih ä petit In (lu1iuitatioiu Cl uopre achuel lement le cadastre 1draI de in pioduuctiouu agricole. Par iettrc du 7 avril 1945. Ic chef du d6parteniciut f6Ira1 de l&oiiomie piihliquc a avis6 le cicpartenicuut des finances du eauutoii (lt Nitiwald (Inc dis le ! avril 1945 la miouvelle (liimilatioii 6uNie p011 r cc caitton par le cadastre
l&lrai prtci16 Mail applicahlc mi regime des alloeations 1)0111 peite
(Je gain. D'aprs echte d1ijnitation qui ti&'tit coimipte (lCS partieuiarites
(le eilaquc exploitation, ccl le (tu reconraiht se trouve en rgiOi1 de inontagne. On pent toulcfois se dciuminder si lordommnance 110 3 s trouve niodifice par le simple avis 6erh ii liii (tcpartement cantonal, sans que echte modification soit puh1i6e. i)ans totis ]es cas, il serait
sotihaitable i l'avenir quc eha(Iuc nouvellc MUMM fasse 1'objet d'une ordonnauec de la part (iii dparfeinent fdra1 de 1'coiiomie publi(lUe afiii quo les eommissions darhit rage eh aiitrcs autorits int6-
reSSeS cii aient eoiunaissancc. Si I' dtail dc echte diirnitation ne peut pas,ou West pas propre i tre puibln (laus son ensemble dans mine ordon iianee, du mollis serait-il 1)011 de faire connaifre par voie (i'ordonnanee l'existcuice d'une nouvcllc dl(iimitati0n ). Daus le CaS partieulier. atmeune hsitation ifest eepeiidant perrnise par raison (Iquit( prenmi'tciuiciit et parce cjuc la mod ification apporte favorise le recotimant. (inc (1(5 COi1(Iiti0fl5 rcquises J)ouii 5011 assujettissenIent est t1s lors rcnhpiic.
*) Cf ord. n° 1 art 2, 2e iii., ainsi quo in ieuuuarque ä lartiele 1er de cette ordonnance dan.s ic nouveau reeueii des dispositions ca vigueur (djtion en iangue alleunande de novenibre 1945) : pour le.s cantoius de Lucerne, d'Unterwald-le-Haut et le-Bmus, de Schwyz et de Tluurgovie, est appUcable la lirnite-
type qu'a traee le cadastre fdin1 de In production agricole.
2. Selon Fartiele piemier, 20 aIina C1,' sont rpuhs paysans de Id inontagne les propritaires, feriniers ou usufruitiers (jul vouent 1 ciii tcl lvi t principaic t lexploitation dun bien rural. L'article 3, 2e uhu a, OE disposc qu'un paysaui de in inoritagne est cciis6 votier son activit6 priuicipalc ä l'agriculturc, si, cii cours d'anne, il consacre ha majeure partie de S011 travail lt I'exploitation de son bien iu uni. et quc cc bien ait en rlgle gncralc uui retidement au nioins su ffisu nt pour iiou rrir deux ttes de gros btai1. Afiii de dcfermirier laquelle des deux activjts (111 recouraut, edle d'agricuiteur ou celle de salari, est la principale, II faut considrer son occupation au cott rs de i'anne entilrc ('1 11011 pas durant les quatre premiers mois seuicinciit, comme l'a fait l'aiutoritl iuifricure. De l'attestation de. sala Ire tab1ie par l'cinplovcu r (in recouraiit, il ressort qu'en 1945 cehui-ei a travailM pendant 98 4 jours comme bücheron et rcu pour cct emplol la sommc (Je 1527 fr. 20. Pour IJouvoir elltretenir sa familie comiose de hiiit personnes, ii dpendait cii majcurc partie de, son domaine agricole qu'il devait expioiter seid principalement, vu (Uc sa fcmmc tait incapable de ic scconder, comme le prouve un ccrtificat rndica1, et quc ses enfants sont cncorc trop jeunes pour cela attssi. La preuve existe done quc ic recouraut a corisacr la majeurc partie de son travail ä l'cxploitation de son bien rural. Dautre part, cc bien ayant un rendement suffisant pour nourrir plus de deux ttes de gros btai, foutes les conditions sont rempiies permettant Ii 1'iuitress de touchcr des allocations. Celles-ei doivent donc liii tre versses.
(CSG n° 1598. en la cause T. Christen, du 6 fvrier 1946.)
Ont seuls droit aux allocations aux paysans de la montagne les propri1aires, les fermiers ou les usufruitiers qui vouenf leur ictiviti principale i 1'exploifation d'un bien rural, ainsi que les mernbres de la familie rgu1iremenf occiips dans 1'expioitation (ACF art. premier, 20 al.). La dsignation de l'exploitant selon le rgime des allocations pour perte de gain ne joue aucun röte ä cet gard (ACFG art. 3, 1er al.). L'pouse n'a droit aux allocations atix paysans de la montagne (tue Iorsqu'elle est propritaire de l'exploitation agricole et vif sous le rtgime de ja stparation de biens (CCS art. 241 ss) ou lorsque i'expioitation repr&ente un de ses biens rservs (CCS art. 190 ss).
in recourantc est mre de neuf enfants (10111 sept de moins de 16 ans. Aprs 1'entre cii vigudu r de l'ACF rghant le service d'ahiocations aux travailleurs agricoles cl aux paysans de la montagne, eile a touch une allocations de 49 francs par niois cii (Iiialit6 de
paysanne de la inontagne. A loccasion d'uit contrie, la caisse a constat6 iue le mari de la rccourante est, ä titre priflCij)al. OCCUp6 comme t ravailleur. Eile a adnus qui1 dcvait ii6annloins 6tre tenu pour expioifant cl eile a cess6 ses vcrsements d6s le Irr juiilet 1945, J'6pouse n61ant plus consid6r6c comnie teIle. La retouratile a atta-€1116 la d6CISIOn de la caisse (ievant la CuInmiSSi011 (larhit rage qui i'a (161)oilt6e. Eile se pourvoit devant la CSG qui, pour les niotifs suivants, repousse 6gaiement son recours
Les aliocations aux paysans de la iriontagne sont vers6es aux propi'i61nires, feniniers ou ustifruiliers, qui votient icur ac1ivi16 pi'iiieipale & lexploilation d'un bien rui'ai, aiiisi (Jii'altX ineflhi)res (IC la familie du SeXe niasculiii r6guli6rcniciit ÜCCLIp6S (tuns i'cxl)loitation, a cojidition (hiC le bien soit situ6 en montagiic cl se lange dans les (luatre premi6res ciasses de contributions (ACE art. pi'einier). Ainsi le droit ii 1'allocation iic SC d6terniinc pas de la in6nie inani6rc quc (laus le r6giine des allocations pou r perte de gain oft il est accord6 fi 1'exploüanl (ACF'G art. 3, 11-' al.). La d6signation (1€' Icxpioitant iic joue donc aucnii rle cii cc qui eonccrne ic droit aux allocations servies aux paysans de la montagne il est par cons6qtieiit itlutile (le recherehcr si le mari peut, (laos ses instants de loisii', donner les instruetiotis neeessaires et pretidre des mesures de direetion.
II importe bien plutöt d'6tabiir lcquel des 6poux est propri6- tai ne du bien cl si cc denn iet' cxercc, fi titre pnincipai, une ac1ivit6 ind6peiidante dans l'agriculture. Oii peut teni r pour certain ciue le couple vit sous le r6gimc orrlinaire de i'union des biens. Comme il appartient au mari d'administrer les bicits de la femme, diirant le mariage, et quil cii a la jouissanee, vii (In 'on ne peut d'autre part admettre quc des parcelles du bien-fonds appartiennent f i'6pouse en taut que biens r6serv6s, OII cloit tenir le mari pour propri6taire (cf. CCS art. 190/191 et 194 ss). Klaut donn6 quc cc (lcrllicr exerce titre pnincipal une ac1ivit6 sa1ani6c, la recourante ne peut buchen aueuuie allocatioii en vcrtti de la 14-islation actucllr r6g1ant le service d'aflocations aux fravailleurs agricoles cl aux paysans de la montag ii e.
Oii ne pourrait adopter une aiitre solution que si lexploitation agricoie constituait un des biens r6serv6s de la fcmnic ou si les 6poux vivajent sous le r6gime de la s6paratton de hiens cl que 1'6pouse ft propni6taire de 1'exploitation. Les appeis ä la commis6ration de la recouraiite ne peuvent aincncr les autonit6s charg6es d'appliquer les r6gimes des allocations pour perle de saiaire et de gain ä traiter i'affaire diff6remineat, vii ciue ces autorit6s soiit ii6es par les dispositions l6gales cii la matire.
(CSG no 1422, cii la causc A. Schmidt. du 7 d6eenibre 1945.)
Jugements pnaux en rnatire
d'allocations pour
perte de salaire et de gain.
No 53.
1. Est passible d'une amende de cinq cenis francs au plus eelui
EI"', en donnant par negligence des indications rausses ou incom-
I)lf'tes, Mude l'obligation de contribuer au rgime des aHocatioiis pour perte de salaire (OES art. 18). L Le sursis ä l'ex&iition (Je Ja peine ne peuf &re accord pour um' aniende. (CPS art. 41, cli. 1 ; 49, 3( al.).
Lincnlp na dc1art aticunvcrscincat de saJairc sur lcs coiuptcs q u'il a remis i la caissc pour la J)riOdc stcndant dc scptcmhrc 1945
septcinbre 1944, bien (juc, pendant cc laps (Je temps, il ait foujours 0CCIIp UI1 eIflp10V!, purius rrinie deux .Dc cc fait, il n'a dü payer i ucune contribution cii vcr!u du rgiinc des aliocafiolls perte de
1)0!!r
saiairc pour cette j)riodc. alors (jU'il se serait vu ob1ig (Je verser Ha inontant dc 225 fr. O a cc tifre s'ii aVit fait des dclaratioiis exactes. La caisse de coiiipciisutiun Ja dnonc6 pour Cc inoti f.
Le tribunal de (listricf dc1arc Iinculp conpable d'avoir cnfieiiit l'article 18 OES. ca tltidant par iigligence 1'obligation de contribuer et Je condamnc a une arnende de 50 francs et au paicmcnt des fruis de proc(dure. Le jugenient .floflcc ]es motifs suivants
1. Celui (111j, par des indicafions fausses ou incornpktcs
011 de quelquc autre manire. a 1iid ca Inut OH Cfl partie 1'obligation (Je confribuer est passibic, s'il a agi par ngligcnce, d'iinc aniendc jus(1iIi cinq cenis francs (OES art. 18). Aussi bien au cours de l'euqufe prrnii!aire cjiic pendant l'instruciioii, l'iIiCiilp a reconnii ([ne la i)rteittion (je Ja caisse ä des contributions arriries 6tait bien foide. El coiiteste en revanche aVoir a,-,i ir!teflfionh!clleineflt. De Ja dnoriciafion de Ja Caisse ainsi quc des dpositions des linoins, ii ressort (hie le prvcnii a d'abord Cl! lifle attifude rcaJcitrante ä l'gard de la caisse. si bien (Ju'elle n'a pas pii !ncner (Je contrCde dans son exploitaiioii. Lcs pices d ti dossicr ne coiitiennent pas (l'autreS itidices d'une commission inidntioiineiie. II est ci! 1)artiCulicr iiiipossible de prOuvcr que 1'accus, au moment oi il a rernpli ]es formules de relev de compte, avait cffecfivcrnc,nt COflSCidflCc de foiirii ir des indications inexactes. La caissc lui ayant tlphon s Ja fin (Je l'annc 1943, il lui a d'aii-Icurs, in1errog \ cc siijet. c1tciari qu'il oecupait rgulircrncnt nil
Cfl1j)1Oy! daris SOli expioitation, parfois rn&nc dcux. Cc fait porfe i
ad nieffre qn'on ne doif alt ril)hlel (J h1' l l a ng] igence les dc1arat iOl!S
inexacies (fit ii a laites pl 15 tard. L'incu11j ('St (lOfle toupai1e (taVüi r ei nd. pUr iugligenCe. 1'ohl igation de cmii ribuer.
2. Po ii r d lernt ocr la iii eso re de la peine. il cuilvlen t de coiisid rer. (Lilie I)itit (111u iiittilpti a aCqtiiliC (lOnS ijitlervalic ic niuiiiant (l(S cont rihiii otis liides, cl'aulrc part (j11'ii 0 (l(j( 5111)1 lilie (oliddflination anlrrcri renient. Le trihunal estitic dT's lors (011 vcnaidc (Ic pro 11011 cci une a inc ii le de 50 fi'ancs. La tencit i de la loi «TS art. 41. cli. 1) ne permct pas daceorder ic stirsis t i'cxciii Ion de la peine poiir (Inc aincndc. l)ii fall de so coti(1aitiiiatioii, lil1etilj) dcvra. e011101111tiiiicut a la lol. siipportcr les frais de procd tlrc.
(NI' 681, jugcnicnt clii trihiinai de (lisiriet de Zurieli. du 26 ociobrc
1945.)
No34
Le f)ropric4ail'e d'iin hötel, d'un restaurant ou Tun cate. (jtlj omet d'annoncer i la caisse les salaires verss arix inembres de 1'oi'cliestre Ott aux eflh1)l0Ys oceasionnels qu'il oceupe, est coupable d'avoir 1iid son obligation de contribuer (OES art. 18; ACEG art. 34).
['acciisc expi()ile un restaurant. Hie na pas aiiiioiie6 a la caisse lc's salaires (I«elie 1 verses 0 (]es cm piovs occasion nclset auxmeinbi-es de lorchestre jouaiit cliez eile. Par Caflstillllellt, eile fl'a piis acquitt stir ces salaires lcs contribul bus i (les cii vert udes rginies (]es ailoeai orts pour perle de salaire ei de gain. La caisse l'a dnunee poiir ces faits. Jors des dhats, i 'aeeuse a alkgiu qu'eilc cOiisiclirait le chef d'orclicstrc A. non coinnic im el1ipl0vc, mais conime liii entreprencur ei cornme l'ernploveur des au ires lnUsicicfls. si hien (lu'eflc ii estiu1( que c' tait i liii d e rgler les caniptes avec la caisse A. avait Im-manne adrriis cette fa('on de voir. Je chef d'oi'chesi cc a cependant contest6 celle asserlion, affi'iimant n'a\oir jamais clii i l'accuse (10'il appartenait i une caisse de compcilsat ion et relevant (lu'il r&uitait au corttraie clii contraf piisSi avec eile cjue les salaireS eoflVeliuS ttaiciit clgre s ( je bitte taxe. ii roits des paures, droits
d'auieurs, conipensation. etc. : Co dautres terines, ces taxes taienl is la charge de l'accusc.
Le pr&ident (iii iribunal ckclare i'accusce coupahle (Iavoir enfreint l'art ide 18 OLS cl Iarlicle 54 A( FG, cii tiudaiit 1'ohl igat iOnde Cot'- tribucr et la coiiciamnc i une peine de (roi.s jours dein prisonneinent.
avec stirsLs pciidaiit deux aus, une ainendede 50frwicsei au paie-
inent des frais de procdiire. l)c i'exos des motifs, bus cliroiis cc
ului suit
Le tril)ullal n'ciitend pas se prononcer sur la (fuestlon de savoii' si nuc elause du contrat prvovant Ic paiement de la canlribulion a la caisse aurait pu ddployer ses effets \ l'tgarcl des tiers, ei itotain-
inent de la caisse elIe-rnme, si ie chef d'orcheslre iait consi(Iir
Comme im en trepreneur, car il estiiic qUc tel nest pas le cas. En effet, il ressort clii eontrat pass entre les parties quc les musicies recevalent na eachet journalier ei quc le chef cl'orcliestre est inter-Veflil11011 N)lnule ciif reprencur mais COmine eniploy, taut cii son uoin qu'cn ciiiaiit de rcpr&entant des autres musiciens (voir la dcision 110 54 de in (TSS. :e (,xtrait, p. 10).
Au silrplus, ic tribiiiial n'a pas i\ eXaliliner si c'est a tort oii raison (fue Faccuse ii cousiclrcc Comme cniploveusc de 1'orches-Ire. Aussi lien Ja cmii iiiissioii cl'arbitragc quc la CSS ont reiet6 les recoitrs quelle ci fornus pour ewitesler son obligation de coutriljuer. Vii (lilellc 11'a pas annoiic spoI1tarin1eut c Ja caissc l'orchestic et le persoauel siippinieiitaire oceasionucllement occups par eile ei n'a pas, de cc fait, vers les cwitributioiis eorrespondanles, eile ci liid soll Obligation du coirtribucr.
