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Vernehmlassung 2004/69: Krankenversicherung: Neuordnung der Pflegefinanzierung · 149 Seiten
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3.4 Mesure accessoire de maltrise des coÜts: renforcement de la prëvention
Si 1’on peut estimer que la LAMal a atteint deux des trois objectifs principaux que le lëgislateur s’ëtait fixës – le renforcement de la solidaritë entre les assurës et la garantie des prestations mëdicales pour tous – iI n’en va pas de meIne pour le troisiëme objectif visë au moment de 1’approbation de la loi: la maitrise des cofrts. Depuis l’entrëe en vigueur de la LAMal en 1996, tant les dëpenses gënërales de l’assurancemaladie que les cofrts de celle-ci en matiëre de soins ont progressë ä des rythmes annuels bien supërieurs ä l’ëvolution moyenne des salaires et des prix. Si 1’on dëcompose l’ëvolution des coüts en ses composantes (coüts = volume x prix), 1’on constate que la composante «prix» ne joue en gënëral qu’un r61e secondaire et mëme aucun
r61edans Ie domaine des soins en raison des tarifs-cadresen vigueur, de sorte que
l’augmentation des coüts est due pour l’essentiel ä l’accroissement du volume. Tou-
tefois, il convient de diffërencier les motifs de cet accroissement:si les expertsen
ëconomie de la santë estiment qu’iI y a un potentiel de rationalisation considërable dans le systëme gënëral de l’assurance-maladie – selon des ëtudes internationales, jusqu’ä 30 % des prestations fournies n’ont pas d’utilitë mëdicale – car des motifs non mëdicaux (utilisation des capacitës existantes,optimisation du revenu des prestataires, exigence des patients ou traitements multiples en raison de l’absence de coordination de la chaine des soins) influencent la fourniture de prestations, iI y a toutefois lieu de relativiser considërablement, dans le domaine des soins, l’influence de ces motifs et, partant, le potentiel de rationalisation. Les personnes fortement dëpendantes n’ont en effet guëre le choix ou la libertë de formuler une prëfërence pour une prestation ou une autre, les soins sont dispensës sur ordonnance mëdicale principalement par des prestataires non mëdicaux aprës une ëvaluation des besoins et les ëtablissementsmëdico-sociaux n’ont pour ainsi dire pas de surcapacitës. Ces diffërents motifs qui expliquent la hausse des cofrts ne dispensent pas les pouvoirs publics de mettre au point des mesures de maitrise des coüts dans Ie domaine des soins aussi. Toutefois, ces mesures doivent ëtre d’une nature dif:fërenteet accorder la prioritë ä la promotion de la prëvention plutöt qu’ä la suppression des prestations diagnostiques ou thërapeutiques sans indication mëdicale ou presque.
3.4.1 Importance de la prävention chez les personnes ägëes
Une vaste ëtude conduite dans le cadre du Programmenational de recherche «Vieillesse» (PNR 32)45a conclu que les visites prëventives ä domicile peuvent ëtre une prëvention efficace des infirrrritës de vieillesse. Les visites gëriatriques rëalisëes ä
trois mois d’intervalle chez des personnesn’ayant pas d’infirmitë ou seulementune
infirmitë trës lëgëre se sont rëvëlëes particuliërementefficaces: pour cette catëgorie de personnes, le risque d’ëtre placë en institution ëtait quatre fois plus bas que pour Ie groupe de contr61equi, pour les besoins de l’ëtude, n’avaient pas eu recours aux
prestationsprëventives. En revanche, les personnesägëes prësentantdëjä une ou
plusieurs infirmitës ne peuvent pas tirer parti d’un programme de visites gëriatriques ä domicile car, pour cette catëgorie de personnes, ce sont la thërapie et la rëhabilitation qui priment et non la prëvention.
45Heidi Schmocker, Willy Oggier, Andreas Stuck (ëd.), Gesundheitsförderungim Alter
durch präventive Hausbesuche, Sërie d’ëtudes de la SSPS, N' 62, Muri 2000