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Consultation 2014/51: Stratégie nationale contre les résistances aux antibiotiques (StAR) · 72 pages
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tétracyclines 1948 antibiotiques naturels – aujourd’hui de synthèse – qui
(p. ex., doxycycline) tuent les bactéries en inhibant la synthèse des pro-
téines
aminoglycosides 1944 antibiotiques naturels et dérivés de synthèse qui
(p. ex., streptomy- tuent les bactéries en inhibant la synthèse des pro-
cine) téines
pénicilline 1943 antibiotique naturel modifié chimiquement qui em-
(p. ex., ampicilline) pêche les bactéries de synthétiser la paroi cellulaire,
ce qui les fait éclater
sulfamidés 1936 antibiotique de synthèse qui empêche la formation de
(p. ex., co- l’acide folique bactérien nécessaire à sa multiplica-
trimoxazole) tion
On entend par antibiorésistance l’absence partielle ou totale de sensibilité d’une Antibiorésistance bactérie aux antibiotiques, qui deviennent alors inefficaces. A noter que ces résis-
tances peuvent résulter d’une mutation génétique ou de l’acquisition de gènes de
résistance en provenance d’autres bactéries. Ce transfert horizontal se produit là où
les bactéries échangent du matériel génétique, soit chez ou entre les humains, les
animaux sauvages, de rente et de compagnie, soit dans l’environnement (eaux
usées, engrais de ferme, etc.).
Les gènes de résistance contiennent l’information génétique permettant aux bacté-
ries de se protéger contre l’antibiotique, par exemple, en produisant une enzyme qui
le désactive. En se multipliant, ils peuvent être transmis à la prochaine génération :
c’est ainsi que naissent les souches de bactéries résistantes.
La formation de résistances est, en soi, un mécanisme d’adaptation naturel des bac- Les antibiotiques
accélèrent la formation des
téries, si bien que les souches résistantes existent partout dans l’environnement. résistances Cependant, l’utilisation excessive et inappropriée d’antibiotiques – par exemple,
pour traiter des maladies virales ou prescrits en doses insuffisantes – accélère ce
phénomène. La sélection et la propagation des germes multirésistants – insensibles
à plusieurs, voire, dans de très rares cas, à tous les antibiotiques – sont particuliè-
rement favorisées par l’administration d’antibiotiques à large spectre, là où des an-
tibiotiques à spectre étroit suffiraient.
Les antibiotiques standards (antibiotiques de première intention, comme la pénicil- Antibiotiques standards et
de réserve
line) ne déployant souvent plus d’effet sur les bactéries résistantes, il faut, une fois
que le diagnostic est confirmé, recourir à d’autres antibiotiques. Lorsque même
ceux-ci sont inefficaces, on est contraint de prescrire des antibiotiques de réserve,
les carbapénèmes, par exemple. Si l’on entend éviter l’apparition de nouvelles ré-
sistances, il est impératif de prescrire ces remèdes avec retenue. En effet, si même
les substances de réserve perdent leur effet, il devient pratiquement impossible de
traiter l’infection. C’est la raison pour laquelle les nouveaux antibiotiques sont re-
groupés sous cette appellation.
A l’heure actuelle, en Suisse, les types de bactéries résistantes qui présentent un Bactéries résistantes
importantes
intérêt particulièrement importants pour la santé publique sont les suivants :
Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM)
Les souches bactériennes de SARM sont les principaux agents pathogènes résis-
tants responsables des infections nosocomiales ces dernières décennies. Ainsi, Sta-
phylococcus aureus (S. aureus), notamment, colonise la peau d’environ 30 % des
individus sans provoquer de maladie, mais peut entraîner des infections graves chez
les personnes dont l’état de santé est affaibli ou qui ont subi une intervention ma-