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Consultation 2014/51: Stratégie nationale contre les résistances aux antibiotiques (StAR) · 72 pages

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collectées en continu sur la résistance de germes provenant d’échantillons de produits alimentaires ou d’agents pathogènes animaux.

Tous les ans, les données sont publiées dans un rapport26 et transmises à la Commission européenne, compétente en la matière, pour une évaluation approfondie. Cette communication permet à la Suisse de participer aux évaluations à l’échelle européenne réalisées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC)27, ce qui permet des comparaisons de la situation en matière de résistance dans les différents pays.

La mise en œuvre de la mesure permet d’établir de manière multisectorielle et interdisciplinaire une surveillance de la résistance chez l’humain et l’animal, tout au long de la chaîne alimentaire et dans l’environnement. Cette surveillance porte non seulement sur les agents pathogènes connus, mais aussi sur les menaces posées par de nouvelles formes de résistance. La méthodologie et l’évaluation des données sont harmonisées à l’échelle nationale et conçues de manière à assurer la comparabilité avec les données internationales. Pour ce faire, il faut une coordination avec les laboratoires de référence en Europe (réseau européen de surveillance de la résistance bactérienne aux antibiotiques, EARS-Net) de même que sur le plan international (Organisation panaméricaine de la santé, OPS).

L’opportunité d’instaurer une déclaration obligatoire pour certaines résistances est examinée dans les domaines humain et vétérinaire.

Dans les domaines de la santé animale et des denrées alimentaires, la surveillance actuelle portant sur la résistance aux antibiotiques des germes zoonotiques et les indicateurs chez les animaux sains est complétée par des analyses effectuées régulièrement sur des produits animaux et végétaux dans le commerce de détail. Ces points de mesure supplémentaires permettent de quantifier d’une manière plus juste le risque pour les consommateurs et d’évaluer l’efficacité des éventuelles mesures mises en œuvre pour réduire la contamination des denrées alimentaires. De plus, sont également contrôlés dans le commerce de détail les produits d’origine étrangère, qui sont susceptibles d’être contaminés par d’autres bactéries résistantes que celles des produits d’origine suisse. Enfin, une surveillance représentative de la résistance des agents pathogènes animaux est développée et mise en place pour les principales espèces animales ; l’évaluation est effectuée de manière centralisée.

L’analyse des résultats de la surveillance de tous les domaines figure dans un rapport commun publié régulièrement. Les résultats de la surveillance rapide sont communiqués aux acteurs en continu.

Depuis 2004, Anresis.ch collecte et d’analyse des données sur la consommation Consommation

d’antibiotiques

d’antibiotiques ; quelque 50 pharmacies d’hôpital participent actuellement à cette collecte. Bien que les données ne soient pas accessibles au public, elles sont publiées sous une forme agrégée sur le site Internet ou sous forme de résumé dans certaines publications scientifiques. Ce système de surveillance ne couvre pas le secteur ambulatoire. Celui-ci a fait l’objet d’une analyse ponctuelle dans deux études réalisées dans le cadre du PNR 49, et qui s’appuyaient sur les données d’un institut

26 OSAV (2014), ARCH-Vet Gesamtbericht 2013 (rapport intégral, en allemand)

27 Rapport de synthèse de l’Union européenne sur la résistance aux antimicrobiens dans les bactéries zoonotiques et indicatrices chez l’homme, l’animal et dans les aliments en 2011 (The European Union Summary Report on antimicrobial resistance in zoonotic and indicator bacteria from humans, animals and food in 2012), EFSA Journal (2013 ;11(5) :3196 [359 pp.])