Rapport sur les résultats
Consultation 2011/70: Stratégie biodiversité Suisse · 70 pages
Fedlex · Rapport sur les résultats · Page 36Fedlex · Rapport sur les résultats
L’ASPAN suppose que la législation actuelle applicable à la protection de la faune sauvage est suffisante et propose d’examiner avec précaution si un durcissement des dispositions est réellement nécessaire. HN juge qu’il faut une loi fédérale interdisant sans exception la chasse des espèces protégées. Elle souligne que le projet de révision de l’ordonnance sur la chasse ne constitue pas une gestion durable de la faune sauvage, qu’il est en contradiction avec la Stratégie et devrait donc être retiré.
L’UVS indique que les villes et les agglomérations doivent être associées à la planification des zones de gestion du gibier d’envergure suprarégionale.
Les EPF se prononcent en faveur de la création, de la mise en réseau et de la sauvegarde de zones de tranquillité supplémentaires pour la faune, tandis que Prom s’y oppose. Les MfE, le GP, l’ASPO, la VKMB et le WWF font remarquer que le terme technique « zone de tranquillité pour la faune » doit toujours être employé. Les MfE, Gre, PN, l’ASPO et le WWF constatent que la protection des milieux naturels et le renforcement des programmes de conservation des espèces pour les oiseaux et les mammifères ne sont pas mentionnés.
Huit participants (MfE, GP, Gre, ASPO, ASEP, VKMB, Vog et WWF) suggèrent que la primauté de la régulation naturelle des effectifs de gibier soit consignée dans la SBS. Avant de procéder à une régulation des effectifs, toutes les autres mesures non létales de minimisation des dommages, qui existent, doivent avoir été épuisées. AQV trouve que la chasse et la pêche ne devraient plus être autorisées comme activités de loisirs que pour une protection complète de la nature et de l’environnement. JAG demande en revanche que la chasse soit toujours autorisée, dans la mesure où elle n’est pas néfaste à la biodiversité. En outre, JAG indique que la création d’incitations financières pour l’intégration d’espèces sauvages pouvant causer des dommages s’impose. La CDC voit dans la gestion intégrée de la faune sauvage la priorité des priorités.
Les MfE, le GP, l’ASPO, la VKMB et le WWF proposent d’inclure dans ce point les amoureux et les observateurs de la nature. La SIA et la SFS relèvent qu’un rajeunissement naturel doit être possible sur l’ensemble de l’aire forestière exploitée, et pas seulement dans les forêts protectrices. JAG se prononce en faveur du développement de la recherche dans le domaine de la gestion de la faune sauvage. Les EPF proposent un allongement de la formation des pêcheurs et chasseurs. Vg signale que la SBS ne comporte pas d’objectif sur la régulation de l’utilisation des espèces menacées à l’échelle régionale.
7.1.4 Tourisme, sport et loisirs
L’ANS estime qu’il est juste d’inclure les secteurs du tourisme, du sport et des loisirs dans la Stratégie Biodiversité Suisse. JAG confirme que les mesures de développement de la biodiversité listées aux différents niveaux doivent être consolidées. Les EPF soulignent que les offres, non seulement nouvelles mais aussi actuelles, doivent avoir une conception respectueuse de la biodiversité.
La FSAP et l’ASPO demandent que des paysages intacts soient préservés du tourisme. L’usem considère que le tourisme ne doit pas s’étendre davantage, notamment dans les régions de montagne, ni détruire ou morceler des milieux naturels. Selon AQV, le tourisme, le sport et les loisirs doivent respecter les « lois du paysage », et les infrastructures non adaptées devront être démontées d’ici à 2020. AQN souligne qu’il n’est pas nécessaire d’exclure les personnes, mais qu’il faut plutôt trouver des formes de cohabitation appropriées et équilibrées. Le GSRM considère que la canalisation des visiteurs ne doit en rien menacer le droit d’accéder librement aux rives des lacs et aux forêts. Le TCS tient à rappeler que les remontées mécaniques des régions périphériques et de montagne sont importantes pour le tourisme.
La CHA et le PDC soulignent l’importance de la biodiversité pour l’attrait d’un site touristique. L’EHAS rappelle les synergies qui en découlent. Le canton du Tessin de même que sept autres participants