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Consultation 2014/51: Stratégie nationale contre les résistances aux antibiotiques (StAR) · 72 pages
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Suisse prend régulièrement part à des rencontres internationales et participe autant que possible à des groupes de travail de l’UE. Au regard de la stratégie suisse contre les résistances aux antibiotiques, les autres stratégies nationales ont été évaluées, et diverses mesures ont été reprises moyennant une adaptation au contexte suisse. Des échanges ont lieu et sont mis à profit par le biais de contacts nationaux bilatéraux.
Il est essentiel pour la Suisse de poursuivre la collaboration déjà établie avec les différents groupes de travail de l’OIE, de l’OMS, de la FAO, de l’EFSA et de la Commission européenne. Un échange transfrontalier régulier permet de bénéficier de l’expérience d’autres pays et de développer une approche commune.
3.6.5 Soutien aux pays en voie de développement
Soutien aux pays en Mise en place et renforcement du soutien aux pays en développement développement
Le soutien aux pays en voie de développement et émergents est développé, voire mis en place le cas échéant, dans le domaine de la résistance aux antibiotiques.
L’utilisation correcte des antibiotiques et les mesures préventives constituent les instruments les plus efficaces dans la lutte contre la résistance. Or, par manque de ressources et de connaissances, ces instruments ne peuvent pas toujours être employés, notamment dans les pays en développement. Bien souvent, même les conditions de base ne sont pas réunies, comme le fait que les antibiotiques ne puissent être remis que sur ordonnance ou la couverture médicale/vétérinaire de toutes les régions. Dans les zones à haute densité de population, en cas de mauvaises conditions sanitaires et d’incidence élevée de maladies infectieuses, essentiellement de diarrhées, un recours inconsidéré et excessif aux antibiotiques, notamment ceux à large spectre, entraîne l’apparition de nouvelles résistances qui présentent très rapidement une menace pour les autres pays et continents. De nombreuses études montrent que cette évolution préoccupante est déjà une réalité, en particulier en Asie du Sud.
La Suisse peut contribuer à améliorer la situation en soutenant, dans le cadre des fonds existants destinés à l’aide au développement, des projets d’organisations multilatérales (OMS, FAO, OIE, Banque mondiale) visant à promouvoir l’utilisation appropriée des antibiotiques. En l’occurrence, il s’agit de renforcer plutôt à moyen et à long terme le système de santé et les autorités nationales compétentes. Les projets de jumelage ont montré qu’ils constituaient d’excellents instruments dans des situations similaires. La Suisse bénéficie d’une expérience pratique dans le domaine de la santé animale et du service vétérinaire, également concerné par la question des médicaments. Les projets de jumelage sont réalisés dans le cadre de contrats de collaboration conclus entre un pays en développement et un pays développé, avec des objectifs et des mesures clairement fixés.
La mesure est mise en œuvre sous la houlette de la Confédération, en partenariat avec des acteurs pouvant varier en fonction de l’organisation de chacun des projets.
3.7 Information et formation
Les lacunes en matière de connaissances et d’information concernant le développement et la diffusion de la résistance aux antibiotiques doivent être comblées, car cela permettra aux professionnels tels que les médecins et les vétérinaires, les pharmaciens, les agriculteurs, les producteurs de denrées alimentaires, mais aussi au