Erläuternder Bericht
Vernehmlassung 2005/43: Weiterentwicklung der Agrarpolitik (Agrarpolitik 2011) · 368 Seiten
Fedlex · Erläuternder Bericht · Seite 299 · FrançaisFedlex · Erläuternder Bericht · Français
Situation actuelle
Figure 48 Composition du coût des aliments concentrés (2002)
1 037 mio. de fr.
3
Différence par rapport à UE en mio. de fr.
Marge: 301 mio. de fr.
Différence totale539
2
1 Production suisse - 180 1 2 Importations (protection douanière) - 219 3 Marge plus élevée en Suisse = 140
Importations
Production suisse
443 mio. de fr.
293 mio. de fr.
Sources: OFAG, OFS, USP, Eurostat, ZMP, BNS, swissimpex
La suppression des droits de douane perçus sur les aliments pour animaux réduirait certes le prix des importations, mais elle se répercuterait aussi directement sur les prix des aliments suisses et, partant, sur les revenus agricoles. Selon le calcul des différences présentées dans la figure 48, la marge des transformateurs et des commerçants est beaucoup plus élevée en Suisse. La différence de marge par rapport à l'UE s'élève à 140 millions de francs.
Une réduction des prix des aliments pour animaux entraîne à la baisse ceux des denrées alimentaires d’origine animale (viande, oeufs, produits laitiers, etc.), pour autant que la diminution des coûts de la garde d’animaux soit répercutée sur les prix à la consommation. Cependant, en ce qui concerne les aliments produits en Suisse, elle fait aussi reculer d’autant le revenu du secteur agricole. L’abaissement du prixseuil prévu dans le cadre de la Politique agricole 2011 permettra de réduire de 20 à 30% l’écart de prix des matières premières, soit des différentes composantes des aliments pour animaux. Une baisse des frais de transformation est nécessaire pour que les prix des aliments composés reculent dans la même mesure.
7.1.2 Différences de coûts par rapport à l’UE
Le tableau 52 concerne tous les postes des Comptes économiques de l'agriculture. Les différences de prix figurant dans le tableau découlent des estimations faites sous les chiffres 7.1.1.1 à 7.1.1.4. sur la base des relevés des prix décrits ci-dessus. Comme le niveau des salaires est de 25% au moins plus élevé en Suisse que dans les pays voisins, les frais de vétérinaire, les frais des prestations de services agricoles (entrepreneurs de travaux agricoles) et les coûts salariaux ont été calculés sur cette base. Les différences de prix concernant l’énergie, les « autres biens et services », les « plantations et autres amortissements », les « baux à ferme » et les « intérêts » ont été estimées par l’OFAG. Au total, ces calculs font ressortir une différence de coûts d’environ 1 125 millions de francs, entre la Suisse et l’UE, pour ce qui est des charges réelles agricoles. Sans prendre en compte les coûts supplémentaires occasionnés par l’agriculture elle-même, il résulte une différence de coûts de 938 millions de francs uniquement pour les consommations intermédiaires et les amortissements.