Rapport explicatif

Consultation 2023/12: Stratégie de coopération internationale 2025–2028 · 68 pages

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apporter des changements structurels et durables par le renforcement institutionnel. La coopération bilatérale au développement est organisée selon une logique géographique, dans sa programmation budgétaire, dans son implémentation et dans son reporting par pays. Elle est mise en œuvre d'une part par la DDC et d'autre part par le SECO (Coopération économique au développement). Elle est complémentaire aux approches globales et à la coopération multilatérale. La coopération bilatérale permet à la DDC et au SECO de sélectionner et gérer des projets de développement en mettant un accent spécifique sur la valeur ajoutée de la CI suisse. Elle permet d’établir un dialogue politique avec le pays partenaires dans des domaines spécifiques. C’est un outil important de la politique extérieure suisse et du réseau de représentations.

Coopération bilatérale mise en œuvre par la DDC

La Coopération bilatérale travaille dans les pays prioritaires sur les quatre objectifs de développement (ch.3.3.2). Elle identifie, en étroite collaboration avec les acteurs nationaux et locaux, les domaines d’intervention. Les résultats attendus dépendent du niveau de développement et de fragilité des pays partenaires. Lorsque l’environnement politique est stable et favorable aux réformes, les capacités suffisantes, les risques fiduciaires gérables, la coopération bilatérale travaille en partenariat direct avec les institutions étatiques. Dans ces contextes, un dialogue sur les modalités et l’efficacité de l’aide est mené et guide les opérations de la CI: responsabilité partagée avec les gouvernements, cofinancement, appropriation, utilisation des systèmes nationaux. Une collaboration avec les ministères sectoriels concernés a lieu pour accompagner des politiques et des réformes favorables au développement, avec un accent particulier sur les des plus démunis. Dans les environnements politiques plus volatiles, la coopération bilatérale met l’accent sur les autorités au niveau local afin de pouvoir améliorer le quotidien des plus démunis en soutenant l’accès à des services de base de qualité, l’économie locale, la prévention des conflits, la cohésion sociale et des processus de décision participatifs et redevables.

Dans les pays en conflit ou touchés par de graves crises, la coopération bilatérale avec l’appui des instruments de politique de paix et de l’aide humanitaire vise à favoriser la mise en place de solutions aussi durables que ce type de contexte le permet. La connaissance des réalités locales est une valeur ajoutée de la Suisse dans son dialogue avec les autorités.

Dans tous les contextes, la coopération bilatérale travaille également avec la société civile et le secteur privé (ch.3.5.6). Afin de valoriser l’innovation et l’expertise suisse elle travaille avec des ONG et des centres de recherches suisses. Là où c’est possible, elle favorise les partenariats avec les organisations nationales pour assurer l’appropriation et la pérennisation de ses engagements. Dans des contextes plus fragiles ou en conflit, lorsque la collaboration avec le gouvernement est difficile, elle travaille avec des organisations multilatérales, des ONG locales et internationales.

En fonction du contexte, la CI suisse privilégie une approche programmatique régionale et thématique. C’est le cas dans les pays prioritaires en crise (p.ex. Syrie, Somalie) où les conséquences de ces crises affectent les pays voisins mais également lorsque les programmes traitent d’enjeux régionaux ou transfrontaliers comme par exemple dans le Mékong, en Asie Centrale ou dans les Andes.