Eil cc qui eonecruc In iuesure de In pellte, il v a heu de retenir (Ine laccusic ci tenii cFinduire Ic trihiinal en erreur au stijet du coulrat pass avec A. II convicut ds bes de prononcer contre dIe unc Peine d'eniprisoniiciiieiit aussi bien qu'une arnoncie. Comme eile se trouve toutcfojs dans ituc situation finaucire difficile et n 'a stibi aiicune coudainnatioii j iisqi(ici, le tribunal peut ne iui infhigcr (In une amende moderce ei im accorcler Je bii€fjcc du sursis en cc qui concerne ja peine (leluprisonucllleut. Vii sa eondamnation, eile devra supportcr les frais de, p rocd ure.
(No 682, jugemeut (III Iri)unal de police du cantwi de Cenve, clii 29 octohre 1945.)
N° 37
Le militaiie qui, pour obfenir une aliocation pour perle de salaire
a laquehle il n'a pas droit, oinel de remplir an nouveau queslion-
naire lorsqu'un changement survient dans sa situation (10 art. 15,
31 al.; IC art. 6, 2e al.) se rend eoupable d'infraclion ä 1'article 18, Irr alina, OES.
Le 14 fvricr 1944, l'accus, qui faisait alors miiage commun avec sa femme et son enfant, a reinpli ä I'intention de la caisse de conipensation un cluestioniiaire relatif ä la dtcrmination de l'allocation pour I)erte de salaire. ii y indiquait - cc (111i ttait alors exact - qu'il avait un innagc cii propre dans lccjuel vivaient sa femme ei son fils.
Par prononce du 4 avriI 1944, le prsident du tribunal civil cornpteiit a autoris les poux ä vivre spars ei astreint Id mari au paiement d'nne pensioii ahinientaire de IM francs par inois pour l'entreuen de soii 6pouse et de son enfant. L'accus n'a vraisemblableinent cii connaissalice de eette dcision (lud vers ]e 10 avril 1944. En fait, sa femme avait Ujä cess de faire mnage cominun avec lui ä ha fin du mois die mars. Le IZ avnil 1944, i son retour du service miii-
faire, Faccn'oi' est al1€ de son cCii habiter chez sa scrur. II na plus cu de imnagc cii propre depuis lors.
Toutefois, pour contiii tier de toucher 1'indemni t de nnn age CII cas de service inilitaire, il a omis d'aitnoncer ä la caisse (juil i(avait plus de innage cii propre, vivant spar de sa feniine ei du son cufatit. Daiis la mnie intention, il a uitgiig de reniplir Tut nouveau citicstionnaire, aiiisi qu'il cii avait Fobigation selon l'arficle 6, 2c alina, IC Mobilis (Iii 30 luillet au 11 octobrc 1944. il a accompli alois 65 jours de Service nuhitarrc sold pour lcsquels il a tonchc de soll cmploycur ine allocation p0111 perte de salaire de 8 fr. 35 par jour (indcinnit6 de nnnage et uidcmnit6 pour cnfaiit) a laquielle il navait pas druit Entre ses priodcs de service militaire. il «ii d'aiilcurs pas rernpli ses ohligatioiis i igard de sa feinine et de son eiifant. L acctis a aunsi ietir undiuenf des allocafioiis pour perle de salaire du ii iiiouitaiit total de 458 fr. 25.
Le prtisidenf du fribiinal dclare laccns couupable davon' ohfeiiui une allocation pour perle (Ic salaire (Inh ne lui rcveiiait pas (OLS art. 1$) et ic eoiidaiiinc a une peiic du 15 jouis cl'eiitpri.sotineiteitf. avcc sursis peiidaiit detix ans. et au paienieuit des frais de jusfice. Des inoti l's du jugement, notis tirons cc qui suif
L'accus a obtenu par des undications fausses ott iicoiuplfes une allocation citii ne mi revenait pas. Les icnseignciue'nk fournis sur son conipte ne sont, daus leuseiuihle, pas dfavorablcs. II n'a pas resfitin le monlant touch ind ciincnt, iii mnie tenli de ic faire. Toutcfois, ii faul fenir eompte clii fall qu'urie partie de son salaire est clji saisic cii inains de ienipiovcur pour dsintrcsscr d'autres cranciers, plus particuiireiricnt pur accjuuftcr la pension ai imeutaire qu'il doit servir pour soll erifant. Coinine les antccIents et ic c:iractrc dc l'accuus6 permcttcnt d'esprer quc cette mesure sera de uiafitre it le dtourner de comniettre i. I'avcnir urle aufre infraction, il peiit tre mis au h&ufice du sursis. Du fait die sa condanunation, il cicvra .supporlcr les frais de justicc.
(N° 675, jugerncnt du tribunal die simple pol ice (III clistrict de Lausanne, du 20 octobre 1945.)
Q uestions crites
dposes devant les Chambres fdra1es.
Q uesion terie Shider.
(Conl tihitt ioiis iI's ('1 iiilianls dIIX CaiSSuS du coinpunsatioii.)
1,u 6 (1ccnihiu 1945, M. le eoiiseil ler national Stiider du Beithoud
a pos In (luestioll sii van lt
L'nrrö1 du Consei l tdrai 1.g1ant its paienents d'alloeations pour service Tni 11t1nru aux fitUdiunt.s des ritablisseuients d'iustruetiori suprieure est entr cii vigueur lt 1er avri 1 1945. .L'arti dc 4, 2e du tut iirrt flsposi' La conlrihutioii est de 10 frants per seniestre. Eile doit dtrc versie mi1me si 1'tudjiin1 est ('galeiuerit sounii.s, eOnnne personne du condition d(pendaiite ou .iiiddpeudaiite au riigiiiie des aliocalions pour perte du selai re 011 de gain. Eile ne put tre iii remise Ui rduite
Aux turmes de cette tlisposition et selon In pratique en vigurur, l'tud i ant qui gagile sa vie se trouvu iinposd douhlciniiit. En revanche, scion lan 1 dt 2, uni iiu 01'ut touclier 5 Iii rols l'iilJoiition )oiii tud1iuit et I'ilIlO(lt1011 pour perte du salai ne ou de gai n.
Dans ee.s coiditioiis, je pnic lt Conseil t5dira1 de dire >,'il n'estiine pas qu'il y aurait heu
1" du su ppninier teiLe d&uhlc contnihni ion des kudiants gugnant leur vi e en rcllorl(11nt il perdevoi r la cont ni bution sein cstniell e de 10 irancs
2' de supprinier 5verituellciiieut ia contilbution des 5tudiants 5. Ia eaisse dc conipensation pour le.s nil itaires 011, si rela West pas pO5si1)le, de in i5d Ui ne. puisque 1''tat de service netil 11 pnis liii lt 20 aout 1945 cl qu'ainsi les intSress5s n'ont b5n51ici 5 des alloca lioii.s pour Studiant que durant im laps de tcuips 1 riSs eourt.
Le ( 0usd 1 f kral a rpond u coninie Sud le S mars 1946
Des pourparlers ont cu heu ende l'ljnion nationale des 5tudiants de Suisse et i'otlice 15d5ra1 de 1'i ndnstnie, des arts et niStiers et du travail toncernant une inoditication 5ventueiie dc i'arrStS du Conseil f6d5ral du 29 mars 1945 r5g1aut le palelneut d'ailucatiomi: pour service unitaire aux Studianis des 5tablissements d'instruction sup5rienre et de 1ordonnanee y relative du 14 mal 1945. Couiuie 1'Union nationale des dtudiants de Suisse pr5voit d'adrcsser une requSte dans cc seils, il panait indiquS dc i'atteudre. On pourrait alors examiner en inSine tenips Ia question de la r5duction des contributions des 5tudiants et de In suppression de 111 d&uhie obligation de contribuer aux r5gimes des aliocations pour perte de salaire et de gain, Tune part, et an r5gime des tudi ants, dautre part, de ceux qui exeicen t cii marge de leurs 51 ndcs. une acl lvi tiS professionilei ie.
Q uesfion tcrite Gitinand.
((aisse de comp('iisatioii.)
Je 1 dcenibre 1945, M. le conseiller Ciiiiiaiul a (Ieman(k ce qui
suit
Le 29 juillet 1942 nut initiative populaine rev5tue de 180.000 signatures a 5t5 diSposSe 5. ia thanceileric f5d5ra10 demandant ia transformation, d5s la fin de Ia mobilisation, des caisses de comnpen.satioii pour mobihs5s, en caisses pour 1'assurance-vieiiiesse. Quelle est ha suite (inc le Conseil f5d5ra1 compte donner
5. cette initiative Qnand sera-t-ehle souinisc aux Chawhrcs f5d5ra1es 1
1 r' 12 mars 1946. le ( onsei 1 f&krnl o rpoiidu de la faon sui-
V1II1II'
Conone 011 .snit. ]'initipll ive populaire deinaiidaiit Ja traI1sfor1n(ltioil do (li5s(s dc coiiipeiisatloii 1)01(1 porto cle 5llI(lire (t (IL' gaul ei) caisses (1'1(s5I(raliee vioi!lessc et surVivillits (1 (0)110110 01] teritis g(iI(11i1UX ; il iiiiporte done (10 s11VoJi' Si, VU 1'arliele 121 5 tliiida. (Je Ja constilution. les ('JI:iiulnes alllron - vent cette iiiitiative, qualil au foi(d .Avallt Je Jour prsenter oH rapport et des IrOpOsiti011s, Je Conseil Iddd1-,11 (bit exalliilier iiiiiiulieu.seiuoiil, quant au fond, IO.S iiuestious soiilovdos IlIr 1'iiiitialive populaire. Ces questions sollt iioiiibircu-<es et lourdes (10 eOlisdqliC(l((5. 1)epuis Ull tuiips roJitiveineiit bog, dies sorit dindides de prds, 011 lillis011 avec bes trivaux prdl(aratoirls 1)0111 11110 boi ffeld-11(10 sur 1'lissUrllllee_vieillesse et SUrViV1II1IS; les CI(1001)rCS aUrollt fi <'011 (((011- per d'ici peu borsque Je projet (Je lob sera CII ddl iijdru 1101]. Le Consei fdddra 1
11 jugd lieeessaire dc ne pas revellir sur J'iiiiliative (0(lsfitUtiollIlollc av]1I]I (iue es questiolls 15 1'dlude fussont (JffilliliVollldlll dllldiddos;e ('Ii) 110 1(1(000(1 Se 11(110 qli'dii relalioii avee le prolfldule gdinirlJ (10 1(siIr((lee-vieilJesse et
survivants. -
Question ecrite Stähli. \ rSineiif pruvisol i' de reiites aux viei11a iIs eI aux su ivivatits.)
M. le coiiseiller national Stähli ei. le 19 dceinhre 1945. soiiIev la
<1uestioii ei-apr
Par arretd du 9 00101)10 1945 slir Je versolileni lOOVISOI 10 (los r(lIl&s vioillesse et survivants, Je Collseil ('(1(11(1 11 dtil<lj uIie dclieile <Je tonlos 1111 varieiit seloii quc les, l)dll(fioiIires bn(ldtel(t 0110 rdgiori urhaine, nii-urbahie 00 rurale. Cette diffdrenciation 110 e:uli'e 11(5 avee celle (111i existe dans Je eoft dc 111 vie et les prestalioiis de lt (il(55C (Je eoinpeiisation pour porto (Je saliire 0)1 (Je glin. La population des cunipagiles estiitie qm, le projet avantage los (1111- clins;e IJe eraint qu'IJ en rdsnite (1U ceroissellleilt de bit 1)0-Pulli ion des viJJes (1111 accelituerll elleore J'oxo-do des canpagnes. De plus, Je projet risque de retidre plus difliciJe J'approbatioii de J'assuraitee-vieilJosse lt survivanis pur
es dlecteurs eumpagnards Le Consoil Ltldrab est-il prdt ii revoir Je bardme des reales cii tenant dos dqui t 111)10111011 t (ompl e des Co 1)111111110S rurales ?
Le 22 mars 1946, le Consei 1 fflral ei itpond ii
l)aiis soll quatorzidaic rapport du 19 fdvrier 1946 15 J'Assenihlde fd(1(Il]l' sui los mesures prises en vertu (Je sos pouvoirs extraordinaires, Je Consoil f&ldral a fait 011 exposd ddtai lid sur Je rdgime IralIsi loire 011 viguenr jusqti'fi J'intro(luetiol( (Je J'llssurinee_vieiliesse et sUrviVallts (trrdtd -du Coaseil fdldril
<Ja 9 oetohre 1945 rdgJtnt Je versenient provisoi 10 de ren tes aux viel Jlirds lt HI1X survivtnts). Cet exposd, qui -coiistitue une (III ((CXC audit rapport, indiquo los rllisolls ayant <011(bujt ei nil 0e1IoJ0IlI(elllolit des reales (J'aprds los eonditioll
de vie rurales, nli-urbailles et urbainos. 11 ressort des expJicatbo1ls donndes daiis Co rapport quc J'dcllelollnelllellt ado- ptd pour Ja <Idlerntination (los rentes hellt COI1)Il10 dc Ja situation rdebbe -lt (ln'iJ ost on fuJI pintöt un avantage pour Ja populatioii des caupagiles. La <iuoshion soulevde devri dtro solullise d Ufl 1(00- vel eXamen tu J'oecasion <Je- J'dtude -dii projet de loi sur J'a.ssurance-vi eibiesso et survivants.
Petites informations.
Organisation des gardes locales.
I)cptiis le prinfemps 1940, im grancl nombrc cl'honiiiies ct de fernnies se sont annoiics pour servir coiiirne volontaires dans les gardes locales. Ils se sont prcpars a leur fche importante avec un zle exeinplaire cl ont rendu au pays, aux heures de danger, d'minciit services. Maintenant qiie les hosfilits ont pris fin en Europe cl que l'arme est dnmobilisc, certains sont d'avis, cc cliii est comprhcnsib1e, (jue les gardes locales mit rcmpli leur nhission ei 1u'elles devraient tre (lissOutcs. A l'cncontre de celle manire de voir, nous cievons relever Ic rie iinportant dvo1ii a ces garcles ca taut q u'kmen ts de l'arme. En cas de mobilisation. dies doivent tre prtcs ä prendrc imnidiateinent les premirc.s inesures ]es plus urgcntes, par cXemIJle ä dfencire d'iniportantes instailations r ilitaircs sur les places de rassenibicment de, corps 011 ä proxiinit de cclles-ei. Au moment du cianger, il serail trop tard ca effet de voiiloir crer une iiouveile garde locale. Aussi doit-oii pouvoir disposer en tons ternps d'iin organisifle qUi soit i marne de proigcr in mobilisation de 1'arrnc de campagne.
On Hudie acttiellement de quelle nianirc in garde locale duit Hre incorpOrc dans l'arnie. Ii seml)lc indiqu de in nininlenir comme forination des services complinentaires. Eile semit forme d'honinics des services complmentaires cl de volontaires. Tons eeux qui ont appartenu jusqu'ici a in garde locale porirront in quitter libremcnt, s'ils le dsireiit. dans un diai encore ä fixer. Nous esprons toutcfois cju'un nombre important die gardes contiimueront de servir comme volontaires.
Contröle auprs des membres.
La caisse cantonale de compensation Genvc a Mit cii octobre 1945 na reciicil intituM « Le comitröle des mernbres dies caisses de compciisation pour mobiiiss ». Cc rccucil, publi sous la ciirectioii ne M. F. Gerber, chef reviseur de la caisse cantonale, est clestin avant tout aux persoimnes charges dii contröle auprs des membres pour d11i les dispositions 16ga1es ct autres instructions ont grollpes de faon pratiqite et mithodique.
Nous pensons qUc cc recueil peut kre emp1oy utilcment ion seulernent par les coiitröicurs, mais aussi par toute personrme chargc d'appiiquer les prcscriptions des rgirnes (les allocations pour perte dc salaire cl die gain. 11 est ca veimte au sige die la caisse prcite.
Nouvean recueil des dispositions en vigueur.
La quatrime &iifion ciii recueil des dispositions ca vigueur au le furier 1946, ä laquelle nous avons fait allusion dans le0 2 de la
Revue, page 126. ('St suitic de presse. On peut se pio(IIrrr led it iecit('il a loffice cciitra kd(ial d üs i1nprims et (1(1 il1atii(I a Beine
Stin pri X tst (I( 2 fi. 10.
Conhiences et saiiees.
