Projet
Consultation 2010/14: Rapport du conseil fédéral à l'assemblée fédérale sur la politique de sécurité de la Suisse · 88 pages
Fedlex · Projet · Page 49Fedlex · Projet
RAPOLSEC: projet, 14 avril 2010 page 46 _____________________________________________________________________________________
mêmes prestations. La durée totale du service serait ainsi fondamentalement axée sur les tâches et la disponibilité requise à cet effet.
L’instruction des cadres va aussi au devant de difficultés. Le nombre d’officiers est insuffisant pour fournir les effectifs nécessaires aux états-majors dans leurs dimensions actuelles. Le système de milice implique en outre que l’armée doit se satisfaire d’une expérience pratique limitée étant donné que ses cadres ne sont pas disponibles en permanence.35 Une prolongation de la durée totale des services obligatoires pour les cadres n’est pas une solution ; elle ne ferait que saper la volonté d’entreprendre une carrière de milice. La réalité, aujourd’hui déjà, c’est que la relève ne suffit pas pour donner en permanence à l’armée le nombre de cadres requis par sa structure actuelle.
5225 Equipement matériel, montée en puissance et niveau technologique
Equipement matériel et infrastructure
Etant donné les ressources financières limitées et vu que les coûts d’exploitation ne peuvent pas être réduits, les programmes d’armement présentés ces dernières années sont restés modestes. L’armée est obligée, depuis un certain temps déjà, de renoncer à fournir un équipement complet non seulement qu’aux formations de réserve mais aussi à l’armée active, si bien qu’en cas d’engagement d’une partie importante de l’armée, les formations actives ne peuvent disposer d’un équipement complet. Certes, l’armée n’a encore jamais été vraiment complètement équipée pour la défense contre une attaque militaire, mais cette lacune est devenue aujourd’hui plus considérable que jamais. Par exemple, il n’est plus possible d’engager simultanément plus de deux formations d’engagement complètement équipées à l’échelon de la brigade et de couvrir leurs besoins logistiques.
Afin de fournir un appui aux autorités civiles, l’objectif est de pouvoir équiper complètement les troupes prévues à cet effet si l’instruction de base se déroule simultanément dans des écoles et dans des cours. De plus, l’infrastructure doit correspondre aux exigences modernes. La réduction visée en matière de coûts d’exploitation doit contribuer au financement de ces mesures.
Montée en puissance
Les ressources humaines et financières actuellement à la disposition de l’armée ou sur lesquelles elle peut raisonnablement compter ne suffisent pas à la maintenir en permanence à un niveau d’instruction, d’équipement, d’armement et de disponibilité qui lui permettrait d’être en mesure, pratiquement au pied levé ou en quelques semaines, de repousser une attaque militaire conventionnelle de grande envergure contre la Suisse. Dans une telle éventualité (même seulement à moyen ou à long terme), l’armée devrait pouvoir monter en puissance, c’est-à-dire obtenir des capacités et du matériel qui lui permettent d’empêcher ou de repousser une attaque conventionnelle avec des perspectives de succès. Le temps à disposition dépend de la partie adverse et de la capacité de nos services de renseignement.
35 Le système de milice présente cependant l’avantage de pouvoir recruter des militaires bien, voire très bien formés par leur activité civile pour l’utilisation de systèmes complexes d’armes, de conduite et d’exploration.