Erläuternder Bericht
Vernehmlassung 2005/43: Weiterentwicklung der Agrarpolitik (Agrarpolitik 2011) · 368 Seiten
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Situation actuelle
¾ Les différences de prix estimées sont des moyennes. Il existera toujours des
biens et services offerts à l’étranger à un prix s’écartant plus ou moins du prix suisse.
¾ En Suisse comme dans l’UE, on doit s’attendre à une hausse des coûts de
production notamment en raison du renchérissement de l’énergie.
¾ A l’intérieur de l’UE, des différences de prix considérables des moyens et fac-
teurs de production sont observées malgré les frontières ouvertes entre les pays membres. Le « bonus suisse » (mise à profit du niveau plus élevé des prix), escompté pour les produits agricoles en cas d’ouverture de la frontière entre la Suisse et l’UE, pourrait aussi concerner les consommations intermédiaires.
7.1.3 La Suisse, un îlot de cherté en matière de denrées alimentaires
Les comparaisons avec la situation des coûts à l’étranger montrent que la Suisse est d’une manière générale un « îlot des cherté ». Une règle empirique veut que dans les dépenses pour les denrées alimentaires du pays, les coûts supplémentaires résultent à raison d’un tiers des prix plus élevés payés à la production agricole, du coût plus élevé de la transformation et des plus grosses marges de la distribution dans les secteurs situés en aval.
La figure 49 présente une estimation de la répartition des dépenses pour les denrées alimentaires. En ont été exclues les boissons alcoolisées; quant aux repas pris à l'extérieur, seuls les prix de revient des entreprises de restauration ont été pris en compte. Les dépenses totales pour les denrées alimentaires ainsi établies s’élèvent à 31,8 milliards de francs et comprennent la valeur de la production suisse de près de 6 milliards ainsi que celle des produits importés de plus de 6 milliards. Le solde avoisinant 20 milliards de francs représente la marge de la branche alimentaire. D’après une comparaison fondée sur un panier de la ménagère standard, les prix des denrées alimentaires sont, dans l’UE, de 38% inférieurs à ceux enregistrés en Suisse. Compte tenu du total de 31,8 milliards de francs, la différence de prix dépasse 12 milliards. Les produits agricoles d'un panier standard coûtent dans l’UE en moyenne 46% de moins qu’en Suisse. Ainsi, la part de la production indigène à cette différence se chiffre à 2,7 milliards, dont près de la moitié pour les consommations intermédiaires, les amortissements et les salaires plus élevés. Le reste des coûts supplémentaires provient de l’agriculture elle-même.
Les denrées alimentaires importées sont renchéries par les droits de douane de 700 millions de francs. Si l’on déduit la différence de 7,7 milliards imputable à la production indigène et le montant des droits de douane de 700 millions des 12,1 milliards de francs, on obtient la marge des secteurs situés an aval, qui est de près de 9 milliards plus élevée que dans l’UE.