Rapporto sui risultati

Consultazione 2011/70: Strategia Biodiversità Svizzera · 70 pagine

Fedlex · Rapporto sui risultati · Pagina 41Fedlex · Rapporto sui risultati

l’UVS, l’ASPO, la VKMB et le WWF estiment qu’il faut rapidement éliminer les chevauchements des différentes catégories d’aires protégées, qui aboutissent à une surévaluation de la portion du territoire national. L’UVS exige des objectifs clairs pour la pérennisation des aires protégées et les aires de mise en réseau complémentaires.

Les cantons de Lucerne et d’Uri critiquent également le calcul des aires protégées, présenté à l’annexe 3, et indiquent qu’en plus des aires protégées proprement dites, les surfaces forestières proches de la nature, les surfaces de compensation écologique dans l’agriculture, les cours d’eau proches de l’état naturel, les surfaces de grande valeur dans les parcs naturels et les surfaces à l’état quasi-naturel en zone urbaine devraient aussi en faire partie. Ils estiment en outre que les grandes régions (Plateau, Alpes, etc.) ne sont pas suffisamment différenciées.

Smel pense que la Suisse remplit l’Objectif d’Aichi n°17 d’un point de vue quantitatif. Cette conclusion oblige à une réorientation de la SBS, à l’abandon de la surface au profit de la qualité ou d’autres objectifs d’Aichi. L’aménagement d’espaces réservés aux cours d’eau s’accompagne d’une vaste mise en réseau écologique sur tout le territoire qui, toujours selon Smel, doit servir d’épine dorsale à l’infrastructure écologique. Prom est également d’avis qu’il existe déjà suffisamment d’aires protégées et s’oppose à leur extension. La COJA, la LBV et l’USP sont contre un développement des aires protégées qui empiéterait sur l’espace agricole et demandent l’intégration des surfaces de compensation écologique dans les 17 % d’aires protégées.

Selon la SAV et l’USPF, les surfaces utilisées conformément à l’OQE remplissent les critères d’une aire protégée. A l’inverse, le canton de Berne ainsi que cinq autres participants (PES, Gre, PS, ASEP et WWF) ne partagent pas cet avis, car les surfaces OQE ne sont pas pérennisées. Ceux-ci estiment que, même pour les réserves d’oiseaux d’eau et d’oiseaux migrateurs, seule une infime partie peut être considérée comme d’authentiques aires protégées.

Le canton d’Appenzell Rhodes-Extérieures demande que les surfaces de l’infrastructure écologique composée d’aires protégées et d’aires de mise en réseau ne s’étendent pas seulement aux zones rurales ou paysages cultivés agricoles et à la forêt mais qu’elles intègrent également davantage des zones bâties. Selon l’UVS, la fonction de mise en réseau de zones bâties doit être complétée dans le texte. La FSAP souhaiterait aussi que les paysages ruraux soient mentionnés comme des lieux essentiels de développement de la biodiversité.

Selon les parcs, les zones centrales des parcs nationaux peuvent être prises en compte, mais pas les parcs naturels régionaux. Les parcs signalent aussi que la délimitation de parcs n’est pour l’heure pas un gage de succès en matière de biodiversité. De plus, cela nécessite des efforts considérables au niveau social, politique et financier.

eco critique l’absence de données concernant les lieux de mise en place des aires protégées et aires de mise en réseau prévues et les secteurs de l’économie nationale devant mettre à disposition les espaces requis.

Le canton de Berne demande que les objets des inventaires nationaux, cantonaux ou régionaux, ainsi que les aires protégées locales soient mis en place de manière rigoureuse pour que l’objectif des 17 % de surfaces d’aires protégées puisse être atteint d’ici à 2020. Les moyens financiers supplémentaires nécessaires à cet effet doivent être fournis par la Confédération.

Le PES, Gre, la VKMB, PN, l’ASPO et le WWF espèrent que la Suisse se fixera comme objectif de disposer, d’ici à 2020, de 20 % d’aires protégées et de 10 à 15 % d’aires de mise en réseau.

La CSF est très favorable au paragraphe « Améliorer les habitats des poissons », consacré à l’objectif d’amélioration des habitats des poissons de façon à mettre progressivement un terme aux coûteuses mesures d’alevinage. Elle voit par ailleurs un potentiel énorme et un besoin d’action urgent dans le