Rapport sur les résultats

Consultation 2015/28: Stratégie nationale de vaccination (SNV) · 55 pages

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H+ et senesuisse doutent que la stratégie présentée puisse permettre d’atteindre les objectifs visés. Dans l’ensemble, ils jugent la SNV trop synoptique et trop imprécise. Si le doigt a bien été mis sur le problème, les groupes cibles et les mesures restent cependant très généraux et les objectifs spécifiques sont à peine vérifiables.

Les deux acteurs estiment que la stratégie n’apporte aucune réponse à la question du rôle que doivent endosser les acteurs individuels. Le dilemme entre protection sanitaire et liberté d’opter pour la non vaccination déstabiliserait les hôpitaux, cliniques et établissements de soins à trois titres : du fait de l’obligation de protéger directement et indirectement les patients des infections, en leur qualité d’employeurs devant assumer la responsabilité au nom du personnel et en tant que prestataires de services tenus de contribuer à une protection de la population cohérente avec les objectifs de santé publique. Selon H+ et senesuisse, même avec la SNV ce dilemme demeure entier. De même, la situation initiale, les défis, les groupes cibles, les métiers de la santé concernés, etc. varieraient du tout au tout en fonction des différents types de vaccins. Le risque existerait que des ressources soient investies dans des domaines (campagnes, surveillance, formation), où aucune urgence majeure ne le justifierait. C'est pourquoi les deux associations recommandent de renoncer à une stratégie nationale de vaccination globale, en faveur d’un recentrage sur des domaines problématiques effectifs, qui appellent des mesures spécifiques concrètes.

Le RCV met en doute l’hypothèse formulée comme une évidence dans la SNV, selon laquelle il est scientifiquement prouvé que les vaccins sont sûrs, efficaces et nécessaires. Il semblerait que la stratégie soit donc également formulée de manière partiale et s’orienterait dans le sens des intérêts des fabricants de vaccins. En l’absence de contrainte à se faire vacciner, la vision demeurerait une utopie. Le RCV recommande aux décideurs politiques de ne pas continuer à ignorer plus longtemps les voix critiques toujours plus nombreuses à s’élever dans les milieux scientifiques vis-à-vis de la vaccination, de même que la lassitude croissante de la population à ce propos, mais d’examiner scrupuleusement les arguments de ses détracteurs. Lors des échanges avec la population, le RCV souhaite que les autorités et les professionnels de la santé informent de manière exhaustive, neutre et dans le respect du droit. Les vaccins devraient être supprimés du catalogue de prestations de la LAMal, étant donné que leur efficacité, adéquation et économicité n’ont à ce jour pu être clairement démontrées.

L'UDC rejette la stratégie de crainte que la majeure partie des mesures planifiées n’occasionne des coûts élevés, alors même que rien ne prouve qu’un bénéfice proportionnel à l’investissement puisse être espéré. En cas de mise en œuvre, l’UDC estime que l’ampleur des analyses d’efficacité devrait rester modeste. Il conviendrait de renoncer aux journées consacrées à la vaccination et campagnes d’information de grande envergure, les accès actuels à l’information étant jugés suffisants. La population devrait être considérée comme suffisamment responsable pour s’informer elle-même et faire ensuite usage de l’offre existante. Selon l’UDC, il y aurait lieu de refuser toute libération de franchise pour les vaccinations, car elle aurait sans aucun doute pour corollaire une nouvelle hausse des primes. Les vaccins peuvent être considérés comme une mesure relativement bon marché, aussi chacun devrait-il en assumer le coût.

Le canton de Zurich (ZH) salue l’engagement fondé sur des données probantes de la SNV et estime qu’avec ses 5 axes d’intervention, 15 domaines d’action et d’innombrables interventions, la stratégie est formulée de manière complète, sans être surchargée. Elle demeure toutefois beaucoup trop vague à de nombreux égards. En sont absentes une quantification des objectifs, l’indication de sa validité dans le temps et la formulation concrète de nombre d’interventions. ZH critique également l’absence de planification de la mise en