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Consultation 2011/70: Stratégie biodiversité Suisse · 79 pages
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Rapport Stratégie Biodiversité Suisse OFEV 2011
3. D’ici à 2020, la situation des espèces fortement menacées est améliorée et leur disparition est enrayée dans toute la mesure du possible. La propagation des espèces exotiques envahissantes susceptibles de provoquer des dommages est endiguée.
Il ne suffit pas de protéger les habitats de certaines espèces ou de certains groupes d’espèces pour favoriser leur développement. Il faut donc prendre des mesures spécifiques supplémentaires pour assurer leur survie. Des espèces exotiques envahissantes susceptibles de provoquer des dommages menacent des espèces indigènes; il importe donc d’empêcher leur propagation.
4. D’ici à 2020, l’appauvrissement génétique est freiné. La préservation et l’utilisation durable des ressources génétiques, animaux de rente et plantes cultivées compris, sont assurées.
Une grande diversité génétique permet aux espèces de mieux s’adapter aux changements des conditions offertes par l’environnement. Elle est le fondement de la survie des espèces et de la préservation des services écosystémiques. Elle est aussi une source de ressources génétiques pour la recherche et l’industrie, ainsi que pour l’agriculture et la sylviculture.
5. D’ici à 2020, les effets négatifs sur la biodiversité des incitations financières existantes sont mis en évidence et si possible évités. Des incitations positives nouvelles sont mises en place là où cela est judicieux.
Le système fiscal et financier actuel comporte des incitations dont certaines sont défavorables à la diversité biologique. Il faut donc revoir les incitations et travailler sur les possibilités d’amélioration. Les champs d’action dans ce domaine sont situés non seulement au niveau national, mais aussi aux niveaux cantonal et international.
6. D’ici à 2020, les services rendus par les écosystèmes sont recensés et quantifiés. Ils peuvent ainsi être intégrés dans la mesure du bien-être sous la forme d’indicateurs complétant le produit intérieur brut ainsi que dans l’analyse de l’impact des réglementations.
Un environnement intact est essentiel pour le bien-être d’un pays. Or, l’indicateur couramment utilisé pour mesurer la croissance, le produit intérieur brut (PIB) ne comporte ni variable relative aux services écosystémiques ni variable relative à la valeur économique de la biodiversité. Pour maintenir et développer la biodiversité mondiale et nationale, il est essentiel de compléter la mesure du bien-être afin d’englober le capital que constitue la nature. Ainsi seulement pourra-t-elle refléter correctement la performance globale de l’économie et de la société.
7. D’ici à 2020, tous les acteurs concernés possèdent des connaissances suffisantes sur la biodiversité pour concevoir celle-ci comme une base essentielle de la vie et la prendre en compte dans leurs décisions pertinentes.
Par leurs actions quotidiennes, les décideurs des milieux économiques et de la société influent directement ou indirectement sur la diversité biologique. Il est donc essentiel, pour être en mesure d’assumer la responsabilité du maintien de la biodiversité, de disposer de connaissances solides sur les espèces ainsi que sur les écosystèmes et leurs services et de comprendre comment les décisions individuelles et politiques influent sur la biodiversité. Il faut que les connaissances nécessaires soient accessibles, sous une forme appropriée, à l’administration, aux praticiens, aux milieux politiques et au grand public.