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Consultazione 2014/51: Strategia Svizzera «Resistenze agli Antibiotici» (StAR) · 72 pagine

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L’échange d’informations entre vétérinaires et agriculteurs est essentiel pour garantir une santé optimale des animaux. A l’heure actuelle, toutefois, les vétérinaires ne disposent souvent ni du temps ni de la formation pour assurer un suivi compétent des troupeaux. Les échanges avec d’autres spécialistes tels que les consultants en aliments pour animaux et les techniciens sont également rares. De plus, le degré d’acceptation et de mise en pratique des conseils prodigués par les services consultatifs et sanitaires pour animaux varie selon l'espèce animale concernée.

Les échanges d’informations entre agriculteurs et vétérinaires doivent avoir lieu régulièrement, et pas seulement en cas de problèmes. Si tel est le cas, le vétérinaire du troupeau connaît bien la situation sur l’exploitation, identifie plus facilement la cause de maladies et d’autres problèmes, et est en mesure de conseiller et d’agir à bon escient. Il sollicite au besoin les conseils d’un vétérinaire spécialisé, d’un service consultatif et sanitaire pour animaux, ou encore de spécialistes en affourragement, en construction d’étables ou en hygiène du lait. L’agriculteur parvient lui aussi à mieux reconnaître la cause de certaines maladies et de certains problèmes et peut engager les mesures appropriées.

La mise en œuvre de la mesure permettra de mettre en évidence l’utilité d’un suivi régulier et institutionnalisé du troupeau et d'y sensibiliser les éleveurs par des campagnes d’information. Il conviendra aussi d'évaluer les différents modèles de suivi du troupeau et de déterminer ceux qui méritent plus particulièrement d'être soutenus.

La mesure sera mise en œuvre sous la responsabilité de la Confédération, en partenariat avec les sociétés de spécialistes, les services consultatifs et sanitaires pour animaux et les fédérations.

3.2.7 Installations de recherche et de production

Installations de recherche Réduction de l’introduction dans l’environnement d’antibiotiques, de gènes de et de production résistance et de bactéries résistantes issus d’installations de recherche et de production

Les exploitations, institutions et offices cantonaux concernés sont sensibilisés par des mesures d’information au problème de la résistance dans le cadre de l’exécution de l’ordonnance sur l’utilisation confinée. De plus, les autorités compétentes dans le cadre de l’exécution cantonale et les services fédéraux chargés de l’évaluation des activités contrôlent de manière plus approfondie qu’auparavant que les mesures correspondantes sont adaptées et respectées au regard de la problématique de la résistance.

La recherche et la production en biologie moléculaire recourent couramment à des antibiotiques et à des gènes de résistance pour sélectionner et préserver des propriétés souhaitées chez les micro-organismes utilisés (principalement des bactéries E. coli et des souches de levure). La quantité d’antibiotiques employée reste toutefois minime par rapport au volume total (env. 0,2 %). L’élimination des déchets produits par ces activités, qui contiennent des antibiotiques, des gènes et des organismes, est réglée depuis 1999 dans l’ordonnance sur l’utilisation confinée. Le bon respect de ces dispositions garantit à lui seul qu’aucun micro-organisme résistant vivant n’aboutisse dans l’environnement. Une quantité très limitée d’antibiotiques et de gènes de résistance se retrouve toutefois dans les eaux usées, c’est pourquoi il faut étudier si ces apports jouent un rôle pertinent dans l’apparition de la résistance.

La mise en œuvre de la mesure permet de sensibiliser les exploitations, institutions et offices cantonaux concernés par des mesures d’information au problème des résistances dans le cadre des dispositions existantes concernant l’exécution fédérale