Rapporto esplicativo
Consultazione 2005/43: Ulteriore sviluppo della politica agricola (Politica agricola 2011) · 368 pagine
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Partie générale
Les progrès réalisés dans la technique de production agricole se répartissent entre les trois groupes d’innovations suivants :
¾ les innovations biochimiques;
¾ les innovations électromécaniques;
¾ les innovations d’ordre institutionnel et organisationnel.
Les innovations biochimiques génèrent des rendements plus élevés à la surface dans la production végétale ainsi qu’une hausse des performances laitières et des gains journaliers dans la production animale, mais aussi des produits de meilleure qualité. Ces gains d’efficacité sont principalement obtenus grâce à la sélection ciblée mais aussi grâce au développement d’engrais, de produits de traitement des plantes, d’aliments pour animaux, etc. qui sont de mieux en mieux adaptés aux besoins des plantes et des animaux. A titre d’exemple, la performance laitière moyenne a régulièrement augmenté de 70 kg par an en Suisse depuis 1960. On peut tabler sur une augmentation comparable dans les années à venir. Par contre, les gains journaliers dans la production de viande, les performances de ponte dans la production d’œufs et les rendements des grandes cultures se heurtent de plus en plus à des limites naturelles.
Pour ce qui est des moyens de production mis en oeuvre, ils ont eux aussi gagné en efficacité au cours des dix dernières années. L’épandage des engrais de ferme se fait selon des procédés qui limitent les pertes et répondent aux besoins. Le recours aux engrais minéraux a pu ainsi être réduit de manière substantielle. Mais il existe encore un énorme potentiel dans ce domaine. En raison des prescriptions PER, les produits de traitement des plantes ne sont plus utilisés à titre préventif, mais seulement après dépassement du seuil de tolérance.
Quand il est appliqué, le progrès chimico-biologique peut faire l’objet de vifs débats controversés qui, pour des raisons éthiques, écologiques ou de politique sanitaire, mettent un frein à l’exploitation des possibilités qu’il offre. C’est ainsi que l’utilisation d’hormones et d’auxiliaires de stimulation de la production à base d’antibiotiques est interdite en Suisse. Par ailleurs, les plantes génétiquement modifiées ne sont pas non plus cultivées dans notre pays.
En ce qui concerne les innovations électromécaniques (p.ex. nouveaux procédés de récolte ou de traite), la société émet beaucoup moins de réserves à leur égard en comparaison avec les applications issues du progrès biochimique. Ainsi, la décision d’opter ou non pour le progrès électromécanique appartient dans une large mesure au chef d’exploitation. Sur le plan économique, ce choix implique qu’il doit disposer, outre du capital d’investissement nécessaire, d’une structure d’exploitation appropriée, afin que le gain de productivité envisagé soit effectif. La technique aujourd’hui disponible exige le plus souvent des surfaces minimales ou des effectifs d’animaux minimums. Le progrès électromécanique constitue donc un moteur décisif de l’évolution structurelle, comme l’illustrent le traitement électronique des données dans la culture végétale, la navigation par satellites GPS, les robots de traite ou les logiciels de gestion des troupeaux.
Au niveau de l’exploitation, l’utilisation de ces innovations peut avoir des incidences sur la gestion du travail, l’économie et, partant, sur le plan social, incidences qui influent également sur le processus d’adaptation structurelle. Les innovations électromécaniques peuvent aussi être avantageuses pour l’environnement (travail du