Rapport explicatif
Consultation 2012/93: Contributions de la Confédération pour les Jeux olympiques d'hiver Suisse 2022 · 53 pages
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878 athlètes issus de 28 nations dans 6 sports et 22 disciplines. Lors de cette édition, 59 037 spectateurs ont assisté aux compétitions et 570 journalistes de 38 pays ont couvert la manifestation.
Le budget du comité d’organisation s’élevait à 1,1 million de francs, dont près de la moitié avait pu être financée par la vente de billets. Le canton avait contribué à hauteur de 100 000 francs, la commune de St-Moritz à hauteur de 76 000 francs. La Confédération, pour sa part, avait versé 133 000 francs et pris en charge le déficit de 24 000 francs.
Dans l’ensemble, les installations datant des Jeux de 1928 avaient pu être réutilisées. Grâce à la qualité des infrastructures existantes, seuls quelques travaux de modernisation ponctuels avaient été nécessaires. Malgré l’introduction de la descente de ski comme nouvelle discipline, aucune nouvelle construction n’avait dû être réalisée en raison de la présence des installations requises dans la station. En ce qui concerne l’hébergement, la commune avait loué cinq hôtels à St-Moritz-Bad pour la durée des Jeux, tandis que tous les autres hôtels avaient accepté de céder pour l’occasion 20% de leurs chambres à des prix très réduits. Un nombre suffisant de places avait ainsi pu être mis à disposition.
Les Jeux olympiques d’hiver de St-Moritz avaient suscité un vif intérêt dans le monde entier, notamment parce qu’il s’agissait là de la première grande manifestation internationale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour la station suisse, les Jeux ont été un véritable coup de pouce en termes de développement économique dans les domaines de l’infrastructure (routes, réseau téléphonique, aménagement du domaine skiable) et de l’échange de savoir-faire technique au-delà des frontières.
Les Jeux ont constitué, sur le plan tant sportif qu’économique, une importante vitrine pour les sports d’hiver, encore peu répandus à l’époque. Après la manifestation de 1948, St-Moritz a connu un formidable essor touristique, devenant ainsi l’une des stations de sports d’hiver les plus connues au monde.
1.3.2 Les candidatures infructueuses
Au cours des dernières décennies, on a pu observer dans différentes régions des impulsions visant à lancer des candidatures aux Jeux olympiques d’hiver sans qu’elles débouchent sur des projets soutenus à l’échelon national. Les candidatures de Lausanne 1952, St-Moritz 1960, Sion 1968 et 1976, Berne 2010 et Zurich 2014, initiées dans les communes correspondantes, ont ainsi toutes été abandonnées à un stade assez précoce du processus.
La candidature de Sion aux Jeux olympiques d’hiver de 2002 et de 2006, en revanche, bénéficiait d’une large assise nationale et offrait une bonne compétitivité sur le plan international. Dans les deux cas, le CIO a accordé à Sion le statut de ville candidate. Il a finalement déjoué les attentes en choisissant la candidature de Turin, en Italie, au détriment de celle de Sion 2006.