Rapport et Projet

Consultation 2010/126: Politique agricole 2014-2017: Développement de la politique agricole dans les années 2014 à 2017 · 326 pages

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Grandes lignes du projet

dépendre en premier lieu du montant des droits de douane. C’est sous cet aspect, précisément, que l’économie agroalimentaire encourt un risque élevé en cas de libéralisation encore plus poussée des marchés agricoles.

Il convient par conséquent de mettre à profit le temps disponible avant de nouvelles étapes d’ouverture des marchés pour améliorer encore la productivité et la compétitivité de l’ensemble de la chaîne agroalimentaire. Pour ce faire il faut, d’une part, exploiter de manière conséquente les potentiels de réduction des coûts, afin d’être en mesure de supporter la concurrence étrangère au niveau des prix. En raison des relations étroites et des interdépendances qui lient la production et les secteurs en aval – des producteurs aux distributeurs en passant pas les transformateurs – ces efforts doivent être réalisés de manière coordonnée. D’autre part, la qualité élevée des produits suisses doit être encore mieux mise en valeur. On se référera à cet égard aux éléments-clé définis dans le cadre de la discussion sur la stratégie qualité (leadership en matière de qualité, offensive sur le marché et partenariat pour la qualité) et on veillera à renforcer la collaboration au sein même et entre les branches qui constituent la chaîne de valeur ajoutée. Dans le but de maintenir les parts de marché indigène, et pour augmenter les parts dans les secteurs où l’auto-approvisionnement est faible ainsi que dans l’exportation, il est essentiel que l’amélioration de la compétitivité passe par des baisses supplémentaires de coûts et par une meilleure mise en valeur de la qualité. Ces deux axes doivent être développés en parallèle et sur l’ensemble de la chaîne de création de valeur ajoutée. La recherche appliquée, la formation et le conseil ont également un rôle important à jouer en vue de l’amélioration de la compétitivité.

1.4.3 Efficience des ressources

Les besoins en ressources continueront d’augmenter globalement en raison de la croissance démographique et économique à l’échelle mondiale. La raréfaction physique des matières premières et ressources non renouvelables représente un énorme défi pour l’avenir. Selon toute probabilité, le prix de ces biens continuera de progresser, ce qui augmentera l’intérêt pour des ressources alternatives appelées à remplacer peu à peu celles que nous connaissons aujourd’hui. Cependant, comme les progrès technologiques ne permettant pas encore de déterminer quelles sont les possibilités de substitution réelles, le principe de précaution impose d’utiliser les ressources actuelles avec un maximum d’efficacité et de durabilité. Cela vaut tout particulièrement pour les ressources naturelles, puisque celles-ci ne sont que difficilement remplaçables. Vu le caractère limité de certaines ressources nécessaires à l’agriculture (p. ex. phosphore, énergie non renouvelable), l’efficience de leur utilisation doit impérativement être améliorée.

L’amélioration de l’efficience des ressources est également un élément clé pour la réalisation des objectifs non encore atteints dans le domaine de la gestion des ressources vitales naturelles. Les progrès dans le domaine de l’écologie ne doivent toutefois pas être obtenus au détriment de la production agricole, car la sécurité d’approvisionnement du pays pourrait être mise en danger; par ailleurs, cela ne résoudrait pas forcément les problèmes environnementaux, mais les transposerait plutôt à l’étranger. L’amélioration de l’efficience des ressources doit permettre de