Rapport sur les résultats

Consultation 2025/47: Paquet «stabilisation et développement des relations Suisse-UE» · 129 pages

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préparation aux crises sanitaires, sans porter atteinte à la souveraineté du système de santé suisse. Le PVL rappelle que le fait de disposer de données en temps réel est crucial pour éviter des mesures drastiques en cas de crises sanitaires et ainsi protéger efficacement tant la santé de la population que l’économie. Le PS note de surcroît que l’accord sur la santé est important tant sous l’angle de la politique de santé que de la politique de sécurité. Le PS mentionne également que la mise en œuvre de l’accord sur la santé nécessite des ressources supplémentaires pour l’administration fédérale afin que les avantages de la coopération puissent réellement se concrétiser. Les Verts soulignent notamment que l’accord sur la santé permet de participer à des mécanismes de passation conjointe de marché et rappellent aussi que l’ECDC joue un rôle important en matière de résistance aux antibiotiques. 1 parti (UDC) rejette l’accord sur la santé, en mentionnant notamment la perte d’autonomie et de souveraineté de la Suisse, aussi en lien avec la reprise des éléments institutionnels par analogie ainsi que les coûts de l’accord. L’UDC mentionne également que de nombreux éléments ne sont pas clairs et doivent être clarifiés comme le nombre d’agences ou de mécanismes de l’UE auxquels la Suisse participe, la transmission d’informations confidentielles, la charge supplémentaire pour les cantons ou encore les modalités en lien avec la possibilité de se joindre à un mécanisme de passation conjointe.

Les 3 associations faîtières des communes, des villes et des régions de montagne (Association des Communes, UVS, SAB) se prononcent toutes en faveur de l’accord sur la santé.

5 associations faîtières de l’économie ont transmis une prise de position. 1 (USS) se prononce en faveur de l’accord sur la santé. 3 (economiesuisse, UPS, ASB) n’expriment pas de position claire concernant l’accord sur la santé. Elles notent comme positif le fait que l’accord sur la santé se concentre sur la sécurité sanitaire mais mentionnent que le rapport coût-bénéfice est plutôt mauvais. Economiesuisse mentionne que les besoins supplémentaires en personnel doivent être compensés à l’interne de l’administration fédérale et que la charge supplémentaire pour les prestataires de soins doit rester limitée. 1 (USAM) rejette l’accord sur la santé notamment car la reprise des éléments institutionnels dans des nouveaux accords ne devrait se faire que si l’accord est absolument indispensable, ce qui est questionnable dans le cas de l’accord sur la santé.

29 autres participants se prononcent en faveur de l’accord, notamment Interpharma qui mentionne que la limitation du champ d’application de l’accord sur la santé à la sécurité sanitaire est une décision judicieuse et que la non-participation de la Suisse aux mécanismes pertinents de l’UE a eu un impact négatif pour la place économique et le système de santé suisse. La CFIST note qu’il est essentiel que la Suisse ait pleinement accès à l’ECDC, car c’est la seule façon d’analyser et d’évaluer de manière exhaustive les développements épidémiologiques nationaux et internationaux afin d’en déduire les mesures de prévention et de lutte appropriées. La CFIST estime aussi que l’accès à l’ECDC renforcera durablement l’expertise de la Suisse notamment en ce qui concerne la lutte contre la résistance aux antibiotiques. Le CSS note que les développements aux États-Unis renforcent encore la pertinence de l’ECDC. H+ soutient en principe l’accord sur la santé mais regrette qu’il n’existe pas d'’analyse d’impact réglementaire (AIR) externe complète, qui inclurait notamment le montant des coûts supplémentaires pour