Rapporto esplicativo

Consultazione 2008/61: Rapporto sulla politica svizzera della navigazione · 71 pagine

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Référence du dossier: 012.21/2008-04-15/134

3.1. Conditions-cadres

3.1.1. Infrastructures

Les infrastructures de transport en général sont en grande partie surchargées et les aménagements difficiles à financer

La forte croissance des transports ne peut être écoulée qu’avec des voies de communication bien aménagées, performantes et sûres. Elles constituent la clé de voûte des économies nationales qui fonctionnent bien. Tous les modes de transport doivent pouvoir être utilisés en fonction de leurs atouts. Les voies de communication et de transport écologiques, qui ménagent l’espace, sont de plus en plus privilégiées lors des décisions de planification. La suppression des goulets d’étranglement, l’extension de l’infrastructure et l’interconnexion plus étroite entre les centres et les voies de communication, les questions de financement et la protection de l’environnement resteront des thèmes fondamentaux en matière d’infrastructure. Les tendances à l’accroissement des unités de transport avec une capacité de charge toujours plus grande posent de nouveaux défis aux propriétaires d’infrastructure.

A l’exception de la navigation, l’infrastructure est déjà surchargée à l’heure actuelle dans les périodes de pointe. La forte densité du trafic et les embouteillages provoquent notamment des accidents toujours plus nombreux, entraînent des pertes pour l’économie nationale et grèvent encore plus l’environnement. Le trafic mixte (marchandises et voyageurs) pose de grands défis aux usagers, surtout sur la route et sur le rail.

La navigation recèle encore des capacités mais reste dépendante des conditions naturelles

La navigation rhénane dispose encore de capacités, aussi bien en terme d'infrastructures qu'en terme de flotte. Ce potentiel connaît toutefois des limites, étant donné que la navigation intérieure est étroitement dépendante du réseau des voies navigables. En cas de blocage des voies d’eau, il n’y a, souvent, aucune possibilité d’utiliser d’autres itinéraires. Les blocages sont imputables aux avaries, à de grands dommages ou aux révisions des installations de navigation, aux niveaux d’eau trop bas ou trop élevés. Le nombre de jours pendant lesquels le trafic doit être suspendu est toutefois faible. En moyenne, on peut s’attendre par exemple à ce que la navigation rhénane soit fermée sept jours par année, pendant lesquels la circulation n’est pas possible sur certains tronçons.

Dans la navigation rhénane, la profondeur minimale de l’eau est axée sur l’étiage équivalent (EE), c’est-à-dire le niveau d’eau qui n’est pas atteint et qui enregistre un déficit pendant 10 à 20 jours. Statistiquement, la navigation doit donc s’attendre à de bas niveaux, mais les manques d’eau plus graves sont plutôt rares (p. ex. l'année 2003). Dans la plupart des cas, les bateaux peuvent naviguer, mais avec une cargaison réduite.

A l'inverse, la navigation est aussi réduite en cas de niveau d’eau très élevé. Pour Bâle, il s’agit du niveau qui correspond à un débit du Rhin de 2'650 m3/s. Selon les statistiques hydrologiques (courbes des débits classés), cette valeur est atteinte ou dépassée environ trois jours par année.

La navigation rhénane ne devrait pas être gravement touchée par les conséquences des changements climatiques

De manière générale, le changement climatique se répercutera négativement sur les transports. Il faut s’attendre à ce que ces derniers soient de plus en plus perturbés par des événements naturels tels que les crues et les glissements de terrain.

En ce qui concerne les modifications dues au réchauffement climatique, les répercussions sur la navigation ne sont vraisemblablement pas aussi graves qu’on pourrait le craindre. Il y a, certes, des précipitations plus fortes et plus fréquentes qui réduisent la période de récurrence d’une crue et qui