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Consultation 2014/51: Stratégie nationale contre les résistances aux antibiotiques (StAR) · 72 pages

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La mesure est mise en œuvre sous la houlette de la Confédération, en partenariat avec les établissements de santé, les sociétés de spécialistes et les fédérations.

3.7.3 Formations de base, postgrade et continue

Formations de base, Renforcement de la formation de base, postgrade et continue des médecins, postgrade et continue des vétérinaires et des détenteurs d’animaux

Les concepts de formation pour les groupes professionnels concernés sont remaniés dans le but d’accroître les connaissances en matière d’antibiorésistance, de diagnostic, de mesures préventives et d’utilisation adéquate des antibiotiques. Dans ce cadre, l’opportunité de créer et d’introduire des certificats de capacité supplémentaires sera examinée. Une obligation de formation continue ciblée est introduite pour la remise de médicaments vétérinaires à titre de stock dans le cadre de la convention sur les médicaments vétérinaires.

Durant leur cursus, les futurs médecins étudient la problématique de la formation de l’antibiorésistance lors du traitement des maladies infectieuses et suivent des modules portant sur la prévention. Cette thématique figure aussi en bonne place dans la formation continue menant au titre FMH en infectiologie, qui vise également à transmettre aux étudiants des connaissances sur les traitements anti-infectieux, prophylactiques, empiriques et thérapeutiques. En revanche, les autres spécialisations ne consacrent pas de module en tant que tel à la résistance. Quant au programme des formations postgrade, on ne sait pas quelle importance leur est accordée.

Les vétérinaires, qui ont l’obligation de suivre des formations tout au long de leur carrière, abordent la problématique de l’antibiorésistance dans plusieurs matières au cours de leur cursus. Ceux qui assument de surcroît la surveillance d’exploitations agricoles dans lesquelles des aliments médicamenteux pour animaux sont produits doivent suivre une formation supplémentaire et participer régulièrement à des cours. Enfin, les résistances aux antibiotiques sont rappelées au bon souvenir des vétérinaires à l’occasion de nombreux colloques. L’obligation de suivre des formations postgrade et continue en médecine vétérinaire n’est pas réglée comme en médecine humaine, et un contrôle a rarement lieu.

Au cours de leur formation initiale, les agriculteurs se destinant à l’élevage sont familiarisés avec l’alimentation des animaux, les maladies dont ils peuvent être victimes, et l’élevage en tant que tel. A ce titre, ils apprennent comment fonctionnent les différents systèmes de stabulation, comment gérer les systèmes de production (climatisation, ventilation, etc.) et respecter les normes relatives au bien-être des animaux. S’agissant de l’alimentation, on leur enseigne comment couvrir les besoins des bêtes en fonction de l’élevage et de l’engraissement notamment. Quant aux connaissances sur les maladies, elles comprennent un volet hygiène (nettoyage et désinfection), identification des troubles du métabolisme et maladies infectieuses les plus fréquentes, de même que la prise de mesures correspondantes. Au programme, on trouve encore les vaccinations, la gestion et l’utilisation correcte des médicaments pour animaux, la convention sur la médication vétérinaire comprise. Pour les vaches laitières, les enseignants insistent sur le repérage et la prévention des mammites, en intégrant l’aspect du recours aux antibiotiques, sachant qu’une même trame sous-tend tous ces apprentissages : la prévention joue un rôle clé pour la promotion de la santé des animaux. Dans le cadre des modules de formation professionnelle plus poussée, on peut envisager d’approfondir les corrélations entre administration d’antibiotiques, formation de résistance, vaccination et désinfection.

La mise en œuvre de cette mesure garantit une transmission et une utilisation adéquates des connaissances en matière d’antibiorésistance dans la formation de base,