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Consultation 2014/51: Stratégie nationale contre les résistances aux antibiotiques (StAR) · 72 pages

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possible d’évaluer la situation pour chacune des espèces animales concernées de même que l’efficacité des mesures d’intervention. Un tel système permet par ailleurs d’effectuer des comparaisons à l’échelle régionale, nationale et internationale concernant la consommation d’antibiotiques ou l’intensité de traitement. On peut dès lors mettre en corrélation les données de la consommation et celles de la résistance ou encore découvrir des indices d’une utilisation excessive ou inappropriée d’antibiotiques et les traiter en conséquence, le cas échéant.

Dans le domaine de l’environnement, il faut d’abord créer un cadre quant à l’introduction, la persistance et l’activité des antibiotiques dans les engrais de ferme et les sols avant de pouvoir établir une surveillance dans ce domaine. Il n’existe à l’heure actuelle quasiment aucun relevé systématique des antibiotiques, des gènes de résistance ou des organismes résistants ; à cet égard, le programme de monitoring qui accompagne depuis 2008 l’utilisation de streptomycine pour lutter contre le feu bactérien dans l’arboriculture fruitière32 fait figure d’exception. Malgré l’absence de suivi systématique des antibiotiques et de la résistance dans l’environnement, il existe déjà de tels programmes de surveillance pour de nombreux autres produits chimiques et substances, en particulier concernant la contamination des sols et des eaux. Il est donc en principe possible d’étendre les systèmes existants à la surveillance des antibiotiques et de l’antibiorésistance.

Une telle surveillance est souhaitable, car les antibiotiques utilisés dans le domaine vétérinaire et les organismes résistants qui y apparaissent sont libérés dans les sols par le fumier, les engrais et le lisier, et une partie gagne les eaux de surface du fait du lessivage et de l’érosion. Les antibiotiques administrés aux patients et les éventuels organismes résistants qui en sont issus atteignent également les eaux de surface et ainsi l’environnement, par le biais des eaux usées et des stations d’épuration. Au bout du compte, ils peuvent à nouveau être absorbés par les humains et les animaux, représentant ainsi un risque supplémentaire.

La mise en œuvre de la mesure est placée sous la responsabilité de la Confédération et des laboratoires (de référence) ; elle est réalisée en partenariat avec les cantons, les communes, le corps médical (et vétérinaire), les établissements de santé, les pharmacies, Anresis.ch, les hautes écoles (spécialisées) et l’observatoire national des sols (NABO).

3.1.2 Laboratoires de référence et assurance de la qualité

Laboratoires de référence Etablissement et développement d’un réseau de laboratoires de référence et assurance de la qualité pour les analyses sur la résistance aux antibiotiques et assurance de la qualité dans tous les laboratoires

Un réseau est établi sur la base des laboratoires de référence déjà désignés. Les missions-clés du réseau comprennent la coordination et la standardisation des analyses de laboratoire portant sur l’antibiorésistance ainsi que les activités de recherche et de développement correspondantes. Les lacunes existantes sont comblées.

En médecine humaine, les laboratoires de référence existants (tuberculose, pneumocoques, salmonelles, etc.) surveillent la résistance dans leur domaine de compétence. Par ailleurs, la Société suisse de microbiologie fixe des directives pour le diagnostic de bactéries antibiorésistantes, qui sont conformes à la norme européenne

32 http://www.blw.admin.ch/themen/00012/00519/index.html?lang=fr