451 session de In commission (I'expers. La cOiiliilissiOil dexperts pou r les igi1fles des allocations J)üil r
perle (ic' salairt' et (I(' gani Ll 1(1111 SCdiiC(' t Beiiie le 2 avril 1946. El l(, etait pr id(t' par iM IL, Dl' Baeschl in. [es objt'ts figtirant i I'ord re du juni concernaicul IappIieation de Iordoinianee ii 41 ('t ]es inforinations LIi' loffice fIral (1€' l'iiid tist ne. des aits ut metiers (t dii 1iav all.
Cc in&mne jour, l es experts ont rciis par le gouvernernemif hernois et iim'it's a visiter lilötel de Ville rnov('. M. le coiiseiller ri:ti (ifnet es aCtOlilpagnait.
Les rgimes des allocations
U
pour perle de salaire ei de gain
Organe officiel de I'Office f6draI de I'industrie, des ans ei m61iers ei du travail
Pdaction Office fdral de industrie, des arfs ei mfiers ei du frevelt. Section de l'assurance-
ch6ma9e et du soutien des milifaires. Expdiiion Office central fd6rat des imprim6s ei du matriei, Berne. Pnix dabonnement : fr. 8.— per an. La num6ro 80 cls la numro double 1 fr. 20. Parait chaque mois. Compfe de ch6ques postaux III. 520,
BERNE No 5 MAI 1946
SOMMAIRE:
R6gime fransiloire jusqu' liniroducilon de l'assurance-vieillesse ei survivants ei r6gimes des altocafions pour perle de salaire ei de gain (p. 221). - D6cisions de tu CSS nos 653-662 (p. 235). - D6cisions de tu CSG nos 561-570 (p. 259). - Extraiis de d6cisions des commissions darbifrage (p. 272). - Motions d6pos6es devarrt ies Chanrbres 16d6ra1es (p. 277). - Petites informations (p. 279).
Le rgime transitoire jusqu'ft 1'intro-
duction de 1'assurance -vieillesse et
survivants et les rgimes des alloca-
tions pour perte de salaire et de gain.
Peu apr's 1'in±roductioa des rgirncs des allocations pour
perte de salaire cl de gabi, diverses voix s'taient Hjä Mev~es
1)ui)liquemeiit Pu' proposer (j1L'Ofl rca1isfi t ulirieureniciit une assurance-vieiliessc ei survivants sur la base de ces rgiines et
qu'on en confiL l'application aux caisses de compensation pour
inilitaires. C'est ainsi qti'a €i dpos&, le 25 jui11et 1942, une
initiative populaire fendanf ä la iransformaiioii des caisses de
compensalion putir perle de salaire en caisses dassurance-vieil-
lesse. La commission f6dhra1e ciexperfs pour 1'iiitroductioii de
1'assuraiice-vieillesse et survivants a Iargemeiit tellu compfc de cc dsir dans son ral)port du 16 mars 1945. Eile recomniande 1'adopioii dii sysfme de contrihution et de compensation des rgirnes des allocations pour perte de salaire et (je gain ainsi quc de leur &Iifice administratif. v compris j'organisation ju(iiCiairc. Des rentes sont prvucs, en cas (je neessitt. ä j'a'vantage des vieillards iigs dc 65 ans rvoius an moment de j'entre en vigueur (Je j'assurance et incupables (Je gagner icur vie, ainsi qi(au fice des veuves ei (les orplielins. Comme J'arrtt du Conseij fdral du 24 dcemhre 1941 sur 1'aide aux vieillards et aux orpl1e uns n'avait effet ciue itisqLt'ä fin 1945. cette circonstance a engag ic Conseil fdraJ ä crer, cii attendant que soit inirocluitc I'assurance-vieijlesse et survivants. mi rgi1ne transitoirc qui silispire de ja solution prvue par Ja conimissionfdra1e d'cx perts en faveur des vieillards appartenant ä la gnratioI1 transitoirc. l)u 1(1' janvier 1946 ä fin 1947, des rentes seront servies aux vieillards et aux survivants en vertu de j'arrCt du (onseiI f&kraj (Itt 9 ociobre 1945 rgiaiit Je vcrseinent provisoire de rentcs aux vieillards et aux survivants (rgime transitoire) quc nous appeilerons ci-ajrs ACi' » - et (Je lordonnance d'excutiou du (lpartnient fkra1 (je Jecoiiomie publiquc (in 9 noveni I)re 1945 al)I)eiee ei-apres ()rdonnaflce (I'CXtCUtiOfl ».
jj parait i iitressant d'tablir um paraJiele entre les (Jisj)ositions du rgiine 1 ransituire ei ceiJes (leS r(gimeS (les allocat iOBS j)OUF perle de salaire et de gaul. VII (hiC Je p('m jer Sappuic ii mainls egards sur les secoruls
(ertaines (Iisposi110115 des rgi Ines des aljocat bus pour 1)('rlc de salaire et (je gaiii (nil exI)Icss(n!eIlt ite (lclartes appilalIcs. Ii Sagit notamluell t des I)1 t'SC111)1 ioflS twichiant lorga nisation des autoiites. lorganisatioll judiciaire. Ic sy5t'ine (je (ltcoml)le ei d(' 1)!ii('n1e11t jobuigation de garijcr le secret. Ja responsahihit( des associnlioiis fondairices ainsi quc Ja reslitu-
tioii et le ral)pei des rentes. Le rgimc transitoirc (011ticilt des (Ii5p0Siti(ilis analogues
(unmut ä Icur fond ou scion leur sens. i edles des regimes cic
allocalions I)011t perle de salaire ei (je gain (nature uridi(Iuc du
clroii. avalits (lrOit a la rente. caletil desrentes).
. Les caisses de compensaion pour militaires. les organes de revision des caisses et l'aclministration des fonds cenfraux de compensalion collaborent ä 1'excufion du rgime ±ransitoire.
4. Les ressources ncessaires au service des rentes de vieillesse et de survivants doivent tre fournies ä raison de 60 % par les fonds centraux de compensation pour perte de salaire et de gaul, et ä raison de 40 % par la Confdration et les cantons - qui doiven ga1ernent confribuer aux rgimes des altocations pour 1)erte de salaire et de gain.
l.Nafure juri(1ique du droit ä la reale.
011 reprsente souvent comme une coiiqute du droit d'assurance sociale moderne ic droit cju'il co11Ire aux citoyens de r(cla1ncr une certaine presta on. L'cssence de cc droit, galenent dsign comnie un droit 1)ublic subjechf. consiste selon Fleiner 1 en cc que la loi accorcle äL chaque cii oven certaiiis ciroits concrets, exacternent dIiinits, ä des prestations dtcrrnincs, en sorte que 1'intcrcss, lorsqu'il exerce sa prteniion, se trouve dans Ja rnme sivatioii vis-it-vis de i'autorit charge cl'appliqlier la loi que le crancier vis-i-vis (In chI)ifeur. Sans vouloir disduter en cc heu si Fon peut acimeftre scientifiqucinent Ja notion de droit public sub1cch1. 011 peut relcver que les rgimes des aliocations p°« ierte de salaire et de gaili aussi bien que le i'girnc transifoirc dfinissent rigonreuseinent. dans l'intrt de la sürct juridiquc, les conditions dans lesqucUes sont ahIoi.uies les allocations 011 les rentes. Ils assureiit au citoven Ja possiiiii de recourir a des tribunaux administratifs. in(1j)en(1aI1ts de l'adrninisiration. qui possMeiii nil droit d'cixamen teiidu des dcisions reriducs par les auiorii& administratives. Cc sont ces dclix himcnts qui coinposent ic droit (In citoven ä ha rente. Contraircmcnt ä ces principcs, l'aiitorif fixe son gr les suIsidcs de l'aide aux pau\res et 1'intress ne peiit cii gnraI former qu'un recours a(Iminisiratif contre un refus de sccours iiijustifii 2).De mme que Je droit aux aliocations pour perte
« Institutionen des deutschen Verwaltungsrechtes . 50 Ü dition, p. 172. Cf. touchant J'ajde aux pauvres, p. ex. FlücIijer, « Bernisehes Armen- und Niederlassuiigswesen 2e djti, i. 27.
de salaire ct (1€' gain. le cJr()it a la rente est i ncessihle et ne peut trc donn en gage (AUS art. 3. 7e al.: ACE( art. 5 1)15 : ACV art. 6, 1er al.). ii est en outre soustrai 1'excution force tand is
qiie les allocations pour perte de salaire et de gain peuven 1 'lre saisies claus les liniiles prvues par l'article 93 (Je la lol hJrale sur la poursuite pour cleites ei la Faillite '). Cette diffrence s'ex-I)Iique par Je [alt (jUC les renles (In r6gi inc transitoire s'€R'veni t des montanls 1110(iesles alors (jne les ailocalioiis potir pte (le
salaire, par excnipJe. j)ell-veni atlei nclre 19 IraRcs par jour. Les reiites sollt exemptes de loul ilupöt 011 taxe ei ne 1)etL\ent trc
aucun llripot on taxe chue (ACI' art. 6, 2e al.).
coml)ensees avec
i)aiis la pral ique. Ja compensation des allocations pour perle de
salaire et (Je gain avec daiitres prteiifiis ckrivant du (Jroit 1)uJ)llc out privi est gaienieut exclue. ä J'exce1)iion cepenciant de leur compensation avec les conirihutions 1)re\tles par les
regimes des allocations pour perle (Je salaire ei die gain. Lii revanche, ees allocatbus son1 im1)0Sahld'S.
11. Atpinls (!rnil.
Le droit aux aliocations pour perle de salaire ei de gaul
apparlient exclusiveinent au miiitu ire. m'me iorsqu'elles sollt
(lestin(es a ses iiioclies ei jion j)L1S a lui-inetne. Ioutefois. coninie ces allocations doiVeult avant tollt assurer la situatioii C01U)Ui iqile (IC la familie (JR inililairee ses prociles soiit. dans certaines cii-
cOnstaiIcel.f0i1dd5 i exercer Soli (Jroit äL sa )1e oH Ii rcIa iner qiie les aliocation.s leur soient directcmcnt versles (cf. ä cc sujet. chifFre I V. ci-(lessous). Le rginle lransitoire. au contraire. conf're le droit ä Ja rente aux personnes mCnies vieillards, veuves ei orpiieiins -auxquelies eile est destinte. Une exdeptioii nest
qite pour CC qui buche Ja reute, de vieillesse pour Coupie
Je droit ä eette rente n'appart ient (jtlau niari. ä 11ioifl5 cjiie Je mariage n'ai1 dissotit pa r decision jud iciaire on qu'une action
(Je corps ne soit en coiirs (AC F art. 2. en divorce011 en slj)aration
1) Cf. 1esihi1il{, iII1pO.S1l)ilil (lellgagelnenl eI SaiiSal)ititP retieinte allocatioio pour perle de aleire ei de gniu. aiui que dantres du drott aux
droit putriiiioiiiaux . Revue 194i. l nt
2 al.). Le cerele (les avants dioit est (li)nc c sciiiicllenieiit (1ifhiicut (]ans les rgiines des aliocaiions pour perte de, salaire et (Je gab d'une part. claus le rtginie transi t(nre (Jautre part : il existe en revanche une coneidence partielle entre les personnes atixqiielles sont destiii&'s les allocations pour perte (je salaire ei de gab ei (dies qiu i unI droi 1 i la rente inst lt ue par Je rgime t ransi oire.
AIIISJ. les cii Fauits lgit iines. naturels et ad()piifs. dannen (1 IIIIi 1 i'ifl(leiii iiitc J)Otll en fant. claus les rigi uilCS des aiiocai iQilS pour perle (Je salaire et de gab. et peu verl t pr(tendre Ja rente d'orpliel ii all 1 nut ciii ils le San t (]ans le rgi mc Im nsiioire i() ah. 5 : O[G ah. Ih bis. 10 qilaler : ACU art. 4 : ordonnauice (exku 1jan ah. 2 et ). Sehn les rgi ilies des allucat ans pour perle (Je salaire ei de gab. le miii taire peilt au surplus toucher iin(ieinnitd pour en 1 nut pour les cii fants dii Cnn juint et pour ectix qli'i1 a rcciieiliis. 1,e rcgi mc iransi loire ne tahle qime sur Ja pareii du sang ei. eonformnimemit i l'usage de Ja langum ne re-(oiiliait qu'aux descemidants la dual 1t d'orplielins. II nattribue Pal coiis6qtient auch hic reibe aux en fants dii eunjoi n 1 iii aiix ciii anIs mecueiiiis .1! assi liii le cii revanche aiix orplieJi ns les enfaiits troiivs cuu. (lans ]es r€gi1il('s des allocations pour perle de saiai re cl (Je gab, ne dannen1 clroi 1 a Ii ndemii iii ti pour enfant. (ui aiitant qit'011 peim 1 les (hiiisidirer corn mc enfaimis reeneillis.
De miicnie qu'une allocation stli)I)hiilie1itaire petit ctre rcJai11(e, (laus cert aiiies (aulditiolin paur des 61vu oH (kS5 aj))reui tis. les ilves (les uieo1cs (lii dlcgi1 iiioveii cl du dcgrc 5u1l)(iiehIr ainsi que les appreiilis peuvcnt. iurscjuils somit urplieiins. prte1Mire lilie reue d'orplieliii daiis le rgimiic iransijuire (ord. ii" 51, arlicic prelnier. 2e al. 01(1. dexeciition art. 4. l(r al.).
IH. (cilcul (le la ‚ente.
l)aiis les rgi1nes des allocations perte de salaire ei (Je gaul. le mi litaire reoif des aliocations suppimcn1aires pour les persumiimes qu'il assisle. autant qii'elles souit incapahles (Je Sah-\enir i leurs propres hcsoins et qiu'il ne tohiclie Pils (lji 1)0i11 elles une iuideninii6 pour enfan t OR une i1I(lcninil( de ihicnage. (es aiiocation.s shiI)pi(nientaires. c1uii ne peuvent (l(passer Je
montant des subsicies verss par Je militaire, doivent permettre de couvrir les frais d'entretien stricternent indispensables. C'est pourquoi Ja Joi prescrit que 1'aJlocation supplmenfaire ne peut tre accordie que si les reveinis propres de Ja personne assiste, cornpte tenu en sus Tune part approprie de leur fortune, ne dpassent pas certaines limites de revenu (ord. (1 51, art. 7).
Les mCmes princiles rgissent Je caleuJ des rentes dans Je rgirne transifoire, encore que les Jiinites de revenu y soient fixes scion d'autres points de viie (ACE art. 5). Le systme de diff&enciation iiiarque, instifu par les rtgiines des alJocations pour perte de saJaire et de gain, repose sur Ja consid&ation que, les frais d'eniretien variant selon que Ja persoiine assiste vit seule on fait mnagc corninun avec d'autres personnes, les liinites de revenu doivent tre gradu&s de manire lt rpondre lt ces diffrences. Le rigime transitoire adopte un systmc essentiellement diff&ent en faisant dpendre la Jiiuite de revenu de l'espce de rente que l'intresst J)ellt 1)rdndre (rente de vieillesse, rente de veuve, rente d'orplieJin). Pourtant, le rgimc transifoire tient gaIement comptc que ]es frais d'entreticn diminuent lorsque pJusieurs persoiiiies font ninage cominun. La limite de revenu cItterniinante pour l'octroi d'une rente de vieillesse pour coupJe est plus basse que le double de Ja limite de revenu dterminarite pour le service d'nne rente de vieillesse simple. Mine lorsque l'poux ii'a droit qu'lt une rente de vieillesse simple, e'est la limite de revenu applicahle au coupJc qui sert lt la dterminer (ordonnance d'excution art. 8, 2e al.). Si les ayants droit adultes, qui sorit paren!s cii ligne dirccte asccnclantc mi deseendante, ou frrcs et suurs, font rnnagc commun, on applique des Jimitcs de revcnu sp&iaes et r(duites lt 1'gard de cdfles de ces icrsoimes qui mit droit lt une rente de vieillesse simple (ordonnance d'excu±ion ar(. 9. 1er al.).
