Rapport et Projet
Consultation 2010/126: Politique agricole 2014-2017: Développement de la politique agricole dans les années 2014 à 2017 · 326 pages
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Défis à relever
réduire le niveau actuel des émissions (ammoniac, gaz à effet de serre, p. ex.) et de diminuer la contamination des sols, de l’eau, de l’air et de préserver, par conséquent, le climat. Dans la production agricole, cette augmentation de l’efficience peut être obtenue aussi bien par l’utilisation de nouvelles techniques que par des mesures d’ordre organisationnel. Il convient de mettre systématiquement à profit les potentiels découlant d’une organisation optimale du territoire et, face à la menace de pénuries d’eau qui pourraient s’accentuer notamment durant les périodes estivales, de développer de manière ciblée l’infrastructure d’irrigation et d’optimiser de manière générale la gestion de l’eau.
L’utilisation efficiente des ressources doit être améliorée non seulement à l’échelon de la production agricole, mais également en aval de celle-ci. A tous les niveaux de la chaîne alimentaire, des déchets sont produits qui renferment de précieux éléments nutritifs ou fertilisants (p. ex. protéines animales et phosphore). Il convient, d’une part, de réduire ces déchets à un minimum et, d’autre part, de développer des procédés qui permettent de récupérer et mettre en valeur les substances nutritives sans entrainer de risques pour la santé. La récupération d’éléments fertilisants à partir des boues d’épuration et des sous-produits d’abattage recèle à cet égard un important potentiel. En fermant ainsi le cycle des substances, on parviendrait à réduire la dépendance par rapport aux importations d’aliments pour animaux (tourteaux de soja) et d’engrais (p. ex. phosphate).
1.4.4 Milieu rural
Le développement du milieu rural est marqué par deux tendances: par la libéralisation des marchés agricoles et l’évolution structurelle qui en résulte, d’une part, et par la raréfaction croissante des ressources, d’autre part. La libéralisation des marchés et le progrès technique ont pour effet de réduire le besoin de main d’œuvre dans la production agricole traditionnelle. Toutefois, sachant qu’à l’avenir des circuits économiques régionaux stables seront d’autant plus nécessaires que les ressources naturelles deviendront plus rares, la préservation de la vitalité du milieu rural revêt une grande importance.
L’intégration de nouveaux champs d’activité est par conséquent un défi majeur à relever aujourd’hui dans le monde rural. De nouvelles opportunités d’emplois existent tant dans les branches connexes de l’agriculture que dans les domaines de diversification. Dans les branches connexes, on peut citer à titre d’exemple le conditionnement, le stockage, l’emballage et la commercialisation de produits agricoles. Dans le domaine de la diversification, des possibilités existent dans l’agritourisme, les prestations sociales (green care), la sylviculture, les prestations au service de l’environnement ou encore dans les services communaux de voirie. Le potentiel de production d’énergie renouvelable par les exploitations agricoles devra également être mieux exploité, ce qui permettra de réduire la dépendance aux énergies fossiles et contribuera à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’exploitation des déchets organiques ou la production d’énergie solaire et éolienne figurent à cet égard au premier rang des possibilités. Il convient toutefois de souligner que la production d’énergie renouvelable ne doit pas se faire au détriment de la production de denrées alimentaires (concurrence pour l’utilisation des surfaces). Enfin, les synergies entre l’agriculture et les autres branches, telles que le tourisme, l’artisanat local, l’énergie ou la sylviculture, doivent être également mieux exploitées.