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Consultation 2011/70: Stratégie biodiversité Suisse · 79 pages
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Rapport Stratégie Biodiversité Suisse OFEV 2011
7.8 Développement de la biodiversité dans l’espace urbain
La diversité biologique doit aussi avoir sa place dans l’espace urbain. Elle y remplit des Défi fonctions naturelles et climatiques importantes tout en contribuant à la santé, à la détente et à la sensibilisation de la population. Une révision partielle de la loi sur l’aménagement du territoire en cours d’examen au parlement152 propose des mesures visant à maîtriser l’urbanisation en promouvant son développement à l’intérieur du tissu bâti. Il importe donc de mieux préserver et mettre en réseau les espaces verts et les espaces non bâtis à l’intérieur des zones urbaines; mais surtout, il faut améliorer leur qualité afin qu’ils puissent donner lieu à une utilisation multifonctionnelle.
Objectif
D’ici à 2020, la biodiversité connaît un développement tel dans l’espace urbain que ce dernier contribue à la mise en réseau des milieux naturels, que les espèces typiques sont préservées et que la population a accès à la nature là où elle habite et dans les zones de détente de proximité.
La pratique de mise en oeuvre actuelle n’exploite pas pleinement le potentiel qu’offre Champs d‘action l’aménagement du territoire pour faire progresser la mise en réseau écologique et pour créer ou préserver des espaces non bâtis et des espaces verts à l’intérieur des espaces urbains. Pour cette raison, la 2e étape de la révision de la loi sur l’aménagement du territoire sera mise à profit pour préciser les exigences auxquelles les instruments d’aménagement du territoire des cantons et des communes (plans directeurs et plans d’affectation) doivent répondre dans le domaine de la nature et du paysage. Le but est que les aspects du paysage et de la diversité biologique soient systématiquement abordés dans le plan directeur cantonal et les plans d’affectation et que les surfaces nécessaires soient réservées. Dans l’espace urbain aussi, la biodiversité doit pouvoir remplir ses multiples fonctions dans le plus grand nombre de lieux possible.
Dans le cadre de la poursuite de sa politique des agglomérations, le Conseil fédéral analyse déjà la possibilité d’ajouter le développement des espaces non bâtis aux domaines d’action prioritaires que sont les transports et l’urbanisation. Il convient de compléter ce mandat par une étude des moyens organisationnels et financiers qui permettraient de développer largement les espaces verts et les espaces non bâtis en milieu urbain. On obtiendrait ainsi des synergies avec la promotion d’une urbanisation de qualité à l’intérieur du tissu bâti tout en donnant à nos agglomérations un avantage compétitif. Une option consisterait à compléter les projets d’agglomération existants par un système d’incitations financières en faveur de la biodiversité et du paysage, afin de financer les mesures dont la mise en œuvre dépasse les frontières communales ou cantonales et de motiver également le secteur privé à s'engager activement dans ce domaine. Cela suppose toutefois de trouver un nouveau financement.
La densification du tissu bâti accroît la pression sur les espaces verts et les espaces non
bâtis. Il faut donc que les instruments cantonaux et communaux d’aménagement
du territoire contribuent à organiser les espaces urbains de façon à améliorer la biodiversité qui s’y développe, à la fois sur le plan quantitatif (augmenter la perméabilité des espaces urbains par de corridors ou de surfaces-relais, désimperméabilisation des sols, végétalisation des bâtiments) et sur le plan qualitatif (aménagement et fonctionnalité). Les acteurs de la politique régionale et les communes mais aussi les acteurs privés ont une grande responsabilité dans ce domaine. Il est important de créer, revaloriser et préserver des espaces libres proches du naturel qui soient aisément accessibles ainsi
152 Révision de la loi sur l’aménagement du territoire: 10.019 (contre-projet indirect à l’initiative pour le paysage)