Rapporto esplicativo

Consultazione 2005/43: Ulteriore sviluppo della politica agricola (Politica agricola 2011) · 368 pagine

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Partie spéciale 6: Réduction des coûts et amélioration de la compétitivité

raux, il est possible d’importer librement et de mettre en circulation en Suisse des semences et du matériel végétal. Dans ces domaines, la Suisse ne peut plus réduire les coûts sur le plan technique.

La législation relative aux produits chimiques entrée en vigueur le 1er août délègue davantage de compétences, mais aussi davantage de responsabilité aux commerçants. Les charges ont été assouplies en ce qui concerne par exemple l’étiquetage des produits chimiques (y compris les produits phytosanitaires et les engrais). Cet étiquetage relève de la responsabilité des entreprises, les autorités n’effectuant plus que des contrôles par sondage. Cette mesure a pour objectif de réduire les coûts pour les entreprises et, à condition que les marges restent stables, pour les acheteurs.

7.1.1.4 Aliments pour animaux

Les aliments concentrés présentent les plus grandes différences de coûts. Selon nos relevés, les écarts de prix par rapport aux pays voisins s’élèvent à 48% en moyenne (Allemagne: 50%, France: 46%). D’après les Comptes économiques de l'agriculture, 1 735 millions de tonnes d’aliments concentrés ont été disponibles en 2002, dont 270 millions ont été utilisés dans les exploitations et 1 525 achetés (y cmpris sels minéraux et autres additifs). En Suisse, le relevé a porté sur les prix de vente actuels de grands fabricants d’aliments composés, rabais compris (16 t en vrac, 200 t quantité annuelle, juillet 2005). Quant à l’UE, il s’agit des listes des prix (sans rabais) établies en 2004 pour l’Allemagne et la France (Eurostat, ZMP). On a calculé la différence de prix en pondérant les prix pratiqués dans l’UE pour les différents mélanges en fonction de leur part dans la quantité achetée en 2002.

La structure suisse des composants a servi de base pour le calcul du coût des matières premières des fabricants d'aliments concentrés. Les différents composants ont été calculés aux prix suisses et à ceux de l'UE. En raison de la structure des prix (protection à la frontière), on a tendance à utiliser en Suisse des composants (riz en brisure, amidon, etc.) qui sont plus chers sur le marché mondial que les céréales. C'est pourquoi, les coûts des matières premières de l'UE ont été calculés à l'aide du prix européen des céréales pour ces produits.

En 2002, les dépenses des agriculteurs suisses pour des aliments concentrés se sont montées à 1 037 millions de francs. Les Comptes économiques de l'agriculture (CEA) font état d’un coût bien plus élevé des aliments achetés pour animaux (env. 1,5 mia. de fr.). Cette différence s'explique, d'une part, par le fait que les agriculteurs, en plus des aliments concentrés, achètent des produits dérivés supplémentaires issus de la production agricole (petit-lait, lait écrémé, cossette, marc). Il n’existe pas de données sûres concernant les différences de prix dans ce domaine. D'autre part, dans les relevés précités, le prix des aliments concentrés a été évalué à un niveau nettement inférieur à celui retenu dans les CEA.