Rapport et Projet
Consultation 2010/126: Politique agricole 2014-2017: Développement de la politique agricole dans les années 2014 à 2017 · 326 pages
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Evolution de la politique agricole menée jusqu’ici
0,9 %. L’objectif qui était de maintenir la production de calories au niveau initial a donc été atteint.
Figure 5
Evolution de la production agricole 2000/02-2008
25 000
24 000
23 000
22 000
Production indigène 21 000 brute
20 000 Production indigène nette
19 000
18 000
Source: USP
La consommation de denrées alimentaires a augmenté de 5,5 % durant le même laps de temps, notamment en raison de la croissance démographique. Aussi, le taux brut d’auto-approvisionnement est passé de 62 à 61 %. Le taux net d’autoapprovisionnement se situe actuellement à quelque 54 %. Le taux d’autoapprovisionnement en période de crise45 est actuellement d’au moins 90 %.
Entre 2000/02 et 2009, les terres ouvertes ont diminué, elles sont passées de 290 500 à 275 400 hectares (-5,2 %). Près des deux tiers des surfaces qui ne sont plus affectées aux grandes cultures sont aujourd’hui utilisées comme prairies artificielles et un tiers a été sacrifié à l’urbanisation. Ces dernières années, le recul des terres ouvertes s’est accéléré. Il s’explique notamment par l’important recul de la production de céréales fourragères (-19 %). C’est pourquoi l’élevage bovin et le secteur de la transformation ont toujours plus recours à l’importation d’aliments concentrés pour animaux. Cette évolution doit être considérée comme négative dans l’optique de la sécurité de l’approvisionnement.
La diversité des grandes cultures, est pour le moment, préservée. La surface affectée aux oléagineux et aux betteraves sucrières a augmenté respectivement de 33 % et de 13 % depuis 2000/02. Celle affectée à la culture de pommes de terre a reculé de 19 %. Cela s’explique par le fait que la part de pommes de terre utilisées pour
45 Le taux d’auto-approvisionnement en période de crise prend en compte le fait que la consommation moyenne de denrées alimentaires, qui représente actuellement environ 3300 kilocalories par personne et par jour, est nettement supérieure au besoin alimentaire nécessaire de 2500 kilocalories et que la superficie affectée à la culture de céréales fourragères peut également être utilisée pour l’alimentation humaine.