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Consultation 2014/51: Stratégie nationale contre les résistances aux antibiotiques (StAR) · 72 pages
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Les données disponibles ne sont pas non plus suffisantes pour identifier des problèmes spécifiques. Une base de données de qualité et complète doit permettre de mettre en évidence si les mesures formulées dans la stratégie produisent les effets souhaités.
Prévention
L’application de mesures préventives ciblées et d’alternatives efficaces permet de diminuer le recours aux antibiotiques. Des mesures structurelles, notamment en matière de gestion, d’hygiène, d’organisation et d’information, fa-
vorisent la réalisation de cet objectif.
Etant donné que le recours aux antibiotiques favorise le développement de résistances, l’une des mesures les plus efficaces consiste à diminuer la consommation d’antibiotiques. Pour ce faire, il convient d’éviter les infections dans la mesure du possible et de promouvoir des alternatives efficaces aux antibiotiques.
Utilisation appropriée des Les directives relatives à l’utilisation appropriée d’antibiotiques sont adaptées antibiotiques à l’état actuel des connaissances. Elles sont obligatoires et mises en œuvre systématiquement.
Lorsqu’on ne peut éviter leur emploi, les antibiotiques doivent être utilisés de manière appropriée pour éviter, dans la mesure du possible, le développement de résistances, conformément à l’état actuel des connaissances. A cette fin, une bonne information des personnes prescrivant ou utilisant des antibiotiques est indispensable. En complément, il est nécessaire de définir des prescriptions obligatoires, lesquelles sont appliquées systématiquement sur l’ensemble du territoire.
Lutte contre la résistance
Afin de diminuer les résistances aux antibiotiques, il faut réduire la transmis-
sion et la diffusion des bactéries résistantes.
Même dans l’utilisation appropriée des antibiotiques, il n’est pas possible d’éviter complètement le développement de résistance. Aussi convient-il de veiller à ce que les résistances présentes soient détectées rapidement et traitées rigoureusement. Il faut de plus limiter les possibilités de transmission et de diffusion de la résistance.
Recherche et Il faut intensifier la recherche interdisciplinaire et améliorer les connaissances développement sur l’apparition, la transmission et la diffusion des bactéries résistantes et sur la lutte contre ces dernières. Cette recherche permet également de développer
des produits dans les domaines des substances antimicrobiennes et des mé-
thodes diagnostiques à un coût avantageux.
Le développement et la dispersion de la résistance ainsi que les mécanismes de causes à effets sous-jacents sont complexes ; bien souvent même, leur fonctionnement n’est pas encore parfaitement connu. Une recherche ciblée et interdisciplinaire est nécessaire pour combler les lacunes. Dans la mesure du possible, les résultats doivent également créer des bases pour le développement de nouveaux produits.
Coopération Il faut favoriser la coopération des acteurs sur les plans politique, scientifique
et économique, aux niveaux national et international, en privilégiant l’ap-
proche One Health.
Eu égard à la nature multisectorielle et mondiale de la problématique, une coopération des différents acteurs sur les plans politique, scientifique et économique est indispensable. Lorsque cette coopération se révèle encore insuffisante, elle doit être activement encouragée et améliorée. En particulier une harmonisation transsectorielle des activités ainsi qu’une solide mise en réseau internationale constituent des mesures importantes à cet égard.