Pour caiculer l'allocation su 1)1)linentaire, on cloit additionner; d'unc part. ]es liinitcs (Je revenn ei, d'autre part, les revenus propres de toutes les persoiines assistcs qui forit mnage commiin (ord. n° 51. art. 7, ie al.). De mC'me, si une vetive vif avec scs enfants, le rtigiine transitoire 1)rvoit qu'il faut faire la somme des limites de revenu. des revenus et des bicns de la veuve et des enfants (ordonnance d'excution art. 8. ie al.). Pour Ja
dterinination du niontant de Ja rente de vieillesse d'uii couplc ou de la rente de vieillesse simple du man, je rcvenu et ja fortune des dcux conjoiiits doivent galement itre additionn (ordonnance d'cxcution art. 8, t al.). Les rgimes des allocations pour perte de salaire et de gain donnent qtielques cxciiiples, nulleinent liniitatifs, de cc qu'il faut entdncire par reventis cii inatire d'allocations supplinieiitaircs (ord. n0 51. art. 8, i' al.). Lc rgime transitoire au contraire niimre de inanire exliauslive les M&nents de rcvenu ((iii doiveii 'i re pris cii coiisidration (ordonnance d'exciikion art. 4). 11 s'inspirc ä cc sujet die l'artidc 21 de l'arr~ t6 du Conscil f&1raI concernant Ja perception d'un impt pour la (lifense nationale. Oii peut aclniet tre cjii'il diff're des rgimcs des allocations Polin perte de salaire et de gain surtout en cc qu'il ne considre pas comme reventis JCS
subsides d'assistancc obtenus de pareiits. Comme nous 1'avons d&.iä mentionn, 011 tient cgaienicnt u ii
dorn ple qui tabic, pour dteriii i ncr l'allocat 1011 SU ppliiicii tal rc.
de Ja fortune de Ja personne assistc, dont on estinic )ouoir
cxigcr qu'ellc cntainc son capital potir subvenir t son entreticu (ord. n° 71, art. 8, ie al.). L'ordonnance ii" St ioucliant Festirnation de l'aliocation suppliinentairc ne contient Pas du d isp0Si-
tions iius i)rcses siir Je caicul (Je cette fortune. Les caisses dc
coni pensation ont adopi la prat iquc de ne pas prendlre cii don-
sidratioii les biens de trop peti d'iinportaiicc. Quant \ Ja mesurc
claus laqiielle on doit avoir garcl i la fortune des personncs assiskes, il ressort (l'une dcisioii de la coiiiinission f&krale (Je surveillance cii inatirc ('allocations pour perte (le salaire quil faut tahicr sur l'Tige des intrcsss (n' 265. Revue 194. j). 142). Lc rgime tnansitoire se foiide CII principc sur les mc'nics eonsi-(:I trations 11 1ot ton tcfois ex1)resslncI1t quc Ja foriu ne ne cloit tre prise cii considration qile pour Ja part 1ui dpasse certaines soinnies dont le niont an t cii ff're selon Ja nat ure de Ja rente (ordonnance d'ex&uton art. 6. al.). Pour ii ne rente de vieillesse pour eouple, par exernplc. Ja soinnie lii)rc s'levc 5000 francs. Pour le surpIus, la part de la fortune dont on doit tenir compte varie suivant l'gc (je l'avant clroit ä la rente. \ ii la (ilminution des 1)rol)al)i1its de vie, cette part siibit une premi~re augmcntation lorsquc le rcquraiit atteint 50 ans. puis de
nouvelies augmentations tous les cinq ans. Eile passe ainsi, par degr&, de /2O /a (ordonnance d'excution art. 6, 2e al.).
De mme que 'es limit es de revenu, les taux maximums de i'aIlocation supplimentaire sont calcuis diffremmeni selon que les personnes assistes vivent seuies ou font mtnage commun avec d'autres personnes (ord. n° 51, art. 2-4). Dans le rgime transitoire t€galement, le montant de la rente de vicillesse pour couple est infrieur ä la somme de deux rentes de vieillesse simples.
Comme les allocations pour perte de salaire ei de gain, les rentes sont plus ou moins ileves selon que l'ayant droit habite dans une rgion urbaine, mi-urbaine 011 rurale. La rpartition des localits s'opre selon le ciassement appliqu en matire d'ai-
de salaire et de gain (ACF art. 7, 1er al.). locations pour perte
IV. Rclamtiiion ei versement des renk's.
Pour permetfre de fraiter rapidement les demandes de rente, 011 a er llflC formule officielic au moyen de laquelle les requ& fes doivent tre prscnics (ordonnance d'excution art. 11, et 4e al.). Eile corrcspond au quesfionnaire OU ä la demande d'allocation su1)p1trncntaire en mati're d'aliocations pour perte de salaire et de gain.
Lorsqu'uiie personne ne rklarne pas la rente ä laquelle eile a droit, ses proches, tenus lgalernent ou moralement cnvcrs eile ii des aliments, de mme que les auforifs communales comptetites, peuvent exercer son droit ii sa place (ACF' art. 15, L)e al.). Cette d1s1)osition correspond ä l'article 4, 211 alina, ACFS, et i'articie 17, 30 a1ina, ACFG, lt cette c1iffrencc prs - rsultanL de la maticre que, dans les rgimes des allocations pour perte de salaire et de gain, Co sollt les proches assis1s qui ne sont quc subsidiairemeit foiids lt exercer le droit.
Ii s'est rvli rncessaire de charger de l'examen des deinaiides de rente, outre les caisses de cuinpensation, d'autres services, plus prcismcnt les offices cantoiiaux d'aicle aux vicillarcis e aux survivaiifs, qui connaissent 1Jart1duh1re111e11t bien les cmiditions locales. Les requtes doivcnt tre prsenies lt ces office cantonaux ou aux offices coinmunaux (ksigns par eux qui 1e
sournetient ä 1111 prernier examen (ACF art. 16. 2e al. ; ordonnance d'excutjon art. Ii et 12). Ccl examen va notablement plus bin quc les vrifications auxquelles les autorifs communales doivent se livrer cii mafire d'albocafions supplmentaires pour attester ]es faifs cit& dans la requte (ord. n° 51, art. 12, Pral.). Les tches des offices canfonaux ou communaux peuvent tre transmises aux caisses cantonales de compensation (cf. circulaire n 3 de b'office fdral des assurances sociales. D, 1, 3, 2e al.). De nombreux canlons ont fait usage de celle
facult (Lucerne, Schwyz. Claris. Fribourg, Scliaffhouse, Appenzel Rh.-ExL. Appenzel Rh.-lnt.. Grisons, Thurgovie, Vaud, Valais).
Les rentes sont fixes et servies par les caisses cantonales cl, dans certains cas nonc& par la loi, par les caisses syndicales (ACF art. 13, ab., ei art. 14 : ordoniiance d'excution art. 19). La d&ision relative ä la rente. commutiique sur une formule officie]le. doit metitionner le (Mai et l'auiorif de rccours. CeLle prcscription correspond ä l'articic 28, 1 al., 10, cl ä 1'article 31 bis OEG. Comme les dispositions des rgimes des abbocations pour perle de salaire et de gain concernant la procdure sont €galcmcnt applicablcs dans le rgiine transitoire (cf. chiffre V, ci-dessous), ii s'crisuit cltt'ä dfauf dindicafion des mo ens de droit, le dlai de rceours ne court quc st Fon ict prouvcr que l'iniLress connaissait nanmoins ccs movens.
Au liedi de scrvir les rentes elles-1n(Ines, les caisscs de Compcnsaiion peuvent ciiarger de icur versenient les membres qm assurcnt aux hntficiaires de rentes clircctcment ou par l'internudiaire cl'uue institution de, pr(\oyaIIce des prestalions de secours partictilires (ordonnancc ilcxcuiion art. 15, 2e al.). Les dispositioiis du rgime des albocafions pour perte de salaire qui rg1cnt les rapports entre l'cmploveur et la caisse de coinpensation sont appijeables par allalogic. Si ic rgime traiisitoirc iic fail pas appel ä la coblaboration des employeurs dans la mnic mesure quc les rgimcs des albocalions pour perte (je salaire ei de gain, ccci s'explique par la composition diff€rcnic du cercic des hnficiaircs.
Les rgimes des ablocations pour perle de salaire ei de gain prvoient quc les abbocations peuvent tre verses aux proches
du militaire, flllflC contre sa voloiitt. cians certaines conditions dtermines (ACFS art. 4, 2e al.: AUG art. 17,5e al.). Le rginie transitoire va plus bin et prescrit que les caisses de compeilsation doivent pourvoir ä ce les rentes servent ä 1'entretieii des b&nficiaires et des personnes i leur charge (ACF art. 18). S'il West pas certain qiie 1'ayant droit ernpboicra la rente conforin& inent t son 1)111, la caisse de compensation peu( en effectuer le paieiiieiit en mains de 1'autorif compientc, d'uiic institution de prvovance ou dun tiers c1ua1ifi (ordonnancc d'excution art. 2).
Relevons encore ici que les dispositions des rgiifles des allcations pour perte de salaire et de gain concernant la restitution des albocatioiis perues indiTlinent et le rappel des albocations flOfl touches sollt applicables par analogie (ord. n° 41 concernant les rgimes des allocations pour perte de salaire et de gain ACF art. 20).
1-. Proccdure de recours.
Comnie nous l'avoiis dju mcii tionm. ii appartiei1t i i'essence du droit ä la rente de vieillesse et de survivants de permettre l'avant clroit d'attaqucr une dcision de refus de la caisse devatit une cour administrative indpendantc, par voie de recours, et de faire reconnaitrc ainsi sa prtciioi. A peu dl'exceptions j)rcs. le rgiine transitoire r&gle la proc&lurc de recours de la iu1(1ne manire qiie les rginies des albocations pour perte de salaire et de gain. soit qu'il renvoje directeiiicnt u ccux-ci, soit qu'il reprenne la feneur de leurs dispositions. En prciire insfance. la comptence de francher les recours appartient aux commissions canorzales de recours coinposcs de mernbrcs des commissiolis canfonales d'arbitrage en niatii'rc d'allocations pour pertc de salaire ct de gain (ACF art. :19. 2e al.). Les d€cisions de ces cornmissions pcuvciit &tre attaques dcvant uncColflmis-sioltfd&i/e de rec-our.s fornTue de ]ileml)res des comnussionsftdra1es de surveillanec cii jnatirc da1bocations P"perle de salaire ei de gain (ACF art. 19, 3e ab.). Les canions doiveiit, soit dicter un rgicnient potir les conunissions cantonales de recours, soit complter ccliii des commissions cantonabes d'arhitrage cii matire d'albocations pour pertc die salaire. Les nollvcaux rglenienfs ou
les e0IlIp1I)1e1itS de reglements (101 vent etre son 115 il Iapproba-1 iOn de loffice ft(lrai des assurances sociales (oidoiinance (JCXC-(011011 art. 24. 2' aL: cl'. aussi 0[( art. i).
],es l)rescriptions dii rgin1e des aliocatiotis pour perle de salaire r6g1ani Ja procidiire a suivre devaut les cmii 01551005 can-
lonales (larl)ifrage et la (01111111SS1011 f&lrale de siirveiiiaiice
Sollt a ppl icables pur analogie (1011S Je rgin1e 1 ransitoire (ACF
art. 19. 4 al.). ['an ide 25 (le lordonnauce dexiciition rappelic
eticore sl)id101e10et1t (Jitest appl icahle le reglement des coiu missiolis lidraIes de St[rvei Ilance clti S j ui ii 1944.
[es recours iormis deva iii l es coiinnissions ca iltonales 00 dc-
Vati 1 Ja ('oiilllliSSioii Id(iaie de recours duivent leHr (1 le adresses (10115 lilI (Hai de 30 jOlils Li coiopier (Je ccliii du la llotificiltil)11
eerite de 1(1 (ii(i5i(lll al hqne (AUF art. 19. V" et • al.). (e d1ai ('St aiisi dc ineitie durec (111€' ccliii dan.s lequel (loiveiit T'trc j)resentes les tedott 15 «1 ILX (011101 issi(lfls (Iii ihj t lage en mai i're d'allocations p0111' perle (Je salal ic et (le gai ii (10 art. 26, 5e al. OEG art. 52. -)e al.) : cii reva iielic. le (Hai de recours all pies des (ollltliisSi(1115 1id6ra1cs de sulVeillailde est de 10 jours, seide-
mcii t (10 an. 26 bis : O[( ; art. 55).
De mcnie qne i'oiiice Jederal dc I'i 11(1 ustrie. des orts et mit ierS et (in travail peilt recol ri 1 diiX (001111 issions 1 ederales de stir-
veillance contle les dcisioiis des (0mb issiolls d'aihitrage (10
an. 44. 2e al., leime e: O VG art. 55). loffice Iedinal des OSStElandes sociales a (jil ahle potir al taquer les (I(disiolls (Id'S (1(1111-
111 isSiOns camilotiales de recours deva nt la ((1111 inissioii fidiaIe de
recou rs (ordonnaimce d'exiculion. art. 26). 1.01 1 ice I'6draI de lind ost nie. des arts et m€it ierS et du 110 Vii 1 pett t en on Ire saisir
Jes doill illissiolls cUarbiUage (le den aiiis (ii Ihb'ctids (10 art. 41,
2 al.. lefti'e I; OFG art. 51. 1 ah.). io1hcc fdraI (lt's asstt randes sociales ne possede pas 110 droit a nalogue. maiS il est en revanche Eondi t donner des instrucijons dlix caisses (Je COiT1- j)emlsation (10115 des (:aS particii hei's. ii rsulfe cli outre de l'applical iO0 1)01 analogie de l'ordoniiance 11 41 (In (l)t1rte111cr1t fidraI de Icoi1omic pltl)li(J11c concertiant les regiilles des aiiocatiotis Pütt r perle de salaire ei de gai ii qu'il est halte ä alfa-
quer devant les coiiiinissioris de recours les (l&isi(1115 des caisses
de coinpeiisafion relatives ii Ja icniise des retites touchcs indü-
ment (cf. circulaire no 3 de 1'office fdra1 des assurances sociales, C, 11. 1, d).
VI. Disposiions ptiales.
Les rgimes des allocations p0111 perte de salaire et de gain ont Mini toiite une srie cl'iiifractions spkiales ayant frait, Tune part ä l'accoinpiissenicnt de l'obligation de contribuer, d'autre part att paienieit des allocations (OLS art. IS-2t bis ACFG art. 34-3T bis). Le rgirne transitoire, qui ne s'occupe qite du verseinent dies rentes, procMe plus simplement. 11 ne voit qu'une infraction qui consiste ä obieiur unc rente contrairernent an droit (ACF art. 24). En substance, cette infraction est dginie de la mme iiianire qite celle, similaire, pr6vue en inatRre d'ailocations pour perte de salaire et de gain. II est vrai ciuie seul le rgime transifoirc dispose expressmcut que la tentative est pun issa ble : cepenciant. eile Fest galenient cii matirc d'allocations pottr perte de salaire et de gain, vu quc in tentative de dlit est pulli issabic en vertu des (iispositions gn&ales du code pnai suisse (art. 21 ss).
Dans ]es rgimes des allocations pour perte die salaire et de gain, les functioiinaires et cmpIovs des caisses de couipensation sont, pour lcs actes accomplis claus l'exercice de leurs fonctions, considr& coiiiine fonctionnaires au seils (ic larticle 110. chiffre 4, du code pcnaI (G1S art. 20 tcr ACEG art. 36 ter). Une teile rglc fait clifaut dans Ic rgime transitoire. A ei) jugel par 1'arrt de ja cour die cassalion (JR Tribti nal fdral (itt 14 septeinl)re 1943 en la cautse Spring (AlT I, IV. 139). on devra n(anh1ioins 6galement considtber ]es fonciionnaircs et cmploy& des caisses de eutin pcllsatiol1 com me loiictioiiiiaires> au sens du code pi1ai encore qiie ccci ne solt pas expressmcnt irvu pour letir activi1 relative ä lapplication du rgiiue trans it oire.
Les d isposil tons gtntiraIes du code puhlal fh1ral ') sollt a pplicables aux in fractions aux prescriptions des rgimes des all o- cations poiir perle (je salaire et de gain (OES art. 21. Vr al.
1 ) reinp1a 1epuis tu jauvier 1942, par le code pü nal sosse (art. 398, 2e al., lettre a, dudit code).
AUG art. 57, 1 eal.). Cette rgle vaut galement pour le rgirne transitoire - bien qu'il ne le mentionne pas -. puisque le code pnal suisse dispose, ä l'article 335, que ses dispositions gnrales sont applicables aux infractioiis prvues par d'autres bis fdrales, lt inoins que edles-ei ne contiennent des dispositions sur la matire.
Dans les rgimes des allocations pour perte de salaire et de gaul comme dans le rgime transitoire, la poursaite et le jugeinent de ces dlits incombent aux cantons qui doivent communiquer au ministre public de la Coiif&lration les jugements renclus (ACF art. 27 OLS art. 21; ACEG art. 37).
