Rapport sur les résultats
Consultation 2011/70: Stratégie biodiversité Suisse · 70 pages
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du tourisme, du sport et des loisirs, des transports ainsi que des biens-fonds, bâtiments et installations en possession de la Confédération ont généralement été approuvés par la plupart des participants à la consultation. Les voix critiques étaient plus nombreuses s’agissant de l’agriculture. Certains estiment que la contribution actuelle du monde agricole à la conservation de la biodiversité est suffisante, alors que d’autres demandent que l’on aille au-delà des champs d’action prévus pour l’agriculture dans le projet. Selon de nombreux participants, le chapitre concernant les énergies renouvelables est trop bref et il apparaît clairement que le plan d’action devra aborder dans le détail la question de la coordination entre la biodiversité et ces formes d’énergie. Pour tous les secteurs, des réflexions plus poussées ont souvent été soumises dans la perspective du plan d’action.
2. Création d’une infrastructure écologique
La création d’une infrastructure écologique est saluée par un grand nombre de participants à la consultation.. Alors que les uns sont d’avis qu’une telle infrastructure ne suffirait pas, et que la biodiversité doit être conservée partout, les autres ne sont pas persuadés de son efficacité. Dans les milieux agricoles Ŕ et également sylvicoles Ŕ on craint en outre que la création de nouvelles aires protégées se fasse principalement aux dépens des terres cultivées ou forestières. On estime que les surfaces supplémentaires ne doivent être instituées que de manière facultative et contre dédommagement. Les participants sont en revanche unanimes à penser que les aires protégées et aires de mise en réseau existantes doivent être entretenus de manière à ce qu’ils remplissent leurs fonctions. Actuellement, cela ne semble pas être le cas en raison des moyens financiers restreints mis à disposition par la Confédération. Le fait d’inscrire une infrastructure écologique dans un plan sectoriel fait l’objet de profonds désaccords. Certains jugent que ce type de plan est l’instrument idéal à cet effet, alors que d’autres Ŕ en particulier les cantons Ŕ estiment qu’un plan sectoriel doit servir à définir des tâches de la Confédération et non des tâches communes à la Confédération et aux cantons, comme celles liées à conservation de la biodiversité.
La proposition concernant l’imputation des surfaces protégées dans la comptabilité liée à l’objectif
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d’Aichi n° 11 a été critiquée de toutes parts. On relève d’une part qu’on manque de données exactes sur les surfaces actuelles. D’autre part, on rejette le choix fait pour l’intégration future des surfaces dans le calcul. Les uns sont d’avis qu’un nombre d’aires trop restreint a été pris en compte et que la Suisse, en réalité, atteint déjà l’objectif cité. D’autres pensent au contraire qu’un trop grand nombre de surfaces ont été intégrées, que la situation suisse a été embellie par la comptabilisation de surfaces se recoupant partiellement et que les aires protégées supplémentaires à délimiter devront donc être nettement plus vastes que ce qu’indique la stratégie.
3. Amélioration de la situation des espèces fortement menacées
De l’avis presque unanime des participants, la formulation de cet objectif doit être améliorée. Selon eux, il n’est pas efficace de parler d’amélioration de la situation des espèces fortement menacées. Il doit s’agir d’espèces pour lesquelles la Suisse assume une responsabilité particulière ou qui sont mentionnées dans la liste des espèces prioritaires. Certaines prises de position demandent que la diffusion des espèces exotiques envahissantes susceptibles de causer des dommages soit traitée de manière approfondie, en tenant compte des nuances régionales et dans le cadre d’un objectif spécifique.
1 Objectif 11: D’ici à 2020, au moins 17 % des zones terrestres et d’eaux intérieures et 10 % des zones marines et côtières, y compris les zones qui sont particulièrement importantes pour la diversité biologique et les services fournis par les écosystèmes, sont conservées au moyen de réseaux écologiquement représentatifs et bien reliés d’aires protégées gérées efficacement et équitablement et d’autres mesures de conservation effectives par zone, et intégrées dans l’ensemble du paysage terrestre et marin.