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Consultation 2011/70: Stratégie biodiversité Suisse · 79 pages

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Rapport Stratégie Biodiversité Suisse OFEV 2011

Depuis 2010, Année internationale de la biodiversité, la notion de biodiversité est Méconnaissance de la devenue plus usuelle, mais elle reste encore assez méconnue. Force est de constater que biodiversité la société et l’économie connaissent mal l’état de la diversité biologique. Trop peu de

personnes également ont conscience que les décisions et les actes des décideurs politi-

ques et économiques, des citoyens et des consommateurs ont un impact quotidien

direct ou indirect sur la biodiversité.16

2.2 Comment mesurer la biodiversité

Etant donné sa complexité, la biodiversité est difficile à mesurer directement. La Indicateurs Convention sur la diversité biologique et d’autres acteurs utilisent des indicateurs pour

décrire l’état et l’évolution de la biodiversité. On distingue quatre catégories

d’indicateurs:

 les indicateurs qualitatifs, p. ex. l’état des écosystèmes;

 les indicateurs quantitatifs, p. ex. le nombre d’espèces;

 les indicateurs directs, p. ex. la diversité des espèces dans un ou plusieurs groupes;

 les indicateurs indirects, p. ex. la superficie totale de toutes les aires protégées.

Chaque catégorie d’indicateurs est appliquée aux trois niveaux de la biodiversité

(écosystèmes, espèces, diversité génétique). Au niveau des écosystèmes, on compte par

exemple le nombre de types de milieux naturels différents, qui peuvent être naturels,

proches de l'état naturel ou fortement influencés par l’être humain. La diversité des

espèces présentes dans une zone déterminée est un autre critère important pour évaluer

la biodiversité. Quant à la mesure de la diversité génétique, elle requiert généralement

des procédés de laboratoire assez lourds. De manière générale, il ne suffit pas

d’observer chacun des niveaux de la diversité biologique individuellement; souvent, les

variations n’apparaissent que lorsque l’on analyse une combinaison d’indicateurs

indirects.

La Suisse dispose de plusieurs dispositifs de monitoring portant spécifiquement sur des Monitoring de la espèces, des groupes d’espèces et des milieux naturels. Elle a également mis en place biodiversité un Monitoring de la biodiversité (MBD-CH), qui donne des indications sur les varia-

tions de la biodiversité en Suisse sur des périodes prolongées. La Suisse est l’un des

premiers pays à avoir présenté un ensemble d’indicateurs relatifs aux services écosys-

témiques, qu’elle a commencé à utiliser.17 Néanmoins, il lui manque des indicateurs

permettant de décrire la diversité génétique des espèces sauvages. En outre, le recen-

sement des espèces rares est encore insuffisant.18

L’évaluation future du développement de la biodiversité doit se référer au moment de

l’entrée en vigueur de l’ordonnance du 16 janvier 1991 sur la protection de la nature et

du paysage (OPN)19. C’est alors que la politique a commencé à agir en faveur d’une

protection de la biodiversité. L’objectif était de maintenir l’état de la biodiversité tel

qu’elle était alors, objectif qui n’a pas été atteint à ce jour.

16 gfs.bern (2010): Studie Wahrnehmung und Einstellung zur Biodiversität. Schlussbericht.

17 Staub, C. et al. (2011): Indicateurs pour les biens et services écosystémiques. Systématique, méthod ologie et recommandations relatives aux informations sur l’environnement liées au bien-être (synthèse). Office fédéral de l’environnement, Berne. L’environnement pratique n° 1102 18 Monitoring de la biodiversité en Suisse. www.biodiversitymonitoring.ch/francais/aktuell/portal.php

19 Ordonnance du 16 janvier 1991 sur la protection de la nature et du paysage (O PN; RS 451.1)