VII. Prescriptions adntinis1rilives.
Autori/ d'exccution. Dans ic rgiIne transitoire, l'office f&lra1 des assurances sociales a la cornptence de donner aux caisses de compensation des instructions tant gnrales qu'applical)les lt des cas d'cspcc (ordonnance d'cx6cution, art. 28). L'office fdral de l'industrie, des arts et mtiers et du fravail, au confraire, autant qu'il n'est pas cxprcssineut autoris lt &lietcr des disposifions sur une qucstion iltermine. ne peilt que fournir des renscignemeiiis d'ordrc gnral ou particitlier au sujet des instruetions manant des autorifs supridureS (Conseil f&l€raI ct dpartement fd&al de l'conomie publique).
Rgleineiit des compies et piements co,nJ)fabilifc et revision des cuisses. Dans le rgimc transitoire aussi bien que dans les rginles des allocafions pour perte de salaire et de gain, c'est I'adrninisiratioui des fonds ccntraux de cornpcnsation qui pourvoit aux rlglernents de comptc enfre la Confdration. les cantons ei les fonds centraux de compensafion pour perte de salaire ei de gain, d'une part, ei les caisses de compensation, d'aufre part (AU art. 22). Les dispositions qui, en rnatire d'allocations pour perle de salaire, rgissent le rglernent des cornptes et les paicmcnts, ainsi (lud la cornptabi1it et la revision des caisses, sont applicables par analogie (ACE art. 25). La rg1eineuutat1011 du rgirne des allocakions pour pert e de salaire est complte par quelques dispositions nouvelies (ord orinance d'excution art. 21-25). Les organes chargs jusqu'ici de la revision des caisses
(Je compensation doivent contr6ler 6galeinent 1'applicahon du r& Pille fransitoire (ordonnance d'excution art. 22, 1eral.).
8• Coniributions aux frais (Fad,ninistrnlion. De mrnc qu'en matire d'aflocations pour perle de salaire et de gain, les fonds centraux de compensation contribuent. potir liii montant de 25 ceiitimes par versement, aux frais d'administrafion occasionns aux caisses de compensation par Je service des rentes (ACF art. 13, 2 al.: ord. d'exctition art. 20). Le r6girne iransitoire ne contient ps de dispositions cItailles, sembiables ä edles de l'ordonnancc n° 22 concernant les rgiines des allocations prnir perle de salaire cl de gain, sur les eondtjons dans lesquelles sont verses les contril)utions aux frais d'aclministration. Les frais dadminisiration (Je la Confc1ration ne tombent pas ä Ja eliarge des fonds eentraux de compensation - contrairement ä cc qui est prvii dans les rgimes des allocations iour perle de salaire et de gain cl sont 5llppOrt& par la Confdration e11e-itnie.
4. Liitruule Judiciaire. Les autori ts administratives ei judieiaires (Je Ja Confjdraiion, des cantons cl des communes sont tenues de lournir grafuitemerit tons les renseignenienis ncessaires ä l'exarnen des requtes tendant alt pajeinent d'unc rente (AU art. t0. 4e al.). Les rgiiiies ([es allocafions pour perle de salaire et de gain n'astreignerit pas les caisses (Je compensation une ol)!igation d'enir'aide judiciaire aussi gnrale. Nous avons ji rnentioii iii qu'elles doivent uniquement attester lexactit tide des faits consigns dans les demandes d'allocations suppliiientaires. liii revanche. cliacun est tenu de fournir aux autorits de reeours les renseignemenis qu'elles dsircnt, ei celle r'gle sapj)lique par analogie au rgime lransiloire (10 art. 9 AUG art. 33).
Jiecisions es commissionsdes
1 1 111
reaeraies ae surveiiiance en matire d'allocations pour perte de salaire et de gain.*
A. Dcjsjons de la cornmission fd&ale de surveillance en matire d'allocations pour perte de salaire (CSS).
1. Champ d'application.
Ne 653 : Engagement de droit public prsidents de tribunaux, gref-
fiers et fonctiorinaires des offices de poursuite.
Ne 654 Notion de l'engageinent : (Icorateur.
Ne 655 But de Fengagement.
cf. n° 656 Assujettissemciit des agenis d'assurance.
2. Obligation de contribuer.
Ne 656 : Obligation de fournir des renseignemenis.
5. Salaire de base.
Ne 657 : Reniboursement de frais.
4. Droit lt l'allocation.
Ne 658 : Service inilitaire accompli ä in jourme.
5. Allocation pour perte de salaire.
N 659 Octroi de lincleinnit pour enfant et de 1'allocation suppl-
nientaire A la suite dun divorce.
6. Rappel des allocations non verstes.
Ne 660 : Date de (l&part (lii d1ai Tune aniie.
cf. ii 659.
7. Procdure.
Ne 661 : Coinpteince des offices cauionatix prposs ä I'affcctation
de In maiii-dcuvre.
cf. n° 656 : Dcisioiis des caiscs susceptiblcs dtre attaqii€es.
cf. n° 658 Restitution du (la.i de recours.
N- 662 : Dcisions portant sur des questions de fait.
*) Note de in rdactioe : Nous cornmeneoll.'4 de publier dans ce num&o les deisions renduee en 1946. Le norn des recourants et des intiius ne sera plus d&orrnais iiidiquä que par leurs initiales.
Remarquespriimiiiaires.
Selon le principe de la sparafion des pouvoirs. Factivit6 judiciaire est indpendante de la 1gislative cl de ladministrative. Lc juge dpend l)len de Laclniinistratiou. autant qiiil s'oCdupe d'affaires administratives, il est en revanche ifld(pefldLIIlt viS--vis delle lorscu'il (liereliie t (tal)lir ic (irolt au eours (Filne p roc&iure jucliciaire ou' prononce un j.ugcmnent. Ccci vaut ion seuleinent ii 1'gard du gonvernenient, mais aussi ii l'gard des Chamhres (cf. lii-dessus Ruck. < Schweiz.
Verwaltungsrecht . 2e t.diiiou. 111 volume. 0.1 art. 21, lel' aliiia. ('t constit ution fdrale. art. 85, chiffre 11 : a cc sujei : Birchnwier, Handbuch des Bundesgesetzes über die Organisation der Bundes-Bundesrechtspflege oii lauteur s'exprime de la nianire suivante sons n° 1, P. 23. ii propos de lartiele 21 : « Le droit de haute surveillance de l'asscinblc f€idrale1 «,se rapporte ii l'admiuistraiion die la justice ei il la condtute des affaires, autorise qtiestions et crifi(Iues 1 par exeniple ii propos de la dure Tun procis. ACF du 29 juillct 18571, mais ne permet pas is 1'assenible f&1rale de soccuper tlu fond des dcisions rcnducs ). Les jiies dojvnt (Ws lors Mre considrs, (luant Ii I'adrninistration de la justice, comine dies emp1ovs lis par un engagement de d,oit public ii ei) va naturelleincut de mme. dans une plus grande inesure encore, pour les greffiers et les fonctionuaires des offices de pour-suile. bus sont douc assiijettis ca principe au r6giine des allocations pour perle de salaire (dcision n° 653). La CSS a d6jä considrh dans sa dcisioi II" 14 (2e extrait. p. 4). qu•un office de pollrsuitcs rt'est pas une exploitation artisanale et coinmerciaie et ciue les fonctioiivaires de fels offices n'cxercent pas, cii dpit des moluments iu'iis toncheuut, ituie activit conoinique indpendante antaut (jn'ils ne reprseutent pas uniqiienicnt im reniboursement die frais, les moluments sollt souinis. comme, M&inent du sa laire die base, ä la contribu tion
i)r'ue dans ic rgime des ahlocations pour perte de salaire (cf. ]a (Iciion cite dans ic texte ; vuir ca oufre les chcisions n° 497, Revue 1944.
p. 443, cl n° 517. Revue 1945. p. 43).
La dcision n° 654 traite die la iiotion de l'engagemeut. La CSS a considr le droit die Fintjm un dcorateur de condition i1i(ipcidante travaiilant ca majeure 1)artie pour une seule ct rnme maison - (tomi appeler au jugeinent cl'un spciaiistc iicutre en cas de divergence d'opiuions coitime un signe particulier de son jndpendance vis--vis de celle maisoll.
La dcision n 655 coufirmc ic principe scion lequel tollte rinunration dun travail, quel quc soit ei I'espce le motif pour lequel cc Irauail a tui con/i it IiIi1(ressu, est soumise ä la contribution prvue (laus ic rgime des albocations pour Perle de salaire. Si Fon s'cartait de cc principe, il scrait difficile de tracer une limite ; in contribution
est due mlfle Sur ulic rtributioii (1Ui ii'atteint pas 600 francs pur pur-
sonne et par aniie.
Dans sa dcision n° 656, Ja CSS statue qiie tonte dccisiou cri/e de /u Cili.sse qui entame les intrts protgs pur le droit Tun militaire, Tun eniployeiir 011 d'iiii e1iipl0y. peiit &ti'e atta(iUe pur voie (Je t'ccours devant In cOinniission (larbitrage (10 art. 26. Id al.). A touieiois seul qtial[t6 pour recourir ccliii (mut les intrts mit 1&ts (cf. t cc sujet 01 art. 105. 1 al., ca vertu diiqucl ic droit (Je rccourS appartielit noli seulenient aux parties, illais encore i tunte personne
- (lolic galeinenf it nn tiers - doiit les droits ont l&6s pur Ja (l(eision attaq iu(,). La CSS a (1 iTt socduper dans in m&me dcision de la porhe de lobligation de fourni r des renseignenients; eile a dJt trait de cette (IlleStioll (JuliS Sil (JeCiSi011 ii 658 i Jaquelle iious renvovoris le lecfcur (Revue 1946, p. 149).
La dcision ii' 657 6tablit qilelies i tdeiiiiiites ier5sesä 1 einploye reprsenteiit na reiubourseinent de frais et ne sont P. pur coiisquent. souniises i contribulion. C'est la prenli'rc foi5s (lUc la (''iS d i exaininer s'il y avail heu de d&luire les frais rTsuitant de 1'achat (liii, ahoiiiieiucnt de cheinin de fee plus cuuteitx (jll€' (cliii e{fectivenicnt rernbourse pur J'cinploveur ; eile s tail Hjä Occnpee ca revaudie de Ja (jUestioll (IU reiiihourseiiieiit des fruis support.s pour lilie aiitoniohile niise snr piots (cf. n° 518, Revue 1943. p. 44).
Dans sa dcision ui 638. Ja (SS accorde Ja rest itution du iklai de recours a un nulitaire, pur le niotif qile Ja deision de la COinlniSsiO11 darbi trage a ddivre i SOli doiiiiei ie dans une en veloppe sans adresse et qu'aii surplus l'intress a perdu Sa lilie (iiiis Ja scniaiI1e suivant cette notifieation. Dans Ja ni&nie dcisicii. la coniiiiission Collfinne Ja jurisprudence constante (cl. citatinii dans Je texte (Je la
dcision) conecrnant ic droit a laliocation pour les JOilS (je service
nii!itairc accomplis ii Ja [iii de Ja Scillaille.
Lc pre n'a droit i l'indeninii6 p0111 e,i[a,ii, p0111' les cnfants issus de son mariage (Ijssous, qi'e s'il Sul)Vieflt a kur entretien (10 art. 3 bis, 1er al.. letfre u). 11 est sms im portaiicc qa ii ait oblige par jugenlcnt de divorce ä verser des subsides cii Jeur faveur (cf. ä cc sujct Jes dcisioiis n° 365, Revue 1943, p. 515. et ns 434 cl 470. Revue 1944, p. 159 et 322). Sekn Ja (lcision n° 639, la ninic rgJe est d'ailleurs applieable aux m!lita]res condainns pur jugeinent (Je (Jivorce ‚ servir unc pension ä leur ex-pouse. 'ils iic remplisscnt pas cette obbgatiou, ils n 'mit aucuii di'oit a 1'allocafion supplirneutairc M. ii cc sujet la (ltcisimi ii' 567 de Ja CSG dans Je prsent fascicnlc, p. 268).
Le dlai d'iwe aune (Je l'article 6 (Je lordonnance n° 41 court iTt partir de in firt du inois au cours cJiiiiuel a accompli Je service (lolinallt Ilaissance au droit. Si im militaire ne Verse une pension ahiiieiitaire qu'aprs coup pour Ja prio(le oi il tait en Service. le (Mai
iie coniinence iTi conrir que le juni' ou ii a combl iarri(ri (dcision
o 659 ; cf. ä ce sujet In dtcision ri° 485 de in CSG. Revue 1945.
p. 270).
La dcision n° 660 porte sur Ja question de In perle du droit Lt I'aliocation. Um militaire avait rcIani Lt son employeur Je paicinent de 1'allocation pour perle de salaire, mais ce dcriiier, insolvahle, ne mi en avait vers qu'une partie. Apr?s liii avoir eiicore adress plusicurs sommations, qui restreiit infructueuses, Je militaire s'est adress Lt Ja caisse en 1'invitant Lt lui payer le solde de 1'allocatioii. La caisse puis
Lt la suite Tun recours In cominission d'arbitrage ont toutes dcux d~elar6 que ic militaire avait perdu son droit, faule de i'avoir exerc dans Je dt1ai Tune anne Lt compter de la fin du mois oi ii avait accompli son service militaire. Coinine le militaire doit. selon 1'art. 15 10, cxercer son droit vis-Li-vis (IC son empioveur. in CSS a statu que Je Mai cl'unc anne ne commdncc Lt courir Lt 1'gard de In caisse quaIi moment oLt il cst inforni de mariire ccrtainc (Je l'itisolvabilit6 de 1 'eniploye ii r.
Ii appartielit Lt 1'office cantonal J)OSt Lt i'affectation de in maind'ceuvrc (Je dcider si un travailleur est affect 1'ijriculture ä litre ex!raordinaire (dcision n° 661). Sa clicision peut tre attaqtic devant In commission de recours cantonale cii niatire d'affectatioii de in main-cFuvre dont I'arrt iie les autorits chargcs d'appliquer Je rgime des allocations pour perle de salaire.
Scion 1'articic 16. -)e a1iria, AUS, les dcisions des commissions darbitrage portaiit sur des questions de principe peuvent seules trc dfircs Lt in CSS. II cii rsultc que les commissions darbitrage Iranchent ca dernier ressort les qucstioiis de fait. Elle-, sont ds Jors lenues (N1ucider avec prcision les faits de Ja cause cl de se 1)rOilouiCer sur etix ciairemciit et sans &uivoquc (dcisioii n) 662 cf. Lt ce sujet la circulairc du prsicIent de Ja CSS du 1er mars 1946. Revue 1946. 3e fascicule, p. 142).
NO 653
Les prsidents de tribunaux, les greffiers et les fonetionnaires des offices de poursuite doivent Atre considrs comme des employs Ws par un engagement de droit public. lis sont par consquent assujettis au regime des allocations pour perle de salaire mme iorsque leni' revenu consiste uniquement ott en grande partie en mo1uments
(perus pour les acies officiels conformment Lt tin tarif) et ils doi-
vent acquitter la contribution prvue par ce rgime aussi bien sur ces 6moluments que sur leni's autres indemnits ventnel1es (ACFS artiele premier, Pr al.; 10 art. 14, 2 al.).
