Rapport sur les résultats

Consultation 2011/70: Stratégie biodiversité Suisse · 70 pages

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particulier l’établissement d’objectifs chiffrés qualitatifs et quantitatifs au plan régional ou l’inscription du Réseau écologique national de 2004 au niveau d’un plan sectoriel de la Confédération.

Pour PUSCH et l’ASPAN, renforcer les efforts de développement de la biodiversité n’implique pas forcément d’étendre les aires protégées actuelles, mais peut également passer par une protection accrue de celles-ci. Pour le canton de Lucerne aussi, il ne s’agit pas forcément d’étendre les aires actuelles, mais de mieux mettre ces surfaces en réseau. Selon la CDFo, la CDC et les cantons du Jura et de Nidwald, il convient de mentionner, parallèlement à la protection de la nature, la législation en vigueur pour la protection de la forêt (loi sur les forêts), qui contribue de manière significative à la conservation de la biodiversité. Pour le canton de Bâle-Campagne, ce chapitre doit accorder une place appropriée au problème des apports excessifs d’azote et de leurs conséquences pour la biodiversité.

Les MfE, le PES, LBO, l’ASPO, la VKMB et le WWF jugent nécessaire de mieux distinguer ce qui se fait vraiment actuellement de ce qui devrait se faire. Le canton du Valais souhaite lui que soient expliquées les raisons des carences de l’exécution. La CDPNP ainsi que les cantons de Genève et de Schaffhouse souhaiteraient que la stratégie souligne plus clairement le fait que les moyens financiers et le personnel à disposition sont insuffisants. Les montants nécessaires doivent être disponibles le plus rapidement possible, et non pas seulement après l’élaboration du plan d’action.

5.1 Protection des milieux naturels

Pour la CDFo et la CDC, de même que pour les cantons d’Appenzell Rhodes-Extérieures et de Nidwald, la forêt doit être mentionnée comme faisant partie des aires protégées, puisqu’elle respecte les exigences d’une zone protégée au sens de la CBD. La SFS regrette l’absence, dans l’énumération des aires protégées, des réserves forestières particulières ou naturelles. Selon Vog, la distinction entre aires protégées et « paysage normal » n’est pas pertinente, puisque pour conserver la biodiversité, il faut intégrer la protection et le maintien sur l’ensemble de la surface.

Le de Schwyz aurait aimé que soit mentionnée la loi fédérale sur la police des forêts, qui a constitué une base décisive pour la conservation de la biodiversité. Pour la SIA, il faut inclure la LPN et l’OPN, parce que ces textes sont aussi cruciaux pour la protection des milieux naturels en dehors des inventaires et des aires protégées. Selon l’USP et l’USPF, il faut clarifier les relations entre la Stratégie Biodiversité Suisse et la Stratégie suisse d’adaptation aux changements climatiques.

La CDCA et le canton d’Appenzell Rhodes-Extérieures jugent peu crédibles les bilans présentés pour les surfaces. A leur avis, la Suisse atteint déjà l’objectif d’Aichi n° 11 grâce à l’ensemble de ses forêts, à toutes les surfaces de compensation écologique de l’agriculture, aux zones d’estivage, aux aires protégées et parcs aux sens de la LPN, ainsi qu’aux districts francs fédéraux. Karch, à l’inverse, considère que la part calculée pour les aires protégées est trop élevée, parce que les objectifs de protection n’y sont souvent pas atteint de manière satisfaisante, comme c’est le cas pour les marais et les sites de reproduction de batraciens. Vog, de son côté, demande qu’on supprime les surfaces qui ont été comptabilisées dans plusieurs catégories et estime en outre qu’il n’est pas admissible d’inclure parmi les aires protégées les surfaces de compensation écologique du domaine agricole et l’intégralité des districts francs fédéraux.

5.2 Protection des espèces

Le PES, la VKMB ainsi que quatre associations environnementales (Gre, PN, ASPO et WWF) estiment nécessaire de mentionner les programmes de conservation des espèces qui rencontrent du succès. De son côté, Karch s’étonne, au vu du caractère conceptuel de la stratégie, que ce chapitre nomme explicitement quatre espèces.