Rapport explicatif

Consultation 2013/27: Réforme de la prévoyance vieillesse 2020 · 214 pages

Fedlex · Rapport explicatif · Page 33Fedlex · Rapport explicatif

ASIP

140

130

Intérêt minimal

120

110 Rendement nécessaire 4%

100

Taux de couverture 90

Complementa

80

On peut constater que les rendements effectivement réalisés ont été insuffisants. La conséquence en est que la situation financière globale des institutions de prévoyance est maintenant proche de l’équilibre (taux de couverture de 100 %), alors qu’à fin 1999, celles-ci disposaient encore d’une réserve d’environ 25 % en moyenne.

La volatilité sur les marchés financiers est influencée par de multiples facteurs, de sorte qu’il est impossible de prédire la tendance probable des rendements. On peut toutefois supposer que les placements à faible risque ont en principe tendance à engendrer des rendements plus faibles. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, les fonds de prévoyance doivent être placés sur une période plus longue, sans être exposés à des risques excessifs. Il s’ensuit que les perspectives de rendement, telles qu’elles sont déterminées sur la base de l’évolution actuelle, ne doivent pas être surestimées. En effet, les institutions de prévoyance sont d’autant plus sujettes à des difficultés financières que l’écart entre les rendements effectivement réalisés sur les marchés financiers et les rendements requis par le niveau du taux de conversion persiste pendant une longue période.

Perspectives financières pour la prévoyance professionnelle

Les deux paramètres essentiels du taux de conversion sont l’espérance de vie des retraités et le rendement attendu des placements. Pour aucun de ces deux paramètres, il n’est possible de faire des prévisions fiables quant à leur évolution. S’agissant de l’espérance de vie, les bases techniques les plus couramment utilisées par les institutions de prévoyance18 offrent toutefois la possibilité d’établir des valeurs extrapolées. L’évolution des rendements sur les marchés financiers ne peut être prédite, mais doit être envisagée avec la prudence que requiert le placement de fonds de prévoyance, d’une part, et en tenant compte des conséquences d’une faiblesse persistante des taux d’intérêt, d’autre part.

A la lumière de ces différentes considérations, il ne paraît pas réaliste d’atteindre le rendement requis de près de 5 %, surtout à court et à moyen terme. Les banques centrales ne semblent pas prêtes à abandonner leur politique de taux bas et les acteurs sur les marchés financiers n’attendent pas de modifications en ce sens. Le

18 LPP 2010; VZ 2010.