Les pi'sidcnfs et greffiers des tribunaux de district et les foiietionnaircs des offices de poursuite du canton (je X. ne touchciit pas na traiteineiit fixe. Les prsidciits et greffiers desdits tribunaux reoi-
venl (Je Ja caisse (Je 1'Eiat une indeiniiit fixe qui, seton l'article 12' du larif des rnoIunients, constituc ä In fois Je reinbourseinent de leurs frajs de biireau et Ja rniiinration (je leur aetivit6 dans la mesure ils doivcnt I'exercer sans rcJanier (I' nioIiirneiits. Pour le surplus, le
reveiiu (Ic ces fonctionnaircs corisiste (]aus les iuoiunients qu'ils per-
oivent pour Icurs djffrenfs actes cl'administration conforinnient au tari f prcit ei q Ui leur sont ahandonns. Ms I'ei1tr(ie en Vigueiir (lii r(gin1c des allocations pour perle de
sulaire, in caisse a considr les prsidents et greffiers des irihunaux
de district ainsi quc les fonctionnaires (les offices (Je poursuite Conlme des personnes de condition (Jpenda11te, mais ne leur a rcliuiu in contributiori pour perle (Je salaire q ne sur leur rniunration fixe, iexcliisjon des iiioluiiients. A in suite de Ja (JlCjsiOm) n° 593 de Ja CSS (Revue 1944, P. 2$). eile a toiitefois prol1onc q ne ces molimineuts COIIS-1 ituaient gaienient imn revenu soumis t contriljuticyii. Lcs associations des trois ciasses de fouctioniia ires iIlt(resses ont al aqu celle (1CiSi0l1 (iCV(1111 Ja COIIIII1iSS]on (1 arhifrage cii (Jem(uldan 1 Cfue leni's socitai res fussent assmijettis dli rginie des aliocat bus pour perle (Je gain cii qun-Nie de personnes dc condil Ion illdd1)endia1lie. La COlUmissioll d'arhi-Irage a rejet Je recours pour ]es motifs suivaivis
Poti 1' (iliterin 111er .Si une J)('l501)ile (lobt tre assujet Ne an rlgiJb1c des
ahl(leations pour perle de salaire 011 a cci iti pour perle (Je gain. 011 (JOd
exclusivementrecliercher si eile eXerce Soll activit coiioiiiiqiie cojitme einplov OH (1,111u, inaniere ndpelldanie. Selon I'artic!e preinier, lee ddi-
l)a. AC'FS, toutes les person les lides par un engagellicnt d e droit
public 011 J)lV sont s011lniscs all isgiine des aliocations pOur perle (Je suiaire. IYapr's Ja j iirisprudeiice de la (SS, l'engagenient (Jont parle cette (Ii5po5itiOn iie se C011 fond pas avec Je rapport de (iroit drivaiit, 0 i (In Collt rat die lravai 1 rgi par Je code des ohligatioiis. soll (Je queIc ne autre Col)tret sui generis non rglenient par cc code. Lne
COlIveIftiOn uflalOgue nt contrat dc travail peilt (lJi constil uer 1111
cngagelliellt selon Je rginie des dii iOCltiOflS pour perte dc salaire
(cf. les (NCiSi011s : n" 32. 6e extrait, p. 1 OS 34 cl 121. Revue 1941. p. 102 cl 82' z llON 224 ei 226. Revue 1942, p. 528 ei 533, oufre (Je 11010-
breuses autres (IkisiOnS). Lc rapport (Je subordination apparait cmi ccci
que Fempioy se voit assigner un ccrtani travail, qn'ii peitt d'uue part
cxigcr. mais (jll'il est dautre part lernt d'cxcitter aussi Jomigtemps (iie
(Jure l'emigagenienf. Soll activiN se Iiniite au travail (111i mi est confN.
La person ne (Je con(litiOn in(Ipc11da1lte assujettie au rgime des al io-
cations pour perle de gaul cii vertu de larticle premier ACFG, est au contraire parfaitemerit libre ä ccl gard. Eile ne peut exiger de quiconque qu'il liii fournisse du travail. mais eIle n'cst pas non plus contrainte d'acccpter celun qu'on Jul offrc. C'est ä eile (Je se former une cIientIe. (Je Ja Conserver par UI) service soign cl dc l'accroitre
par les nioyemis appropris sans se soucier de lilnitcs gographiqucs.
Eile pent mener ses affaires colnine eile l'entcnci claus le cadrc de la Iibert de comniercc et cFinclustrie garantie par la constitution. Les recouraiits noiit pas cctte inclipel1(lance. En revtant leurs fonctions, ils assumcnt l'ohligtition de rcniplir totites les tches qui kur incomheut en vertit (Je la loi : ils ne pcuvent refuser de ]es accompli r. 11 est vrai qiiils jouisseiit cl'une inaIiire de monopole, mais ils ne sauraieut, lorsqu'ils ont iieu faire, invoqiicr la libert d'indusfrie pour tenclre rexercice de kurs fonctioiis au clelct des limites de leur comptence locale et matricl1c. (est cii cela prcisrnent qile leur aetivit6 se clistinguc foncireiuent de ccl Ic. indpcnclantc. des avocats. (cl tu qui dsire ufiliser les Services clun uvocat est cntirement lil,re claus son
choix. Cc ciernier, de son c(tt, ckcide i son gr quel genre cFaffaircs
il veut traiter, quels niandats ii cntcncl acccpter 011 au contraire refuser. Ii pcut choisir lui-ni&nie Soli ciontaine cl'activit&i, sans devoir se tenir
t des lirnites gtiograp}iiciues. et entrepreindre toutes les dinarclics qui
lui paraissent proprcs ä maintenir ou a iitenclrc sa clicntle. Sa 1ibcrt West riuilcinciit ksie t cet ,-ard par Ic fait qu'il doit d&tenir im brevet de capacit cantonal et se conformer t certaines prcscriptions
&1ictes claus l'intrt public - plus particulkremcnt au tarif officiel des honoraires et ckpens . Toute activit ticonoinique indpendante
doit ca cffct &tre excrcc claus les iimitcs de Vordre kgal. 11 «v a gure de professions qul ne. soient sonmises f des clispositions kgales plus ou inoins restrictives dont les autoriks compilentes doivent surveiller 1 applicittion. Celte circonsfance ne suffit done pas potir crer le rapport de suhordiiiiition, traif distiitcfif de lengagcinerit selon le r - gime des allocalions pour perte de salaire, cians lequel se trouvcnt plaCs les prsidciiis et grefficrs des tribuinaux ainsi que les fonctionnaires des officcs de poursuite. Le Ciii quc les J)l(SidlcnfS de iribimaux ne cloivent se confornier ä auctine instriiclion officielic quand ii s'agit de dlire le clroit = constiq uence du prilicipe du iii sparat ion des pou-Voirs ne cltange nett a l'affuirc. Ils otit assnnu par sernient 1'ohligation dappliq tier eon.seiencicuscntc'tit la mi. Comnic les grcfficrs ei les fonctionnaires (1(„-, offices de poursuiie, ils sont lits pur titi engagenient de droit public ci doivent par consciiicnt fre assujettis au rgiine des allocat ioiis pour perle de salaire.
Lassujett isscinent au rtginic des al locatioiis pour perle de sa lai re 0 pour effet die SOLI neftre le revcn u rsultant de l'eiigagenieni contnibutiot prtivtie pni' co, rginie. Peu i inponte i cci gard la manire dont cc revcn ii est rcal iSL il nesi nullement iidi.q)ensable ci ne l'eniploveur verse un sabine. Ccci ressort clairement dc [arficic 14, 2" aIina. 10 cii vertu cluqucl les poiirboircs, potirfant verss pur ]es clients de Fein ploveur sont rptifs salaire. Le salaire ckterniiiiant colnprcnd toiiies les ressoilrces dont lcinpbov bnficie sur la base de
son engagcuicnt. 11 nest pas clouicux (uc les €mo1uments rcvenant
aux rccourants nt' constituetit de teIles ressourccs. Le clroil de pr-
lever des moIuments appartien t au cantoii ei c'est en soll nom que Im recourants I'exercent. Si celui-ei, au heu de rclanier le paiement de ces soiiimm, les leur abaiidonne, on doit considrer qu'il ne fait que rmuiurer de celle rnanire I'acconiplissenient des actes d'a(Iillillistra-1 ion i l'occasion desqucls soiit perus les nioluments. Cette rinunration constitue, oiitre les autres iiideiniiits verses par le cantoii (indemiiit fixe, in(IeInnits d'audience, etc.), leur revenu sonmis & contribution. C'est iiiie pratiqtie courante de rtribuer les services (le fonctionnaires en leur abandoniiaiit des ino1uments. Le fait (tue ceux-ei varient selon le degrii doccupation ingal du fonctionnairc ii'affecte pas soll obligation de contribuer ei les recourants ne peuvellt cii tirer argument cii faveiir de leur prtdntioii d tre assujettis au rgiIne des allocations pour perte de gain. Dautres personnes de conditioii diipendante ont un gaul sujet ä des fluctuations et l'arlicle 8, 2eaIiiva, 10 prvoit comnient 011 doit, dans ces cas, caiculer l'allocation pour perle de salaire. 11 est sans iniportance galement que les recourants aient 2t supporter une partie (le la perte lorsque les iiinolti nients ne peuvent tre recouvrs. D'autres eniploys, les voyageurs de coinmcrce par exexnpie, doivent aussi assuinei des ris(Iues de perte. II va de soi que les contributions ne doivcnt hre acquittcs sur les tmo1umeiits que lorScliie ces derniers ont 1i recouvrs.
La conccptioii selon laquelle l'assujettisseiiiciit des recollraflts all rgiiiie des allocations pour perle de salaire provoquerait des difficult& insurinonfables, parce que Im indemnits qu'ds touclient coiistitiient cii partie le rembourseniciit de lcurs frais, est cii coiitradictioii avec les cxpriences faites dans 1application de cc rgime. Ii est ccrtes exact que ]es contributions pour perle de salaire ne doiveiit &re acqiiittcs que sur ]c reveiiu iiet du travail. Loisciii'iin salaire inclut un reiiihoursemeit de frais, l'in.ress peuf OtJrer la dduction Corrcsponilante. 11 est sans iniportance t cct l3.gard (111'il puisse ou non pronver es cIhours sparnieiii. Sil ne peiit vii apporter la preuvc. 011 Im ('stimera dqnitablement. Cctte rgle mi app1iquc cliaqite jour dans la pratiquc et eile fait namc 1'objet de dispositions spticiales pour cc qui touche certaines ciasses de salari& (10 art. 12 pour les voyageurs de commerce ord. ii 5 de l'office fdral pour les ollyriers i (buheile *) information n° 118. Revue 1945, p. 86. pour les personnes accessoir(,nicnt occupics connile empb0v de sociits 011 Colnnie fonctionnaires). 11 ne dipeud que des recourants de teunr unc C0iiiptaI)i!it( (liii permctte de calculcr leur rcveiiu iict ei (lemJ)chcr airlSi (lu'on ii'cstinie letirs frais au-dcssous de leur niontant r&l. D'aillcurs. il iict pas exact que le revenu ne joue ahsoluuient aucun rölc dans Ic rgi1ne des allocations pour perle (IC gaitil. En cas de deinande de rd tiction (Ic la coutribiition personnelle. on (bit ainsi Mablir ic revdnu nel de
*) Maintenant : ord. ii' 12 dc 1'o•rt'ice f&1&at. du 14 septeinbre 194
5.
la personne de condifion ifl(ipdndaflte (lont inane in requie (oril. O48, art 2).
Les recourants estiment que, i'aliocation pour perle de salaire ne coinprenant pas de secours d'exploitation, ii faul adrnellre i'assuettisseinent au rtgirne des allocations pour perte de gain dans bus les (as oi'i l'ini6ress6 exerce son aclivit conomique dans ses propres Iocaux cl avec ses propres installations. On doit repousser celle opiiiion, ne serait-ce que parce qu'ilue activit conornique indpendantc n e suppose pas nccssairenicnt 1'existcn CC d'u ne cxpioiiafion. D'autre part, le sccours d'exp]oilation ne constitue plus, depuis le 1eri!ovenibre 1944, iiii Iinent obligatoirc de 1'allocatioii pour perte de gain. Mais
n'en continuc pas moins d'tre al1oii aux personncs de profession libra1e, mme quand dies ne disposent d'auciine expioltation. Un engagement selon le rginie des allocations pour perle de salaire peut fort bien exister entre ]es tittilaires (Je maisons (1 isposant d'instaflalions d'expioitation commerciales. attisaiiaies 011 industrielles, earachriscs, pur exemple enfre un grossisle cl im atelier de conture. Les sonstraitanks sont rputs ouvriers (l'aprs tu ioi f&1raie Sur Je travail a. (lOrnicile ei sont par eons&iiient assujcttis au rgime des allocations,
de *)•doinicile au seils hahitimei pour perte salaire ]vlime i'ouvrier \
dc i'expression travaille dans ses propres loeanx ei avec SCS propres insfaliations sans qu'on puisse 1'assujeltir pour celle raison au rgime (leS allocations pour perle de gain . Pour clterininer si une persowic doit Mre assiijetiic au rgiiue des al locat ions pour perle (Je salaire Oh au rgime des allocations pour perle (Je gain, Fessenliel est de savoir, iion pas si eile possde 011 non ii ne cxploitation. mais hieii si eile exerce son activit eonomique dans um tat (Je stihordination 011, all tontraire. de nmammire indpen (lunte. 11 va sans clire qu0n doil, en c aluant le salaire soumis a eontribul ion. tenir coiumpte des frai.s que leinpioy doit supporter potir in gestion de son eXplOitatiolm.
II est peut-tre cxact qu'un assujettissenient des recourants au gi mc des ailocal]ons pour perle dc gain serail plus comurnode. taut pour eux-mumes que pour Ja eaisse, puisquii supprimerait lohhgtiliofl, inluCtai)ie (511 cus d'assujetlissemnent au rigiIne des allocations pour perle de salaire, de rechercher Je salaire souinis ä contribution. Scion los prescriplions impratives en celte malire, l'assujeltissenient i'un ou 1'aiulre rgiIne doit cependaimt Mre dcid (i'aprs des critres
ohjectifs cl non pas sur la base de simples eoimsidcratiuiis d'opporfummit.
L'intress ne peuf opter ä son gr6 pour le rgime qui lui parait le
plus favorable. Les difficuits attaches au caicul (in salaire souimiis contribution ne constitiient pas flOh plus line raison de renoncer prononcer i'assujettisseineni au rgimne des allocations pour perle de
*) Cf. ordonnance m0 12 de 1'office fdra1 de I'industrie, des arts et nitiers et du travail, du 14 septembre 1945, art. 7.
salaire lOrsqii'on ne saurait niettre cii doute Fcxisleiice ii un eiigage-
ment. D'ailieurs, ii a dj expos piits haut que I'va1uation clii revenu du travail net des recouianls ne soiiive pas des difficiilt
insurinontabies, Cc qui ressort encore du lait q u'on a pu concevOir une SOlutioll facile pour caiculer la contribution qu'iis doivent verser a Ja CaiSse dassiiraiicc du personiiei de 1'adniinistration cantonaic.
Les reeouranfs reJvent ciifin que les sages-feinmes cl les maitresranioneurs oiit aiissi iit assujettis au rgilne des allocations pour perle
de gain bieii quon doive considrer, daprs les principes sotiteiiiis pur
la caisse, qu'iis sollt lis par mi cngagciiient. En rpoiisc i ccl argil-
mcait, on doit noter d'aborci que, (laus la pr(sente procdure de recours. il s'agit uniquement de trancher si les reconrauts peiivent ou non tre sournis au rgime des allocations pour perle de gain : or. in&me si Ja
caisse y avait assiijetti ä tort certains i)articilliers. voi re des grOupi'-
inents professioniicls entiers, celle eircoiistance ne saurait affeeter Ja
dcision ä rencire daris ic cas (1'espce. Ii est bon de nieiitionnc'r ensuite que I'assiijeltisseinent des sages-fcmnies diles conimu nales (Gemeinde-
hebammen) au rgiine des allocations pour perle de gain parait foncI.
Ces dernires ne se dist iiigiient des sages-femmes qui exercent lil)rc-
inent leur aclivit que par le fait queiles touchcnl une indemnite fixe.
Elles ne peu vent cependaiit exiger. daius Ja cominune (1uj les a 110111-
nies, q ne les feunnies en couchcs utilisent leu rs services ainsi, dies doivent se foriner eflcs-m&nies une ciicntflc. (filelies peuvent Tailleurs
tend re au (lelä des ihn ites de Ja coni iii tiiic, La sitiiaticii des maitres-
iainoneurs est difkrentc 11 isquii]s doiveiit, touil au mojns dans Je caiilon de X., remp] jr Jes tc1ies que Ja ioi leur impose, en changc de,
quoi ils mit Je (irolt de rclainer Ja taxe rglementaire. S'iis sollt malgr lout assujcitis au rtigiinc des allocations pour perle de gain (ils sollt lattaChtS t la caiSsc de compensalion de leur associatioii), ccci pro-
vient sans donle du fall que leur profession cwiii je. en vcrlu don
usagc, parmi ]es professons ai'tisanuies tel lldSt pas le cas des fonc-1 ions revtues pur les rccou rants. En outre. les ciit reprises de raiiionage figiiraient daus Ja liste des hianches colloiniques cl catigorics
professionnci!cs rentrant. au sens du rgiine des allocations pour perle
die gain, dionis lartisanul cl Je coniincrce de dtai1 (appendicc t 1'or-
cionnance ii 9), cc qu'on pouvait consid&cr comme Une disposition
spciaie ei) faveur du classcinenl des inailres-ramoiienrs parmi lus personnes de condition indpendaiite. Lorsqne Ja im dfinit spccialeiucnt les conditions (laos lcsquclles cerlaines catgories procssionnc1ies doi-
vent ctre assujcttics au rginie des allocations pour perle de gain. ii
suffit quc ces conditions se trouvent ralises pour q ti'il v alt heu (Je pronoiiecr cet assujcttis.sc inent. Ii existe pur cxeiuple des dispositions
sptciaies de celle nature au sulel des vovageurs (Je coinmerce, des
i'eprseiitaiits cl des personncs cxcr,'ant une profession analogue (ordi.
n° 44, art. 3, 2 al.). ainsi que des ecci&iastidlues titu Iaircs d'un bm-
fice *)• Ii ne saurail toutefois tre question d'appliquer ces dispositions i d'autres cagories professionnelles, vu clu'nne interprttation extensive n'en est pas admissible. Comme il n'existe pas de prescriptions spciales soumettant au rgirnc des allocations pour perte de gain les profcssions auxquelles appartiennent les recouranfs, ceux-ei doivent 1re ugs selon les priiicipes gniraiix, ä la luinire desciucls 011 ne peut les corisidrcr que comme personnes de condition ddpendanfe.
