Rapport sur les résultats

Consultation 2012/141: Modification des dispositions pénales en matière de corruption · 11 pages

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et institutions intéressées25.

Quelques participants à la consultation, sans rejeter cette proposition, doutent que cela permette de résoudre les problèmes qui se posent actuellement, tels que la rareté des poursuites pénales pour corruption privée26. VD ajoute que l’introduction de la poursuite d’office de ces infractions provoquera vraisemblablement une charge de travail supplémentaire non négligeable pour les autorités de poursuite pénale, avec des conséquences en termes financiers27.

Les opposants à cette mesure sont au nombre de 8, outre les 3 associations qui rejettent tout le projet. Ce sont les cantons d’AI et BS, le PLR et l‘UDC28 et 4 associations et organisations29. Quelques-uns (par ex. AI, UDC, ASB) estiment que le système actuel est satisfaisant en pratique et que l’obligation de déposer une plainte n’est pas un obstacle assez important pour qu’un changement s’impose. BS et le Cp estiment qu’il doit incomber au lésé de choisir s’il faut ouvrir une procédure pénale. Economiesuisse ajoute que la poursuite d’office ne résoudra pas les problèmes actuels, tout en augmentant la charge de travail des autorités pénales30 et en désécurisant fortement les acteurs économiques.

Le PDC est très sceptique sur l’opportunité de poursuivre d’office la corruption privée dans tous les cas. Il propose d’en exclure les infractions mineures, tout en étant ouvert à l'idée d'examiner s'il faut poursuivre d'office les cas qui menacent par exemple la sécurité ou la santé de tiers. De la même manière, l’ASG et economiesuisse se prononcent en faveur d’une solution intermédiaire31. Elles estiment inutile et disproportionné de toujours ouvrir d’office une poursuite pénale en cas de soupçon de corruption privée ; cela ne se justifie,

pour elles, que si des intérêts publics supérieurs sont menacés ou que la poursuite risque d’être impossible parce que des particuliers directement concernés ne sont pas habilités à porter plainte. L’ASG propose que la corruption privée reste poursuivie sur plainte pour les petites entreprises privées et dans les cas de délits mineurs.

3.3. Etendre la définition de la corruption d’agents publics (art. 322quinquieset

322sexies CP)

A l’exception de l’USAM32, nul ne s’oppose expressément à la proposition de compléter les art. 322quinquieset 322sexiesCP en incriminant également l’octroi et l’acceptation d’avantages en faveur d’un tiers. En revanche, 18 participants s’y sont déclarés favorables33.

La CAPS soutient la modification proposée mais est d’avis qu’il s’avèrera difficile, en pratique, de prouver que l’octroi d’un avantage à un tiers a pour but l’accomplissement des devoirs de sa charge par l’agent impliqué.

25 CCPCS, ICJ-CH, pharmaSuisse, SwOl (qui voudrait cependant que les délits mineurs demeurent poursuivis sur plainte), TIS, UNIBE, UNIGE. 26 LU, ZG, ZH, PS, CAPS. 27 ZH souligne de manière analogue que les procédures pour corruption privée exigent des ressources importantes. 28 L‘UDC rejette de manière générale toutes les propositions relatives à la corruption privée, y compris donc la poursuite d’office. 29 ASB, economiesuisse, Cp, FIFA. 30 Avis similaire du Cp. 31 Economiesuisse uniquement à titre de proposition subsidiaire, au cas où la corruption privée devrait effectivement être poursuivie d’office à l‘avenir. 32 Qui rejette l’avant-projet en bloc. 33 AG, BL, BS, OW, TI, VS, ZG, PDC, PLR, PS, UDC, UVS, USS, ICJ-CH, SwOl, TIS, UNIBE, UNIGE.