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Consultation 2013/113: Message concernant l'encouragement de la culture pour la période 2016 à 2019 (Message culture) · 132 pages
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suisse. Pour la Suisse, bon nombre de ces réseaux restent encore non abordés. La demande de soutiens aux projets dans ces « nouvelles » régions est croissante, de la part des artistes suisses comme des organisateurs étrangers. Elle représente donc un grand potentiel de diffusion, mais non exploité elle ne permet pas de garantir une présence à long terme, ni d’établir des réseaux durables de collaboration.
D’autre part, l’augmentation des possibilités de diffusion au niveau international passe aujourd’hui de plus en plus par la présentation des œuvres dans les événements artistiques phares (festivals, biennales, etc.) et marchés spécialisés. Ceux-ci offrent non seulement une visibilité accrue aux artistes, mais ont un effet multiplicateur, permettant généralement la concrétisation de nouveaux engagements (tournées, lectures, concerts, etc.). Si aujourd’hui la Suisse a su trouver une réponse pour certains événements, tels que la Biennale de Venise et les foires du livre, elle reste absente de bons nombres de manifestations incontournables dans les différents domaines (ex. Design Week Hong Kong, Biennale des arts de Sao Paolo, etc.). Elle doit disposer d’une stratégie globale, prenant en compte les différentes disciplines.
– L’accroissement de la concurrence internationale: La présence dans les principales métropoles européennes reste centrale pour la renommée internationale des artistes suisses. Berlin, Londres, ou Paris demeurent incontournables: ces capitales rassemblent les institutions culturelles de rayonnement international faisant école en terme de reconnaissance pour les artistes, leur ouvrant ainsi les portes de nouveaux réseaux. Et pourtant cette présence dans les hauts lieux des arts est difficile à garantir: les capitales européennes restent difficiles à pénétrer en tant que marché, tant la concurrence y est rude. Le Centre Culturel Suisse de Paris a prouvé l’importance de cet effet promotionnel et multiplicateur pour les artistes présentés, les expositions en partenariat avec le Centre Pompidou en étant l’exemple le plus prestigieux. Faute de moyens, la Suisse n’a cependant pas été en mesure de développer ses modèles d’exportation dans les autres capitales culturelles européennes.
Par ailleurs, à cause du contexte économique, la situation pour les acteurs culturels suisses au niveau international s’est d’une manière générale considérablement modifiée. Malgré des œuvres de grande qualité et l’intérêt croissant des curateurs et organisateurs étrangers, les projets suisses sont trop souvent confrontés à une concurrence d’ordre financier. En effet, comme dans la plupart des secteurs de l’économie, dans le secteur culturel les coûts de production, de fonctionnement et de diffusion sont très élevés comparés à des projets venant d’autres pays d’Europe. Cette situation s’est amplifiée suite à la crise de l’Euro, ainsi qu’en raison des coupes massives effectuées dans les budgets culturels de plusieurs Etats. Bon nombre de structures étrangères ne sont par conséquent plus en mesure d’assumer les coûts des projets venant de Suisse. Cela a des conséquences dommageable non seulement pour les carrières des artistes concernés, mais contribue aussi à l’appauvrissement de la présence de la Suisse à l’étranger.
– La taille des régions à couvrir pour les antennes: Les bureaux de liaisons de Pro Helvetia doivent couvrir des zones géographiques très étendues, touchant plusieurs pays (ex. Afrique australe, pays arabes), dans lesquelles les contextes culturels et politiques varient considérablement, comme en Egypte depuis 2011. Les missions et objectifs nécessitent d’être régulièrement évalués et adaptés aux contextes. Les ressources des antennes demeurent insuffisantes pour répondre à la taille et la complexité des territoires à couvrir.