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Consultazione 2009/141: Rapporto sul futuro delle reti infrastrutturali nazionali in Svizzera · 75 pagine
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• Endosser un rôle actif dans l’européanisation
Encouragés par l'uniformisation des prescriptions techniques et des conditions d'accès au marché, on voit se mettre en place dans l'UE toujours plus de marchés des transports, de l'énergie et de la communication actifs sur tout le continent. Ce processus est déjà largement avancé dans le domaine de l'aviation civile, les autres secteurs devraient suivre à des rythmes différents.
En tant que pays non membre de l'UE, la Suisse doit s'assurer par le biais de négociations bilatérales que ses marchés nationaux d'infrastructure intègrent si possible de manière uniforme le marché intérieur européen pour éviter les inconvénients comparatifs menaçant les entreprises locales. De son côté, l'UE est vraisemblablement intéressée par la création d'un "level playing field" compte tenu du rôle de la Suisse comme plaque tournante des infrastructures en Europe. Les entreprises suisses d'infrastructure et leurs actionnaires, à savoir dans de nombreux cas les pouvoirs publics, sont appelés à réfléchir à toutes les options stratégiques dans un contexte de consolidation des marchés européens.
• Coordonner la mobilité à travers les différents modes de transport
Les transports doivent être conçus et organisés de manière globale afin de tirer profit des avantages comparatifs des différents moyens de transport. Lorsqu'il s'agit de déplacements de groupe allant dans le même sens et ralliant deux endroits distincts (p. ex. à l'intérieur et entre les agglomérations ou d'une frontière à l'autre), le train est le plus avantageux, tandis que la route convient mieux pour relier des surfaces et pour répartir les voyageurs et les marchandises. Lors de la planification des voies de communication, il faut toujours évaluer, au moment où l'Etat décide concrètement d'investir, quels seront les modes de transport qui offriront le mieux la mobilité souhaitée111. Dans le pays très densément peuplé qu'est la Suisse, où la demande en mobilité est élevée et les réserves en surfaces limitées, il est en principe adéquat de faire passer le plus de trafic par le rail et de décharger les routes, ceci pour des raisons aussi bien économiques qu'écologiques.
Afin que les usagers puissent effectivement choisir leur mode de transport compte tenu des avantages comparatifs, trois conditions doivent être remplies:
- des interfaces performantes qui permettent de passer sans problème d'un réseau d'infrastructure à l'autre (p. ex. terminaux de marchandises, gares situées dans les aéroports, park-&-ride)
- des chaînes de transport présentant le moins d’interruptions possible qui accroissent la flexibilité des transports publics et réduisent les temps d'attente improductifs (p. ex. horaire cadencé, principe des noeuds, communautés tarifaires)
- des mesures d'incitation affectant les prix qui vont si possible de pair avec les coûts réels pour l'économie nationale (coûts externes inclus) et reflètent si possible les problèmes de pénurie effectifs (tarifs différenciés en fonction des horaires et des endroits) sans les distordre.
111 Cette manière de faire correspond à une pratique de longue date. Grâce au tunnel de base du Lötschberg (NLFA), on a pu renoncer à l'autoroute A6 via le Rawyl; de même le tunnel de la Vereina a rendu superflue l'adaptation aux conditions hivernales de la route du col de la Flüela. A l'inverse, les autoroutes offrant de nouvelles lignes de transports publics performantes dans le domaine des transports publics qui ne peuvent pas être offertes par le rail, notamment entre les villes de Coire et Bellinzone, Fribourg et Bulle, Altdorf et Stans ainsi qu'entre Yverdon et Vallorbe. Les projets d'une réfection complète du tunnel routier du Gotthard s'inscrivent dans la même réflexion.