Rapport sur les résultats
Consultation 2011/70: Stratégie biodiversité Suisse · 70 pages
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cadre de la mise en réseau des milieux naturels aquatiques au moyen de dispositifs permettant la migration des poissons, et ce, aussi bien vers l’amont que vers l’aval.
Selon le canton d’Argovie, la chasse et la pêche durables ne doivent pas être limitées de manière générale dans les aires protégées nouvellement créées. Il faut renoncer à la création systématique de zones de tranquillité pour la faune dans les cantons du Plateau.
PR exige, lors du choix des aires protégées, de veiller également à la présence d’ancêtres sauvages de nos plantes cultivées.
Le FSP propose la création d’un « Fonds Biodiversité Suisse ».
Zoo signale que les zoos, en tant que domaines d’une très grande diversité biologique, détenteurs de réserves d’espèces menacées dans la nature, lieux de formation et de recherche en matière d’environnement, moyen de canalisation des visiteurs et (pour certains) centres de protection d’animaux malades, blessés, saisis ou enlevés par les autorités, font partie de l’infrastructure écologique. Ils devraient par conséquent être explicitement mentionnés dans ce point.
L’UICN et l’ASPO proposent d’ajouter la mention suivante: « Au moins 75 % des zones les plus importantes pour les espèces animales et végétales doivent être intégrées dans le réseau d’aires protégées et gérées conformément aux exigences des espèces cibles ». Les zones importantes pour les plantes (Important Plant Areas, IPA) devront donc être identifiées dans le plan d’action. Ces IPA peuvent se doubler de zones clés pour la biodiversité (Key Biodiversity Areas, KBA).
L’ASPO est d’avis que l’infrastructure écologique inclue également des surfaces qui pourraient être essentielles pour la biodiversité dans la perspective des changements climatiques.
7.3 Amélioration de la situation des espèces fortement menacées
Le canton d’Uri, la CFNP et la CDPNP soulignent que le fait de limiter la conservation future des espèces aux espèces fortement menacées réduit inutilement les marges de manœuvre de la Confédération et des cantons. Les MfE, le PEV et le PES estiment aussi que la concentration exclusive sur des espèces fortement menacées n’est pas judicieuse; la conservation des espèces devrait commencer lorsque les populations sont encore suffisamment importantes pour que des mesures soient possibles à moindres frais et qu’elles aient des chances de réussir. Les cantons d’Uri, de Nidwald, d’Argovie et de Berne ainsi que seize autres participants à la consultation (MfE, CFNP, PEV, PES, Gre, JAG, CDPNP, KG, PN, UVS, SSS, ASPO, ASEP, VKMB, WWF, Zoo) proposent que l’on évoque, dans le titre, la situation des espèces prioritaires, et non des espèces fortement menacées. Les espèces à prendre en considération doivent être celles à l’égard desquelles la Suisse porte une responsabilité particulière. PR souhaite également un développement, en plus du maintien des espèces.
Selon les PFB et l’USAM, les priorités n’ont pas été fixées au vu de l’évolution du climat. D’après les PPE, la SBS doit également tenir compte du fait qu’on observe des changements d’espèces liés au climat et qu’on détecte de façon précoce de nouvelles évolutions pour que, si besoin et si possible, des mesures appropriées soient prises. La biodiversité doit acquérir une place essentielle dans la politique climatique.
Pour les cantons de Berne et de Lucerne ainsi que six autres participants (MfE, PES, Gre, VKMB, USSP, WWF) une stratégie nationale, précisant les mesures de lutte efficaces et les espèces envahissantes à combattre, s’impose. Cette stratégie mentionnerait quelles espèces pourraient être réellement combattues efficacement, par quelles mesures, dans quels endroits et avec quel investissement financier et humain. Le canton de Berne et les CFF estiment que la SBS doit consacrer un point spécifique et un objectif distinct au problème des espèces exotiques envahissantes. Les MfE, l’ASPO, la VKMB, Vog et le WWF posent également la question de savoir si les espèces exotiques envahissantes (néophytes) doivent être traitées parmi les « espèces prioritaires ou menacées ».