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Consultation 2007/76: Programme National Alcool 2008 - 2012 (PNA) · 66 pages
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Une forme particulière de souffrance (affectant les femmes le plus souvent) tient à ce que l’on appelle la co-dépendance, qui fait que, par honte ou par désir de protection, le ou la partenaire encourage de diverses manières la dépendance de l’autre et en fait la préoccupation majeure de sa propre existence.
Problématique du mélange Les personnes alcoolodépendantes prennent parfois aussi d’autres substances de substances (tabac, tablettes, cocaïne, cannabis, etc.). Une grande partie des personnes
toxicodépendantes consomment aussi de l’alcool en grandes quantités. Ce mélange de substances a pris de l’importance et représente un très grand défi, notamment pour le secteur thérapeutique (CFLD 2005).
1.5 Conséquences et coûts sociaux de la consommation d’alcool
Souffrance humaine La consommation problématique et l’alcoolodépendance occasionnent – comme
nous l’avons indiqué ci-dessus – un grand nombre de troubles de la santé physique et psychique. Ceux-ci ne touchent pas que les personnes qui abusent de l’alcool elles-mêmes. Ils affectent également plus ou moins leurs proches, leur famille et leurs amis, provoquant parfois une souffrance incommensurable pour cet entourage.
Souffrances infligées à la On estime qu’en Suisse, de l’ordre de 110'000 enfants vivent avec au moins un famille parent présentant une consommation problématique ou une alcoolodépendance
(SCHMID et al. 2003). Diverses études mettent en évidence les souffrances psychiques et physiques considérables auxquelles sont exposés les partenaires et les enfants des personnes alcoolodépendantes. On sait aussi que les enfants concernés encourent un risque accru de développer eux-mêmes, plus tard, une relation problématique avec l’alcool. Dans certains cas, la diminution du revenu disponible du fait de cette alcoolodépendance constitue également un problème pour la famille.
Coûts de la santé liés à la Comme dans d’autres états industrialisés, l’alcool fait partie des cinq principaux consommation d’alcool facteurs de maladie en Suisse et y occasionne près de 9% des coûts de la santé
(OMS 2002; ISGF 2006). En tant que pays connaissant un niveau de consommation élevé en comparaison internationale, la Suisse présente un taux très élevé de maladies dues à l’alcool (en angl. burden of disease) : Plus de 3% de
l’ensemble des décès sont ainsi directement imputables à l’alcool (5.2% chez les hommes, 1.4% chez les femmes). La cirrhose alcoolique du foie à elle seule occasionne plus de 600 décès par an. Les cancers et les troubles cardiovasculaires (notamment pour cause d’ivresse) aboutissant à la mort sont quant à eux deux fois plus élevés. Au total, plus de 70'000 années de vie sont perdues en Suisse chaque année, soit par décès, soit par maladies graves dus à la consommation d’alcool (ISGF 2006; OBSAN 2006).
Risques de bles- La consommation d’alcool contribue de façon importante à la survenue
sure/d’accident d’accidents et de blessures. Selon des études récentes, environ 17% des bles-
sures nécessitant un traitement médical chez les hommes et 12% chez les femmes sont dues à l’alcool et auraient donc pu être évitées (GMEL et al. 2006b).
PNA 2008 – 2012