Rapport et Projet

Consultation 2010/126: Politique agricole 2014-2017: Développement de la politique agricole dans les années 2014 à 2017 · 326 pages

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Grandes lignes du projet

inondations lors de crues ou en raison du risque de gelées tardives (surtout pour l’arboriculture), en raison de la baisse de la résistance au froid. Il peut également y avoir une intensification des problèmes phytosanitaires qui accompagnent de nouveaux organismes nuisibles et une augmentation du risque d’infection par des organismes nuisibles qui passent aujourd’hui inaperçus. Les changements de l’état du sol, en particulier l’augmentation de la sécheresse pendant la période de végétation et un danger accru de saturation en eau, surtout en automne, représentent de nouveaux défis pour l’exploitation. La préservation de l’humus acquiert une importance encore plus grande dans ce contexte. Sur le plan local, des conflits liés à l’utilisation de l’eau peuvent se développer ou s’intensifier. Suite au réchauffement climatique et à des événements extrêmes toujours plus fréquents et intenses, il faut s’attendre à l’avenir à une diminution de la fertilité du sol et à une hausse des problèmes agroécologiques tels que le lessivage, en raison de l’érosion, du risque de tassement des sols saturés d’eau et de la réduction du taux de matière organique, si des mesures d’adaptation ne sont pas prises. A l’inverse, l’agriculture peut contribuer à l’atténuation des événements de crue par une exploitation adaptée. Dans la production animale, une hausse des températures estivales peut restreindre la productivité. Le changement climatique a également une forte influence sur l’introduction et la propagation de nouvelles maladies, répandues par des vecteurs animaux, comme par exemple la maladie de la langue bleue chez les ruminants. Dans l’ensemble, les avantages attendus pour la production agricole (températures plus élevées, période de végétation plus longue) s’opposent à une augmentation des risques en raison d’événements extrêmes (chaleur, sécheresse, fortes précipitations) et une pression plus forte en raison des organismes nuisibles. Il existe de grandes incertitudes sur l’étendue future de ces risques.

1.3.4 Disponibilité en matières premières et en ressources

Les réserves mondiales de matières premières non renouvelables sont considérables dans certains cas; dans d’autres, elles sont déjà relativement limitées aujourd’hui. En admettant que la demande reste constante, et en se fondant sur les gisements connus aujourd’hui, les réserves de charbon, par exemple, dureront encore 142 ans, celles de gaz naturel 61 ans et celles de pétrole conventionnel, 42 ans. Pour ce qui est des matières premières métalliques, la durée des réserves est généralement plus courte (36 ans pour le cuivre, 17 ans pour le zinc, 20 ans pour l’or); il en va de même de la matière première minérale phosphore, un élément fertilisant essentiel pour l’agriculture productive. Ces estimations sont toutefois entachées d’une grande incertitude. Au-delà des réserves actuellement disponibles, on suppose l’existence d’autres gisements pour les diverses matières premières. Outre la taille des réserves, il faut également prendre en compte leur répartition géographique. Dans le cas du pétrole, la concentration des réserves dans quelques pays constitue un risque, vu que près de 62 % des réserves mondiales sont situées dans les pays du Proche-Orient. En ce qui concerne le gaz naturel, en raison du recul de la production de gaz dans l’UE, la dépendance vis-à-vis des sources extra-européennes augmentera à l’avenir (Russie, espace caspien). Les réserves de phosphore se trouvent aussi pour la plupart en dehors de l’Europe, en particulier au Maroc et en Chine. Dans le cadre d’un état des lieux de l’accès aux matières premières, un groupe d’experts présidé par la Commis-