Rapporto esplicativo
Consultazione 2007/2: Stratégie nationale en matière de cybersanté · 57 pagine
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soins entraîneraient un dommage, parfois mortel, qui pourrait être évité. Les champs d’activité « Dossier électronique du patient » et « Informations et services en ligne » contribuent directement à renforcer la sécurité du patient, puisqu’ils améliorent la gestion des informations et de la communication. La cybersanté peut apporter une contribution significative, notamment par les approches suivantes :
¾ gestion de l’identité : suppression des méprises, attribution univoque des produits et des mesures de soins ;
¾ dossier électronique du patient : mise à disposition d’informations pour la prise de mesures diagnostiques et thérapeutiques ; encouragement de la collaboration entre professionnels traitants, coordination et soutien dans certains cas complexes ou de longue durée ;
¾ gestion des médicaments : diminution des erreurs de traitement grâce à l’utilisation d’outils électroniques facilitant la prises de décision ;
¾ connaissances en matière de santé : promotion des compétences sanitaires et de la responsabilité individuelle en matière de santé ; accès aux données à caractère personnel et utilisation ;
¾ normalisation et interopérabilité : amélioration de la collaboration et des échanges de données ;
¾ épidémiologie : systèmes statistiques de détection précoce et d’alerte.
L’Union européenne (UE) a publié en 2006 une analyse détaillée du rap- Rapport coûtsport coûts-bénéfices de dix applications de cybersanté dans divers pays bénéfices de dix applieuropéens (« eHealth is worth it »). Cette analyse porte notamment sur cations dans l’UE une carte de santé conçue pour des prestations supranationales (zone frontalière entre l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas), une ordonnance électronique (Suède), un dossier électronique du patient disponible sur Internet (Tchéquie), un réseau de données national (Danemark), un système d’informations en ligne (Grande-Bretagne) et l’évaluation d’images radiographiques suédoises en Espagne. Diverses conclusions ont été tirées :
¾ Les dix projets présentent tous un avantage économique.
¾ Le bénéfice annuel dépasse les coûts annuels après quatre ans en moyenne. Cette période varie entre deux et sept ans, en fonction de la complexité du projet et de l’expérience en matière de cybersanté des responsables chargés de le réaliser.
¾ En termes cumulés, les bénéfices dépassent les coûts après cinq ans en moyenne.
L’étude comparative des coûts et des bénéfices cumulés des dix applications démontre le potentiel de la cybersanté. De 20 millions d’euros en 1994, le bénéfice économique est passé à 200 millions d’euros en 2004, et il est prévu qu’il passe à plus de 400 millions d’euros en 2008. Les coûts annuels, par contre, n’ont jamais excédé 100 millions d’euros. Qui plus est, ces prévisions ne tiennent pas compte de l’amélioration des informations fournies aux patients, grâce auxquelles leur sécurité est renforcée, les soins rendus plus rapides et l’efficacité accrue.
L’étude de l’UE fournit la preuve empirique que la cybersanté peut appor- Pas d’utilité sans prise