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Consultazione 2014/51: Strategia Svizzera «Resistenze agli Antibiotici» (StAR) · 72 pagine
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Résumé
La progression de la résistance aux antibiotiques pose un défi majeur en
termes de santé publique. Aussi les conseillers fédéraux Alain Berset et Johann Schneider-Ammann ont-ils demandé l’élaboration d’une Stratégie nationale contre la résistance aux antibiotiques, dont l’objectif premier est de ga-
rantir l’efficacité des antibiotiques à long terme pour le maintien de la santé
humaine et animale. Les cercles concernés ont été impliqués dans l’élabora-
tion de la stratégie et le projet sera prochainement mis en audition.
Le développement des antibiotiques constitue l’une des plus grandes avancées de la médecine : grâce à ces médicaments, il est possible de traiter des pathologies graves, comme la pneumonie ou la septicémie, dont l’issue se révélait souvent fatale auparavant. Toutefois, du fait d’un recours excessif et parfois inapproprié aux antibiotiques, un nombre croissant de bactéries sont devenues résistantes à leur action. A cet égard, l’augmentation de la résistance à certains groupes d’antibiotiques importants et la multiplication des germes multirésistants sont particulièrement préoccupantes.
Le problème concerne aussi bien la médecine humaine que la médecine vétérinaire et l’agriculture, et seule une approche commune et multisectorielle permettra de le résoudre. C’est pourquoi le Conseil fédéral a inclus la lutte contre la résistance aux antibiotiques dans les priorités de sa stratégie « Santé2020 ».
Sur mandat du Département fédéral de l’intérieur (DFI) et du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR), l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) et l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) ont élaboré, en collaboration avec l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), une stratégie nationale bénéficiant d’une large assise. Le projet de stratégie présente de manière détaillée les besoins en la matière, les objectifs à atteindre et les mesures nécessaires.
L’une des principales mesures consiste en la surveillance multisectorielle de l’antibiorésistance et de la consommation d’antibiotiques dans les domaines humain, animal, agricole et environnemental. A cette fin, il convient de combler les lacunes existantes et de publier les résultats de la surveillance dans un rapport commun.
Il faut de plus améliorer la prévention afin de garantir à long terme l’efficacité des antibiotiques. En effet, plus on évite les maladies infectieuses, moins il est nécessaire de recourir à une antibiothérapie. La mise en œuvre systématique de mesures d’hygiène dans les hôpitaux et dans les milieux de soins ou des conditions d’élevage optimisées dans l’agriculture constituent par exemple des instruments pour y parvenir.
Il est également important d’éviter une utilisation inappropriée des antibiotiques, comme dans le cas des infections des voies respiratoires : bien que souvent de nature virale, elles sont fréquemment indûment traitées par ces médicaments. Pour réduire une telle utilisation, il convient de développer de nouvelles méthodes de diagnostic visant à différencier rapidement et clairement les maladies virales et bactériennes. Il faut également imposer des directives obligatoires sur la prescription, la remise et l’utilisation des antibiotiques pour en diminuer la consommation.
Le renforcement de la sensibilisation et de la formation des professionnels de même que l’information de la population constituent un autre pilier de la stratégie contre la résistance aux antibiotiques, l’objectif étant d’informer de manière compréhensible et transparente sur les effets de ces produits et leur bonne utilisation.