Un greffier repr&entant les trois associations inentionnes plus haut attaquc cette cicision devant in CSS. Ii rclve que les foncfionnaires intresss orit, au selis large, unc position indpendante, puisqu' I'excep.tion des indcinnits fixes alloues aux prsidents de tribuiiaux et mix greffiers et destines esseniiellement it couvrir leurs frais de bureaui, ils ne touchent quc des rnoluments. II convient donc de les considrer comme des personnes de condition indpendanic et de les assujetlir au rginie des allocations pour perle de gain. La CSS rejette Ic recours pour les motifs suivauts
On peut ]aisser ouverte in question de savoir si les associations sollt habiles ä recourir ou si cc droii ri'appartient qui'auX parties clIes-mines (c'est-t-(lire ici au canfon, comme emploveur, et aux fonctionnaires), puisque Ic niandataire de ces associations est 1ui-rnme greffier et a, comme id. (julalil6 pour rccourir.
Les pr,sidents des deijx commissions ayarit prtialahlcnic'nt procd un dIiangc de vues (RCS art. 5. 2e al.). in CSG a refus cl'assutjettir au rgime des allocations pour perle de gain, comme personne de condition indpendantc, le fouctionnaire d'un officc de poursuitc qui ne touchait que des imoiiimcnts 16gaux pour rtrihtition dc son activit offidelle. Une fonetion ptiblique, deciarait-elle, n'acq uicrf pas le caractre cl'une ac ivit industrielle, artisanale ott commerciale, parce que son tiiulai re (bit s'en teu ii. en in ati cc de rm u n ca t Ofl, i des mol um ents per-(u5 selon un tarif cc mode de retrihntion n'affectc en neu ic fait qu'il remplit los dcvoirs atlachtis u sa foiieiion cl ne Vaquc pas a uiie oCeupat iOn industrielle, artisaii ale ou commerc laie (o 14, ')C cxtrait. P. 4). La CSS a assujetti Ic miuc fouctionnaire au rilginic des allocalions pour perle (IC sajaire cl confirimi cette jurispiu(icnee dans la suite (cf. les dcisions n° 58. 8e extrait, p. 3, et ii" 393. Revue 1944. J). 28). La COuh1HhSSi011 d'arbitrage s'cst non seidement ra11iie au püint de vuc de la ('SS, mais eile a encore compiti ]es considrations de cette deruire par (le nouvelies rflexions auxiiuiclles on doit renvoyer pour ne pas rupller cc qui a cLiji &6 dii avec pertinence. Les fonctiounaires ne peuvent tre eonsidriis comme des personnes de condition indipendante selon Ic rigiuie des allocations pour perle de gain. Le recours faisaut tat de cc que. claus ic canton de X (au moius dans ccrtaines communes), les sages-femmes et les ramoneurs sont gaienient
*) Cr. OFG art. 3 bis, 1er a l., lettre h.
noiiiiiis cl Jianinoins assuetlis au rgime des allocatious pour perte de gain, on doit relever qu'il ne s'agit pas Iä dune nomination au sens techniql1e, mais seulement d'uiie autorisation d'exercer leur profession. Si 1'on avait affaire ä de vritab1cs fonctionnaires, mi devrait galemerit les assujettir au rgime des allocations pour perle de salaire comme persolines de condition dpidante.
(NO 4.08, en la cause J. B., du 19 fvrier 1946.)
No 654. Lorsqu'un dcoraeur indtpendant qui excufe rguIiirement des
travaux de dtcoration pour une maison dfermine n'est pas con-
iraint de se plier t ses instruclions ei peuf, en cas de divergence d'opinions, en appeier au jugement d'un spcia1isfe neutre, il ne se Irouve pas ihl ä cette maison par un engagement selon le rgime des aliocations pour perle de salaire, mme s'ii travaille principaiement pour eile ei buche une rmunrabion fixe d'avance sur la base d'une supputation des frais d'excubion du coniraf.
Au niois de mai 1942, M. F. a assujeiti au rgiine des allocafions pour perle de gain, avec effet rtroactif au 1er juillet 1940, parce qu'iI possde im atelier en propre cl occupait alors des emplov.s (il n'en occupe plus d(, puis le Icl mars 1944). Lc 1 octohre 1941, un magasin Fa charg die dcorer cl de contröler ses vifriiics. L'imnporfariee de cc travail exigcait la pr&ellcc constante (i'un eiuployi. Paar son activit, M. F. toucha, jusqu'au28 fvrier 1944, unc rtmniin€ration fixe de 700 fraiies par mnois. Celle summe devait rtribuei ses propres efforis C COII Viii. Oiitrc ses frai, le salaire de son emplovF A la suite dune modifftahion de contrat stipu1e le mars 1944, Fancien employ (ic M. F. est entr directenient au service (in magasin M. F. rcoit depuis lors mine rmunratiomm de 200 fratics Pur mois ei. u\ titrc spciai. une somme de 300 franes au diiiit de la saisomi
A ioccasioii (l'ulli cetride, iii caisse a coiistat (tue M. F. consacre ]es trois q uarts dc son activil au mnagasili et Je quart ii Taufres maisons eile ul (is lars adopt l'opinion cjuil devai tre assuetfi au rgiine des allocations pour perte de salaire. Saisic d'un recours (le M. F., la conimhssion d'arbitrage a conlest l'existcnce dun emigagemunt sclon les disposifioris du r(gime des aflocations pour perte de salaire cii invoquant les motifs stuvamits : linfcrrogatoire du rccourant cl dun repriscntant du Ilmagasin a clairement clmomitr dlii ii n'existe ancun rapport dc subordinafion entre le magasin cl son dcoruteur; co dernier a charg de dcorcr les vitrines selon sa propre apprciation cl il cst i fel poiui hbrc (laus son travail (Jt1'11 apparticiit a im spcialiste inddpcndaui du niagasin dc trancher les divergcriccs d'opinion qui peuvent s'lcver cutre les deux parties ; ic magasimm n'a pas vouiu soccuper lui-mmc (ic la dcoratiomi die ses vitrines. ci cest pourquoi
il a coiifk cette tche non pas t UR en1plov, mais ä Ufl fiers indpendailt qui a assu uni du nnime coup la responsabiliti (le cette entreprise.
L'office fidiral de 1'industric, des ans et nnitiers et du travail atiaque cette diicision devant Ja CSS. 11 re1ve que si Fintim6 exerce indiscutal)1ement son activitti de cicorafeur ä ±itre indperidant pour le surplus, il n'en va pas ainsi du travail qu'il accomplit pour le magasin. Celiii-ei Fa. selon Je nimoignage (Je son reprseiitarit, charg d chajiger ehaque sernaine Ja (lcoration (je ses vitrines et mi verse un salaire fixe poii r celle activit. M. F. met donc ses capacits au service de l'autre partie. moyennant rinuiniration, pour iLn temps inditermin -et non pas (1iventl1alit cii ventualit. Cette situation a subsist aprs Je ler mars 1944. Le fait que l'intim accomplit son travail, au point de viic tecliuique, selon son savoir professioniiel et 11011 pas selon les instructions techriiques de l'employeur, ne change rieri i ces eonsi(hirat!ons : en effet, tel sera le cas toutes les fojs quc, daits liii engagement, une des parties dispose de cotmais-
sanees professionrielles ciiie i'autre ne poss&k pas.
Consult ä cc sujet, Je repisentant (lii magasin a ciclar que
M. F. n'a jamaisconsidrcommeimemploy,maisbiencomme un libre collaborateii i nayant droit ni i des vacances, ni ä son salaire en cas de maladie, ni i d'autres prestafions exfraordiiiaires.
La CSS rejette Je recours pour les rnofifssuivants
L'office recoiirant constate lui-nierne que M. F. fravaille comme dcorateur indpendant ei appartient CII cette (jlialit la caisse cautonale (Je compensation pour perte de garn. 11 ressort ('es pnices qu'ii possde un atelier CII propreetaoccupjusqu'au 28 fvrier 1944 sa propre main-d'v'iivre parmi ses clients se tronve na magasin auquel ii vons les trois quarts de son activit totale moyennant une rmtiiniration niensuelle fixe (ltermilnie ä l'avanee.
La colnmission d'arbitrage estime (Inc cette activit se tient encore ians Je cadre du libre exercice (Inne professionl'officefdraI met au contraire I'opiiiion que les rapports Iii ridiqites existatitentre M. F. ei soll client doivent &tre consid6rs sparment et reprsentent, quant t eux, un engagement selon Je rgime des allocations pour perte (Je gaul. Cette (lifhirence (lapprciation montre bien les (liffienittis auxqmmelles se 1ieiirteiif les autorihis chargties d'appliquer 11' rLiginle (IeS aljocations p0111 perle de salaire l0rsqlL'elles douvent assujettii r i cc rgime, en raison dun seittm rapport de (1 roit, (Ie5 md tistiiels, des artisans. des commer9almts, des agriculteurs oll des personues (je profession 1ibira1e, (1ui appartiennent (lji. vu les dispositions higales acfueliement ca viguelir (cf. OEG art. 39), i une caisse (je compensatioii p0111 perle die gain. De tels doubles assujcttissemcnts ont foujoiirs itli ressentis comme injustes. Le higislateur pourrait y rcn1i(licr cii lnO(Iifia11t le syshime actuel et en exigeant que les cont ributions pour perte (Je gaul soient, a liiistar des contri-
butions pour perte de salaire, per'lies sur le reveiiu du Factivitd &'onomique au heu de consister principalement en na rnoiitaiit mciisuel personnel fixe. comnic c'cst le cas aiijourd'hui. Lii atteiidant tute teile mo(Iification, les autorits charges d'appliquer ]e rgiine des allocations pour perte de salaire ne peiivent surmoiiter les diffictiit& attachdes au double assujettissemeiit qu'en usant dc retenue et eil ne pronoiant i'assujcttissement de permIes de condition iiidepeiidante, en raiSoll diin rapport dc droit isol6, quc lorsqiie les circonstances appellent irnprieusemetit cette so] ution.
En l'espce. ii s'agit de rcchcrcher si le rapport de (Irolt existant entre M. I. cl le inagasin (Fiat 'tre c nsidcre coin mc 1111 engagement scion Ic rgiinc des aliocations pour perte (le salaire ou si 011 pdul encore IL, piacer (laus Ic cadre du libre eXercicc (Inne professioii. On doit admcttre la seconde 1ivpotlitTsc, confrairemcnt ä lopiuoii expriine dans le rccours. Dans la vic ekonommlule, il arrivc fr&iucmment (IIi'ufl incliistriei, liii artisan, un conuneralit 011 II ne personne de profession librale. alt des clients stahles. 11 n'est pas c'xcjii. ic cas chant, que les (leliX parties (la personne (ic condition incIpendante ei soll client stable). supptitant ]es fra is il'excution du contrat, convieniieiit a Favance d'une r&uunra1ion inensuelle pour simplifier les iuodalits de paiemeiit. Le mandatai re nal)andonne cepeiidant pas inccssaircinent sa position indpendante ca acceptant im arrangement (le cctte sorte. Or. cest iiianifesteinent d'un tel arrangeineiit (111i1 s'agit ici. Le fait quc le dcoratcur (1011 se conformer dans soll travail A certairis desirs (111 magasin ne suffit pas pour qu'on puisse adnietti'c lexistcncc (11111 rapport de stibortlintition ; cii effct. les cntrep reiieilrs, poti rtant i1i(I(pem1danis, doivemt souvcnt se plier jtisqlid dans les moin(jres cltai]s aux instructions du maiirc. L'office fdral rccourant lidpas inxoqile dautrcs indices marquant sans quiv0(jUe quc l'irmtrcss se tronve dans un tat de subordination vis-m-vis du magasin. Milite siirtout contrc ccftc dernirc ihse le fait quc M. F. ne (bit pas se sonmncttrc t d'ventuelles instructions tonchant l'agencernent de la dcoratioii et pcut, cii Ca.s de divergencc d'opiiiion, en appcicr Ii un tiers neutre.
(N' 402, cii la cause M. F., du 19 fvrier 1946.)
No 65.
La contribution de 4 % est due sur les salaires versts par tine institution d'uti1it pubiique subventionne pur les pouvoirs publics, mme lorsqu'il s'agit uniquement Tune assistance par le travail et que ces saiaires n'atteignent pas 600 francs pur anne et par personne.
L'associatioii X est une mstilimtioim Tutillt6 puhlique subveiitionnue par le caitton et la ville de Z. ; eile procure un travail a(Iapt leurs forces ei iTt leurs aptifudes aux personnes 6tablies dans la ville qu'une
infirrnit du corps ou de 1'esprit rencl inaptcs ä une aetivit6 konomique normale, sans cependant leur infcrdire tout travail. L association
achte les matires prernilcs pour son propre cornpc, les donne .a
transformer aux iiifirincs et vend ensuite les produits fabriqu6s. Eile fixe la rniunration de leur travail daprs le prlx de vente de la marchandisc, dduction faite des frais cl'achats des matires prernires et d'ini I€gcr biifice.
La caissc ci coitsl(16 r6 que foutes les sommes verses aux itnfirmes ttaient souinises ii contribution. La conimission d'arbitrage a partielleineiit adinis le recours form contre ccttc dcision en statuant que la contribut ion ne devait pas tre acquitte sur ]es gais annueis de moins de 600 francs.
L'office fdraI de lindiisfrie, des arfs et ni6ticrs et du travail alfa-(jiiie celle (l(CiSI0fl cievant la (-SS CII concluaiit i1 cc que 1'associatioii
soit tenne de payer la contribution pour perte de salaire sur toutes les
sommes vCr5&'s dlix irifirmes. La CSS admet le recours pour ]es motifs suivauts
Scion le principe pos claus la dCision no 508 (Revue 1944, p. 498). in contribution de 4 % est duc d'aprs les dispositions en vigueur sur les saiaircs pay& par une institution Tutilit6 publiquc suhvcniionnc par les pouvoirs puhlies. m&me lorsqu'ii s'agit duiic assisiance par ic travail. ii nest pas douteux que li n ti111(e ne doive acquitfer les crniiributions de l'eliipioveur et du travailleur sur ins salaires verss aux infirrnes. La commission darbitrage sest Tailleurs egalerncnt fonde sur cc principe (laus in (Iici5io11 ataqiie : s'appuyant sur l'article 2 10. eile a cepeunlaiit statu une exeepfion et ciclar qu'il n'y avait pas dobhgation (ic contrihuer (laus les cas oh Ic rcvenu annuel de Fern-
00 de iemploye n'atteignait pas 600 frauics. Cest a fort (lu'clle cii a j11g ainsi cii effet. i'arficIe 2, Jrr alin6a, OES disposc quil faut teint pour mi engagement soumis all rgime des allocatious pour perfc de salaire fout engagement au service Tun emploveur, nuine s'il est passager de sa nature, coninic cclui cia journalier, de lauxiliaire et du fravailleur silnilaire. La USS a din&l et franch dune iTianire Cinire ei appiofondie, daus sa (1eision n° 465 (Revue 1944. p. 317), In porte de lcxcepiiou assez mal dfinie ciuc l'article 2 10 apporic II cc principe gnral. 8 'lon cette (1lCiSi0iI. in raison principaic de celle excepiion iside daiis le fait que le lgis1ateiir a vouiu carter les di fficu1is iutfacli&s i in perccption de In contribution (mi surgissent ca particulier i propos des femmes de mnage c't des lessivecises, edles-ei (lpiova1it leur aetivit6 dans de nOillbrelix niflages priv(s dont le chef n'esf pas en gnra1 affi1i une caisse. 11 11V a pas heu en revanche d'appliquer cc traitement exceptionnel lorsqu'il s'agit denfreprises industrielles, artisanales 011 commerciales, qui appartieiinent
unc caisse pour Icurs aufres emplovs. On doit Tailleurs accorder ä i'intirnc que ha rglenicniation actuehle nifle ci des injustices
dans la pratique, vu qu'une personne dont le revenu est de 200 francs par arrne peilt &re tenue d'acquitter des contribution, tatidis qu'une femnie de rnnage ou une lessivetise qui gagne plusieurs fois cette sOmnic n'a pas, daiis certaines circonsiances, cette obligation. On ne pourrait cependant corriger ce rultat regrettable quen niodifiant la Ioi et en prcscrivant par exemple que les iiiStitilti0flS (le )l1Fe bienfaisance, antaut qu'elles exploiteiit elles-rnII1es mc entreprise et ne se bornent pas ä fournir du travail en qualit d'interm&liaires, sont en principe exonres (je la contribution de l'eiiiployeur, les personnes qu'elles occupent &tant (je leur 6)t6 affranchies de la coiitribution de l'emplov jlTSt1ut couciirrence d'un certain revenu. Aiissi longtemps qu'une teile modification ll'a pas (1crt(e, les autorits charges d'appliquer le rgiine des allocafions pour iJerte (je salaire doivent juger les cas particitliers sur ja base des dispositions en vigueur. Ii est indiffrenf (Iu'en I'espce les infirines ne travaillent pas de rnanire durable et ne ralisent souveiit qu'un gain trs modeste (cf. ill, 589, Revue 1945, p. 445.) (N0 405% en ja cause V.A. G., du 19 fvrier 1946.)
