Rapport sur les résultats
Consultation 2011/70: Stratégie biodiversité Suisse · 70 pages
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explicitement et présenter la Stratégie mondiale pour la conservation des plantes (Global Strategy for Plant Conservation, GSPC).
La CDCA regrette que le projet ne contienne pas d’analyse montrant dans quelle mesure la Suisse est concernée par les objectifs d’Aichi, puisque sans évaluation de leur pertinence pour la Suisse, la stratégie manque de fondement. Le canton de Zoug estime aussi qu’il faut améliorer la réflexion menant à l’identification de la nécessité d’agir et aux champs d’action qui vont avec.
La FSPC estime que les objectifs du Plan stratégique sont abstraits et trop ambitieux.
3.4 Interdépendances à l’échelle de la planète
Huit participants à la consultation (MfE, PES, Gre, PN, PUSCH, ASPO, VKMB et WWF) proposent d’insérer le point 3.4 directement après le point 3.1, puisqu’il concrétise ce dernier et met en évidence la responsabilité de la Suisse au plan mondial.
Six d’entre eux (MfE, PES, PUSCH, ASPO, VKMB et WWF) souhaitent que le point 3.4 soit étendu. Il s’agirait en particulier de citer et de résumer l’importante publication « Impact environnemental de la consommation et de la production suisses ». Du côté des atteintes, il faudrait mentionner notamment les importations considérables de fourrages. Science souhaite également un complément en ce qui concerne l’intensification durable de certains secteurs économiques en Suisse afin de réduire les « exportations » d’activités néfastes à la biodiversité. De manière générale, selon les participants cités ci-dessus, il faudrait encore mieux prendre en compte les interdépendances de l’économie suisse et donc son influence sur l’évolution de la biodiversité dans le monde.
L’USP, l’USPF et la FSPC sont d’avis que les atteintes à l’environnement que la demande des consommateurs finaux suisses provoque à l’étranger sont sensiblement plus importantes que l’impact causé directement dans le pays. La production agricole indigène peut être contrôlée et garantit simultanément l’indépendance de l’approvisionnement. Il s’agit de tenir compte de ce fait pour traiter les conflits d’objectifs.
Du point de vue de MGB, il est nécessaire, dans cette section, d’aborder de manière plus concrète la thématique des matières premières. Il conviendrait également de citer les labels qui se fondent sur des matières premières écologiques et durables. Dans le même contexte, PR demande que soit encore renforcé l’engagement de la Suisse dans le commerce durable ainsi que dans les investissements en faveur des biens et services durables liés à la biodiversité. Selon l’association, la promotion des variétés et des races adaptées qui sont souvent négligées et sous-employées dans l’agriculture doit être soutenue par des mesures d’encouragement économiques.
Ce chapitre devrait aussi mettre en évidence la responsabilité de la Suisse pour l’Arc alpin (Vog), de même que l’empreinte écologique au niveau international (eq).
Selon sept participants (MfE, PES, Gre, PN, ASPO, VKMB et WWF), le projet n’aborde pratiquement pas le rôle crucial joué par le secteur financier suisse en matière de biodiversité.
Chapitre 4: Etat de la biodiversité en Suisse
Dix organisations (MfE, PES, ACS, SSF, PS, ASPO, ASEP, VKMB, USSP et WWF) ainsi que trois cantons (AG, BL, JU) et la CDPNP estiment que ce chapitre dresse un bon état des lieux de la biodiversité en Suisse et se réjouissent de la présentation claire et sans complaisance qui en est faite. Les cantons d’Argovie et d’Appenzell Rhodes-Extérieures ainsi que la CDCA constatent par contre que de nombreuses affirmations y sont formulées sans indication de source. Cela donne l’impression, selon eux, que la stratégie part volontairement de l’idée que la situation de la biodiversité est mauvaise en Suisse.