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Consultation 2014/51: Stratégie nationale contre les résistances aux antibiotiques (StAR) · 72 pages

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La recherche fondamentale portant sur les nouveaux mécanismes de résistance, leur propagation et leur influence sur l’épidémiologie des agents pathogènes chez l’être humain et les animaux ainsi que sur les possibilités de contrôle antimicrobien est principalement réalisée dans les universités. Un exemple typique à cet égard est le cas d’un projet international mené sous la conduite de l’Université de Berne. Celuici vise à développer une alternative aux antibiotiques basée sur les lipososomes. La nouvelle substance active a été brevetée en 201443.

Le développement de la résistance aux antibiotiques chez les germes pathogènes humains et persistants de même que leur dynamique dans les systèmes de production alimentaire d’importance pour les secteurs agricole et agroalimentaire suisses sont étudiés par l’Agroscope. L’OSAV soutient les travaux de recherche qui établissent un lien entre la résistance humaine et animale sur la base de la génétique moléculaire ou analysent l’efficacité des mesures d’intervention sur la consommation d’antibiotiques et l’antibiorésistance.

Malgré l’abondance d’études consacrées à l’apparition, à la transmission et à la diffusion des bactéries résistantes ainsi qu’à la lutte contre ces dernières et au diagnostic, il n’existe guère de projets adoptant une approche interdisciplinaire. La coordination de la recherche entre les domaines humain, animal et environnemental n’est pas suffisamment développée : concrètement, cela se traduit notamment par le fait que les liens ne sont souvent pas connus et que les synergies possibles, comme l’utilisation d’échantillons et de données dans différents projets, ne sont que rarement exploités.

La plateforme interdisciplinaire pour la recherche relative à la résistance établie par la mesure permet d’obtenir une vue d’ensemble des projets en cours dans les secteurs impliqués. Il est ainsi possible de repérer les lacunes et de déterminer les besoins en matière de recherche pour atteindre les objectifs de la stratégie contre les résistances aux antibiotiques et, sur cette base, d’établir un catalogue des projets nécessaires. Ces projets doivent être traités de manière prioritaire et ciblée. La mise en réseau des chercheurs peut être renforcée et les synergies davantage exploitées.

S’agissant de l’être humain, les besoins en matière de recherche portent notamment sur l’évaluation d’une collecte de données sur la charge de morbidité (Burden of disease), la réalisation d’études sur les comportements en matière de prescription ou encore l’établissement de la corrélation entre la situation de la résistance, les modèles de prescription et la charge de morbidité. Il faut également examiner si, et dans quelle mesure, les médicaments contenant des antibiotiques et disponibles en vente libre, sans ordonnance, jouent un rôle significatif dans l’apparition de la résistance.

Dans le domaine vétérinaire, les questions portent sur l’apparition, la diffusion et le transfert de résistance et de propriétés de la résistance. Le diagnostic visant à diagnostiquer l’infection en présence, la recherche d’alternatives à l’utilisation vétérinaire d’antibiotiques et le développement de vaccins et de produits similaires destinés à renforcer le système immunitaire des animaux constituent également des thèmes centraux, sans oublier l’évaluation des conditions permettant d’éviter d’emblée les infections (gestion, hygiène).

Concernant l’environnement, il est impératif d’étudier comment limiter ou éviter l’introduction d’antibiotiques et de résistance dans les eaux, ce qui implique des mesures à la source (p. ex., dans les hôpitaux), le traitement de flux partiels d’eaux usées ainsi que des mesures centrales au niveau des installations communales de

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