Projet
Consultation 2011/70: Stratégie biodiversité Suisse · 79 pages
Fedlex · Projet · Page 30Fedlex · Projet
Rapport Stratégie Biodiversité Suisse OFEV 2011
et donc la pression sur les cours d’eaux, qui s’étend à des cours d’eau jusqu’ici non
exploités. Il est donc nécessaire de remplacer progressivement la vision sectorielle
de la gestion des eaux par une approche intégrée.
5.2 Protection des espèces
En Suisse, la protection des espèces est en principe assurée au moyen des instruments Programmes de de protection des milieux naturels. Un nombre restreint d’espèces bénéficie en outre de conservation programmes de conservation mis en place par la Confédération et les cantons. Ces
programmes sont consacrés à des espèces ou à des groupes d’espèces dont la conserva-
tion ne peut pas être assurée de manière satisfaisante avec les seuls instruments de la
protection des milieux naturels et qui requièrent donc des mesures supplémentaires
spécifiques. Il existe des programmes de conservation pour des espèces spécifiques de
différents groupes (vertébrés, invertébrés, plantes, lichens, algues et champignons).
L’ours, le lynx, le loup et le castor font l’objet de concepts nationaux, qui mettent
l’accent sur la gestion des populations afin de pouvoir limiter les dommages et, le cas
échéant, les indemniser. Dans le domaine des cours d’eau, des plans d’action protègent
certains poissons ainsi que les écrevisses.
Les listes rouges94 sont formellement inscrites dans l’ordonnance sur la protection de
la nature et du paysage depuis 1991. Elles indiquent les espèces d’animaux, de plantes
et de champignons qui nécessitent une action et présentent les mesures de protection
qui peuvent assurer leur conservation. Les listes rouges sont mises à jour périodique-
ment.
Le statut de menace n’est suffisamment bien établi que pour un tiers environ des Champs d’action 40 000 espèces indigènes connues95. Les priorités fixées dans les programmes de
conservation des espèces découlaient jusqu’ici du niveau de connaissances des milieux
scientifiques ainsi que des ressources financières et humaines des organisations dédiées
à la conservation des espèces. Il est donc nécessaire d’élargir les connaissances sur les
espèces. En outre, il importe de définir des objectifs supérieurs et des principes appli-
cables à l’établissement des priorités et à la gestion des conflits d’objectifs. Il faudra en
particulier réglementer le traitement des espèces exotiques envahissantes ainsi que la
pratique de l’introduction et de la translocation d’organismes. Cela requiert une
conception globale de la conservation et de la reconstitution de la diversité des espèces
formée naturellement et culturellement.
5.3 Protection de la diversité génétique
Jusqu’ici, peu d’efforts ont été entrepris pour conserver et utiliser durablement la Manque de diversité et les ressources génétiques de la Suisse. On commence seulement à découvrir connaissances sur la la diversité génétique des plantes sauvages et des micro-organismes dans notre pays. diversité génétique On connaît mieux la diversité des espèces végétales et des races animales utilisées dans
l’agriculture. Or, il est impossible de protéger ou d’utiliser durablement une diversité
que l’on ne connaît pas, ce qui peut entraîner un appauvrissement et des pertes qui
passent inaperçues. La conservation des espèces et de leurs aires de répartition naturel-
94 Ordonnance du 16 janvier 1991 sur la protection de la nature et du paysage (OPN; RS 451.1) 95 Listes rouges de l’OFEV 1994-2011 et Cordillot F., Klaus G. (en préparation): Gefährdete Arten in der Schweiz. Synthese Rote Listen. Stand der Daten: 2010. Office fédéral de l’environnement, Berne. Série des rapports d’état sur l’environnement et Baur, B. et al (2004): La biodiversité en Suisse: état, sauvegarde, perspectives. Fondements d’une stratégie nationale. Berne: Forum Biodiversité Suisse (éd.)