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Consultation 2015/56: Vue d'ensemble de l'encouragement du sport par la Confédération · 46 pages
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des hommes adultes à défendre le pays. Avec les Jeux Olympiques modernes, il prend de l’essor comme jeu et sous forme de compétition. En 1912 est créé le Comité Olympique Suisse (COS) et huit ans plus tard, la Suisse envoie sa première délégation officielle aux Jeux Olympiques d’Anvers. En vertu d’un contrat signé en 1923 avec l’Association nationale d’éducation physique (ANEP), le COS est chargé de sélectionner les participants aux Jeux Olympiques.
A la fin de la Première Guerre mondiale, les succès sportifs sont considérés comme le «baromètre de la performance nationale» et les concurrents comme les «représentants de la nation». Les mauvais résultats des équipes nationales sont régulièrement critiqués. Même si la délégation officielle de la Suisse a été envoyée à Anvers avec le soutien de la Confédération, aucune structure d’appui pérenne n’a été mise en place au niveau fédéral à l’époque. Pendant l’Entre-deux-guerres, la Commission fédérale de gymnastique et de sport (CFGS) étudie régulièrement la question de l’encouragement de la relève et du sport d’élite. La société du Sport-Toto est créée en 1938. Elle offre aux fédérations sportives une source de revenus supplémentaires qui leur permet de financer en partie les besoins de la relève et du sport d’élite.
En 1944 est fondée l’Ecole fédérale de gymnastique et de sport (EFGS) de Macolin, dans le but de réunir sous un même toit la gestion et l’organisation de l’instruction militaire préparatoire ainsi que de la gymnastique, du sport et du tir hors service. Outre la formation qui est son but premier, l’EFGS a aussi vocation à encourager la relève et le sport d’élite mais elle ne dispose pas des installations réglementaires qui permettraient aux sportifs de haut niveau de suivre un entraînement adapté à la compétition. Il faudra attendre les années 1950 pour que l’EFGS réalise, avec la société du Sport-Toto et l’ANEP, les travaux d’extension nécessaires pour se doter d’installations d’entraînement et de compétition adéquates. Ce projet scelle la coopération entre l’EFGS, établissement public, et les fédérations sportives privées – représentées par l’ANEP. Un soutien plus poussé de la relève et du sport d’élite n’est cependant pas à l’ordre du jour. Pendant ce temps, d’autres pays se servent déjà de ce secteur pour consolider leur identité nationale ou visent les premières places aux compétitions internationales pour diffuser leur idéologie politique, si bien que des structures d’encouragement de la relève et du sport d’élite se mettent en place un peu partout dans le monde. Faute de connexions directes avec le sport populaire, toutes ne seront toutefois pas pérennes.
Le sport populaire est historiquement le principale bénéficiaire de la promotion du sport par la Confédération et les cantons. Il faut attendre jusqu’en 1964 pour que – suite à l’électrochoc provoqué par les Jeux Olympiques d’hiver à Innsbruck d’où la délégation suisse revient bredouille – l’encouragement de la relève et du sport d’élite par la Confédération connaisse un nouveau sursaut. Les instances fédérales compétentes prennent alors acte du besoin d’une action renforcée dans ce domaine. C’est ainsi qu’en 1966 est créé le Comité national pour le sport d’élite (CNSE) qui est l’organisme de gestion du sport d’élite suisse, placé sous l’égide de la Confédération Par la suite, l’EFGS proposera une formation nationale pour entraîneurs et mettra de temps à autre des enseignants de sport à la disposition des fédérations comme entraîneurs. A Macolin, un hébergement et des infrastructures d’entraînement sont mis en place pour les sportifs d’élite. Enfin, l’EFGS se dote d’un institut de recherche dédié à l’encouragement de la relève et du sport d’élite.
Après quelques années principalement marquées par le succès, le sport suisse de haut niveau connaît un nouveau déclin au début des années 90. Suite à la déroute que connaît la délégation suisse à la fois aux Jeux Olympiques d’été à Barcelone et aux Jeux Olympiques d’hiver à Albertville en 1992, l’EFGS transformée en EFSM (Ecole fédérale de sport de Macolin) décide de remettre la relève et le sport d’élite sur les rails en prenant des mesures dans les domaines de la formation, de la recherche et du conseil.