Projet
Consultation 2009/141: Rapport sur l'avenir des réseaux d'infrastructure nationaux en Suisse · 75 pages
Fedlex · Projet · Page 58Fedlex · Projet
- 56 -
d'étranglement menaçant particulièrement le système (p. ex. contournement de Zurich par le Nord, tangente de Bâle, tronçons Härkingen – Wiggertal, Blegi – Rüttihof).
• Augmenter la sécurité routière
Avec le programme «Via sicura», le Conseil fédéral prévoit environ 60 mesures ponctuelles. L’objectif est clair: s’assurer que les automobilistes soient bien formés et au sommet de leurs capacités, qu’ils se déplacent dans des véhicules sûrs et sur de bonnes routes. Outre une sensibilisation accrue de la population, le comportement des usagers de la route doit être influencé dans le bon sens et la sécurité des véhicules doit être améliorée. La «route intelligente» peut également identifier à temps les situations critiques et les désamorcer, apportant une contribution en ce sens.
• Améliorer l'impact environnemental
Les progrès techniques dans le domaine automobile permettront de réduire nettement les émissions spécifiques de CO2 du trafic routier ; concernant les émissions absolues de gaz à effet de serre, il faut s'attendre, en raison de la forte augmentation du trafic, à un changement nettement moins significatif. Le trafic routier reste donc un important champ d'intervention pour la politique de protection du climat. Afin de satisfaire aux prescriptions légales de la protection de l'air, il faudra dans un avenir proche réduire de moitié les émissions d'oxydes d'azote et de poussières fines en Suisse, produites pour l'essentiel par le trafic routier. Cela requiert des mesures efficaces, p. ex. des incitations de type économique en faveur de véhicules ne dégageant que peu ou pas d'émissions. Il s'agit de conférer une priorité élevée à la protection contre le bruit lors de la construction et de l'assainissement des routes.
• Optimiser le système de financement
Les ressources financières nécessitées par l’infrastructure routière ne diminueront pas lorsque le réseau des routes nationales sera achevé. Remédier au manque de capacité coûte cher; or l’entretien du réseau renchérit à mesure qu’il gagne en âge, en densité et en complexité. Au vu des nouvelles tâches, des exigences complémentaires et de la baisse de la consommation de carburant, il sera nécessaire d'augmenter à moyen terme les taxes d'utilisation.
6.3 Rail
• Supprimer les goulets d'étranglement
La part du rail dans la mobilité continuera de s'accroître116. D'ici 2030, le volume du trafic voyageurs augmentera de 1,3% en moyenne par an sur le réseau ferroviaire suisse alors
préférable; cependant, une telle solution nécessiterait l’adaptation de l’arrêté des Chambres fédérales sur le ré- seau de routes nationales, et la recherche d’un autre moyen de financement. Le programme visant à supprimer les goulets d’étranglement ne peut remédier au manque de redondance de réseau sur les tronçons Bellinzone– Chiasso, Lausanne–Genève, Soleure–Olten, Baden–Zurich–Winterthour, ni au raccordement lacunaire au réseau européen de routes à grand débit dans le Nord-Est de la Suisse (Schaffhouse/Constance/Bregenz).
116 Les perspectives d’évolution en matière de transports de la Confédération (cf. note 94) estiment que la répartition modale du rail progressera des 18% actuels à plus de 20% pour le trafic voyageurs d’ici 2030, et de 41% actuellement à 47% pour le trafic marchandises. La différence par rapport aux indications relatives à la répartition modale au chapitre 4, basées sur le microrecensement par rapport au comportement en matière de transport (OFS/ARE 2007), est imputable aux différentes méthodes adoptées par les études.