Projet
Consultation 2015/28: Stratégie nationale de vaccination (SNV) · 50 pages
Fedlex · Projet · Page 30Fedlex · Projet
Domaine d’action 2c : Améliorer l’accessibilité de la vaccination pour les adultes
Contexte
Des services d’information et de vaccination à bas seuil d’accès sont pour l’instant rares dans les cantons. En général, seuls les médecins sont autorisés à vacciner, selon les dispositions cantonales en vigueur, limitant ainsi les possibilités de vaccination à bas seuil d’accès. Les autorités sanitaires cantonales
peuvent toutefois autoriser à certaines conditions d’autres professionnels de la santé, comme les
infirmiers et les pharmaciens, à vacciner, voire même à le faire sans ordonnance médicale.
Toutes les vaccinations recommandées figurant dans le plan de vaccination suisse sont remboursées par l’assurance obligatoire des soins, si les conditions concernant l’autorisation de mise sur le marché ainsi que les critères de l’efficacité, de l’adéquation et de l’économicité au sens de la LAMal sont remplis.
Actuellement, le coût de la franchise et de la quote-part sont à la charge du bénéficiaire. Ceci peut être un frein à la vaccination, particulièrement pour les vaccinations de rattrapage chez les jeunes adultes, ces derniers ayant tendance à avoir une franchise plus élevée que dans les autres classes d’âge. Un moyen à disposition pour contrer cela est une libération de la franchise. Cette possibilité est prévue par la loi
fédérale du 18 mars 1994 sur l’assurance-maladie (art. 64 LAMal; RS 832.10) pour les programmes de prévention nationaux et cantonaux. Dans ce cas, seule la quote-part doit être payée par la personne vaccinée.
Besoins d’agir
Les rappels et les vaccinations de rattrapage, ainsi que les vaccinations liées à des situations à risque, sont nécessaires aussi chez l’adulte. Il faut, pour ce groupe d’âge, non seulement prendre des mesures pour expliquer les vaccinations et rappeler les dates de celles qui sont à faire, mais aussi simplifier au maximum l’accès à l’administration des vaccins. Il convient pour cela de rechercher d’autres solutions que le contact individuel avec les médecins, en analysant leur adéquation et leur faisabilité.
Les médecins doivent systématiquement profiter des consultations individuelles pour vérifier le statut vaccinal et recommander les vaccinations nécessaires, en prenant l’habitude d’intégrer ces contrôles aux activités de prévention qu’ils proposent. Pour les femmes en âge de procréer, les visites régulières chez le gynécologue constituent un potentiel qui n’est pas encore totalement exploité, alors qu’elles
constitueraient de bonnes occasions d’aborder avec les futures mères la question des vaccinations
nécessaires avant et après l’accouchement. Les recommandations doivent être faciles à appliquer ; par exemple, on devrait pouvoir vacciner sans difficulté l’entourage des nourrissons pour protéger ceux-ci de la coqueluche, notamment dans les maternités ou dans d’autres structures.
La Confédération et les cantons doivent profiter des opportunités liées à des journées ou à des
campagnes d’information consacrées à certaines vaccinations pour toucher de plus larges pans de la population. A cet effet, il convient d’accorder les moyens financiers aux autorités chargées de la mise en œuvre, et de les maintenir. Ces dernières doivent en outre prendre des mesures spécifiques pour
expliquer aux groupes cibles difficiles à atteindre (population migrante par ex.) les recommandations relatives aux vaccinations et l’accès à celles-ci.
Enfin, la possibilité devrait être donnée à la population active de se faire vacciner sur le lieu de travail, par exemple contre la grippe, lorsque cela est possible et approprié.
Stratégie nationale de vaccination (SNV) – Ebauche du 29.03.2016