Ne 66
Totite dcision dcrite de la caisse qui affecte les infdrts pro-
par le drolt d'un militaire, d'un employeur ott d'un emp1oy, peut faire i'objet d'un recours devant la cominission d'arbitrage.
Einpioyeurs et empioys sont tenus de fournir des renseigne-
ments t in caisse dans la mesure oü ils liii sont indispensabies pour se prononcer sur 1'assujettissement d'un engagement au rtgime des allocations pour peite de salaire on sur le inonfant de In contribution (OES art. 14, 20 al.; 10 art. 21, fer al.; IC art. 30, 20 al.). Selon in jurisprudence de la CSS, les agents d'assurance sont, i Maut mme d'tine ordonnance de l'office f&hra1 (le 1'industrie. des ans et mtiers et du travail, assujettis dans centaines conditions au rgime des aiiocafions pour perte de salaire.
Se rfrant ii iine deisioii de Ja CSS cii vertu de, laquelle les i'eprt'- sentauts des coinpagnies (Jassurauce sont assujettis au 1'gin1e des abcations polir perle dc' salaire Iorsqtie le nionfant annuel de kurs COI1Iunissions atteunt au mouns 560 franes 011 quils coneluent au inoi six polices au cours l'une aiine. ja caisse a invif le recourant a 1111 fournir Ja liste de ses agents tacites ainsi (Inc des CoinmiSsions et des remhourseunents (je frais qu'il kur avait verss. Ehe linforinait en rnme tenips quil pouvait recoiirir devant la conimission darbitrage contre cette « ilicisioiu de (lemande de reuseigneilients (« Auskuiuftverfügung «).
La cornmissioru darbitrage a kart le reconrs cii invoquant les considrations suivarifes oui ne pouvait parler (inne dIcCiSiOu (je Ja CaiSse, celle-ei n'ayant fait que deniander des renseignenients;I'assu-
‚jcttiscnient n'a'vait pas encore M6 pronOiic( le recourant avait. en veiln des dispositioiis en la matirc. lobligation de donner des renscigncincnts vtridiqiics ei (lauloriser In caisse t examincr sa coinpta-1)i11t. Le recosirant attaque cette (lcision devant In CSS ei reRve u'il ne sera tcnu de fournir des renscignemcrits qii'aprs que I'office flirai de ]indijstrie, (Ics arts ei nticrs ei (III travail. aura 6diet6 ii ne ordonnaticc prvoyant Fassncttisscinent des agcnis dassuraiice au rgiinc des aIiocatjons pour pertc dc saiairc et assur de celle manire iapplication (11111 (trolt umforme. La CSS rcpoussc le rccours pour les iiiotifs snivants
Lcs inilitaires, ]es einp!oycnrs ei les cniplov& pcuvcnt reconrir In comluission darbifrage nun seulcnient pour contcslcr le montaiat des allocations pour perte de salajrc (fnflS tonchent ou des contribuhoiis cittils (IOiVciit acciuitter. mais aussi polir attaquer toute ddcisiori ciiIe de In caisse autunt q ii'elie ne dojt pas. selmi In loi, Hre porte dcvaiit ilne autrc aT1torit(S. lJ'aprs ccttc (ltfin ition. (111j assure unc profection juridique tcndiic, un cjtovcn pcut se pourvoir non seuleinent eonlcc la cIcisioii de In caisse tcndint au paicmc'nf des con-1 ribiitjons. mais cIjt contic toute dcision prpnratoire qui eninme ses iimtrts proUg& pur le druit : itivifation ä fournir des renseigneiimcnts sur 1'organisation de son cxpioitation, sur sa situation financirc. etc. Pur coiistqiiciit. c'cst ä torf que tu CommnjSsjon darbitrage admet (1U'il iiy ti pas ca lcSpCc (Ic (t(CiSiOn de in caisse susceptihle dtrc attaqiue.
Comme In comninission cl'arbitrage In Niä imot, In loi oblige cmployeurs cl emnpIoycs m donner ä la caisse des renseigiieinents vridiqiies et i lui laisser prciidrc connaissance dc leur comptabilit et (Ics piCeS justificatives (OES art. 14. 2e al. ; 10 art. 21. et IC art. 30, '21 al.). En cas de refus, in caisse pctit, scion les articies 2 ei suivaufs des instriictioiis obligatoiics, tax-er doffice les cifovens rcalcitrants et les mdnaccr cia outre d'une pomirsuite pnale. Or, deux questions fondanicntalcs se poseut quaiad il s'agit de rendre mine dcision cl'assujettissement celle die I'assujettisscinent 1ui-mmne puis, en cas d'assujettissemeiat, celle du moutant de In coniribulion. L'iutress est d'abord
tenu de fournir tons les renseigncmnenfs ricessaires pour trancher la
question de l'nssujettissenient. Si la caisse rtsoud celle question par laffirnaative et que l'assujetti adniette cette dcision, il doit accorder i la caisse 011, en d'autres fermncs, ä son reprsentant, le clroit d'examiner in coiiiptabiIit dc son exploitation claus la mesure oü cci examen tst nccssairc pour fixer Ic montaut de in contrihutioii. II coimvient cepcnclnnt ci'obscrver que les deux questions ne peuvent pas toujours &tre traittes sparimient claus la pratique : il arrive en effet que les renscigneincnts ncessaires pour trancher in question de I'assujettissenient soient (ljd de nature ä permettre de dterminer le montaut de In contril)ution.
La caisse a expliqu au recourant dans quels cas Jes reprseirtants des cornpagnies d'a.ssurance doiverit, selon la jurispru(ience de la CSS, tre assujeffis au rgime (Ics aliocations pour perle de salaire, puis eile liii a (iemand s'il emplovail des rcprsenfanfs siijets i la contribtition et conibien ii leur avait vers6 ä fifre (Je comnhissions cl de rcmbourscments (je frais. Le recourant ('st teiiu de rponclre a Ja caisse (laus JU mesure oh ses rponses sont nccssaircs pour rsot!dre Ja (luCstiofl de i'assujetfissemenf. Largiiineiil sekn lequel ii ne sera ohJig de fournir des renscignemcnls que, iorsquc [office fdraI (je Findusfrie, des arfs cl mtiers cl du travail aura dicl une ordonnance pr&- voyant 1assujettisscment des ageiits (l'assurancc au rginie des albcatious pour perte de salaire cl que ]es ageufs seront ainsi traifs Je manire identique pur lonles ]es caiscs, nest pas perfinent. La CSS a dbiä statu sur Ja (luestion de lassuJeffissement (lcS agcnfs (1115511- iaiice (]aus sa dcision n 214 (Revue 1942. p. 480). [es caisses devront se tenir Ii celle dcjsion aussi bongtenips que le lgis1ateur fl'atira pas ahrog 011 niodifi Ja igisi afion sur laquelle eile repose. Si Je recourauf, au heu de devoir acqiiitter ses contrihutions ds Je dehut connne ]es aulres conipagnies d'assurance, pou\'ait s'en (iispenscr jusqu'ä cc quufle ordonnance füt (Iicf(eä cc sujef, c'cst bicn alors Clu'on pourralf 1)arlcr d'uue ingahit (Je traiieiuent. Du fall q ue ccrtaines (Id' CeS coinpagllics ne soiit pas cncore assujetlies au rgiine des aiiocations pour perle de salaire il ne saurait dtbdu ire q «ii est foiid i refiiscr de foiirnir des renscigncmeiiis cl (je payer ]es contrihulions prvues pur Ja loi. (N' 1297, en la calisc 0. 5.. du 10 jarlvier 1946.)
NO 657.
Le prix Tun abonnement de chemin de fer de He ciasse peut tre inclus dans les frais de voyage non soumis i contrihution, autant
que l'usage de la IIe ciasse est courant dans la catgorie profession-
neue ii laquelle appartient 1'employ, alors mme que son employeur ne lui rembourserait que le coüt de l'abonnement de hIe ciasse.
Ies dpenses relatives ä une automobile mise sur plots en raison des mesures de l'conomie de guerre ne sont pas considres comme frais de voyage et ne peuvent ds lors Hre ddtiites du salaire de base (10 art. 12, 2e al.).
Daus sa (Icision ii 752 (Revue 1945. p. 237). Ja CSS a protIonc que Ja preuve de (1hol1rs plus ievs demeitre rserve iuine si ]es frais soiit reinbours& sJ)arrnent, en sorte jii'uue partie du traitement flxe albou pur Ja socif au recourant devrait fre considre, suivant ]es circonsfauces, comme rembourseincnt de frais. Eile renvoya Ja cause ä Ja caisse pour ehucider plus ä fond Jes poiiifs de fujI et rell(Ire uiie iiouvelle ordonnaiice.
Le recourant entendait d&luire de son revenu, ä titre de dbours, la diffrence entre 1'abonnenient de chemin de fer en hIe ciasse pay par la esoei6t6 ei ceiui en Ile elasse qu'il utilise ei 1'ensemble des dpenses encotirues pour l'entretien de la voiture juise sur plots ä Cause des prescriptions d'tkonoinie (je guerre. Mais la eaisse releta cette deman dc.
Appeke a se prononcer, in COlnifliSSi011 d'arbitrage a donn6 raison
ja caisse. Eile a constat que In difkreiice (le prix entre les deux sortes dabounenients du chemin (je fer s'kve ä 157 fr. 50 pour six mois ei les frais de garage t environ 90 franos, cc qui fait 247 fr. 50 au total ei correspond ä 4 fr. 95 de confributions payes en trop
mais les alkgations du recourant n'taut pas suffisaminent tayes. ehe ne pouvait le suivre sur cc terrain.
Le rceouranf attaque cette dticision devant la CSS on faisant valoir 1u'il a pris uii aboiinement de Ile ciasse sur le d&ir (je In socit, afin de pouvoir vOyager avec les inandataires de la sockt ; I'utilisafion du ja voiture est prvue au contrat, ds que ins circonstances le permeftroiit In direetion du Ja sockf l'a pri de conserver la voiture pendant les aniues de guerre, en sorte que 'es frais (Je garage et d'cnfreficn. ainsi que les primes dassurance ei les ainortisafions (loiVcllt ihre coinprises claus le caicul des (khou rs• La CSS admct partiellcnicnt Ic recours pour les inotifs suivants
Abonnement de chemin de fr en Jfe clas.se. Le reconrant re'oit en JJJe classe, de S011 emploveur hindcmiuite pour un abonnement
mais voyage (Jans l'excrcice de sa profession en Ile ciasse. La caisse n'enicndait prendre en considration que lindemmuit ahiouc par in socit€, ne pouvanf admeftie que in difftireimce de prix avcc i'abonnemcnt en lic ciasse ffit counprisc (ians les frais profcssionncis, parce
qu'il s'agirait Iä (I.uflc convenance personnelic. Cc poinif de vue est irop ttroit. Si les dtpenscs sont prouv&s cl ne (ltpassenIt pas sensihienient les dpcaises que l'expridnce dmontre comme €fant courantcs (hans cette profession. il ('St justifni (Je lS cnvisager (Jans kur ensemble. L'ntijisation dumm abomieineiit en hie ciasse pliit()t qu'en 1110 classc est courant paruni les vovagcurs (je commerce cl les ageaits d'une certaute iniportancc. Lcs dcpcimscs qui en rsnitent ne sont pas traiigrcs t cutte cattigorie de piofcssions et douvent tre compruses dans le caicul (JeS frais.
Frajs d'nuio,nobile. Aux termes dc Farticic 12. 20 aIinta, des insfuctioims obligatoires, sont consudres comme frais de voyage toutes ins dpenses qu'en Iraine ‚mccessairement l'acliv1 t profcssionneile du vovageur, teiles que les frais (Jeniretien ei dc logement. (Je Iransport cl cj'amabihits aux clients. Ne sont donc frais (Je voyage que ]es dpenscs qui sont en rapport direct avec l'excrcice de in profession. Cesera Je C05, Cli l'espce, pour 1'ahoimemenf de chem in de fer, mais
uon pas pour les dpenses relatives ä l'autornobile mise sur plols cause des mesures d'conomie de guerre. En remisant celle-ei an garage. 1€ recourant a fait un acte .d'administration de son patriiiioiine. Cc serait donc aller trop bin, et cela crerait des (liffiCults pratiques considrah1es, que de considrer des dpenses de cette sorte cOiiiine clbottrs non soumis ä coimfriljiitiomm. Au sons strict du mol, dies n'appartieniment d'ailleurs pas aux frais de 1)OtJa.e, puiSqU'Oii n'entend par Iä que les seimles dpenses ncessaires lt l'activili du vovageur. Ms lors, les dpenses en question ne cloivmmt pas Mre (16dI1ites des soinmcs souniises Ii contributioii. (NO 1315, en la cause A. B.. (1ii 13 fvriei 1946.)
No 658
1. Lorsque la dicision de la commission d'arbif rage est nofifie au militaire dans une enveloppe ne portanf i'adresse ni de 1'exp&. diteur 111 (111 destinataire, on peut lui accorder la restifution du Mai de recours -ceci touf parIiculiirement s'il survient un dc's dans sa familie au cours de la semaine suivant la notification. . Si un salani, qui habitueliement ne travaille pas le samedi
aprs-midi, fait du service militaire le samedi aprls-midi et le diman-
ehe, il n'a droit ii aucune allocation pour perte de salaire vii qu'il ne Sul)it aucune perte de revenu (10 art. 13 1er, 2e al.).
Pur mnioire mis lt 1i poste Je 12 novemnbre 1945. le recouraut se pourvoit auprs de la CSS confre la dCiS!O1L notihiie Je 2' octobre 1945. pur laquclle Ja conimLssion darbitrage. confi rmant l'ordonnauce dc la caisse, a refusi dc mi accordcr une allocalion pour Je service fait ei] dehors des heurcs de travail le samedi cl le dimanche. 11 expliq ne que Ja cicisioii de premire instance a reinise pendant soim absence. ('alls une eriveboppe ne porlant pas (I'adresse, lt sa feiunme (liii, pur suite de, In grave maladie de sa fille. dctdte trois jours plus tard, cuhija de Ja liii remettre lt son retour. Sur ic fond, ii relve que 1'allocation est fixc d'aprs le salaire cl les charges de familIe du niilitaire ; si aucune allocation n'est paye ii ccliii (JUI ne .suhit aucune perle de salairc, il faudrait abors que Je salaire obtetin mmc sott pas rtparti sur les sept jours de in semaine mais ca1cui setilemnemit d'aprs les jours de travail il mm'est pas juste imon plus que les soldats qni font Je service cii fin (je senmaine, peimdaimt les heures chnues ne ret:oivetit pas d'a]location, puisqu'au heu de iouir dii mepoS hehdomnadaire ils sotif astreitits Ii un service particulirement dur. La CS (l(dlare Je recours recevable mais le refettc pour les niotifs snivaitts
1. Le recours lt Ja CS est tardif. II convient toutcfois d'accorder Ja re.slitution du dlai cl de jugcr sur Je fond. 1)0111 les motifs (iie la dedisi011 attaquc a miotifiic dans lind eiiveboppe ne portaimt auculle adresse, ni dlii destinataire iii (je lexjnditcur. et que. suivant altes-
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