Rapporto esplicativo
Consultazione 2005/43: Ulteriore sviluppo della politica agricola (Politica agricola 2011) · 368 pagine
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Défis et stratégie
Ce n’est qu’avec des produits au profil clair et d’excellente qualité que nous parviendrons à tirer réellement parti des chances d’exportation qu’offre l’ouverture croissante des marchés agroalimentaires vis-à-vis de l’UE. Jusqu’à présent, nous n’avons pas réussi par exemple à utiliser les contingents douaniers de fruits et de légumes accordés à la Suisse par l’UE dans le cadre des Accords bilatéraux. Ce sont principalement les volumes relativement faibles de l’offre et le niveau de prix beaucoup plus élevé de nos produits agricoles qui font obstacle à la prospection de nouveaux marchés à l’étranger.
En Suisse comme à l’étranger, l’agriculture helvétique a la réputation de savoir produire des denrées de qualité. Mais c’est surtout à l’étranger que nous n’avons guère réussi jusqu’à présent à tirer parti de cet atout pour la création de valeurs en Suisse. Ainsi, au cours des dix dernières années, notre économie laitière n’a pas pris part à la croissance du marché du fromage au sein de l’UE. En 2004, nos exportations représentaient seulement 0,6% du marché du fromage de l’UE à 15, sur lequel sont commercialisées 7 millions de tonnes. Par conséquent, la mise au point d’une stratégie de marché ciblée dans l’intérêt de la Suisse en tant que région de production et le développement d’un profil systématique pour les produits agricoles suisses sont une condition sine qua non pour exploiter le potentiel d’exportation.
1.4 Défis et stratégie
1.4.1 Défis
1.4.1.1 Economie
L’octroi de paiements directs garantit aujourd’hui que les prestations d’intérêt général sont fournies par une agriculture misant sur la production durable. En raison du soutien des prix accordé par la Confédération et de la protection à la frontière, les prix des produits suisses sont encore élevés en comparaison internationale.
Cette situation comporte de gros risques pour l’avenir. Une réduction de la protection à la frontière, imposée par des engagements internationaux, par des accords de libre-échange ou pour des raisons autonomes, toucherait fortement l’agriculture et le secteur de la transformation, notamment le premier échelon. L’application de l’accord de l’OMC fera ainsi baisser le revenu net des exploitations, qui passera probablement de 3 à 2 milliards de francs. Etant donné la situation précaire des finances de la Confédération, ce recul des prix ne pourra désormais pas être compensé par une aide fédérale. L’amélioration de la compétitivité reste donc un enjeu majeur. La productivité dans les secteurs de la production et de la transformation, les prix des moyens et des facteurs de production, de même que la mise en valeur des produits agricoles recèlent à cet égard un potentiel d’amélioration.
¾ En Suisse, la productivité de la branche alimentaire est comparativement plus
faible qu’à l’étranger. Les moyens techniques ne sont pas mis à profit comme ils pourraient l’être. Les capacités aménagées grâce à des investissements ne sont souvent pas entièrement utilisées. Tant l’agriculture que les secteurs situés en amont et en aval ont donc des potentialités en ce qui concerne
l’amélioration de la productivité.