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Consultation 2014/51: Stratégie nationale contre les résistances aux antibiotiques (StAR) · 72 pages
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établissements de soins et des cabinets médicaux (et vétérinaires). En médecine humaine, elle est décrite en détail dans la stratégie nationale de surveillance, de prévention et de lutte contre les infections nosocomiales (stratégie NOSO). La stratégie NOSO crée les conditions pour une procédure de surveillance, de prévention et de lutte contre les infections nosocomiales coordonnée, efficace et harmonisée au niveau national. Elle s’appuie sur des structures et mesures existantes, clarifie les responsabilités et contribue à concentrer les différents efforts sur les objectifs en matière de prévention et de lutte.
La mise en œuvre de la mesure comprend notamment l’élaboration de standards et de directives uniformes en matière d’hygiène pour les hôpitaux, les établissements de soins, les cabinets médicaux (et vétérinaires) et les cliniques vétérinaires, et en particulier leur application systématique, la coordination des activités déjà en cours ainsi que la surveillance nationale de la situation. Il s’agit par ailleurs, en médecine humaine, de renforcer les rôles et les compétences des spécialistes en infectiologie, des hygiénistes hospitaliers et du personnel soignant spécialisé au sein des institutions.
La Confédération assure le pilotage et les partenaires de mise en œuvre sont les cantons, le corps médical (et vétérinaire), les établissements de santé, les sociétés de spécialistes, les fédérations et les hautes écoles (spécialisées).
3.2.2 Analyses de laboratoire proches de la pratique
Analyses de laboratoire Recours ciblé à des analyses de laboratoire proches de la pratique proches de la pratique
Des analyses de laboratoire rapides et proches de la pratique sont utilisées de manière ciblée dans le but d’identifier les infections virales et bactériennes. Ces procédures rapides permettent d’éviter l’utilisation inadéquate d’antibiotiques dans le secteur ambulatoire.
Bien que les infections des voies respiratoires soient souvent virales et ne présentent que rarement des infections secondaires bactériennes, les médecins de famille prescrivent des antibiotiques dans la moitié des cas. Il en va de même en médecine vétérinaire, où des infections virales sont parfois traitées par des antibiotiques du fait que les seuls symptômes cliniques ne permettent pas de déterminer clairement l’agent pathogène en cause. Aujourd’hui, de nombreux outils de diagnostic ne sont encore pas disponibles rapidement ou de façon mobile ; ils sont comparativement plus coûteux et le délai est souvent trop long avant d’obtenir des résultats. Le recours non spécifique aux antibiotiques s’impose par conséquent souvent comme une option plus sûre et économique par rapport à la conduite d’analyses de laboratoire préalables.
Dans l’idéal, il ne faudrait recourir aux antibiotiques qu’une fois qu’il a été prouvé que l’on est bien en présence d’une infection bactérienne et qu’il n’existe pas d’autre traitement possible. Le développement et le recours à des analyses de laboratoire proches de la pratique et rapidement disponibles doit permettre de poser un diagnostic à la fois rapide et sûr.
En médecine humaine, la mise en œuvre de la mesure est placée sous la responsabilité des sociétés de spécialistes compétentes et de l’industrie ; elle est réalisée en partenariat avec le corps médical, les établissements de santé et les laboratoires de référence. Le pilotage incombe à la Confédération pour la médecine vétérinaire, les partenaires de mise en œuvre étant l’industrie et le corps vétérinaire.