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Consultation 2011/70: Stratégie biodiversité Suisse · 79 pages

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Rapport Stratégie Biodiversité Suisse OFEV 2011

que des structures de mise en réseau. Les cours et plans d’eau, les forêts et les terrains non boisés jouent un grand rôle, de même que la manière dont les jardins, les parcs, les toits, etc. sont entretenus. Pour préserver, avec la participation des particuliers, le réseau multifonctionnel que constituent les espaces verts et les espaces libres dans les zones urbaines, il faut que les communes urbaines et les communes appartenant à des agglomérations inscrivent dans leurs plans d’affectation l'obligation d'inclure une proportion d’espaces verts et d’espaces non bâtis dans la zone à bâtir. Outre ces mesures visant à assurer la biodiversité sur le plan quantitatif, il importe également de sensibiliser et de former les différents acteurs aux aspects qualitatifs de la question.

7.9 Renforcement de l’engagement international

Pour sa prospérité économique et sociale la Suisse dépend autant de la conservation de Défi la biodiversité au plan national qu’au plan international. Parce que la stabilité des écosystèmes à l’échelle de la planète va dans le sens de ses intérêts, les efforts déployés au niveau international doivent être renforcés.

Objectif

D’ici à 2020, la Suisse renforce son engagement au niveau international en faveur du maintien de la biodiversité dans le monde.

La Suisse doit ratifier au plus vite le Protocole de Nagoya sur l’accès et le partage Champs d‘action

des avantages153, créant ainsi une base légale pour que soient respectées les règles d’accès des pays aux ressources génétiques. Ces règles garantissent un partage équitable des avantages. Dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique, le Plan stratégique doit être mis en oeuvre et le besoin concret en financements pour cette mise en œuvre à l’échelle mondiale doit être analysé avec soin, en particulier dans les pays du Sud.154 La Suisse doit pouvoir mettre à disposition les fonds pour couvrir sa part de financement. Par ailleurs, elle doit œuvrer à ce que le Fonds pour l’environ- nement mondial (FEM) obtienne les ressources nécessaires dans le domaine de la biodiversité et que son efficacité soit améliorée. La Suisse continuera de s'engager pour que la conservation de la biodiversité et son utilisation durable soient dûment pris en compte dans les systèmes de financement ou les programmes de développement qu'elle soutient (p. ex. Banque mondiale, PNUD, dispositif REDD+). La Suisse encourage également de manière ciblée la conservation de la diversité biologique dans ses activités bilatérales de coopération au développement.

Dans le cadre de la coopération économique au développement, la Suisse s’engage en

faveur de l’élaboration et du respect de normes de développement durable, dont

fait partie la prise en compte des impacts sur la diversité biologique.155 La politique visant à établir et appliquer des normes de développement durable reconnues et des labels dans le commerce international repose sur la stratégie d’encouragement des labels de la Confédération. Tous les acteurs de la chaîne de création de valeur doivent être impliqués, par exemple grâce à la promotion de codes de conduite.

153 Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation à la Convention sur la diversité biologique. www.cbd.int/abs/doc/protocol/nagoya-protocol-en.pdf

154 Le besoin financier global n'a pas encore été établi. Il doit être clarifié dans le cadre du mandat de la CDB. 155 Aujourd’hui déjà, la Suisse dispose de programmes de coopération économique au développement qui demandent p. ex. le renforcement du commerce durable de la biodiversité, l’application des règles sur l’accès et le partage des avantages (Access and Benefit-Sharing, ABS), la protection des forêts tropicales ou encore l’établissement de labels de développement durable dans le commerce international des matières première s.