Rapport sur les résultats

Consultation 2011/70: Stratégie biodiversité Suisse · 70 pages

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conflits d’objectifs n’est pas satisfaisante: il convient de clarifier les rapports entre la Stratégie Biodiversité Suisse et la stratégie « Agriculture et filière alimentaire 2025 », le processus de sortie du nucléaire ou la stratégie du domaine sylvicole. Dans le même contexte, BAS constate que lors des futures pesées d’intérêts, il faudra aussi tenir compte des prestations et intérêts économiques, et notamment de ceux liés au secteur de la construction. L’USPF et le canton de Turgovie jugent quant à eux que les conflits d’objectifs et d’intérêts potentiels doivent être mentionnés dès la stratégie, sans attendre le plan d’action.

MEM désire aussi des explications concrètes sur le potentiel de conflit, en particulier en ce qui concerne les transports, les énergies renouvelables ou les surfaces à affectation industrielle. L’USP, la FSPC, le canton de Turgovie et la ZBB exigent une clarification préalable des éventuelles contradictions entre la Stratégie Biodiversité Suisse et les stratégies de politique agricole. A ce sujet, le canton de Fribourg souhaiterait déjà connaître les approches envisagées pour résoudre le problème.

A côté des interfaces et stratégies à définir, la HKBB souhaite que le projet soit complété de manière à positionner la Stratégie Biodiversité Suisse de manière compréhensible dans la stratégie globale de la Confédération.

La commune de Morges, en revanche, demande qu’on raccourcisse les deuxième et troisième paragraphes, et qu’on fasse référence au processus participatif d’élaboration du plan d’action.

Chapitre 2: Définition et importance de la biodiversité

2.1 Définition de la biodiversité

Les participants jugent correct de définir la biodiversité comme un ensemble incluant la diversité des écosystèmes, la diversité des espèces et la diversité génétique. Le canton de Schaffhouse souhaiterait qu’on distingue plus clairement la diversité génétique naturelle propre aux espèces sauvages de celle des espèces domestiques.

2.2 Comment mesurer la biodiversité

Le PES et quatre organisations de protection de l’environnement (Gre, PN, ASPO et WWF) considèrent que le nombre de types de milieux naturels ne constitue pas un critère de mesure approprié. L’enjeu ne réside pas là mais bien dans l’extension, la répartition et la qualité des milieux naturels. Par ailleurs, la priorité doit être mise sur les milieux pour lesquels la Suisse assume la plus grande responsabilité et sur ceux qui fournissent d’importants services écosystémiques.

Le WWF souhaite que l’on définisse, dans la stratégie, des situations de référence pour des parties importantes de la biodiversité et que l’on fixe des objectifs chiffrés assortis de responsabilités et de délais. Les MfE, AG, le FSP, le PES, Gre, la CDPNP, PN, l’ASPO, la VKMB, le WWF et le canton de Zurich considèrent qu’une situation de référence datant de 1991 ne peut être justifiée et qu’on pourrait le cas échéant se fonder sur l’état de 1962, puisque cette année-là le peuple suisse a décidé à une très forte majorité qu’il fallait dorénavant mieux protéger la nature (votation concernant la LPN). PR, la SSS et Vog soulignent que le fait de choisir 1991 comme situation de référence ne peut impliquer de prendre également les valeurs de cette année comme objectifs. Ces derniers doivent au contraire être définis aux plans à la fois quantitatif et qualitatif, et nuancés selon les régions.

BIO souligne qu’il n’est pas possible de retourner à une situation passée quelle que soit sa définition, parce que la biodiversité ne cesse d’évoluer, en interaction avec l’environnement, si bien qu’on voit sans cesse apparaître de la nouvelle biodiversité. Enfin, la HAFL fait remarquer que la biodiversité a progressé en forêt et dans l’espace urbain depuis 1991.