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Consultation 2007/50: Stratégie pour le développement durable: lignes directrices et plan de réalisation 2008-2011 · 45 pages
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Stratégie pour le développement durable – lignes directrices et plan de réalisation 2008-2011
Version pour la consultation (juin 2007)
stratégie mondiale de gestion des produits chimiques et en faveur de partenariats pour résoudre les problèmes de déchets de portée internationale. Elle préconise un accord sur les forêts et un forum de l’eau, ainsi que le renforcement et la mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique, des moyens financiers adéquats pour mettre en œuvre les projets internationaux de protection de l’environnement en augmentant le Fonds pour l’environnement mondial et la prise en compte des priorités de la politique environnementale dans la politique de développement.
• 8-3 Financement adéquat pour atteindre les OMD
La Suisse s’engage activement pour qu’en 2008, lors de l’examen du cadre de financement «Financer le développement», on convienne d’un financement international des OMD adéquat et qui inclue les six dimensions suivantes: 1) les ressources financières propres des pays en développement, 2) les investissements étrangers directs, 3) le commerce comme moteur du développement,
4) la coopération internationale au développement, 5) les mesures multilatérales de désendettement et 6) le développement d’une nouvelle architecture financière mondiale. Au sujet de sa propre contribution, la Suisse soumet ses relations avec les pays en développement à une analyse
coûts/bénéfices systématique et fixe ses contributions financières de façon à ne plus élargir la fracture sociale entre la Suisse et les pays en développement.
• 8-4 Participation aux conventions multilatérales pour le développement durable
La Suisse cherche activement à influencer la politique générale des organisations internationales et, au sein de leurs commissions et forums, elle se mobilise en faveur du développement durable. Elle y défend de façon ciblée les intérêts des pays en développement les plus pauvres, dans le cadre d’une politique en faveur d’une mondialisation équitable. Concernant la dimension sociale du développement durable, il s’agit des conventions sur la satisfaction des besoins fondamentaux des plus défavorisés (surtout les OMD), de la garantie du travail et du revenu pour la population rurale pauvre dont la subsistance est menacée par la mondialisation, ainsi que de la protection des catégories les plus vulnérables de la population contre des risques tels que maladies contagieuses, raréfaction des ressources (eau, énergie), conséquences du changement climatique, insécurité et violence dans les États fragiles. À l’intérieur de la Suisse, la Confédération vise à accroître la popularité de la politique multilatérale en faveur du développement durable auprès du public, de la société civile et de l’économie.
• 8-5 Promotion civile de la paix et des droits humains
Dans les limites de ses possibilités tant à l’échelle régionale que mondiale, la Suisse contribue à la résolution non violente des conflits existants. Dans certains cas de conflit, là où elle dispose d’une légitimité et d’un accès aux parties au conflit, la Suisse fournit des contributions efficaces d’incitation à la confiance, de médiation et de prévention. Ses actions se fondent sur une analyse systématique du contexte, elles aident les acteurs clés à régler leurs conflits dans le cadre de procédures politiques et juridiques, fournissent un soutien pour surmonter les causes structurelles de la pauvreté et de la violence, pour établir l’État de droit et pour le respect des droits humains, prévenir et soulager la souffrance humaine, pour aider à la reconstruction en situation de guerre. La Suisse intégrera en outre systématiquement le principe des droits humains dans la lutte contre la pauvreté, notamment pour l’accès à l’eau, à l’alimentation et aux soins de santé, mais aussi pour le droit fondamental à la non-discrimination.
• 8-6 Définition de «biens publics mondiaux», politique de développement
Il existe des recoupements entre la coopération au développement et l’agenda visant à garantir des «biens publics mondiaux», tels que la protection contre des maladies contagieuses ou la garantie de la stabilité des marchés financiers internationaux. Leur désenchevêtrement doit rendre plus efficaces l’allocation financière et la fourniture des prestations dans ces deux domaines, ainsi que fonder un nouveau régime de compétences des services fédéraux en politique intérieure et extérieure dans le contexte de la mondialisation. Une participation au «Global 25 Forum» offrirait en outre une plate-forme pour un engagement international.